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SCPI : comment améliorer leur liquidité ?

L’IEIF a évalué la robustesse du modèle de liquidité des SCPI sur longue période. En dépit de résultats plutôt probants, l’évolution du marché – notamment sa taille et celle des véhicules qui le composent – imposerait quelques changements. Lesquels ? Focus sur quelques propositions…  

La conclusion de l’étude que Pierre Schoeffler, Senior Advisor à l’IEIF, a menée à la demande de l’ASPIM sur la liquidité des fonds immobiliers non cotés grand public, est globalement positive. « Le modèle des SCPI à capital variable s’est avéré résilient depuis plus de 50 ans », expliquait-il lors d’un webinaire organisé par l’IEIF le 4 mars dernier (voir l’article « SCPI : quid de leur liquidité »). Les SCPI ont en effet résisté à la crise immobilière des années 1990. A la crise financière globale de 2008. Et le constat vaut à la fois pour l’ensemble du marché et pour chaque véhicule pris individuellement.

Un modèle résilient sur le long terme, qui a résisté à la crise sanitaire

Sur le modèle des OPCI, qui entraient aussi dans le champs de l’étude, le constat est moins tranché. « Il est encore un peu tôt pour juger de la résilience du modèle des OPCI, qui n’a que dix ans d’existence. Bien qu’aucun problème de liquidité ne soit apparu jusqu’à présent », considère Pierre Schoeffler. Les crises sanitaire et économique amorcées en mars 2020 n’ont en outre pas mis à mal le modèle des fonds immobiliers non cotés. Alors que les fonds obligataires ont subi des retraits massifs, SCPI et OPCI sont restés droits dans leurs bottes. Ils ont même continué à collecter, certes à rythme ralenti par rapport à 2019. Mais cette résilience est-elle pérenne ? La crise économique va avoir des conséquences sur la rentabilité et les défaillances d’entreprise. Une baisse des revenus locatifs devrait s’en suivre.

Cette résilience est-elle pérenne ?

« Cela aura des répercussions sur le rendement courant de l’immobilier », alerte Pierre Schoeffler. Mais aussi, sans doute, sur les rendements en capital. Ce qui pourrait affecter le marché des parts des SCPI. Celui-ci ne serait donc pas totalement à l’abri d’une prochaine correction… Plus globalement, Pierre Schoeffler estime qu’en dépit d’un bilan largement positif, il serait sans doute nécessaire aujourd’hui de « faire évoluer certaines pratiques ». Pour renforcer les outils de gestion de la liquidité dont disposent déjà les sociétés de gestion (voir l’article « SCPI : quels outils pour gérer leur liquidité ? »). Parce que le marché des SCPI, sa structure, sa taille, la taille des véhicules qui le composent, a fortement changé au cours des 10 dernières années. Mais quelles « pratiques » faudrait-il donc faire évoluer ?

Création d’une plateforme centralisée pour gérer la liquidité du marché secondaire

Pierre Schoeffler recommande par exemple de faire appel à des techniques plus efficientes pour gérer la liquidité. La gestion de cette liquidité est aujourd’hui éclatée entre une trentaine de sociétés de gestion et près de 200 véhicules. Il serait pertinent d’imaginer « une plateforme centralisée permettant de rassembler l’ensemble des ordres », suggère Pierre Schoeffler. Une vieille idée qui n’a pour l’heure jamais vu le jour… Il serait aussi possible de s’inspirer de ce que d’autres pays ont mis en place. En Allemagne, par exemple, ce sont développées des plateformes de distribution. Elles assurent, de facto, une partie de la liquidité du marché secondaire des fonds immobiliers. Marc Bertrand, nouveau président d’Amundi Immobilier, qui intervenait également dans le webinaire de l’IEIF, acquiesce. Précisant qu’en France, ce sont les assureurs, de plus en plus acheteurs de solutions immobilières, qui jouent en partie ce rôle de « chambre de compensation ».

Améliorer les incitations à la conservation des parts de SCPI

Marc Bertrand estime également qu’il serait souhaitable « d’améliorer les incitations à la conservation des parts » des SCPI. Comment ? En prévoyant une rémunération plus incitative pour les réseaux de distribution et les conseillers en gestion de patrimoine. L’effort à déployer lors de la commercialisation d’une SCPI est important. Car il s’agit d’un produit sans garantie de rendement, ou même de liquidité. Cet effort est aujourd’hui correctement rémunéré. Par une importante rétrocession sur les droits d’entrée. «Il n’y a en revanche pas -ou très peu- de rétrocessions des frais de gestion », constate Marc Bertrand. Comme cela se pratique, rappelle-t-il, sur les OPCVM. Or, pour fidéliser les souscripteurs de SCPI, la force de conviction de leurs conseillers n’est pas non plus à négliger. Rémunérer cette force de conviction pourrait donc faire sens.

Redéfinir la taxinomie des SCPI

Il faudrait sans doute également « améliorer la segmentation » des SCPI, propose Pierre Schoeffler. La « vieille » taxinomie entre SCPI bureaux, commerces, diversifiées, spécialisées, n’a plus guère de sens. Elle ne renseigne pas sur le niveau de risque associé à chaque véhicule. Dont les stratégies, en termes de diversification, d’effet de levier, de gestion des réserves, de renouvellement du patrimoine, sont de plus en plus divergentes. « Un outil de classification des risques -mais qui ne soit pas un jugement de valeur- serait le bienvenu », reconnaît d’ailleurs Jean-Marc Coly, autre intervenant du webinaire. Le président de l’ASPIM ajoute d’ailleurs que l’association « y réfléchit ».

Faire sauter quelques corsets réglementaires

D’autres réformes juridiques seraient aussi à envisager. Pour Marc-Olivier Penin, directeur général de La Française REIM, la suppression de quelques « corsets réglementaires » permettrait, par exemple, de simplifier les processus d’achat-vente. Si la souscription en ligne est désormais possible, certaines règles empêchent encore une totale digitalisation des process « KYC[1] ». La décimalisation des parts, à l’heure où de plus en plus de sociétés de gestion mettent en place des plans de versements programmés, est un autre sujet qui mérite réflexion. A suivre…

Frédéric Tixier

[1] KYC, Know Your Customer


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France, au 31 décembre 2019, les FIA en immobilier représentaient une capitalisation totale de 231 milliards d’euros.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI : quels outils pour gérer leur liquidité ?

L’IEIF a évalué la robustesse du modèle de liquidité des SCPI sur longue période. Les résultats sont plutôt probants. Ils s’expliquent notamment par les outils de gestion de la liquidité dont disposent les sociétés de gestion. Mais quels sont précisément ces outils ?

Les SCPI ont traversé sans encombre la crise sanitaire. Tout du moins en termes de liquidité. C’est ce que démontre une analyse que Pierre Schoeffler, Senior Advisor à l’IEIF, a réalisée à la demande de l’ASPIM (voir l’article « SCPI : quid de leur liquidité ? »). Pour expliquer cette résilience, il s’est intéressé à l’efficacité relative des outils de gestion de la liquidité dont disposent les sociétés de gestion de SCPI.

Premier levier : une bonne diversification des actifs des SCPI

Ces dernières peuvent, en premier lieu, intervenir au niveau de l’actif des SCPI. « Une bonne diversification, sectorielle et géographique, réduit le risque global des portefeuilles. Et assure une protection contre un assèchement localisé de la liquidité des actifs sous-jacents », rappelle Pierre Schoeffler. La fréquence à laquelle sont évalués les actifs peut également constituer un levier de protection. C’est vrai, en tout cas, pour l’approche française. Des expertises annuelles, actualisées trimestriellement ou semestriellement, avec une méthodologie construite sur la valeur de marché – et non pas d’usage ou de remplacement -, protègent contre une trop forte distorsion entre la valeur affichée et le sentiment des investisseurs. « L’expérience prouve, affirme Pierre Schoeffler, que des valorisations trop systématiques, ou trop espacées, sont nuisibles à la liquidité ». En faisant, bien sûr, référence aux véhicules anglo-saxons, adeptes du mark-to-market

Les outils de gestion du passif des SCPI

Les SCPI, mais plus encore les OPCI, peuvent aussi compter sur une poche de liquidité – plus ou moins importante -, qui leur permet de faire face à une partie des demandes de rachat.
Côté passif, les armes ne manquent pas non plus. Il y a l’augmentation de la collecte, bien sûr. Mais qui ne se décide pas. Il y a celle de l’endettement, pour doper la trésorerie disponible nécessaire pour faire face aux rachats. Ou les cessions d’actifs, qui visent le même objectif. « Ces deux techniques posent toutefois des problèmes de dilution. En outre, les cessions d’actifs peuvent être contre-productives, par leur effet d’entraînement sur les marchés sous-jacents », avertit Pierre Schoeffler. Autre outil à disposition, le ratio d’emprise, qui va permettre de diversifier les sources de financement. Les SCPI, enfin, peuvent jouer sur les conditions de rachat. Autrement dit, faire payer aux souscripteurs le prix de la liquidité.

Jouer sur la valeur des parts des SCPI

La société de gestion est en effet en capacité, par exemple, de modifier le prix des parts des SCPI. Pour l’ajuster à une valeur « discountée » du patrimoine. Cette pratique, régulièrement mise en œuvre par les SCPI ces dernières années, s’est plutôt traduite par une augmentation des prix de souscription. Mais elle peut aussi être utilisée dans l’objectif de dissuader les souscripteurs de mener à bien leur projet de cession. Cette fois en procédant à une baisse de la valeur des parts. La société de gestion peut également modifier le niveau des droits d’entrée ou de sortie. Ce qui aura, là aussi, un effet dissuasif en termes de prix. Donc, sur les cessions.

Limiter directement la liquidité des parts

Le gestionnaire de SCPI peut enfin limiter directement la liquidité des parts. Soit en augmentant la période de préavis. Soit en plafonnant les rachats. Il dispose même d’une option ultime : la suspension des rachats. Sur les SCPI à capital variable, cette décision est possible dès lors que les parts en attente de cession, sur une période d’un an, représentent au moins 10% de la capitalisation. Cette « arme nucléaire » n’a jamais été utilisée par les SCPI. Mais les OPCVM ont déjà eu l’occasion de la mettre en œuvre », précise Pierre Schoeffler. Celui-ci rappelle aussi une pratique dont les modalités sont d’importance : la fréquence de valorisation. « Une publication journalière a pour conséquence un carnet d’ordre peu fourni. Une publication mensuelle assure une meilleure confrontation des offres. Et donc un meilleur équilibre avec la demande », assure-t-il.

Faut-il faire évoluer les outils de gestion de la liquidité ?

Là encore, la comparaison entre le modèle anglo-saxon, où les valorisations sont quotidiennes, et le modèle français, plus conservateur, plaide en faveur du second. Aucune SCPI, en 2020, n’a fermé ses portes en raison d’une crise de liquidité. A l’inverse, plusieurs fonds immobiliers anglais, pourtant réputés plus liquides, ont disparu l’an dernier…

Le bilan des fonds immobiliers non cotés français est donc, en termes de liquidité, globalement très positif. Mais ne faudrait-il pas néanmoins prendre en compte les évolutions du marché -notamment de la taille des véhicules, bien plus imposante que lors de la dernière réforme réglementaire- pour faire évoluer certaines règles ou pratiques des SCPI ? Pierre Schoeffler, et plusieurs dirigeants de société de gestion, ont plusieurs propositions en la matière. A suivre…

Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France, au 31 décembre 2019, les FIA en immobilier représentaient une capitalisation totale de 231 milliards d’euros.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI : quid de leur liquidité ?

Elles ont traversé sans encontre la crise sanitaire. Si même si le marché secondaire des SCPI a été plus animé en 2020, tous ses indicateurs de liquidité sont restés au vert. C’est le constat d’une étude menée par l’IEIF. Qui a évalué, plus globalement, la robustesse du modèle de liquidité des SCPI sur longue période… 

Au début de la crise sanitaire, et dans les quelques mois qui ont suivi le début du 1er confinement, certains craignaient que des retraits massifs viennent affecter la liquidité des parts de SCPI. Il n’en a heureusement rien été. La collecte s’est, certes, affaiblie. Et le marché secondaire des SCPI a connu, en 2020, la plus forte activité de son histoire.

Des indicateurs rassurants sur longue période

Mais guère beaucoup plus (1,25 Md€) qu’au cours des deux années précédentes. Qui avaient, elles-aussi, « connu des volumes de transactions supérieurs au milliard d’euros », rappelait Stéphanie Galiègue, directrice générale adjointe en charge de la recherche et des études à l’IEIF, lors d’un webinaire organisé par l’IEIF le 4 mars dernier. Les autres indicateurs de la liquidité des SCPI sont tout aussi rassurants. Le taux de rotation des parts, qui évolue dans un tunnel compris entre 1,4% et 2% depuis 10 ans, est resté dans l’épure, à 1,8%. Surtout, le pourcentage des parts en attente rapportées à la capitalisation demeure à ses plus bas historique (0,15% vs 0,12% en 2019). Ce qui témoigne, malgré la crise, que le marché secondaire « a fonctionné sans aucune tension. Et qu’aucune demande de retrait massif n’a été observée », résume Stéphanie Galiègue.

Evaluation de la robustesse du modèle de liquidité

Ce constat positif n’empêche pas de s’interroger sur d’éventuelles améliorations à apporter au modèle de liquidité des SCPI. Ou à celui des OPCI. Lesquels n’ont d’ailleurs pas davantage montré de signes de tension que leurs ainées ces derniers mois. C’est la raison pour laquelle l’ASPIM a confié à Pierre Schoeffler, senior adviser à l’IEIF, la réalisation d’une étude. Pour évaluer, sur le long terme, la robustesse du modèle des fonds immobiliers non cotés grand public en matière de liquidité. Question implicite : quelles seraient les conséquences d’une crise de liquidité affectant les sous-jacents immobiliers -qui n’est pas à l’ordre du jour, mais sait-on jamais…- sur la fluidité du marché des parts de SCPI ? Car, par nature, les fonds immobiliers ouverts au public sont exposés à un risque de transformation. Celui de la liquidité entre leurs actifs et leurs passifs. Cette transformation est-elle créatrice de liquidité ?

Et pourtant… les SCPI détruisent de la liquidité

Ou, au contraire, destructrice ? Le constat de Pierre Schoeffler est sans appel. « Les SCPI sont en réalité moins liquides que leurs sous-jacents », explique-t-il. Chiffres à l’appui. Le volume des transactions annuelles sur l’immobilier d’entreprise représente en effet, selon les pays, de 10 à 15% du stock investi. Or, on l’a dit, le taux de rotation des SCPI est inférieur à 2%. Les SCPI détruisent donc de la liquidité… Cela ne semble toutefois ne pas avoir eu de conséquences dramatiques sur la fluidité de leur propre marché. « Sur longue période, le ratio parts en attente/capitalisation n’a jamais dépassé 3% », affirme Pierre Schoeffler. Sauf au plus fort de la crise des années 90, où ce rapport a pu atteindre 3,5%. Quelques véhicules, pris isolément, ont certes, ponctuellement, connu pire (jusqu’à 35%).

Quels outils pour gérer la liquidité des SCPI ?

Mais il s’agissait de SCPI très faiblement capitalisées. Ces écarts à la norme remontent en outre assez loin. « Avant les réformes réglementaires de 2002 et de 2013 qui ont aménagé le mécanisme de liquidité des SCPI », souligne Pierre Schoeffler. Mais quels sont, précisément, ces outils de gestion de la liquidité dont disposent les sociétés de gestion de SCPI ? A suivre

Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion.
L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement. 

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France, au 31 décembre 2019, les FIA en immobilier représentaient une capitalisation totale de 231 milliards d’euros.

 

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI : où ont-elles investi en 2020 ?

L’an dernier, les SCPI ont investi plus de 8,4 milliards d’euros. Un peu moins qu’en 2019 (9,2 Md€). Toujours autant en bureaux (plus de 65%). Mais encore plus hors de France (40%). Leur part dans l’investissement global augmente. Explications.

A l’instar de l’ensemble des investisseurs institutionnels, les SCPI ont moins investi en 2020 qu’en 2019. L’an dernier, sous l’effet de la crise sanitaire, le marché français de l’investissement en immobilier d’entreprise a de fait reculé de 35%. Pour s’établir à 28,2 milliards d’euros. Contre 43,4 milliards en 2019, selon les chiffres de BNP Paribas Real Estate. Une situation que l’on retrouve, bien sûr, dans des proportions à peine moins sensibles, au niveau européen. Ce marché régresse quant à lui de 23%. Passant, toujours selon BNP Paribas RE, de 289 à 223 Md€.

SCPI : 8,4 milliards d’euros d’investissement en 2020

Dans ce contexte semi-récessif, les SCPI se sont finalement montrées moins frileuses que d’autres catégories d’investisseurs. Avec 8,4 Md€ investis en 2020, contre 9,2 Md€ en 2019, leur contribution au marché de l’investissement ne recule que de 8,70%, selon les chiffres de l’IEIF et de l’ASPIM. Propulsant leur part dans l’investissement en immobilier d’entreprise en France de 15,2% à 17,7%. Un score d’autant plus louable que, dans le même temps, leur collecte reculait, elle, d’environ 30%. Mais dans quoi ont-elles investi ? Si les montants diffèrent quelque peu, les grandes tendances, tout du moins en termes sectoriels, demeurent. Comme au cours des années précédentes, les SCPI ont majoritairement privilégié les bureaux. En 2020, toujours selon l’IEIF, elles y ont consacré 65,5% de leurs investissements. C’était 62,7% en 2019. Et 64,1% en 2018.


Le secteur du bureau toujours privilégié

Le poste « commerces », qui avait plutôt tendance à diminuer ces dernières années (passant de 20,3% en 2017 à 12,1% en 2019), paradoxalement, remonte. Les SCPI y ont investi 1,3 milliard d’euros l’an dernier, soit 15,5% de leurs investissements. Le secteur logistique, que l’on aurait aussi pu croire en phase ascendante (il représentait 14,4% des investissements des SCPI au 1er trimestre 2020), recule lui aussi. Il ne représente, en montant annuel, que 6,4% des investissements. Contre 8,9% en 2019. Les autres secteurs dits « alternatifs » – bien qu’ils le soient de moins en moins – restent en dessous de la barre des 5%. C’est le cas pour le secteur hôtelier (4% vs 4,2% en 2019). Pour la santé, qui représente un peu plus de 4%. Ou pour le secteur résidentiel (1%), pourtant de plus en plus prisé des investisseurs, y compris institutionnels.


Toujours plus d’investissements hors de France

L’année 2020 consacre en revanche le retour d’une tendance de fonds amorcée en 2017 : l’internationalisation croissante des portefeuilles. L’an dernier, les SCPI ont investi 3,4 milliards d’euros sur les marchés européens. Soit 40% de leurs investissements. C’est beaucoup plus qu’en 2019 (28,4%), une année de repli en termes d’internationalisation. Mais également davantage qu’en 2018 (30,8%) et 2017 (34,2%). L’Allemagne reste la destination préférée des SCPI hors de France (36% des investissements étrangers). Mais moins qu’en 2019 (48%). Les Pays-Bas viennent en deuxième position (16%), suivis du Royaume-Uni (14%). Les SCPI ont également cédé l’an dernier moins d’actifs détenus à l’étranger que d’actifs nationaux. Sur leurs 1,2 milliard d’euros de cessions, les actifs français – essentiellement des bureaux, à 76% – représentent 97% des désinvestissements.

Frédéric Tixier


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L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France, au 31 décembre 2019, les FIA en immobilier représentaient une capitalisation totale de 231 milliards d’euros.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Où les SCPI ont-elles investi au 1er trimestre 2020 ?

Les SCPI d’entreprise ont investi 1,45 Md€ au cours du 1er trimestre 2020, selon les dernières statistiques de l’IEIF. L’international représente désormais près de la moitié de leurs investissements. La montée en puissance du secteur logistique se confirme.

Avec 1,45 Md€ d’investissements réalisés au 1er trimestre 2020, les SCPI d’entreprises ont poursuivi l’enrichissement de leurs portefeuilles d’actifs immobiliers. Un montant qui s’affiche toutefois en léger retrait par rapport au 1er trimestre 2019 (1,6 Md€). Et s’avère bien inférieur à celui de la collecte réalisée sur les trois premiers mois de l’année : 2,55 Md€.

Les SCPI sont à l’origine de 10,8 % des investissements en France métropolitaine

La part relative des SCPI dans l’ensemble des investissements en immobilier d’entreprise en France est elle aussi en retrait. Elle passe de 14,5 % sur l’ensemble de l’année 2019. A un peu plus de 10,5 % sur le 1er trimestre 2020. Il faut toutefois rappeler qu’en 2019 les SCPI avaient procédé à un volume d’investissements (9,2 Md€) supérieur à celui de leur collecte nette (8,47 Md€). Elles disposaient donc, début 2020, d’une certaine avance. Et toutes les sociétés de gestion n’avaient pas nécessairement anticipé un tel rebond de la collecte sur le 1er trimestre. Cette dernière s’est en effet établie à un nouveau plus haut historique, progressant de 22 % par rapport au 1er trimestre 2019.


Montée en puissance de l’investissement dans le secteur logistique

La nature des investissements réalisés par les SCPI ne diffère en revanche pas fondamentalement de celle observée l’an dernier. Les mouvements déjà à l’œuvre en 2019 se confirment et s’amplifient. La part des investissements en actifs de bureaux, qui reste majoritaire (60,9 %), continue notamment de perdre de sa suprématie relative. Elle était encore de 62,7 % en 2019. Mais s’établissait à 64,1 % en 2018. Et à 68,5 % en 2017. A l’inverse, la thématique de la logistique confirme sa montée en puissance. Sur le 1er trimestre, ce secteur a drainé 14,4 % des investissements des SCPI. Il n’en représentait que 9 % sur l’ensemble de l’année 2019. Et seulement 1,7 % en 2017.


Baisse des acquisitions de locaux commerciaux

Les investissements dans le secteur du commerce poursuivent quant à eux leur retrait relatif. Ils ne pesaient plus que 9,2 % au 1er trimestre 2020. Contre 12,1 % sur l’ensemble de l’année 2019. Et un peu plus de 20 % en 2017. Comme l’écrit l’IEIF dans l’une de ses dernières publications trimestrielles[1], « les Ephad (4,1 %) et les centres médicaux (2,6 %) ont été également recherchés par les SCPI ». L’hôtellerie, qui ne pesait qu’entre 3,5 % et 4,5 % des investissements annuels des SCPI ces trois dernières années, bondit quant à elle à 8,7 %. C’était avant la crise Covid-19…


L’international draine plus de 45,5 % des acquisitions des SCPI

En termes géographiques, la tendance à l’internationalisation des portefeuilles se confirme également. Les investissements hors de France des SCPI au 1er trimestre 2020 représentent plus de 45,5 % du total de leurs acquisitions. Une part qui s’établissait à seulement 28,8 % en 2019. Et oscillait entre 30 % et 34 % au cours des deux années précédentes. C’est toujours l’Allemagne qui reste leur pays de prédilection. Elle recueille 42,6 % des investissements des SCPI. C’était un peu plus en 2019 (48 %). Parmi les pays « montants » figure la Belgique (11,6 % au 1T 2020 vs 9,5 % en 2019). L’Espagne confirme son attractivité (13 %). Mais l’Italie disparaît des radars… Dans l’hexagone, pas de bouleversements majeurs: l’Ile-de-France continue de concentrer plus de 50 % des investissements des SCPI…

Frédéric Tixier


[1] Le marché des SCPI Immobilier d’entreprise et Immobilier résidentiel (non fiscales) du 1er trimestre 2020 – IEIF – Mai 2020.


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Novapierre Résidentiel profite toujours de la revalorisation du logement francilien

La SCPI dédiée au secteur résidentiel gérée par Paref Gestion a augmenté le prix de sa part de 4% le 1er avril dernier. Elle continue d’enrichir son patrimoine, avec l’acquisition ces derniers jours de 11 nouveaux appartements à Neuilly-sur-Seine. Mais son programme de cessions reste conséquent. Son assemblée générale est prévue pour le 15 juin.

Nouvel investissement pour Novapierre Résidentiel. La SCPI, plus connue des spécialistes sous son ancienne dénomination « Pierre 48 », vient d’annoncer l’acquisition de la nue-propriété de 11 « appartements d’exception » situés à Neuilly-sur-Seine.

Plusieurs investissements depuis le début de l’année

Ce portefeuille d’actifs, d’une surface totale de 755 m², comprend notamment un duplex de 110 m². L’usufruit, quant à lui, a été acquis par Seqens, l’un des principaux bailleurs sociaux d’Ile-de-France. Ce qui permet à Paref Gestion d’expliquer que « ces actifs s’inscrivent à la fois dans une démarche d’acquisition à prix décoté et dans un projet sociétal plus large : améliorer l’accès au logement pour tous ». Au 1er trimestre 2020, avant le confinement, Novapierre Résidentiel avait procédé à deux autres investissements. Un appartement de 47 m², dans le 14e arrondissement parisien. D’ailleurs négocié à un prix très décoté (moins de 6 000 €/m²), car loué sous le régime de la loi de 1948. Et un autre bien de 167 m², à Neuilly-sur-Seine, acquis pour moins de 8 200 € le m². Bien que libre de tout occupant.

Poursuite du programme de cessions

Dans le même temps, la SCPI a poursuivi ses opérations d’arbitrage. Trois ventes ont été réalisées au 1er trimestre, pour près de 1,2 M€. En 2019, ce programme de cessions avait déjà généré plus de 18,6 M€ de trésorerie. Et d’importantes plus-values : 12 M€ environ, rien qu’en 2019. Rappelons qu’une grande partie de ces liquidités sert à alimenter le fonds de remboursement de la SCPI. Depuis plusieurs années, Novapierre Résidentiel est en effet confrontée à un déficit systématique entre les demandes de rachat et les nouvelles souscriptions. Le fonds permet donc d’assurer, dans des conditions de liquidité satisfaisantes, le remboursement des parts en attente de rachat. Ces dernières sont en diminution constante. Leur nombre est passé de 18 745 fin 2018 à 7 851 fin 2019. Et à 5 879 fin mars 2020.

Relance de la collecte

Cette situation oblige toutefois la SCPI à céder régulièrement une partie de son patrimoine. Et à réduire progressivement son capital, détenu par de moins en moins d’associés. Leur nombre est passé de 2 301 fin 2016 à 2 230 fin 2018. Ils n’étaient plus que de 2 078 fin 2019. Et 2 061 fin mars 2020. Pour briser cette spirale infernale, Paref Gestion a décidé de relancer les souscriptions. C’est en partie l’objectif assigné au changement de dénomination acté en novembre dernier. Et les résultats semblent être au rendez-vous. Bien que l’écart entre souscriptions et rachats soit encore négatif, il s’est très fortement réduit. Au 1er trimestre 2020, le nombre de souscriptions a en effet fortement rebondi. 4 366 souscriptions ont été enregistrées sur les trois premiers mois de l’année. Contre 71 au 4e trimestre 2019. Et 4 430 sur l’ensemble de l’année dernière…

Revalorisation de 4% du prix de la part au 1er avril 2020

Novapierre Résidentiel a de fait des arguments à faire valoir auprès des nouveaux souscripteurs. Son patrimoine, composé au fil des ans (la SCPI a été lancée en 1996), a été acquis à des conditions particulièrement attractives. Il recèle donc d’importantes plus-values. Composé d’actifs résidentiels essentiellement parisiens de premier plan, en termes de localisation, sa valeur s’apprécie en outre régulièrement. En 2019, elle a encore progressé de 7,8%. Contre 6,4% en 2018. Des revalorisations dont profitent pleinement les associés de la SCPI. En 2019, le prix de leur part a progressé de 4,1%. Ils ont également touché 1,9% supplémentaire au titre de la distribution de plus-values de cessions. Et cette année, la revalorisation de leurs parts, intervenue le 1er avril, les assure déjà d’un gain de 4% en capital. Enfin, Novapierre Résidentiel intervient sur un secteur -le logement- qui apparaît, pour l’heure, comme l’un des plus épargnés par la crise, et sanitaire, et économique.


Frédéric Tixier


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A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : l’investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref, principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (128 M€ de patrimoine au 30 juin 2019). Et la gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1 656 M€ de fonds gérés au 30 juin 2019), société de gestion agréée par l’AMF et de Paref Investment Management.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI, OPCI, foncières : leurs dernières acquisitions

SCPI et OPCI poursuivent leurs acquisitions. Focus sur une partie des investissements réalisés par les sociétés de gestion d’actifs immobiliers pour leurs véhicules grand public ces dernières semaines.


Groupama GAN REIM investit à Maubeuge

Nouvelle acquisition pour la SCPI Affinités Pierre. Après une plateforme logistique, à proximité de Lille, et deux commerces du centre-ville d’Aix-en-Provence, elle vient de se porteur acquéreur de deux autres commerces à proximité de Maubeuge. Loués aux enseignes Babou et Jysk, ils seront livrés en avril 2020. L’investissement est de 5,7 M€ (droits inclus).

La Française, cap sur Bordeaux, Rennes et Bois-Colombe

La société de gestion La Française REM vient de réaliser trois opérations pour le compte de ses véhicules grand public. C’est d’abord à Mérignac, à l’ouest de Bordeaux, que l’OPCI OPSIS Patrimoine s’est porté acquéreur d’un immeuble de bureaux, Le Ferry. Celui-ci, livré en septembre 2017, développe 4650 m². A Rennes, la SCPI Multimmobilier 2 a mis la main sur Identity 2. Cet immeuble de bureaux, livré au 3e trimestre 2019, développe une surface de 7 875m². Enfin, les SCPI Epargne Foncière et LF Grand Paris ont acquis conjointement le CityZen B, à Bois-Colombes. Vendu dans le cadre d’une transaction plus globale par Union Investment, l’immeuble développe 8 000 m². Entièrement loué, il est certifié BREEAM, HQE et BBC Effinergie.

La Française achète à Gecina

Par ailleurs une autre opération d’envergure est en cours de finalisation. Il s’agit de la cession, par Gecina, de l’immeuble « Park Azur ». Cet actif, situé à Montrouge, développe 24 000 m², et est entièrement loué au groupe EDF. La transaction est de 185 M€. La Française réalise l’opération pour le compte de l’EFRAP et de plusieurs SCPI de la Française REM.

Primonial REIM voit « Le Jour »

Primonial REIM annonce quant à elle l’acquisition de l’ensemble immobilier de bureaux « Le Jour ». L’opération est notamment réalisée pour le compte de la SCPI Primopierre. Conçu en 1970, l’actif a fait l’objet d’une restructuration complète en 2018. Situé dans le 14e arrondissement parisien, il développe une surface utile de près de 25 000 m².

Urban Premium investit dans le commerce

Urban Premium a procédé, pour le compte la SCPI Urban Cœur Commerce, à l’acquisition d’un portefeuille de murs de boutique. Le montant de la transaction s’élève à 4,2 M€, hors frais, hors droits. Il est composé de 12 actifs commerciaux situés en centre-ville de villes telles que Nantes, Aix en Provence, ou Orléans. Il développe par ailleurs une surface globale de plus de 3 000 m² et affiche un taux d’occupation de 100 %. Bon à savoir : la SCPI Urban Cœur Commerce est en augmentation de capital depuis décembre 2018.

Norma Capital se pose à Blagnac

Norma Capital a finalisé l’acquisition d’un immeuble de bureaux situé en zone aéroportuaire, à Blagnac (Haute-Garonne). D’une surface de plus de 5 500 m², l’actif a été certifié en 2016 « Breeam In Use-Good ». La transaction, en promesse depuis juillet dernier, a été réalisée pour le compte de la SCPI Vendôme Régions. Le prix est d’environ 13 M€.

AEW-Ciloger, cap sur l’Espagne

AEW-Ciloger a pour sa part acquis deux locaux commerciaux à Valence, en Espagne. Annoncée fin novembre, c’est la SCPI Actipierre Europe qui porte l’opération. Les locaux sont loués au restaurant « El Reino Asador » et à l’enseigne d’ameublement « Maison du Monde ». Le prix de la transaction : 9,3 M€.

HSBC REIM à Massy

La SCPI Elysées Pierre, gérée par HSBC REIM, vient d’annoncer ce 9 décembre 2019 l’acquisition de « l’Iliade ». Cet immeuble de bureaux, situé au cœur du quartier tertiaire de Massy, développe 17 470 m². Il est actuellement loué à plus de 90 % à des locataires de premier rang. Le vendeur est Generali.

Sofidy, des commerces à Joinville-Le-Pont

Par ailleurs Sofidy vient d’annoncer, ce 9 décembre, l’acquisition de 10 actifs commerciaux à Joinville-le-Pont. C’est l’OPCI Sofidy Pierre Europe qui ajoute ces actifs à son patrimoine. Il s’agit d’un ensemble occupé à 100% par des grandes enseignes, mais également par des commerçants indépendants. Ces actifs commerciaux représentent en outre une surface totale de plus de 1 200 m².

Voisin prend Neo

La société de gestion Voisin, enfin, a procédé à un nouvel investissement pour le compte de la SCPI Immo Placement. Il s’agit donc de l’immeuble Neo, situé à Bron, dans le Parc Saint Exupery. L’actif développe une surface de 3 380 m². Complètement rénové, il bénéficie d’une certification Breeam. Prix de la transaction : 6 ,5 M€.


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Frédéric Tixier

SCPI : toujours plus d’acquisitions

Les SCPI multiplient les acquisitions. Après avoir déjà investi 3,6 Md€ au premier semestre 2019, majoritairement d’ailleurs hors de France (voir « SCPI : de plus en plus européennes »), elles continuent d’enrichir leurs patrimoines. Focus sur une partie des opérations réalisées par les sociétés de gestion d’actifs immobiliers ces dernières semaines.

AEW-Ciloger

AEW-Ciloger vient d’annoncer l’acquisition (13 novembre), pour le compte de la SCPI Actipierre Europe, de trois espaces de commerces d’une surface totale de 4 584 m² situés à Valence, en Espagne. Les espaces sont situés en plein cœur du complexe commercial Bonaire, à 12 km du centre de la ville et à 2 km de l’aéroport. En octobre, AEW-Ciloger avait mis la main sur un retail park de 14 200 m² situé à Herblay-sur-Seine dans le Val-d’Oise, pour le compte de ses SCPI Actipierre Europe et Atout Pierre Diversification.

Alderan

Alderan, la nouvelle société de gestion de SCPI qui a lancé en septembre dernier un véhicule spécialisé sur le secteur de la logistique (voir « ActivImmo, une nouvelle SCPI dédiée à la logistique urbaine »), est en passe de boucler son premier investissement. Il s’agit d’un actif logistique situé en périphérie de Rouen, et d’une surface de plus de 7 000 m². Le « closing » devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Amundi Immobilier

Amundi Immobilier se diversifie en Belgique. La société de gestion a annoncé avoir acquis, pour le compte de plusieurs de ses fonds immobiliers grand public, le complexe immobilier Marnix situé à Bruxelles, dans le quartier d’affaires Léopold, à proximité du Parlement européen. Marnix est un ensemble de deux immeubles « Marnix 13-15 » et « Marnix 17 » totalisant une surface d’environ 23 000 m². Parmi ses locataires clés figurent Deutsche Bank, la Banque mondiale et le cabinet de conseil ICF.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM France vient de procéder à l’acquisition (4 novembre) d’un immeuble de 2 500 m² sur le boulevard du Montparnasse, à Paris, le « 170M », pour le compte de la SCPI Accès Valeur Pierre. En octobre dernier, c’est Opus Real qui s’était porteur acquéreur de l’immeuble « H. Trium » situé dans l’ouest de Munich. Il s’agit de la 3eacquisition pour la SCPI allemande, lancée début 2017, après un immeuble de bureaux à Bad Homburg, dans la région de Francfort, et d’un hôtel Ibis, à Munich.

Euryale Asset Management

La SCPI Pierval Santé s’ouvre sur le Portugal. Après la France, l’Allemagne et l’Irlande (voir «SCPI Pierval Santé : 14 actifs en Irlande» ), la SCPI dédiée au secteur de la santé prend pied (13 novembre) dans la péninsule ibérique avec l’acquisition de 6 actifs, 5 Ehpad et résidences services seniors et une clinique ophtalmologique.

La Française REM

La SCPI Epargne Foncière s’est montrée très active ces dernières semaines. En octobre dernier, elle s’est portée acquéreur d’une résidence quatre-étoiles en VEFA, située à Toulouse, et sous enseigne Adagio. L’actif comportera 114 appartements. Le prix de la transaction serait de l’ordre de 17 M€. Plus récemment, selon le site CFNews, elle aurait acquis un complexe de trois immeubles, toujours dans la région de Toulouse, pour environ 46 M€.

Groupama GAN REIM

La SCPI Affinités Pierre continue à se renforcer sur le secteur de la logistique. Après l’opération réalisée en octobre dernier (voir « Affinités Pierre confirme son virage vers la logistique »), elle vient d’annoncer (12 novembre) l’acquisition d’une nouvelle plateforme logistique. L’actif, de plus de 35 000 m², et situé à proximité de Lille, près de la frontière belge, a été acquis pour 15 M€ (droits inclus). Quelques jours plus tôt (4 novembre), la SCPI annonçait un investissement dans un portefeuille de deux commerces du centre-ville d’Aix-en-Provence et loués à l’enseigne Le Coq Sportif, pour un total de 7,2 M€ (droits inclus). Par ailleurs, l’OPCI Groupama Gan Pierre s’est porté acquéreur (8 novembre), pour une quote-part de 16 M€, d’un portefeuille d’une trentaine d’actifs commerciaux régionaux.

Primonial REIM

Méga-acquisition en octobre pour le compte de plusieurs des fonds d’investissement gérés par Primonial REIM – dont la SCPI Primovie -. La société de gestion s’est portée acquéreur de l’ensemble immobilier « Sémaphore », un actif de bureaux de plus de 12 000 m² entièrement restructuré, valorisé à un montant total de 142,5 M€. Situé à Levallois-Perret, il sera entièrement loué à Doctolib, le service en ligne de rendez-vous médicaux.

Sofidy

Sofidy, pour le compte des SCPI Immorente et Efimmo 1, de l’OPCI Pierre Europe, et de son unité de compte immobilière, la SCI Convictions Immobilières, a acquis en octobre dernier l’immeuble Helys, à Suresnes. La société de gestion met la main sur 22 000 m² de bureaux pour 119 M€, ce qui constitue la plus grosse acquisition jamais réalisée par Sofidy. L’actif est en outre particulièrement rentable, avec un rendement acte en main de l’ordre de 5,6%…

Voisin

La SCPI Epargne Pierre, qui a multiplié les acquisitions depuis le début de l’année, et investi près de 170 M€ rien qu’au 3e trimestre (voir « SCPI Epargne Pierre : 166 M€ d’acquisitions au 3e trimestre »), s’est encore portée acquéreur d’un nouvel actif. Il s’agit de l’immeuble SXB1 (8 957 m² de bureaux), situé à Strasbourg et loué à 94% à 10 locataires dont Pôle Emploi, REGUS et Engie. Pour mémoire, Epargne Pierre et MyShareSCPI s’étaient conjointement emparés récemment d’un autre actif strasbourgeois, le Crystal Park, pour environ 11,5 M€.

Frédéric Tixier