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KlepierreKlépierre a annoncé avoir placé lundi 19 septembre 600 M€ d’obligations à 15 ans, à échéance 29 septembre 2013. La marge a été fixée à 60 points de base au-dessus du taux de swap ce qui porte le coupon à 1,25%. « Cette émission est la moins coûteuse réalisée par une foncière sur une telle maturité », constate le bureau d’analyse Invest Securities.

Klépierre poursuit l’optimisation de sa structure financière. En février dernier, la foncière avait déjà procédé à une émission obligataire de 500 M€ à 10 ans, assortie d’un coupon de 1,875%. Une opération, entre autres, qui lui avait permis d’allonger la maturité de sa dette et de réduire son taux d’endettement net. Au 30 juin 2016, ces deux ratios s’élevaient respectivement à 5,2 ans et 2,2%, contre 5,5 ans et un peu moins de 2,5% à fin 2015.

Objectif d’endettement net en deçà de 2% – L’émission réalisée lundi 19 septembre vise à encore améliorer son profil financier. Klépierre a placé avec succès un nouvel emprunt obligataire de 600 M€ à 15 ans, échéance 29 septembre 2013, assorti d’un coupon de 1,25%. Sursouscrit trois fois, il s’est placé rapidement auprès des investisseurs de long terme, les opérateurs français, allemands et britanniques représentant « 73% de l’allocation du livre d’ordre », précise Klépierre. Dans le même temps la foncière a lancé une offre de rachat en numéraire sur deux obligations existantes, une souche de 500 M€ assortie d’un coupon de 2,75% (échéance septembre 2019) et une autre de même montant mais d’un coupon de 3,25% (échéance février 2021). Klépierre espère ainsi abaisser le coût de son endettement net sous les 2% à horizon 2017, « à conditions de marché inchangées ».

Une bonne nouvelle pour le secteur – Comme le souligne le bureau d’analyse Invest Securities dans la note qu’il consacre à l’émission à 15 ans, il s’agit de l’opération la moins coûteuse réalisée par une foncière sur cette maturité. Elle témoigne également de l’appétit toujours aussi vif des investisseurs pour les dettes des opérateurs du secteur, et ce malgré la légère remontée des taux longs enregistrés ces derniers jours. Klépierre avait publié en juillet dernier des résultats semestriels de bonne tenue, faisant notamment état d’une légère hausse des revenus locatifs nets (+1,9%), d’un rebond plus sensible du cash-flow net courant (+8,6%). L’ANR triple net[1] affichait néanmoins une baisse de 0,9% sur le 1er semestre, à comparer aux +3,5% réalisés par Unibail-Rodamco sur la même période. Klépierre devrait publier son chiffre d’affaires du 3e trimestre le 26 octobre prochain.

A propos de Klépierre(i)
Acteur majeur de l’immobilier de centres commerciaux en Europe, Klépierre associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Son patrimoine est évalué à 22,6 milliards d’euros au 30 juin 2016. Il se compose de grands centres commerciaux implantés dans 16 pays d’Europe continentale. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, 1re foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre a pour principaux actionnaires Simon Property Group (20,3 %), leader mondial de l’industrie des centres commerciaux et APG (13,1 %), fonds de pension basé aux Pays-Bas. Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC), dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext ParisTM et Euronext Amsterdam, membre des indices CAC 40, EPRA Euro Zone et GPR 250. Klépierre est également présente dans plusieurs indices éthiques (DJSI World and Europe, Euronext Vigeo France 20 et World 120), et est également classée Green Star par GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark). Cette présence marque l’engagement du Groupe dans une démarche volontaire de développement durable.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] L’ANR triple net permet d’appréhender la valeur « spot » d’une foncière, à un instant T, après avoir mis à la juste valeur l’ensemble des postes d’actifs et de passifs du bilan de la société.

KlepierreKlépierre a annoncé avoir placé vendredi 12 février 500 M€ d’obligations à 10 ans, à échéance 19 février 2026. La marge a été fixée à 130 points de base au-dessus du taux de swap, ce qui porte le coupon à 1,875 %. Le produit de cette émission sera dédié au remboursement de l’obligation de 526 M€ arrivant à échéance en mars 2016 et offrant un coupon de 4,25 %.

Klépierre allonge la maturité de sa dette et réduit ses coûts de refinancements. Quelques jours après la publication de ses résultats annuels, au beau fixe (+ 3,4 % pour les revenus locatifs nets des centres commerciaux à périmètre constant, + 4,2 % du cash-flow net courant par action, + 6,3 % pour le dividende anticipé…), la foncière spécialiste des centres commerciaux a réussi à placer, dans un marché pourtant extrêmement volatil, un nouvel emprunt obligataire.

Première émission de l’année 2016 – Comme le souligne Klépierre, il s’agit de la première obligation émise avec une maturité de 10 ans sur le marché des obligations euro corporate cette année. L’emprunt a été sursouscrit trois fois et demie, démontrant « la solide qualité de crédit » du groupe, et son « accès à la liquidité ». Une opération qui permet à Klépierre de continuer à améliorer son profil financier. Au 31 décembre 2015, son endettement net consolidé était de 8,9 Md€, contre 5,3 milliards un an plus tôt.

Amélioration du profil financier – Une hausse « essentiellement due à la consolidation de l’endettement de Corio pour un montant total nominal de 3,2 milliards d’euros », mais que le groupe s’est employée à corriger durant l’année écoulée. En procédant au rachat d’obligations existantes, en renégociant et allongeant la durée de ses facilités de crédit bancaire, en émettant de nouvelles obligations (1,2 Md€), il a réussi à réduire la durée et le coût moyen de sa dette qui s’établissaient respectivement, au 31 décembre 2015, à 5,5 ans et à moins de 2,5 %. Cette nouvelle émission obligataire lui permet d’améliorer encore ces ratios, puisque son produit servira au remboursement d’une obligation de 526 M€ arrivant à échéance en mars prochain, assortie d’un coupon de 4,25 %.

A propos de Klépierre(i)
Acteur majeur de l’immobilier de centres commerciaux en Europe, Klépierre associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Son patrimoine est évalué à 22,1 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Il se compose de grands centres commerciaux implantés dans 16 pays d’Europe continentale. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, 1ère foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre a pour principaux actionnaires Simon Property Group (20,3 %), leader mondial de l’industrie des centres commerciaux et APG (13,1 %), fonds de pension basé aux Pays-Bas. Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC), dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext ParisTM et Euronext Amsterdam, membre des indices CAC 40, EPRA Euro Zone et GPR 250. Klépierre est également présente dans plusieurs indices éthiques internationaux – DJSI World et Europe, Euronext Vigeo France 20 et World 120, Euronext Low Carbon 100 Europe – et est aussi classée Green Star par GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark). Cette présence marque l’engagement du Groupe dans une démarche volontaire de développement durable.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

bourse-cac-40L’information est davantage présentée comme une sanction pour EDF – qui quittera le CAC 40 le 21 décembre prochain – que comme une réussite pour Klépierre – qui le remplacera à cette même date dans l’indice parisien. La foncière, qui se situait hier en 31e position en termes de capitalisation boursière, a pourtant été préférée à d’autres candidats prestigieux, tel qu’Hermès ou Atos.

C’est une nouvelle victoire pour le secteur foncier en Bourse. La décision prise lundi 7 décembre par le Conseil scientifique des indices d’Euronext d’intégrer, en lieu et place d’un EDF vacillant, Klépierre au sein de l’indice phare de la Bourse de Paris, donne encore plus de visibilité à l’immobilier coté.

Une sanction pour EDF – Elle sonne aussi effectivement comme une sanction pour EDF qui, dix ans après son introduction en Bourse, paye aujourd’hui la chute de son titre – d’environ 42 % depuis le début de l’année –, mais également une insuffisance de flottant (84,5 % du capital étant entre les mains de l’Etat). En dépit d’une capitalisation boursière encore importante (près de 28 Md€ avant l’annonce, soit la 21e position au sein de l’indice), le producteur et distributeur d’électricité ne pesait plus grand chose en termes de pondération – à peine 0,5 % de l’indice – avant son éviction.

Plusieurs candidats – Comme le souligne une étude de broker, publiée quelques jours avant l’annonce, seule l’absence d’un remplaçant digne de ce nom aurait pu éviter ou retarder la sortie d’EDF de l’indice. Hélas pour l’électricien, les candidats potentiels et sérieux ne manquaient pas. Si Klépierre faisait déjà figure de favori lors du précédent remaniement de l’indice, d’autres noms circulaient récemment, comme Atos ou Hermès. Si la foncière l’a finalement emporté, c’est que le principal obstacle à sa nomination avait été levé il y a quelques semaines : l’annonce de la vente par BNP Paribas des 6,5 % qu’il détenait encore dans Klépierre. Comme l’écrivait alors Invest Securities, cette cession n’avait qu’une portée symbolique – le contrôle de Klépierre ayant déjà été cédé, en mars 2012, à l’américain Simon. Natixis ajoutait de son côté que cette opération avait le mérite d’augmenter significativement la liquidité et le flottant de Klépierre, ce dernier passant, selon ses calculs, « de moins de 60 % à un peu plus de 66% ».

Cash-flow net courant de 2,15 € par action – La foncière, qui se situait hier, avec 13,2 Md€, en 31e position en termes de capitalisation boursière, avait fait état fin octobre d’un chiffre d’affaires en hausse de 40,9 % sur les neuf premiers mois de l’année. Elle confirmait également son objectif de cash-flow net courant par action de 2,15 € pour 2015, en dépit du rachat du Néerlandais Corio effectué l’an dernier. Ce rapprochement, selon Klépierre, devait au contraire permettre des synergies plus importantes et surtout plus rapides que prévues, sensibles dès 2016…

L’annonce de l’intégration au CAC 40 s’est traduite positivement sur le titre Klépierre, ainsi que sur celui d’Unibail-Rodamco, l’une des rares valeurs de l’indice dans le vert en milieu de matinée ce mardi 8 décembre.

Klepierre-COUV-RA-Small-220x140Klépierre a placé 750 millions d’euros d’obligations à 8 ans. La marge a été fixée à 65 points de base au-dessus du taux de swap, ce qui porte le coupon à 1 %.

La dette obligataire des sociétés foncières est toujours très demandée sur le marché. Mercredi, l’émission obligataire de la foncière Klépierre de 750 millions d’euros a été sursouscrite quatre fois et demie, cet emprunt obligataire a été́ placé auprès d’investisseurs paneuropéens long terme, avec un fort intérêt de la part des gestionnaires de fonds, assureurs, banques et fonds de pension. Sur une base géographique, les investisseurs français, britanniques et allemands représentent les deux tiers de l’allocation du livre d’ordre.

Cette opération permet à la SIIC un refinancement à bon compte puisque Klépierre a également lancé une offre de rachat en numéraire sur une obligation de 500 millions d’euros émise par Corio NV venant à échéance en janvier 2018. La clôture de cette offre est prévue pour le 16 avril 2015. Suite à la finalisation de la fusion avec Corio le 31 mars 2015, ces transactions visent à optimiser le profil de la dette du groupe, tout en réduisant ses coûts de financement.

Pierrepapier.fr

arcs-de-seineAprès avoir cédé 28,7 % du capital de Klepierre à Simon Property group, la banque française fait remonter directement toute sa participation dans la foncière dans sa holding de tête alors que les spéculateurs mise sur sa sortie définitive.

BNP Paribas a déclaré à l’AMF avoir franchi à titre individuel, en hausse, le 19 décembre, les seuils de 15% du capital et des droits de vote de Klepierre et détenir individuellement 18,02% du capital et des droits de vote de cette société. Ce franchissement de seuils résulte de la fusion-absorption de la SAS Omnium de Gestion et de Développement Immobilier (OGDI) par BNP Paribas intervenue le 19 décembre. Le groupe BNP Paribas n’a, quant à lui, franchi aucun seuil et détient à ce jour 21,72% du capital et des droits de vote de la société foncière.

Ce réaménagement de la participation de la banque BNP Paribas dans la Société d’investissement immobilier cotée (SIIC) Klepierre intervient près de trois ans après que la banque française ait cédé 28,7 % de sa filiale foncière à l’américain Simon property group, le leader mondial des centres commerciaux qui souhaitait se développer en Europe. Après avoir pris les manettes opérationnelles de Klepierre, il a piloté le rachat de la batave Corio pour un montant de 7,2 milliards d’euros conclu cette année et approuvé par les actionnaires le 11 décembre dernier.

Le sort de la participation de BNP Paribas devenue non stratégique dans Klepierre alors que la banque française comme toutes ses consœurs européennes soumises à la réglementation du comité de Bâle cherche à optimiser son bilan reste sur la sellette. Les spéculateurs parient sur une prochaine sortie alors que BNP Paribas reste liée à Simon property group (SPG) et APG (principal actionnaire de Corio) dans le cadre d’un pacte d’actionnaire avalisé par le régulateur boursier français, l’AMF, le 15 octobre dernier. Celui-ci prévoit que postérieurement à la date de règlement-livraison de l’offre publique d’échange, BNPP et APG se sont engagés à conférer à SPG et SPG s’est engagé à conférer à APG, un droit de première offre qui pourra s’exercer sur la totalité des titres offerts au prix proposé par l’entité venderesse au sein des groupes SPG, BNPP ou APG (le cédant) dans un délai de cinq jours ouvrés à compter de la réception de la notice. Il encadre donc seulement la sortie de BNP Paribas du capital de Klepierre sans l’entraver si SPG et la banque française venait à trouver un accord sur le prix de cette participation qui sera diluée à l’issue de l’OAP sur Corio.

pierrepapier.fr

centre-commercialUne fois n’est pas coutume. Au troisième trimestre, c’est Klepierre qui a marqué des points dans la compétition qu’elle mène avec le leader européen des centres commerciaux Unibail-Rodamco.

Le chiffre d’affaires des commerçants d’Unibail-Rodamco est en progression de +2,7 % sur les 9 premiers mois de l’année 2014 par rapport à la même période de 2013, et surperforme les indices nationaux de 228 points de base à fin août 2014. C’est bien mais Klepierre fait mieux avec une croissance des ventes des commerçants de ses centres qui atteint 3%.

Pour ces deux acteurs, la progression est sensiblement supérieure à l’évolution de la consommation des français qui est presque plate. Néanmoins la progression des chiffres d’affaires des deux leaders européens des centres commerciaux ralentit de trimestre en trimestre. Le dernier ayant il est vrai été impacté par une chaleur inhabituelle qui a pu amener les français à se livrer à d’autres activités que le shoping au mois de septembre.

Ce constat renforce les craintes exprimées par plusieurs observateurs qui s’inquiètent sur le maintien d’un taux d’effort élevé des commerçants qui doivent faire face à une atonie de la consommation et à la montée en puissance de la concurrence des ventes sur internet.

pierrepapier.fr

modern glass silhouettes of skyscrapers at nightSGP, BNPP et APG ont conclu entre eux un pacte d’actionnaires de la société Klépierre, qui doit se substituer au pacte d’actionnaires initialement conclu entre SPG et BNPP pour prendre en compte l’entrée au capital d’APG dans le cadre de l’acquisition de Corio par la foncière française.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié sur son site, jeudi 16 octobre, les accords conclus entre Simon Property Group (SPG), le groupe BNP Paribas (BNPP), et la fondation de droit néerlandais Stichting Depositary APG Strategic Real Estate Pool APG, dans le cadre de l’organisation de leurs futures relations en tant qu’actionnaires de Klépierre en cas de succès de l’opération de rapprochement annoncée entre les sociétés Klépierre et Corio. Cet accord résulte des engagements pris par ces partenaires le 29 juillet dernier.

Ils consacrent la prééminence de l’actionnaire américain de Klépierre qui se voit attribuer 3 membres au conseil de surveillance de la foncière dont son président, contre pour chacun des deux autres membres du pacte avec engagements de votes réciproques et organise les obligations de conservation des titres par les trois actionnaires. L’AMF conclut de ces déclarations ne pas être en présence d’une action de concert en rappelant toutefois que la réalité de celle-ci s’apprécie dans la durée et au regard du comportement des personnes concernées.

Pierrepapier.fr

Les dispositions du pacte

SGP, BNPP et APG ont conclu entre eux un pacte d’actionnaires de la société KLEPIERRE, lequel doit notamment se substituer au pacte d’actionnaires initialement conclu entre SPG et BNPP[4] afin de prendre en compte l’entrée au capital d’APG dans le cadre de l’opération de rapprochement susvisée.

Les principales clauses sont les suivantes :

Représentation au conseil de surveillance : le pacte d’actionnaires prévoit une représentation des sociétés SPG, BNPP et d’APG au conseil de surveillance de KLEPIERRE se traduisant par des engagements de vote réciproques en assemblée générale et au sein du conseil de surveillance (pour les nominations par voie de cooptation uniquement) en faveur des représentants présentés par chaque partie.

Ledit conseil sera composé de 10 membres, dont 3 nommés sur proposition de SPG (en ce compris le président du conseil dont la voix sera prépondérante en cas de partage), 1 nommé sur proposition de BNPP et 1 nommé sur proposition d’APG. Ledit conseil devra comprendre au moins 5 membres indépendants au sens du code Afep-Medef, lesquels seront nommés par l’assemblée générale des actionnaires de KLEPIERRE.

Dans l’hypothèse où la participation de SPG viendrait à être inférieure au plus faible des deux seuils suivants : 13,6% du capital de KLEPIERRE et le pourcentage de participation de BNPP ou d’APG au capital de KLEPIERRE (i) le nombre de représentants de chaque partie au conseil de surveillance sera alors déterminé au prorata de leurs participations respectives dans KLEPIERRE, et (ii) le président du conseil ne sera plus nommé sur proposition de SPG.

Représentation aux comités du conseil de surveillance : le pacte d’actionnaires prévoit que le conseil de surveillance soit assisté des comités consultatifs suivants : comité d’audit, comité des nominations et des rémunérations, comité du développement durable et comité des investissements.

Le pacte prévoit également la composition du comité des investissements avec des engagements mutuels de vote de SPG, BNPP et APG à cet effet : les signataires auront chacun droit à ce que leurs représentants au conseil de surveillance soient membres du comité des investissements.

Suppression des droits de vote double : le pacte d’actionnaires prévoit qu’au plus tard lors de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2014, l’assemblée générale de KLEPIERRE devra se prononcer sur une modification des statuts visant à exclure l’application de l’article L. 225-123 du code de commerce prévoyant l’attribution automatique de droits de vote double en cas de détention par un actionnaire de ses actions au nominatif pendant au moins deux ans.

Engagement de conservation (lock-up) : SPG et APG se sont engagés à ne pas transférer directement ou indirectement de titres ou de droits de vote KLEPIERRE sans le consentement préalable de l’autre pendant une période de 6 mois à compter de la date de règlement livraison de l’offre publique d’échange initiée par KLEPIERRE sauf exceptions[5].

Concernant APG, il est précisé que les engagements de conservation ci-dessus ne s’appliqueront qu’aux actions KLEPIERRE reçues par APG en contrepartie de l’apport d’un portefeuille stratégique d’actions Corio (incluant 33 105 505 actions Corio à la date de conclusion du pacte d’actionnaires).

Droit de première offre : postérieurement à la date de règlement-livraison de l’offre publique d’échange, (i) BNPP et APG se sont engagés à conférer à SPG et (ii) SPG s’est engagé à conférer à APG, un droit de première offre qui pourra s’exercer sur la totalité des titres offerts au prix proposé par l’entité venderesse au sein des groupes SPG, BNPP ou APG (le cédant) dans un délai de cinq 5 jours ouvrés à compter de la réception de la notice[6].

Toutefois, sont exclus du droit de première offre les opérations suivantes : (i) les apports à une offre publique d’acquisition visant KLEPIERRE, (ii) les cessions sur le marché (sous la forme d’une cession de bloc, d’un placement sur le marché ou d’une procédure similaire), (iii) les contrats de dérivés prévoyant un dénouement en numéraire, (iv) les émissions de titres de créance indexés, et (v) les prêts de titres et les autres opérations de transfert de propriété à titre temporaire (les opérations de marché).

Par exception, le droit de première offre sera en tout état de cause applicable en cas d’opérations de marché visées aux (i), (iii), (v) ci-dessus, ainsi qu’en cas d’opération de marché conclue avec un tiers identifié, dès lors que le transfert est fait au profit d’un concurrent de SPG, ainsi qu’en cas d’opération de marché (sous forme de placement) représentant 7,5% ou plus du capital et des droits de vote de KLEPIERRE. S’agissant des opérations de marché sous forme de cession sur le marché ou de placement inférieur à ce seuil, ou d’opérations de marché visées au (iv) ci-dessus, ces transactions devront être réalisées de bonne foi, afin d’éviter le transfert d’une part importante de la participation dont la cession est envisagée à un concurrent de SPG.

Dans le cas des opérations de marché pour lesquelles le droit de première offre est applicable, le délai de 5 jours ouvrés visé ci-dessus est ramené à 3 jours ouvrés.

Chaque partie s’engage à ce que les cessions soient effectuées de manière ordonnée afin de ne pas perturber le marché des titres KLEPIERRE.

Engagement des parties de ne pas participer à une offre publique d’acquisition : pendant une durée de 12 mois à compter du règlement-livraison de l’offre publique d’échange, les parties se sont engagées (i) à ne pas déposer, seules ou de concert avec un tiers, d’offre publique d’acquisition visant les actions KLEPIERRE, sauf à lancer une offre concurrente à celle d’un tiers, et (ii) à ne pas apporter leurs titres KLEPIERRE à une offre publique d’acquisition initiée par un tiers, sauf dans le cas où le groupe SPG ou toute personne agissant de concert avec le groupe SPG ayant déposé une offre concurrente, le tiers procèderait à une surenchère. 

Absence d’action de concert : SPG, BNPP et APG déclarent aux termes du pacte d’actionnaires qu’ils n’agissent pas de concert entre eux vis-à-vis de la société KLEPIERRE au sens de l’article L. 233-10 du code de commerce, laquelle absence d’action de concert est une condition essentielle et déterminante à la signature du pacte d’actionnaires.

Entrée en vigueur, durée et terme du pacte : le pacte d’actionnaires entrera en vigueur à la date de règlement-livraison de l’offre publique d’échange initiée par KLEPIERRE sur les titres de la société Corio et est conclu pour une période de 10 ans, renouvelable par tacite reconduction pour des périodes d’un an, sauf notification effectuée par une des parties intervenant 6 mois avant le terme du pacte. Il pourra être résilié à tout moment à l’égard d’une partie dans le cas où cette partie viendrait à détenir moins de 5% du capital et des droits de vote de la société KLEPIERRE ou par consentement mutuel des parties.

  1. b) Conclusion d’engagements irrévocables au titre de l’opération de rapprochement :

Par ailleurs, ont été conclus, le 29 juillet 2014, plusieurs engagements irrévocables conclus entre SPG, BNPP et APG avec la société Corio, lesquels prévoient notamment :

Des engagements de vote en assemblée générale : SPG, BNPP et APG se sont notamment engagés, chacun aux termes d’un engagement de vote ponctuel, à voter lors de l’assemblée générale extraordinaire de KLEPIERRE en faveur des résolutions afférentes (i) aux nominations des membres du conseil de surveillance exposées ci-dessus dans le pacte d’actionnaires, (ii) à l’augmentation de capital devant être réalisée par KLEPIERRE en rémunération des actions de Corio qui seraient apportées à l’offre publique d’échange, et (iii) à l’augmentation de capital par émission d’actions KLEPIERRE qui, seraient, le cas échant, émises dans le cadre de la fusion-absorption de Corio par KLEPIERRE.

Des engagements de conservation (lock-up) : la société SPG s’est engagée vis-à-vis de la société Corio à ne pas transférer ses actions KLEPIERRE jusqu’à la clôture de l’offre publique d’échange [7] et BNPP s’est engagé vis-à-vis de Corio à ne pas transférer ses actions KLEPIERRE jusqu’au 30 avril 2015[8].

Dans le cadre des engagements susvisés, SPG, BNPP et APG ont chacune déclaré ne pas agir de concert au sens de l’article L. 233-10 du code de commerce vis-à-vis de KLEPIERRE.

Les parties expliquent notamment :

­ qu’un droit de première offre n’est pas en lui-même constitutif d’une action de concert ;

­ que l’engagement de conservation de titres KLEPIERRE souscrit par SPG et APG sera valable pendant une période de 6 mois uniquement aux fins de stabilisation de la situation actionnariale post-opération ;

­ que l’engagement des parties de ne pas déposer d’offre publique sur KLEPIERRE pendant une période de 12 mois suivant la réalisation de l’opération participe de la même intention de stabilisation de la situation actionnariale post-opération ;

­ que les clauses concernant la gouvernance de la société KLEPIERRE ne visent qu’à permettre à chacun des signataires de nommer un ou plusieurs représentants au conseil de surveillance de la société au prorata du poids desdits actionnaires au capital de la société, aucune autre obligation ne pesant sur les signataires ou leurs représentants au conseil de surveillance en matière de vote, et étant précisé que le conseil de surveillance comprendra 5 membres indépendants, représentant la moitié de l’effectif ;

­ que les engagements de vote souscrits individuellement (i) ont été conclus à la demande de Corio et en faveur de cette dernière afin de lui apporter, ainsi qu’aux actionnaires de Corio, un confort quant aux chances de réalisation de l’opération, et non d’une volonté des parties de mettre en place une stratégie commune à l’égard de la société, (ii) qu’ils sont strictement limités dans leur objet, à savoir le vote en faveur d’une opération ponctuelle, , et (iii) qu’ils sont strictement limités dans leur durée, les signataires recouvrant leur entière liberté de vote à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire de la société appelée à voter sur l’augmentation de capital envisagée dans le cadre de l’opération de rapprochement susvisée.

L’Autorité des marchés financiers a pris acte de l’ensemble de ces déclarations. En l’état, et au vu des informations dont elle a disposé, l’Autorité a estimé que les dispositions convenues dans les accords portés à sa connaissance ne sont pas caractéristiques a priori d’une action de concert dont la réalité s’apprécie dans la durée et au regard du comportement des personnes concernées.