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Les foncières cotées reviennent sur le marché obligataire

Plusieurs foncières cotées en Bourse viennent, coup sur coup, de procéder à des émissions obligataires. Des opérations bien accueillies par le marché, et menées à des conditions de taux relativement « détendues ».

Le 16 juin dernier, la foncière Covivio (ex-Foncières des Régions) plaçait avec succès une émission obligataire à 10 ans de 500 millions d’euros. Quelques jours plus tôt, SFL (Société Foncière Lyonnaise) avait déjà procédé au placement d’une émission d’un même montant. Mais de plus courte maturité (7 ans). Là encore, l’appétit des investisseurs était au rendez-vous.

Emission Covivio sursouscrite 5 fois

L’opération Covivio a de fait reçu un accueil plus que favorable. « L’émission a été sursouscrite près de 5 fois », précise en effet la foncière dans un communiqué. Mieux encore, le placement a été réalisé dans des conditions financières plutôt attractives pour Covivio. Le coupon fixe s’établit en effet à 1,625%. Comme le souligne le bureau d’analyse Invest Securities dans l’une de ses études, cette émission « matérialise une dégradation modérée du coupon, de +12,5 points de base ». La dernière opération réalisée par Covivio sur une même maturité, en juin 2017, s’était placée à un taux de 1,5%. Et le coût moyen de sa dette en place, fin 2019, n’était guère plus élevé (1,55%) que le taux de sa dernière émission.

Emission SFL, aux mêmes conditions qu’en mai 2018

L’émission SFL du 27 mai s’est faite quant à elle aux mêmes conditions qu’une émission de même maturité et de même montant réalisée en mai 2018 : 1,5%. Elle fait toutefois ressortir un léger surcoût par rapport au coût moyen de sa dette fin 2019 (1,40%). Mais présente l’avantage d’allonger de quelques mois la maturité de sa dette (4,2 ans fin 2019). D’autres foncières cotées en Bourse ont pris le risque de procéder à des émissions obligataires durant la période de confinement. Les taux obtenus étaient alors plus « tendus ». Et ce d’autant plus qu’elles concernaient des foncières essentiellement « commerces ».

Des émissions plus coûteuses pour les foncières Klépierre et UMR

La plus récente, celle réalisée par Klépierre le 6 mai dernier, affichait un coupon de 2% (600 M€ sur 9 ans). Contre un coût moyen de la dette en place de 1,45%. Les deux souches obligataires placées par URM, au plus fort de la hausse des taux de rendement actuariels, étaient encore plus rémunératrices. L’une offrait un coupon de 2,125% (600 M€ à 5 ans). L’autre de 2,625% (800 M€ à 10 ans). Dans les deux cas, ces opérations ont elles aussi bénéficié de l’intérêt des investisseurs. L’émission Klépierre a été sursouscrite 5 fois. Celles d’UMR, 2 fois. Des résultats qui attestaient déjà de la confiance des opérateurs dans la capacité de ces deux foncières à traverser la crise.

Confiance des investisseurs

Les opérations Covivio et SFL, plus récentes, confirment ce relatif crédit pour l’ensemble du secteur. Les conditions plus avantageuses obtenues par les foncières émettrices témoignent de la détente des taux. Elles s’expliquent aussi par le fait que ces émissions ont été menées par des foncières majoritairement investies dans le secteur des bureaux[1]. Un créneau jusqu’à présent jugé plus résilient que celui du commerce. Même si, aujourd’hui, des inquiétudes s’exprimant sur l’usage futur de l’actif bureau, ce secteur risque lui aussi à l’avenir de connaître davantage de volatilité…

Frédéric Tixier


[1] SFL est investie en bureaux à hauteur de 74% de son patrimoine, essentiellement situé à Paris. Le patrimoine de Covivio n’est en revanche placé qu’à 60% sur ce secteur. Depuis son OPA sur Godewind Immobilien, annoncée en février 2020, le résidentiel allemand représente 24% de son actif. Le solde (15%) est investi dans l’hôtellerie (Covivio Hôtel).


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Foncières cotées : obligation de distribution respectée…

Face à l’injonction de réduire les dividendes, le statut SIIC a joué un rôle protecteur pour les actionnaires des foncières cotées. Quelques-unes ont bien revu les montants distribués à la baisse. Mais tout en respectant leurs obligations de distribution. Etat des lieux…

Aucun secteur économique n’échappe au fléau du coronavirus. Mais comment apprécier les conséquences de cette crise sur la rentabilité des SIIC[1] ? Emportées par la panique qui a frappé les marchés financiers, les foncières cotées ont elles aussi subi un impressionnant revers boursier. Entre le 19 février, son plus haut en 2020, et le 18 mars, au plus fort de la baisse, l’indice Euronext SIIC France accusait un repli cumulé de plus de 57%…


Un rendement de près de 10% au plus fort de la baisse

Par comparaison avec leur valorisation, les dividendes des SIIC auraient toutefois pu apparaître comme une bouffée d’oxygène. Grâce à des résultats satisfaisants en 2019, les distributions annoncées pour 2020 procuraient des revenus confortables. Sur la base des cours extrêmement dépréciés, atteints lors du creux du 18 mars, les dividendes attendus pour 2020 représentaient en effet un rendement moyen incroyable de 9,5%. Une telle perspective de rentabilité soulève bien sûr de nombreuses interrogations. Certes, la baisse de mars illustrait la panique des investisseurs. Et les cours se sont en partie redressés par la suite, avec des rebonds parfois spectaculaires. Mais pourra-t-on vraiment compter sur ces dividendes ? Comment apprécier la résilience et la pérennité de ces revenus ? Quelles seront les conséquences de la crise du coronavirus pour les activités des SIIC ?

Quelle capacité à maintenir des dividendes élevés ?

La capacité des SIIC à maintenir des dividendes élevés dépend d’abord des revenus qu’elles encaissent. C’est-à-dire, principalement, les loyers des biens immobiliers composant leur patrimoine. Avec la crise du coronavirus, les SIIC rencontrent plusieurs problèmes inédits. Comment y font-elles face ? Les conséquences du confinement sont un premier défi. La plupart des commerces non essentiels ont été fermés par décret à partir du 15 mars. Le confinement de la population mis en place à partir du surlendemain, mardi 17 mars, a réduit encore plus la consommation. Dès lors, des difficultés de paiement étaient attendues pour les loyers de nombreux commerces. Dès le 20 mars, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est entretenu à ce sujet avec les principales fédérations de bailleurs commerciaux et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Ils ont étudié la mise en œuvre des suspensions de loyers pour les petites entreprises en difficulté.

Suspension des dividendes ?

Dans la foulée, les fédérations de bailleurs, dont la Fédération des sociétés immobilières et foncières (FSIF) regroupant les SIIC, ont annoncé des mesures pour soulager leurs locataires en difficulté. Elles prévoient d’étaler les loyers mensuellement. Au lieu d’un paiement trimestriel à l’avance. Surtout, le recouvrement des loyers et charges est suspendu à partir du 1er avril. Et jusqu’à la fin des périodes de fermeture imposées par les pouvoirs publics. En plus de ces contraintes, dont l’impact varie selon le patrimoine de chaque SIIC, une autre mesure est venue menacer leur rentabilité pour les actionnaires. Dès vendredi 27 mars, le président Emmanuel Macron annonçait que les dividendes devraient être suspendus quand les sociétés bénéficient de reports d’échéances fiscales et sociales. Un vrai dilemme pour les SIIC dont la vocation est de distribuer l’essentiel de leurs revenus.

L’effet protecteur du statut SIIC

En effet, le statut des SIIC les exonère d’impôt sur les sociétés. A condition de distribuer chaque année au moins 95% des bénéfices tirés de leur activité (essentiellement des loyers). Et 70 % des plus-values réalisées lors de reventes d’immeubles. Face à l’injonction de réduire les dividendes, le statut de SIIC a finalement joué un rôle protecteur pour les actionnaires. Quelques SIIC ont bien revu leurs dividendes à la baisse, mais tout en respectant leur obligation de distribution. Les situations sont très variables. Alors qu’elle avait annoncé au début de l’année un dividende de 5,60 € au titre de l’exercice 2019, Gecina a ainsi déclaré fin mars qu’il serait réduit à 5,30 € par action. « Ce montant couvre les obligations légales du régime SIIC », précise la société.

Gecina reste confiante

Un acompte de 2,80 € ayant déjà été payé le 6 mars 2020, le solde de 2,50 € par action sera versé en numéraire le 3 juillet prochain. Face aux incertitudes de la crise, Gecina renonce à faire des prévisions pour l’exercice en cours. Comme la plupart des SIIC… La société dispose néanmoins d’un bilan solide, avec un ratio d’endettement LTV (loan to value, ou dettes rapportées au patrimoine) de 34%. Gecina bénéficie aussi de lignes de crédits non tirées de 4,5 milliards d’euros (fin 2019). Ce qui lui permet de couvrir ses échéances de crédit jusqu’à fin 2023. En outre, Gecina reste « confiante dans la résilience relative de son patrimoine résidentiel et tertiaire concentré sur les zones les plus centrales de la région parisienne, avec plus de 80% des revenus locatifs sur le bureau qui proviennent de clients grands comptes », indique la société.

Icade réduit aussi son dividende

Autre SIIC au patrimoine diversifié, Icade a aussi décidé de réduire son dividende. Icade avait initialement prévu de verser un dividende de 4,81 € par action au titre de son exercice 2019. Soit une hausse de 4,57% par rapport à l’année précédente. Il a finalement été revu en baisse de 16,64%, à 4,01 € par action. Un acompte de 2,41 € par action ayant été payé le 6 mars 2020, le paiement du solde, soit 1,60 €, interviendra le 8 juillet. « La situation financière de la société lui permet de satisfaire à l’ensemble de ses engagements », a précisé Frédéric Thomas, président d’Icade.

D’autres SIIC ont maintenu leurs dividendes

D’autres SIIC diversifiées ont maintenu leurs dividendes. C’est le cas de Covivio (ex-Foncière des régions). Le patrimoine de cette SIIC est principalement réparti entre bureaux (58%), logements (25%), et hôtels (16%). Après les premières mesures de confinement, Covivio a confirmé le 18 mars qu’elle maintenait son dividende à 4,80 €. Une hausse de 4,35% par rapport à l’année précédente. « 80 % de nos revenus proviennent de l’immobilier de bureau et résidentiel », précise Hubo Soussan, porte-parole de Covivio. De plus, les principaux actionnaires se sont engagés à percevoir leurs dividendes en action. Ce qui limite les sorties d’argent. C’est le cas pour Delfin, la holding de Leonardo del Vecchio (premier actionnaire d’Essilor-Luxottica). Ou des assureurs Predica (Crédit agricole), Covea (Maaf-MMA-GMF) et ACM (Crédit mutuel), qui représentent plus de la moitié du capital.

SIIC commerces en première ligne

Les SIIC spécialisées dans les commerces sont en première ligne face à la crise. Certaines ont maintenu leurs dividendes, comme Klépierre. Ce leader européen des centres commerciaux n’a pas modifié son dividende annoncé au début de l’année, à 2,20 € par action. Un acompte de 1,10 € a été versé le 9 mars. Et le solde est attendu en juillet. Mercialys a pour sa part annoncé une réduction de son dividende. Issue du groupe de distribution Casino, Mercialys est l’une des principales sociétés foncières françaises exclusivement présentes dans les centres commerciaux et les commerces de centre-ville. Avec plus de 2 100 baux commerciaux en portefeuille. « Plusieurs typologies d’enseignes locataires de Mercialys peuvent rester ouvertes. Néanmoins la fréquentation de ses sites est fortement impactée », explique la société.

Fermeture de la plupart des boutiques des centres commerciaux

« Bien que les loyers intègrent majoritairement une composante fixe (97,6% de la masse locative), cette crise sanitaire pourrait affecter la solvabilité des commerçants. Et, par extension, la capacité de recouvrement des loyers par Mercialys », précise-t-elle toutefois. Initialement prévu à 1,15 € par action, le dividende de l’exercice 2019 sera finalement réduit à 0,95 €, soit une baisse de 17,4%. Compte tenu de l’acompte de 0,47 € par action versé le 23 octobre 2019, le solde de 0,48 € par action doit être payé fin avril. Carmila, SIIC issue du groupe de distribution Carrefour, possède pour sa part 215 centres commerciaux. Plus particulièrement en France, en Espagne et en Italie. Les mesures de confinement et de fermeture provisoire des commerces dans ces pays touchent donc tous les centres commerciaux de Carmila. Dont la plupart des boutiques sont fermées.

Rien n’est encore décidé chez Carmila

Face à cette situation, « des mesures ont été prises pour reporter les investissements non indispensables. Et renforcer davantage la trésorerie de la société », explique le groupe. La société déclare bénéficier d’une forte solidité financière et de lignes de crédit non tirées. Ainsi que d’une trésorerie excédentaire de plus de 350 millions d’euros. Des éléments qui devraient lui permettre de faire face à cette crise sanitaire. Concernant le dividende, fixé à 1,50 € au début de l’année, rien n’est encore décidé. Ce sujet a été reporté avec la date de l’assemblée générale. Initialement prévue le 14 mai, elle est décalée au 29 juin. Ceci « afin de pouvoir gagner en visibilité avant de se prononcer définitivement sur le montant et les modalités de paiement du dividende 2019 devant être versé en 2020 », précise Carmila.

Le cas Unibail-Rodamco-Westfield (URW)

Plus grosse société foncière cotée, Unibail-Rodamco-Westfield (URW), est un cas particulier. Valorisé à 65,3 milliards d’euros fin 2019, son patrimoine est composé à 86% en commerces, 6% en bureaux, 5% en sites de congrès et d’expositions, et 3% en services. Alors que la société avait fixé son dividende à 10,80 € à l’annonce de ses résultats 2019, en février dernier, il subit la plus forte réduction. Fin mars, Unibail-Rodamco-Westfield a en effet annoncé une baisse de 50% de son dividende. URW précise que le paiement d’un acompte de 5,40€ par action a eu lieu comme prévu le 26 mars. Selon la société, ce montant « permet de satisfaire aux obligations de distribution résultant du régime SIIC ». Depuis le rapprochement d’Unibail-Rodamco avec l’Australien Westfield, le titre est en effet une « action jumelée ». Seule une partie de son activité est soumise aux contraintes fiscales des SIIC françaises.

Le secteur logistique épargné

Ainsi, la société a pu annuler le paiement du solde de son dividende, initialement fixé à 5,40€. Soit une réduction de moitié. Tout en respectant le statut de SIIC d’Unibail-Rodamco. Dans le secteur spécifique des entrepôts logistiques, la SIIC Argan s’en tire mieux pour le moment. Grâce à l’acquisition en octobre dernier de 22 entrepôts loués à Carrefour, et aux loyers générés par d’autres développements de l’année 2019, Argan vient d’annoncer une croissance de 60% de ses loyers encaissés au premier trimestre. A 34,8 millions d’euros. Malgré un endettement (LTV) représentant 56% de son patrimoine, sa trésorerie demeure solide. « La situation est sous contrôle car ce sont des prêts amortissables. Nous n’avons pas de mur de dette », explique son directeur financier, Francis Albertinelli.

Pas de baisse des loyers ni du dividende pour Argan

Pas de baisse non plus du dividende. Fixé au début de l’année à 1,90€, en hausse de 40%, le dividende a été validé par l’assemblée générale le 19 mars, avant l’appel du gouvernement à réduire les dividendes. Par ailleurs, le choix du principal actionnaire pour le dividende en action réduira les sorties d’argent. La famille Le Lan, qui contrôle 40% du capital, a en effet annoncé qu’elle se ferait payer 22% de ses dividendes en actions…

Gilles Pouzin


[1] Sociétés d’investissement immobilier cotées en Bourse.


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Foncières cotées : leurs dividendes élevés freinent la chute des cours

La baisse des marchés n’a pas épargné les sociétés d’investissement immobilier cotées en Bourse (SIIC). Mais leurs dividendes élevés, et un rendement brut moyen de 6,4%, ont freiné leur chute. Depuis le début de l’année, leurs cours ont baissé de 3 points de moins que l’ensemble du marché…

Au 10 mars, l’indice IEIF SIIC France, qui reflète l’évolution de 24 sociétés d’investissement immobilier, affichait un recul de 18,6%. Contre -21,8% pour l’indice CAC général (All Tradable). Et l’écart monte à presque 4 points quand on compare l’indice SIIC France dividendes bruts réinvestis (-17,9%), avec l’indice généraliste incluant, lui aussi, les dividendes (-21,6%).

Dividendes, une source de revenus solides à long terme

Si les fluctuations boursières font peser des risques de perte aux investisseurs, les dividendes sont en revanche une source de revenus solides à long terme. Or, avec la baisse des cours, le rendement procuré par les dividendes de sociétés foncières a mécaniquement augmenté ! Au 10 mars, l’indice IEIF SIIC France affichait ainsi un rendement brut moyen de 6,4%. Contre 3,7% pour l’indice CAC 40. Le rendement moyen des SIIC françaises, pondéré dans l’indice IEIF par leur taille et poids respectifs, recouvre des situations très diverses. En pratique, les investisseurs ont intérêt à vérifier la fiabilité de ces dividendes au niveau de chaque société. Les dividendes ne doivent pas être le seul critère pour choisir d’investir dans des SIIC. Comme pour un bien immobilier, la rentabilité locative n’est pas tout. Il faut aussi tenir compte du type de bien, sa qualité, son emplacement et ses perspectives de plus-value (voir encadré).

Dividendes rapportés au dernier cours, ou rendement instantané

Pour les SIIC, nous avons vérifié le niveau de dividende distribué au cours de la dernière année par chacune des 24 valeurs de l’indice IEIF SIIC France. Et collecté les dividendes annoncés, pour celles ayant déjà publié leurs résultats 2019. En comparant ces dividendes aux cours actuels, on a une image précise du rendement des dividendes pour un achat à ce niveau. Parmi les plus connues, Unibail-Rodamco-Westfield (URW) a d’ores et déjà annoncé le maintien de son dividende. Pour la 3e année consécutive, il s’établit à 10,80 € par action. Comme certaines SIIC, URW distribue ses dividendes en deux fois. Ce qui lui permet d’étaler ses charges. Cette année, un acompte de 5,40 € sera versé le 26 mars (détaché le 24 mars). Suivi du solde le 6 juillet 2020 (détaché le 2 juillet). Sur la base du cours du 10 mars, ce dividende représente un rendement de 11,9%.

 


Les foncières de commerce affichent des rendements plus élevés

Certes, le leader des centres commerciaux pourrait être fragilisé indirectement par la baisse de fréquentation liée à l’épidémie de coronavirus. Première SIIC cotée en France, avec une capitalisation de 12,5 milliards d’euros, URW ne manque cependant pas d’arguments pour attirer les investisseurs en quête de revenus. Depuis le rapprochement avec l’Australien Westfield, le patrimoine d’Unibail RW est réparti pour 35% en France et à 41% dans le reste de l’Europe. Et à 24% aux Etats-Unis. A l’instar d’Unibail, les SIIC spécialisées dans les commerces affichent des rendements de dividendes plus élevés. C’est le cas de Mercialys, la foncière issue du groupe de grande distribution Casino. Cette dernière a annoncé une nouvelle revalorisation de son dividende annuel. A 1,15€ par action, il affiche une hausse de 2,7% par rapport à l’an dernier. Et de 8,5% sur trois ans.

Hausse des revenus distribués

Mercialys a déjà versé un acompte de 0,47 euro par action en octobre. Le complément devrait être payé aux actionnaires début mai 2020. Carmila, la foncière du groupe d’hypermarchés Carrefour, figure aussi parmi les champions du dividende. Troisième société foncière spécialisée dans les commerces cotée en Europe, avec une capitalisation boursière de 1,9 milliard d’euros, Carmila a annoncé le maintien de son dividende pour cette année. Ce sera 1,50 € par action, payé en une seule fois, en mai 2020. Ce dividende représente un ratio de pay-out (dividende sur résultat récurrent) de 92%. Contre 98% l’an dernier. Ce qui améliore sa visibilité. A ce niveau de cours, le dividende procure 10,5% de revenus annuels. Leader européen des centres commerciaux (6,5 milliards d’euros de capitalisation boursière), Klépierre figure aussi dans le club des foncières les plus rentables.

Meilleure valorisation boursière des foncières mixtes ou de bureaux

Klépierre affiche un rendement des dividendes à deux chiffres (10,3%), sur la base de son cours au 10 mars. Et a annoncé une hausse de son dividende de 4,8% cette année, à 2,20 €, payable en deux temps. Les actionnaires ont déjà reçu un acompte de 1,10 €, le 9 mars, le solde étant versé en juillet. Les foncières MRM ou Patrimoine et Commerce sont aussi spécialisées dans les zones commerciales. Mais sont de beaucoup plus petite taille. Leurs dividendes sont stables, ou en hausse. Et génèrent de 7 à 8% de rendement annuel. Les foncières mixtes ou de bureaux bénéficient d’une meilleure valorisation boursière que les SIIC de commerces. En raison, notamment, de leur patrimoine plus équilibré. Conséquence : leurs dividendes procurent des rendements moins impressionnants. Mais au demeurant très satisfaisants. C’est le cas par exemple pour Altarea Cogedim.

Augmentation, aussi, des dividendes distribués

Cette foncière diversifiée annonce une augmentation de son dividende, attendu début juillet, à 13 € par action (+2%). Cegereal, spécialisée dans les bureaux parisiens, maintient pour sa part son dividende à 2,30 € par action. Soit un rendement supérieur à 6%. Autres foncières diversifiées, Covivio et Icade ont annoncé des dividendes en hausse. A respectivement 4,80 € (+4,35%) et 4,81 € (+4,6%). Icade a déjà versé un acompte de 2,41 € par action début mars. Foncière Inéa est spécialisée dans l’achat d’immeubles en état futur d’achèvement (VEFA). Principalement en bureaux (87%) et en province (88%). Elle annonce pour sa part une hausse de 14% de son dividende, à 2,50 € par action. Soit un rendement de 6,3%, sur la base du cours au 10 mars.

Une source de revenus solides procurant des rendements attractifs

Bien que leurs rendements soient un peu moins élevés, compte tenu de leur niveau de valorisation, Gecina ou Paref affichent elles aussi des dividendes en hausse. De respectivement +1,8% (à 5,60 €) pour Gecina. Et de +3,9% (à 4 €) pour Paref. Deux SIIC se détachent en termes de progression des dividendes annoncés. Frey, une SIIC dédiée aux commerces, avec +25% (à 1,50 €). Et Argan, spécialiste des entrepôts logistiques, avec +41% (à 1,90 €). Exception parmi ces hausses, la Foncière Tour Eiffel a annoncé un dividende en baisse, à 2,25 euros. Ce qui procure encore néanmoins un rendement de 6,9%, sur la base du cours au 10 mars.

A court terme, le yo-yo des marchés a certes de quoi effrayer les investisseurs. Mais à long terme, les dividendes de sociétés immobilières cotées en Bourse s’avèrent une source de revenus solides procurant des rendements attractifs.

 Gilles Pouzin


ANR et LTV, deux autres indicateurs de la performance des SIIC

Les dividendes, et le rendement, ne sont pas les seuls critères d’appréciation des SIIC. L’actif net réévalué (ANR) et le ratio d’endettement par rapport au patrimoine (Loan to value) sont deux indicateurs à suivre également.

ANR

L’actif net réévalué (ANR) mesure la valeur du patrimoine de chaque SIIC. Cette valeur est actualisée par expertises, en fonction des prix du marché immobilier. On tient compte aussi des taxes qu’il y aurait à payer en cas de revente des biens. Pour calculer l’actif net, il faut en déduire les dettes de la société. Les SIIC investissent en effet en partie à crédit. Plusieurs SIIC de commerces ont vu leur ANR baisser l’an dernier. Fin 2019, l’ANR de Mercialys était en baisse de 5,3%, à 20,01 € par action. Et de -2,1% pour Carmila (27,79 € par action), de -2,5% pour Klépierre (39,50 €), et de -3,8% pour URW (213,30 €). D’autres SIIC de bureaux ou mixtes ont vu leur ANR progresser. C’est le cas pour Cegereal (+6,6% à 43,7 € par action), Gecina (+9% à 175,8 €) ou la Société foncière lyonnaise (+11,1% à 95,9 €).

LTV

Le ratio d’endettement par rapport au patrimoine (loan to value, ou LTV en anglais), mesure l’effet de levier. Un pourcentage élevé indique que la SIIC a des dettes importantes. L’endettement a un effet multiplicateur en période de croissance. Mais les SIIC les plus endettées sont plus vulnérables en cas de ralentissement. Le LTV moyen des principales SIIC françaises est descendu à 37,4% en 2019, contre 41% en 2018, selon Invest Securities. Les écarts vont de 22,7% d’endettement par rapport au patrimoine pour la Société foncière lyonnaise, à 56% pour Argan.

 

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Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Résultats 2019 des foncières : la hausse est au rendez-vous

Plusieurs foncières cotées en Bourse viennent de publier leurs résultats annuels. Pour Klépierre, SFL et Argan, les dividendes sont orientés à la hausse. D’une manière générale, l’exercice 2019 se dessine plutôt de façon dynamique…

 En 2019, la performance boursière des foncières cotées en France s’est établie à près de 36%. Plus de 6 points au-dessus de celle du CAC 40. Parmi les raisons de cette surperformance, leur statut de valeur refuge, face à la volatilité des marchés. Statut en partie imputable à la récurrence de leurs revenus. Et à l’augmentation elle aussi quasi structurelle de leur rentabilité. Ce que confirment les premières publications des résultats annuels des foncières…

Klépierre, un dividende en progression de 4,8%

Revenus locatifs, à périmètre constant, en hausse de 3%. Et chiffre d’affaires des commerçants présents dans ses centres commerciaux en progression de 1,8%. Klépierre, le leader des centres commerciaux européens, achève un exercice dynamique. Son cash-flow net courant par action progresse de 6,7% (à 2,82 € par action). Son endettement net consolidé est en baisse de 45 M€. Mais son ratio d’endettement (LTV) s’élève, à 37,3%. En raison de la diminution de la juste valeur de son portefeuille. Son actif net réévalué EPRA par action s’affiche donc également à la baisse (-2,5%), à 39,5 €. Klépierre prévoit le versement d’un dividende de 2,20 € par action, en hausse de 4,8%. Selon certains brokers, il devrait continuer à croître au cours des prochaines années. Le cours de Klépierre a clôturé l’année 2019 sur un gain de 34,6%.

Société Foncière Lyonnaise, résultat en hausse de 11,8%

La foncière de référence de l’immobilier tertiaire prime parisien publie des résultats supérieurs aux attentes. Ses loyers, à périmètre comparable, progressent de 3,1%. Ses valeurs d’actifs augmentent plus que ce qui était attendu (+9%), avec un patrimoine consolidé estimé à 7 158 M€ fin 2019. En raison notamment du resserrement des taux de rendement, d’une nouvelle hausse des valeurs locatives, et de l’avancement des projets de développement. Son ANR EPRA bondit de 11,1% sur un an, à 95,9 € par action. Quant à son endettement consolidé, il atteint 1 732 M€ fin 2019, soit un ratio d’endettement de 22,7%. Le résultat net consolidé bondit de 11,8%, à 2,56 € par action. SFL propose un dividende 2019 de 2,56 € par titre (contre 2,29 € en 2018). Le cours de SFL a clôturé l’année 2019 sur un gain de 26,5%.

Argan, forte hausse de la valeur et du dividende

La foncière spécialiste de la logistique réalise un exercice 2019 exceptionnel. Seule, à la Bourse de Paris, à intervenir sur ce secteur devenu porteur, elle affiche la plus forte progression du cours des foncières cotées : +80,90%. Argan, qui a changé de dimension depuis l’acquisition du portefeuille Cargo, aligne en outre des ratios financiers de qualité. Son patrimoine a doublé en 2019, pour atteindre 2,7 Md€. Ses revenus locatifs ont bondi de 17%, à 100,2 M€. Son résultat net récurrent, de 21%. Et son dividende progresse de 41%, à 1,90 € par action. Tout serait donc pour le mieux, si tous ces indicateurs n’aboutissaient pas au constat que le titre Argan est désormais très – trop – clairement surévalué, avec une prime sur ANR de l’ordre de 40%. Ce qui dissuade la plupart des analystes de recommander le titre à l’achat…

Hausse des loyers pour Sélectirente, Patrimoine & Commerce, et Immobilière Dassault

Ces trois foncières n’ont pas encore communiqué leurs résultats annuels. Mais annoncent déjà des loyers en hausse. C’est le cas notamment pour Immobilière Dassault, qui affiche des revenus locatifs revalorisés de 40,6%, à 20,8 M€. Une progression qui s’explique par l’acquisition menée fin 2018 par la foncière francilienne. Les loyers bruts de Patrimoine & Commerce augmentent quant à eux de 7,1%. Mais de seulement 1,6% à périmètre constant. La encore, l’explication réside dans le changement de dimension de la foncière de commerce. Côté Sélectirente, qui a procédé à une importante augmentation de capital en fin d’année dernière, les revenus sont également en progression. La foncière de commerce high street publie des loyers en augmentation de 2,8% à périmètre constant. Et de 9,7% en valeur absolue.

Frédéric Tixier


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A propos de Klépierre(i)

Klépierre, leader européen des centres commerciaux, associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Le portefeuille de la société est estimé à 23,7 milliards d’euros au 31 décembre 2019, et compte de grands centres commerciaux dans12 pays en Europe continentale, qui accueillent au total 1,1 milliard de visites par an. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, première société foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC) française, dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext Paris, et est membre des indices CAC Next 20, EPRA Euro Zone et GPR 250. 

A propos de SFL(i)

Leader sur le segment prime de l’immobilier tertiaire parisien, la Société Foncière Lyonnaise se distingue par la qualité de son patrimoine évalué à 7,2 milliards d’euros, avec des immeubles concentrés dans le Quartier Central des Affaires de Paris (#cloud.paris, Édouard VII, Washington Plaza…) et par la qualité de son portefeuille de clients, constitué de sociétés prestigieuses opérant dans le secteur du conseil, des médias, du digital, du luxe, de la finance et de l’assurance. Plus ancienne foncière française, SFL démontre année après année une constance dans l’exécution de sa stratégie, centrée sur la création d’une forte valeur d’usage pour ses utilisateurs, et in fine d’une importante valeur patrimoniale pour ses actifs.

A propos d’Argan(i)

Argan est l’unique foncière française de développement et location d’entrepôts premium cotée sur Euronext. Elle assure elle-même le développement, l’entretien et la gestion locative de ses entrepôts. Ses 60 entrepôts situés en France représentent plus de 1,7 million de mètres carrés valorisés 1,7 milliard d’euros au 30 juin 2019, avant acquisition du portefeuille Cargo. Argan est cotée sur le compartiment B d’Euronext Paris (ISIN FR0010481960 – ARG) et fait partie des indices CAC All-Share et IEIF SIIC France. La foncière a opté pour le régime des SIIC au 1er juillet 2007.

 A propos de Sélectirente(i)

Créée en 1997 à l’initiative de SOFIDY et de professionnels de l’immobilier, SELECTIRENTE a été introduite en Bourse en octobre 2006. Elle a adopté le statut SIIC au 1er janvier 2007. SELECTIRENTE se positionne comme une des rares foncières spécialisées dans l’immobilier de murs de commerces de proximité. SELECTIRENTE s’appuie sur le savoir-faire et les compétences de SOFIDY en matière d’asset management, de property management et d’exécution des programmes d’investissement, d’arbitrage et de financement. La Société a pour stratégie la valorisation et le développement de son patrimoine commercial de centre-ville dans les métropoles françaises et européennes les plus dynamiques..

  (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Foncières cotées en Bourse : une croissance « régulière » au 3e trimestre

Les foncières françaises ont publié de « bons chiffres trimestriels » au 3e trimestre, constate le bureau d’analyse Invest Securities dans sa dernière publication mensuelle. Mais il déplore toutefois une information trimestrielle qui « a tendance à s’appauvrir »…

Pour la 13e édition de sa revue mensuelle, Invest Immobilier[1], le bureau d’analyse Invest Securities se livre à une revue de détail des publications trimestrielles des foncières françaises cotées en Bourse. Le commentaire est globalement positif : les résultats publiés confirment « une croissance régulière dans tous les segments », et une « légère augmentation du taux d’occupation et des loyers » constatent les analystes.

Activité locative : le commerce dépasse encore le bureau

Mais, alors que le secteur du commerce continue de souffrir de la méfiance des investisseurs et que « les valorisations des foncières traduisent la supériorité écrasante du bureau sur le commerce », les foncières de commerce continuent d’afficher une croissance des loyers supérieure à celle des foncières de bureaux. Mais « les chiffres sont têtus » écrit Invest Securities, en comparant la progression des premières (+2,9% sur 9 mois) aux secondes (+2,8%). Le bureau rappelle en effet que le chiffre d’affaires des commerçants a progressé au 3e trimestre (voir notamment, « Les centres commerciaux de Klépierre en grande forme », ou « Les résultats Unibail-Rodamco-Westfield confirment l’embellie sur les centres commerciaux »), et qu’Altarea Cogedim « parle ouvertement d’un rebond de son activité sur le commerce ».

Foncières cotées : un trimestre calme sur le front des transactions

On retrouve cette même dichotomie entre foncières commerce et foncières bureaux sur le front des transactions. Les premières veulent céder des actifs «pour abaisser leurs ratios d’endettement ». Elles n’ont donc pas la possibilité de procéder à de nouvelles acquisitions. Les secondes, en revanche, sont à la fois en mesure de vendre « les actifs les plus centraux » – les plus recherchés par le marché -, et d’investir « essentiellement dans des projets de restructuration créateurs de valeur ». Au final, peu de transactions sur le trimestre, donc, « hormis chez les foncières n’ayant pas encore atteint la maturité ». Et Invest Securities de citer notamment Frey – qui doit encore investir le produit de sa dernière augmentation de capital -, avec une acquisition au Portugal, Sélectirente ou Foncière Inea, avec plusieurs opérations à leur actif.

Foncières cotées : maintien des notations et peu de rachats d’actions

Parmi les foncières plus « liquides », seule Icade se distingue réellement sur le plan des acquisitions (plus de 295 M€ sur les 9 premiers mois de l’année). Invest Securities considère que « cet accent mis sur les cessions » est la conséquence de «la grande discipline financière» à laquelle s’astreignent les foncières cotées. Soucieuses de conserver leur notation de crédit, elles jugent le maintien de leur ratio d’endettement indispensable. Le sujet touche particulièrement les foncières de commerce, où « l’attentisme des investisseurs crée une prime de risque ». Et il incite les agences de notation à la prudence. Déjà, plusieurs foncières de commerce (URW, Mercialys et Carmila) ont vu leurs perspectives abaissées par S&P en septembre, rappelle Invest Securities. Les foncières sont également moins actives sur le sujet des rachats d’actions. Parce que beaucoup de valeurs se traitent, en moyenne, « en prime sur leurs actifs nets réévalués ».

Foncières cotées : plus « bavardes » sur l’ESG que sur l’activité

Sauf, bien entendu, le segment des foncières de commerce. Mais ces dernières, concentrées sur la réduction de leur dette, « ne peuvent racheter leurs actions », explique Invest Securities. Le bureau d’analyse juge enfin que les communiqués trimestriels de foncières cotées sont « de plus en plus brefs ». Certaines, parmi les moins liquides, n’en publient d’ailleurs plus, « cette pratique n’étant plus obligatoire ». Une situation que déplore Invest Securities. Qui constate, en revanche, la multiplication des communications sur les notations extra-financières. « Dans un certain désordre », souligne le bureau d’analyse…

Frédéric Tixier

[1] « Invest Immobilier n°13 » – Novembre 2019 – Invest Securities.


A propos d’Invest Securities(i)

Invest Securities est une société d’intermédiation indépendante, disposant d‘un pôle de métiers complémentaires : brokerage, bureau d’analyse et services aux émetteurs. Nous apportons des solutions adaptées aux entreprises, investisseurs institutionnels ainsi qu’aux gestionnaires de fonds. Au sein d’Allinvest, Invest Securities bénéficie des synergies de la compagnie financière.  Il se place comme le premier introducteur sur les marchés Euronext et Alternext.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Les centres commerciaux de Klépierre en grande forme

Le leader des centres commerciaux européens annonce des revenus locatifs en hausse sensible. Ses principaux indicateurs sont en amélioration. Les analystes restent positifs sur le potentiel de hausse du titre de la foncière.

Revenus locatifs, à périmètre constant, en hausse de 3,2% ; chiffre d’affaires des commerçants présents dans ses centres commerciaux en progression de 1,9% ; et poursuite de la croissance confirmée : Klépierre, le leader des centres commerciaux européens, vient de livrer des résultats trimestriels de qualité.

Klépierre : revenus des centres commerciaux en hausse

La foncière, dans un marché des centres commerciaux « qui demeure globalement contrasté », affiche donc sur les neuf premiers mois de l’année un niveau d’activité plus que satisfaisant. Klépierre explique cette performance par un fort taux de relocation des surfaces commerciales, une bonne indexation des loyers et la contribution du commerce éphémère. La foncière ajoute notamment, grâce à la signature de 1 224 nouveaux baux, 27,9 M€ de loyers additionnels aux revenus locatifs nets de ses centres commerciaux, portant ces derniers à 829,3 M€, soit une progression de 3,2% à périmètre constant et de +0,7% à périmètre courant. Les revenus locatifs bruts, à 929 M€, reculent en revanche de -0,7%.

Klépierre : important programme de cessions

La croissance organique de Klépierre, comme le souligne le bureau d’analyse Invest Securities, est en effet « plus que compensée par le désinvestissement net des derniers semestres ». La foncière, qui s’est engagée dans une gestion active de son portefeuille, a en effet cédé sept centres commerciaux depuis le début de l’année, ainsi que d’autres actifs de commerce en France et en Europe, pour un total de 275 M€. « En tenant compte des actifs sous promesses de vente, dont en particulier quatre centres commerciaux en Hongrie, le montant total des cessions depuis le 1er janvier 2019 s’élève à 531 M€ », précise Klépierre. Selon Invest Securities, ces cessions programmées dégageraient une prime de 5,5% sur leurs dernières valeurs d’expertise.

Klépierre : amélioration des principaux indicateurs

Pour le bureau d’analyse, les éléments communiqués par la foncière dans sa publication trimestrielle du 21 octobre, permettent « de constater l’amélioration des principaux indicateurs du groupe ». Invest Securities réitère donc sa recommandation à l’achat, avec un objectif de cours à un an maintenu à 37 €, compte tenu d’un « potentiel de rendement total de +20,3% ». Le broker rappelle toutefois que Klépierre « a nettement surperformé ses concurrents cotés sur le segment commerce depuis le début de l’année ». Cette dernière affiche une performance de +29,3% (dividendes réinvestis), contre +18,5% pour l’indice EPRA Eurozone, +12,7% pour l’indice EPRA Eurozone Commerce et +9,8% pour Unibail-Rodamco.

Klépierre vs Unibail-Rodamco

Invest Securities souligne également que ce dernier, leader mondial des centres commerciaux, affiche des niveaux de valorisation qui se comparent avantageusement à ceux de Klépierre : un multiple de résultat de 11,6, contre 12,2 pour Klépierre ; un rendement du dividende de 7,7%, contre 6,8% pour Klépierre ; et une décote sur ANR triple net de -29,8%, contre seulement -13,4% pour Klépierre….

Frédéric Tixier


A propos de Klépierre(i)

Klépierre, leader européen des centres commerciaux, associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Le portefeuille de la société est estimé à 24,0 milliards d’euros au 30 juin 2019, et compte de grands centres commerciaux dans 16 pays en Europe continentale, qui accueillent au total 1,1 milliard de visites par an. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, première société foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC) française, dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext Paris, et est membre des indices CAC Next 20, EPRA Euro Zone et GPR 250. Elle est aussi membre d’indices éthiques, comme le DJSI World et Europe, FTSE4Good, STOXX® Global ESG Leaders, Euronext Vigeo France 20 et World 120, et figure sur la « Liste A » du CDP. Ces distinctions soulignent l’engagement du Groupe dans une démarche proactive de développement durable, ainsi que le leadership mondial du Groupe dans la lutte contre le changement climatique.

A propos d’Invest Securities(i)

Invest Securities est une société d’intermédiation indépendante, disposant d‘un pôle de métiers complémentaires : brokerage, bureau d’analyse et services aux émetteurs. Nous apportons des solutions adaptées aux entreprises, investisseurs institutionnels ainsi qu’aux gestionnaires de fonds. Au sein d’Allinvest, Invest Securities bénéficie des synergies de la compagnie financière et se place comme le premier introducteur sur les marchés Euronext et Alternext.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

La foncière poursuit par ailleurs le programme de refinancement de l’acquisition d’Eurosic, en plaçant une nouvelle émission obligataire d’un montant de 500 M€. Gecina est la deuxième SIIC présente au sein de l’indice CAC Next 20, aux côtés de Klépierre, qui a annoncé ce matin avoir tenté une OPA sur la Britannique Hammerson.

« Intégrer le CAC Next 20, l’indice qui regroupe les 20 valeurs les plus représentatives de la Bourse de Paris en termes de capitalisation, de flottant et de liquidité après les 40 valeurs du CAC 40, est un signal important pour Gecina », expliquait Meka Brunel, l’emblématique Directrice Générale de la foncière, quelques jours après la venue du Président de la République, Emmanuel Macron, dans les locaux du groupe salué pour son exemplarité en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Augmentation de la taille du flottant – A défaut de rejoindre Unibail-Rodamco, seule foncière présente au sein de l’indice CAC 40, depuis le retrait de Klépierre il y a tout juste un an, le titre Gecina est la seconde SIIC à intégrer l’indice CAC Next 20. Elle y retrouvera précisément Klépierre, la foncière spécialiste des centres commerciaux, qui a confirmé ce matin avoir tenté une OPA sur la Britannique Hammerson. Une proposition rejetée par Hammerson, mais qui pourrait être prochainement reformulée par Klépierre. L’intégration de Gecina dans les indices CAC Next 20 et CAC Large 60, annoncée par Euronext le 8 mars dernier et effective à compter de ce 19 mars, « récompense » en tout cas effectivement le parcours boursier du titre des dernières années et, surtout, l’augmentation de son flottant consécutive, notamment, à l’acquisition d’Eurosic. Celui-ci, de l’ordre de 54% en janvier dernier, s’est encore amélioré fin février suite à la cession d’un bloc de titres (3,2 millions d’actions, valorisées à 473 M€) par Ivanhoe Cambridge, le principal actionnaire de Gecina (19,6% du capital au 31 décembre 2017, 15,4% suite à cette cession).

Poursuite du refinancement de l’acquisition d’Eurosic – Le désengagement d’Ivanhoe Cambridge, qui semble maintenant se confirmer, et qui a pesé ponctuellement sur le cours du titre Gecina, n’empêche pas la foncière de mener avec succès son programme de refinancement du rachat d’Eurosic. Gecina a en effet placé avec succès le 7 mars dernier une nouvelle émission obligataire, qui fait suite aux opérations réalisées ces derniers mois. D’un montant de 500 M€, ce nouvel emprunt d’une maturité de 12 ans a en outre été réalisé dans des conditions avantageuses (coupon de 1,625%, soit 63 points de base de marge de crédit), dans un marché certes toujours favorable aux émissions des foncières. L’opération permet aussi à Gecina d’allonger la maturité de sa dette (6,9 années à fin 2017) et d’en sécuriser le coût moyen (1,7% à fin 2017). Ces éléments, tout comme les bons résultats publiés par la foncière fin février ou l’amélioration de son « pipeline » de projets, n’empêchent pas le bureau d’analyse Invest Securities de maintenir sa position « vente » sur le titre, adoptée en octobre 2017.

Frédéric Tixier


A propos de Gecina(i)
Gecina détient, gère et développe un patrimoine immobilier de 19,6 milliards d’euros à fin 2017 situé à près de 93% en Ile-de-France. La foncière oriente son activité autour du premier patrimoine de bureaux de France et d’un pôle de diversification composé d’actifs résidentiels et de résidences étudiants. Gecina a inscrit l’innovation durable au cœur de sa stratégie pour créer de la valeur, anticiper les attentes de ses clients et investir en respectant l’environnement grâce à l’implication et l’expertise de ses collaborateurs. Gecina est une société d’investissement immobilier cotée (SIIC) sur Euronext Paris et a intégré les indices SBF 120, Euronext 100, FTSE4Good, DJSI Europe et World, Stoxx Global ESG Leaders et Vigeo. Pour concrétiser ses engagements citoyens, Gecina a créé une fondation d’entreprise dédiée à la protection de l’environnement et au soutien de toutes les formes de handicap.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Klépierre annonce avoir placé mardi 28 novembre 500 M€ d’obligations à 15 ans, assorties d’un coupon de 1,625% à 50 points de base au-dessus du taux de swap, soit « la marge la plus faible jamais atteinte par un REIT européen sur une maturité de 15 ans ou plus », précise le communiqué. Une émission qui atteste de l’attractivité globale du secteur foncier.

Klépierre fait de nouveau appel au marché obligataire. Après une émission de 500 M€ en février dernier, et deux autres opérations de respectivement 500 M€ et 600 M€ en 2016, la foncière spécialiste des centres commerciaux a placé avec succès une nouvelle souche de 500 M€ à 15 ans, à échéance 13 décembre 2032.

Coupon de 1,625% – Les conditions obtenues sont exceptionnelles, puisque le taux a été fixé à 50 points de base au-dessus du taux de swap, soit «la marge la plus faible jamais atteinte par un REIT européen sur une maturité de 15 ans ou plus », précise le communiqué de Klépierre. Les précédentes opérations réalisées par la foncière s’étaient négociées à plus de 60 points de base (67 points de base en février 2017). Le coupon ressort à 1,625%. Parallèlement, Klépierre a lancé une offre de rachat en numéraire sur 4 souches obligataires existantes, d’un montant nominal global de 1,685 Md€, qui se clôturera le 6 décembre prochain.

Poursuite de l’optimisation de l’endettement – L’ensemble de ces opérations va évidemment permettre à la foncière de poursuivre la réduction du coût moyen de sa dette (1,9%, à la fin du 1er semestre, comme le rappelle Invest Securities dans une note consacrée à l’émission de Klépierre) et l’allongement de sa maturité (5,5 ans à fin juin, selon Invest Securities). Rappelons qu’au 30 juin 2016, ces deux ratios s’élevaient respectivement à 2,2% et 5,2 ans, contre un peu moins de 2,5% et 5,5 ans et à fin 2015. Ces opérations de refinancement auront également un effet positif sur le résultat récurrent 2018, « mais impliqueront en parallèle de payer une prime lors du rachat des souches obligataires existantes, ce qui ne sera visible qu’en résultat exceptionnel », précise le bureau d’analyse.

Bonne nouvelle pour le secteur – Lequel considère que le succès de cette émission et les conditions obtenues sont positifs pour Klépierre, « mais également pour l’ensemble du secteur qui continue de bénéficier de l’environnement de taux favorable », et améliorent « la visibilité sur les résultats (et dividendes) futurs ». Fin octobre, Klépierre avait publié ses résultats du 3e trimestre, qui faisaient état d’une forte accélération du chiffre d’affaires des commerçants (+5,6 %) et de ses revenus locatifs bruts de (+1,8 % sur neuf mois). La foncière maintenait ses perspectives pour 2017 d’un cash-flow net courant par action d’au moins 2,45 €, soit une croissance de 6,1 %…

Frédéric Tixier

A propos de Klépierre(i)
Leader pure play de l’immobilier de centres commerciaux en Europe, Klépierre associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Le portefeuille de la société est estimé à 23,3 Md€ au 30 juin 2017 et compte de grands centres commerciaux dans 16 pays en Europe continentale, qui accueillent au total 1,1 milliard de visiteurs par an. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, 1ère foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC), dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext Paris, et est membre des indices CAC Next 20, EPRA Euro Zone et GPR 250. Elle est aussi membre d’indices éthiques, comme le DJSI World et Europe, FTSE4Good, STOXX® Global ESG Leaders, Euronext Vigeo France 20 et World 120, et figure dans la « liste A » du CDP. Autant de marques de reconnaissance de l’engagement du Groupe dans une démarche active de développement durable et de son leadership mondial dans la lutte contre le changement climatique.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

A compter du 20 mars prochain, la foncière spécialiste des centres commerciaux quittera l’indice CAC 40 qu’elle avait intégré en décembre 2015. Elle y sera remplacée par Atos. Une décision qui sanctionne le mauvais parcours boursier du titre ces derniers mois.

Un petit tour et puis s’en va… Klépierre, présente dans l’indice CAC 40 depuis décembre 2015, en est déjà exclue… A compter du 20 mars prochain, elle sera remplacée par Atos.

Baisse de la capitalisation – La foncière paye ainsi un parcours boursier peu enviable. A la veille de son entrée dans l’indice phare de la Bourse de Paris, Klépierre capitalisait environ 13,2 Md€ (42,62 € par titre), en raison de sa fusion avec Corio. Elle se situait alors au 31e rang des capitalisations du CAC 40. Au cours de clôture du jour annonçant sa prochaine éviction – jeudi 9 mars -, elle ne valait plus de que ? 11 M€ (34,94 € par titre), soit un recul de 18% sur la période. Une baisse qui s’explique pour l’essentiel par la remontée des taux d’intérêt amorcée depuis août 2016, un phénomène « impactant toutes les foncières françaises et expliquant leur nette sous-performance », comme le rappelle Invest Securities dans une note flash. Klépierre avait annoncé le 6 février dernier des résultats plutôt convaincants, notamment en raison d’une progression plus forte que prévue du résultat net par action…

A propos de Klépierre(i)
Leader pure play de l’immobilier de centres commerciaux en Europe, Klépierre associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Le portefeuille de la société est estimé à 22,8 milliards d’euros au 31 décembre 2016, et compte de grands centres commerciaux dans 16 pays en Europe continentale, qui accueillent au total 1,2 milliard de visiteurs par an. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, 1ère foncière scandinave de centres commerciaux.
Klépierre est une Société d’investissement immobilier cotée (SIIC), dont les actions sont admises aux négociations sur Euronext Paris, et est membre des indices CAC 40, EPRA Euro Zone et GPR 250. Elle est aussi membre d’indices éthiques, comme le DJSI World et Europe, FTSE4Good, STOXX® Global ESG Leaders, Euronext Vigeo France 20 et World 120, et est aussi classée Green Star par le GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark). Cette présence souligne l’engagement du Groupe dans une démarche active de développement durable.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

quatreLe titre Klépierre, aujourd’hui à la fois coté sur Euronext Paris et Euronext Amsterdam, sera retiré de la cote du marché hollandais à compter du 7 novembre 2016. Klépierre précise que ce retrait n’affectera pas la liquidité du titre, et qu’aucune démarche n’est requise de la part des porteurs d’actions.

Klépierre, membre du CAC 40 depuis décembre 2015, et qui vient de clôturer une offre de rachat en numéraire sur deux obligations existantes, quittera prochainement la Bourse d’Amsterdam.

Radiation à compter du 7 novembre 2016 – Le dernier jour de négociation sur Euronext Amsterdam est fixé au vendredi 4 novembre, la radiation intervenant le lundi suivant. Klépierre, qui reste évidemment coté sur Euronext Paris, précise que ce retrait « n’affectera pas la liquidité du titre et n’aura aucun impact sur les échanges. Toutes les transactions actuellement effectuées sur Euronext sont et resteront traitées via le carnet d’ordres unique d’Euronext ».

Plus de 12 Md€ de capitalisation – Klépierre avait fait son entrée à la Bourse d’Amsterdam en janvier 2015, suite au rachat de la foncière néerlandaise Corio, elle-même cotée sur le marché hollandais. La fusion entre les deux entités, effective courant 2015, avait donné naissance à un groupe capitalisant, à l’époque, déjà plus de 10 Md€. Le nouveau Klépierre, présent dans 16 pays et 57 métropoles, affichait au 30 juin dernier un patrimoine immobilier de 22 Md€ et une capitalisation de plus de 12 Md€ au 10 octobre. Klépierre doit publier son chiffre d’affaires du 3e trimestre le 26 octobre prochain.

A propos de Klépierre(i)
Acteur majeur de l’immobilier de centres commerciaux en Europe, Klépierre associe une expertise en termes de développement, de gestion locative et d’asset management. Son patrimoine est évalué à 22,6 milliards d’euros au 30 juin 2016. Il se compose de grands centres commerciaux implantés dans 16 pays d’Europe continentale. Klépierre détient une participation majoritaire (56,1 %) dans Steen & Strøm, 1re foncière scandinave de centres commerciaux. Klépierre a pour principaux actionnaires Simon Property Group (20,3 %), leader mondial de l’industrie des centres commerciaux et APG (13,1 %), fonds de pension basé aux Pays-Bas.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société