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Immobilier d’entreprise : baisse des volumes au 1T, mais des signes de reprise…

Les membres du groupement ImmoStat viennent de rendre publiques les dernières données trimestrielles des marchés de l’immobilier d’entreprise. Le volume des investissements et le niveau de la demande placée sont en forte baisse sur un an glissant.  Mais « un léger frémissement de l’activité est perceptible depuis février »….

La demande placée[1] de bureaux en Ile-de-France est en baisse de 30%. Selon Immostat[2], elle s’établit à 327 400 m² au 1er trimestre 2021. Contre 467 100 m² au 1er trimestre 2020. Mais ce repli, commentent les membre de ce groupement, s’expliquerait surtout par une opération exceptionnelle enregistrée l’an dernier[3].

Des signes de reprise de la demande

« Même si l’incertitude économique et sanitaire et la généralisation du télétravail continuent de peser sur le marché tertiaire francilien, un léger frémissement de l’activité est perceptible depuis le mois de février », considère d’ailleurs Grégoire de la Ferté, Executive Director Bureaux Ile-de-France chez CBRE. De fait, « le marché des grandes surfaces[4] se caractérise par un bon début d’année », renchérit Éric Siesse, Directeur Général Adjoint en charge du pôle Bureaux Location Île-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France. Il totalise 115 000 m² pour 13 transactions. Contre 10 transactions seulement un an auparavant. Le marché des petites et moyennes surfaces[5] enregistre quant à lui « une baisse moins marquée que les trimestres précédents ».

L’attentisme des utilisateurs commence « à se dissoudre »

Le marché, en dépit de ces volumes encore en baisse, serait-il donc en phase de reprise ? « L’attentisme des utilisateurs, très prégnant en 2020, semble commencer à progressivement se dissoudre », estime CBRE. Pour preuve : l’offre immédiate de bureaux en Ile-de-France, en augmentation constante depuis le début de la crise sanitaire, marque le pas. Elle était de 3 787 000 m² au 31 mars 2021. Soit 30 % plus élevée qu’à la fin du 1er trimestre 2020. Comparée à la fin 2020, cette hausse n’est plus en revanche que de 3%. Le signe que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans des projets immobiliers. « Mais pour des surfaces plus restreintes », observe CBRE. C’est la conséquence d’une désormais plus forte hybridation des modes de travail.

Des investissements en baisse, mais qui restent dans la moyenne des dix dernières années

Mais aussi la preuve que « les entreprises ne se projettent pas dans une organisation sans bureaux », comme le pense Savills, un autre broker en immobilier. Côté investissement, la tendance reste néanmoins aussi pour l’heure baissière. 4,9 Md€ ont été investis en immobilier d’entreprise, en France, au 1T 2021. C’est 39% de moins qu’au 1T 2020. Un volume qu’il convient lui aussi de relativiser. En raison de transactions exceptionnelles menées durant les 3 premiers mois de l’année écoulée. Le 1er trimestre 2021 resterait de ce fait « en phase avec la moyenne des dix dernières années », estime BNP Paribas RE. Ce dernier souligne que le recul des transactions touche moins les bureaux (-28%) que d’autres secteurs immobiliers. Ceux de la logistique (-59%) et du commerce (-77%) sont en effet plus pénalisés. En raison de l’absence « de grands portefeuilles ».

Stabilité des taux de rendement

Côté rendement, enfin, les taux ont peu évolué au cours des derniers mois. Toujours selon BNP Paribas RE, les taux de rendement « prime » se situeraient respectivement à 3,80 % pour la logistique, à 3,15 % pour le commerce. Et à 2,70 % pour le bureau. Dans ce secteur, en Ile-de-France, et sur le segment des biens neufs ou restructurés, les loyers ont progressé de 1% sur un an. Mais sans tenir compte des mesures d’accompagnement. Qui représentaient, fin 2020, 20,8% du montant des loyers…

Frédéric Tixier


[1] Volume des transactions locatives et ventes à utilisateurs
[2] BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cushman & Wakefield et JLL
[3] La transaction TOTAL sur la future tour The Link à La Défense sur près de 130 000 m²
[4] Plus de 5 000 m²
[5] Moins de 5 000 m²


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A propos d’ImmoStat(i)

ImmoStat est un groupement d’intérêt économique (GIE) créé en 2001 par les principaux conseils en immobilier d’entreprise : BNP Paribas Real Estate, CBRE, JLL et Cushman & Wakefield. Grâce à ses règles communes de traitement, le GIE ImmoStat restitue des informations harmonisées à ses membres et fournit des statistiques homogènes sur l’offre, la demande et les prix aux acteurs de l’immobilier, qu’ils soient utilisateurs ou investisseurs. Cette initiative originale renforce la lisibilité du marché et dote l’Ile-de-France d’un véritable organe de place qui contribue à son attractivité à l’international.

A propos de CBRE(i)

CBRE Group, société listée au Fortune 500 et au S&P 500 ayant son siège social à Los Angeles, est la plus grande société au monde dans le secteur des services et de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise (en termes de chiffre d’affaires pour l’année 2019). La société emploie plus de 100 000 personnes (hors filiales) et sert les investisseurs et les occupants de biens immobiliers par l’intermédiaire de plus de 530 bureaux (hors filiales) dans le monde entier. CBRE offre une large gamme de services intégrés, notamment la gestion des installations, des transactions et des projets, la gestion immobilière, la gestion des investissements, l’évaluation et la valorisation, la location de biens immobiliers, le conseil stratégique, la vente de biens immobiliers, les services hypothécaires et les services de développement.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est un leader international de l’immobilier, offrant à ses clients une large gamme de services couvrant l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier : Promotion, Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et Investment Management. Avec 5 000 collaborateurs et en tant qu’entreprise « à guichet unique », BNP Paribas Real Estate accompagne propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités grâce à son expertise locale, dans près de 30 pays (à travers ses implantations et son réseau d’alliances) en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. BNP Paribas Real Estate fait partie du groupe BNP Paribas, leader mondial de services financiers.

A propos de Savills(i)

Conseil international en immobilier coté à la Bourse de Londres, Savills possède un réseau de plus de 600 bureaux et associés et emploie plus de 39 000 employés à travers le monde. Savills propose une large gamme de services (conseil, gestion, transaction, expertise etc.) à ses clients du monde entier. Les employés de Savills associent l’esprit d’entreprise à une connaissance approfondie de leur secteur et proposent un service sur-mesure à leurs clients.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

L’immobilier résidentiel : une classe d’actifs prisée par les institutionnels

On savait déjà que le résidentiel, remarqué pour sa résilience pendant la crise sanitaire, attirait de plus en plus les investisseurs institutionnels. ImmoStat, qui vient d’ajouter le suivi de l’investissement dans cette classe d’actifs à ses indicateurs, le confirme. Le courtier CBRE estime d’ailleurs que le résidentiel pourrait devenir l’un des premiers segments de l’immobilier d’investissement à l’horizon 2030.

Les membres du groupement ImmoStat[1] ont décidé d’ajouter le suivi des investissements dans la classe d’actifs résidentiels à leurs indicateurs. Les spécialistes de l’immobilier d’entreprise se sont pour l’occasion associés à quatre partenaires présents sur le marché résidentiel : Catella, BPCE, Foncia Valorisation, et Ikory. Ce nouvel indicateur du montant de l’investissement résidentiel en France n’a toutefois pas vocation à recenser l’ensemble des transactions.

5,5 milliards d’euros investis dans le résidentiel en 2020

Il se concentre en effet exclusivement sur les opérations en bloc réalisées par des investisseurs professionnels. La définition d’ImmoStat est précise. «Le montant de l’investissement résidentiel représente le volume global des actifs résidentiels en bloc (les logements classiques et intermédiaires, les résidences étudiantes et séniors (hors EHPAD), coliving) lors de transactions dont l’acquéreur est un investisseur. Et dont le montant acte en main est supérieur à 1 million d’euros », détaille le groupement. Sont en outre exclus de ce périmètre les logements sociaux purs. Le niveau 2020 de ces investissements résidentiels s’établit à 5,5 Md€. C’est 41% de plus qu’en 2019. Sur ce total, les actifs résidentiels classiques et intermédiaires représentent 4,7 Md€. Ce poste a d’ailleurs progressé de 92% en un an. « L’année 2020 a notamment été boostée par les réservations de programmes neufs de CDC Habitat, pour près de 2 Md€ », précise le courtier CBRE.


Un marché structurellement confronté à un manque d’offres

Les actifs résidentiels gérés (814 M€) accusent en revanche un repli par rapport à 2019 (-43%). Mais, toujours selon CBRE, ce résultat « n’est pas représentatif de l’appétit des investisseurs ». Le marché, quelque peu assoupi depuis le début de la crise sanitaire, reste confronté à « un manque d’offres, constituées essentiellement de VEFA », considère le courtier. Ce manque d’offres est d’ailleurs l’une des caractéristiques essentielles du marché résidentiel en général. Le besoin en logement n’a jamais été aussi fort. CBRE rappelle que la transformation de bureaux en logements pourrait d’ailleurs être une solution pour répondre au manque de produits. Et à l’appétit croissant des investisseurs français mais aussi, désormais, internationaux.

Bientôt la première classe d’actifs immobiliers mondiale ?

Lesquels se positionnent de plus en plus sur le marché hexagonal, « qui répond en tout point à leurs stratégies sécurisées et à long terme », rappelle CBRE. Dans une enquête parue en 2020, le courtier estime d’ailleurs que le résidentiel devrait devenir, à l’horizon 2030, « l’une des premières classes d’actifs immobiliers, si ce n’est la première ». Dans cette perspective, le marché français offre un gros potentiel. Toujours selon CBRE, le secteur résidentiel en France ne représente que 10% des investissements immobiliers. Contre 40% en Europe…

Frédéric Tixier

[1] BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cushman & Wakefield et JLL.


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A propos d’Immostat(i)

ImmoStat est un groupement d’intérêt économique (GIE) créé en 2001 par les principaux conseils en immobilier d’entreprise : BNP Paribas Real Estate, CBRE, JLL et Cushman & Wakefield. Grâce à ses règles communes de traitement, le GIE ImmoStat restitue des informations harmonisées à ses membres. Il fournit des statistiques homogènes sur l’offre, la demande et les prix aux acteurs de l’immobilier, qu’ils soient utilisateurs ou investisseurs. Cette initiative originale renforce la lisibilité du marché et dote l’Ile-de-France d’un véritable organe de place qui contribue à son attractivité à l’international.

A propos de CBRE(i)

CBRE Group, société listée au Fortune 500 et au S&P 500 ayant son siège social à Los Angeles, est la plus grande société au monde dans le secteur des services et de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise (en termes de chiffre d’affaires pour l’année 2019). La société emploie plus de 100 000 personnes (hors filiales). Et sert les investisseurs et les occupants de biens immobiliers par l’intermédiaire de plus de 530 bureaux (hors filiales) dans le monde entier. CBRE offre une large gamme de services intégrés. Notamment la gestion des installations, des transactions et des projets, la gestion immobilière, la gestion des investissements, l’évaluation et la valorisation, la location de biens immobiliers, le conseil stratégique, la vente de biens immobiliers, les services hypothécaires et les services de développement.

 (i ) Information extraite d’un document officiel de la société

Les investisseurs aiment toujours l’immobilier, toujours les bureaux, et de plus en plus la logistique…

Une enquête menée par Colliers International estime que 98% des investisseurs vont accroître la part de leurs investissements consacrés à l’immobilier en 2021. Leur cible privilégiée reste le secteur des bureaux. Mais la logistique figure désormais au second rang.

« Les investisseurs sont très optimistes quant à un rebond du marché immobilier en 2021 » : pour Colliers International, qui a interrogé près de 300 acteurs mondiaux de l’investissement, les flux dirigés vers la classe d’actifs immobiliers pourraient rebondir de 50% au cours du 1er semestre.

Bureaux, logistique, résidentiel parmi les cibles privilégiées des investisseurs

Ce sont toujours les bureaux, ceux situés dans les grandes métropoles mondiales, qui demeurent leur cible privilégiée. A condition d’offrir des conditions sanitaires et sécuritaires strictes, et des standards techniques et de durabilité élevés. Autrement dit, des actifs « core ». Leurs deuxième et troisième choix se portent sur le secteur logistique et le secteur résidentiel. « La crise a accéléré la stratégie de beaucoup d’investisseurs qui regardaient le résidentiel de loin. Mais qui désormais en font une de leur priorité. Soit par la création de fonds dédiés, soit par des acquisitions directes », précise Antoine Derville, président de Colliers International France. Quant au secteur logistique, son attrait est confirmé, car il a su « démontrer son caractère stratégique pendant cette crise ».

La France, cible privilégiée pour les actifs logistiques

En termes d’allocation géographique, la France et notamment Paris, sont plutôt bien placés. Selon Colliers International, 37% des investisseurs interrogés choisiront Paris comme cible d’investissement. Essentiellement pour les bureaux (33%). Pour le secteur logistique, c’est la France entière qui est visée (à 26%). Cushman & Wakefield, autre spécialiste de l’immobilier, vient d’ailleurs de publier une étude sur les nouveaux investisseurs en actifs logistiques français. Entre 2015 et 2019, les investissements consacrés à cette classe d’actifs ont été multipliés par 4. Une tendance poursuivie en 2020. Le courtier explique cette explosion par le renforcement sectoriel des acteurs généralistes. Sur la période 2017-3e trimestre 2020, ces derniers – fonds d’investissement, banques, assureurs, foncières- représentent environ 70% des montants investis (13,8 Md€ au total). Le solde, 30% donc, est en revanche le fait de « nouveaux entrants ».

De nouveaux entrants sur le marché des entrepôts

Ces derniers sont majoritairement des fonds d’investissement étrangers. Parmi les plus actifs, note Cushman & Wakefield, figurent des fonds américains, chinois, allemand et anglais. A l’inverse, les investisseurs français font « cavalier seul » dans la catégorie « net vendeurs ». Mais certaines typologies d’investisseurs nationaux figurent néanmoins dans le cercle des nouveaux entrants. C’est le cas notamment des SCPI/OPCI. Avec la catégorie des assureurs/mutualistes, ils restent néanmoins minoritaires. « Entre 2017 et 2020,  les fonds d’investissement nouvellement entrés ont totalisé 41 acquisitions. Quand les SCPI/OPCI et les assureurs/mutualistes en auront réalisé une petite dizaine », observe Cushman & Wakefield.

OPCI et SCPI encore minoritaires

Ces derniers se sont en outre concentrés sur des volumes « compris entre 40 et 90 millions d’euros, avec un cœur de cible situé entre 10 et 50 millions d’euros ». A quelques exceptions près, comme l’opération lyonnaise de la SCPI Accimmo Pierre, chez BNP Paribas REIM. Les SCPI qui s’intéressent au secteur logistique, et y ont investi ces dernières années sont néanmoins de plus en plus nombreuses. Outre certains produits gérés par Sofidy ou Groupama GAN REIM, qui se diversifient sur cette classe d’actifs, il existe désormais des véhicules dédiés. ActivImmo, lancée par Alderan en 2019, est pour l’heure la seule SCPI spécialisée sur le secteur logistique. Cette dernière vient de boucler sa 10e acquisition. Elle devrait délivrer un rendement de 6% en 2020. Compte tenu du succès rencontré (41 M€ levés au 30 septembre 2020), il semble logique que des concurrentes apparaissent prochainement…

Frédéric Tixier


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Immobilier d’entreprise : repli confirmé au 2e trimestre

La publication des indicateurs Immostat confirme le fort recul des transactions sur le marché francilien au 2trimestre. L’investissement, lui aussi, accuse un très net repli. Les brokers s’attendent à une hausse du taux de vacance dans les prochains mois. Et à une redistribution des valeurs en fonction des profils de risque. 

Après une année 2019 historique, au niveau national, le marché de l’immobilier d’entreprise a subi un recul lui aussi sans précédent au 2e trimestre 2020. Les indicateurs Immostat, publiés ce 7 juillet, viennent confirmer l’ampleur du repli attendu. La crise sanitaire et le confinement ont effectivement conduit à une chute extrêmement brutale des transactions locatives et des ventes à utilisateurs.

Chute du volume des transactions locatives en Ile-de-France

En Ile-de-France, la demande placée au 2e trimestre 2020 ( 197 500 m²) accuse une baisse de 65 % par rapport au 2e trimestre 2019. Sur l’ensemble du 1er semestre, le recul est de 40 %. Elle aurait pu être encore plus importante sans la signature d’un mega deal – 130 000 m² pour la tour The Link à La Défense -. D’après la plupart des brokers membres du GIE Immostat, le 2e semestre ne suffira pas à compenser le trou d’air du 1er. « La demande exprimée repart à la hausse depuis quelques semaines », constate Grégoire de la Ferté, chez CBRE. « Selon l’ampleur et la rapidité de la reprise, le volume des transactions pourrait atteindre entre 1,3 et 1,5 millions de mètres carrés en 2020 », estime-t-il. Soit près d’un million de mètres carrés de moins qu’en 2019…

Remontée attendue des taux de vacance

Il devrait en résulter une remontée des taux de vacance. Les chiffres du second trimestre seront publiés prochainement. Mais, d’ores et déjà, CBRE s’attend à un taux moyen de 6,5 % en Ile-de-France d’ici fin 2020. Certaines zones seraient plus affectées que d’autres. Telles que La Défense ou la 1ère couronne Nord, « compte tenu du nombre important de chantiers en construction », explique Eric Siesse, chez BNP Paribas Real Estate. Paris intra-muros serait en partie préservé. Car « il conserve un taux de disponibilité extrêmement faible », ajoute-t-il. Il était de seulement 2,9 % au 1er juillet 2020. Mais le constat est clair : « le déséquilibre entre les différents pôles tertiaires risque de se renforcer », pronostique-t-on chez CBRE. Côté loyers, les pressions à la baisse devraient « rester contenues, en moyenne », estime par ailleurs le broker.

Recul marqué de l’investissement sur la France entière

Ce qui permet toutefois d’entrevoir des révisions « plus marquées », notamment pour les actifs les moins récents. Ou situés au sein de zones où l’offre est abondante. Une tendance qui conduirait également à modifier la valeur de revente de ces actifs. BNP Paribas reconnaît toutefois qu’il est, à ce stade, difficile de faire des prévisions. « Tant les incertitudes sur la suite et le profil de la reprise économique demeurent », estime-t-il. Côté investissements, le recul est toutefois encore plus marqué. Selon Immostat, qui publie pour la 1ère fois des données nationales, l’immobilier d’entreprise a drainé 4 Md€ au 2e trimestre 2020. C’est 58 % de moins qu’en 2019. La baisse, sur le seul marché francilien, ressort à 64 %.

Les écarts entre les profils de risque devraient se creuser

Difficile, là encore, d’imaginer le potentiel de rebond du marché de l’investissement. Et l’impact que la crise sanitaire et la crise économique auront sur les prix des actifs. Le leitmotiv des observateurs se focalise sur la nouvelle « hiérarchisation des valeurs » attendue. La prise en compte de la localisation, de la qualité et du risque locatif des actifs sera plus systématique. Autrement dit, comme le souligne Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas RE, « les écarts entre les profils de risque devraient se creuser ». Ce qui signifie baisse des valeurs pour les uns, maintien (ou hausse ?) pour les autres. Le marché y verra sans doute plus clair dans les prochains mois…

Frédéric Tixier

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A propos d’Immostat(i)

ImmoStat est un groupement d’intérêt économique (GIE) créé en 2001 par les principaux conseils en immobilier d’entreprise : BNP Paribas Real Estate, CBRE, JLL et Cushman & Wakefield. Grâce à ses règles communes de traitement, le GIE ImmoStat restitue des informations harmonisées à ses membres et fournit des statistiques homogènes sur l’offre, la demande et les prix aux acteurs de l’immobilier, qu’ils soient utilisateurs ou investisseurs. Cette initiative originale renforce la lisibilité du marché et dote l’Ile-de-France d’un véritable organe de place qui contribue à son attractivité à l’international.

A propos de CBRE(i)

CBRE Group, société listée au Fortune 500 et au S&P 500 ayant son siège social à Los Angeles, est la plus grande société au monde dans le secteur des services et de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise (en termes de chiffre d’affaires pour l’année 2019). La société emploie plus de 100 000 personnes (hors filiales) et sert les investisseurs et les occupants de biens immobiliers par l’intermédiaire de plus de 530 bureaux (hors filiales) dans le monde entier. CBRE offre une large gamme de services intégrés, notamment la gestion des installations, des transactions et des projets, la gestion immobilière, la gestion des investissements, l’évaluation et la valorisation, la location de biens immobiliers, le conseil stratégique, la vente de biens immobiliers, les services hypothécaires et les services de développement.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

Leader européen de services immobiliers, BNP Paribas Real Estate couvre l’ensemble du cycle de vie d’un bien: Promotion, Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et Investment Management. Avec 5 400 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne localement propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans 32 pays (à travers ses implantations et son réseau d’alliances) en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. BNP Paribas Real Estate, une société du Groupe BNP Paribas, a réalisé 1,010 Md€ de revenus en 2019.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Où les SCPI ont-elles investi au 1er trimestre 2020 ?

Les SCPI d’entreprise ont investi 1,45 Md€ au cours du 1er trimestre 2020, selon les dernières statistiques de l’IEIF. L’international représente désormais près de la moitié de leurs investissements. La montée en puissance du secteur logistique se confirme.

Avec 1,45 Md€ d’investissements réalisés au 1er trimestre 2020, les SCPI d’entreprises ont poursuivi l’enrichissement de leurs portefeuilles d’actifs immobiliers. Un montant qui s’affiche toutefois en léger retrait par rapport au 1er trimestre 2019 (1,6 Md€). Et s’avère bien inférieur à celui de la collecte réalisée sur les trois premiers mois de l’année : 2,55 Md€.

Les SCPI sont à l’origine de 10,8 % des investissements en France métropolitaine

La part relative des SCPI dans l’ensemble des investissements en immobilier d’entreprise en France est elle aussi en retrait. Elle passe de 14,5 % sur l’ensemble de l’année 2019. A un peu plus de 10,5 % sur le 1er trimestre 2020. Il faut toutefois rappeler qu’en 2019 les SCPI avaient procédé à un volume d’investissements (9,2 Md€) supérieur à celui de leur collecte nette (8,47 Md€). Elles disposaient donc, début 2020, d’une certaine avance. Et toutes les sociétés de gestion n’avaient pas nécessairement anticipé un tel rebond de la collecte sur le 1er trimestre. Cette dernière s’est en effet établie à un nouveau plus haut historique, progressant de 22 % par rapport au 1er trimestre 2019.


Montée en puissance de l’investissement dans le secteur logistique

La nature des investissements réalisés par les SCPI ne diffère en revanche pas fondamentalement de celle observée l’an dernier. Les mouvements déjà à l’œuvre en 2019 se confirment et s’amplifient. La part des investissements en actifs de bureaux, qui reste majoritaire (60,9 %), continue notamment de perdre de sa suprématie relative. Elle était encore de 62,7 % en 2019. Mais s’établissait à 64,1 % en 2018. Et à 68,5 % en 2017. A l’inverse, la thématique de la logistique confirme sa montée en puissance. Sur le 1er trimestre, ce secteur a drainé 14,4 % des investissements des SCPI. Il n’en représentait que 9 % sur l’ensemble de l’année 2019. Et seulement 1,7 % en 2017.


Baisse des acquisitions de locaux commerciaux

Les investissements dans le secteur du commerce poursuivent quant à eux leur retrait relatif. Ils ne pesaient plus que 9,2 % au 1er trimestre 2020. Contre 12,1 % sur l’ensemble de l’année 2019. Et un peu plus de 20 % en 2017. Comme l’écrit l’IEIF dans l’une de ses dernières publications trimestrielles[1], « les Ephad (4,1 %) et les centres médicaux (2,6 %) ont été également recherchés par les SCPI ». L’hôtellerie, qui ne pesait qu’entre 3,5 % et 4,5 % des investissements annuels des SCPI ces trois dernières années, bondit quant à elle à 8,7 %. C’était avant la crise Covid-19…


L’international draine plus de 45,5 % des acquisitions des SCPI

En termes géographiques, la tendance à l’internationalisation des portefeuilles se confirme également. Les investissements hors de France des SCPI au 1er trimestre 2020 représentent plus de 45,5 % du total de leurs acquisitions. Une part qui s’établissait à seulement 28,8 % en 2019. Et oscillait entre 30 % et 34 % au cours des deux années précédentes. C’est toujours l’Allemagne qui reste leur pays de prédilection. Elle recueille 42,6 % des investissements des SCPI. C’était un peu plus en 2019 (48 %). Parmi les pays « montants » figure la Belgique (11,6 % au 1T 2020 vs 9,5 % en 2019). L’Espagne confirme son attractivité (13 %). Mais l’Italie disparaît des radars… Dans l’hexagone, pas de bouleversements majeurs: l’Ile-de-France continue de concentrer plus de 50 % des investissements des SCPI…

Frédéric Tixier


[1] Le marché des SCPI Immobilier d’entreprise et Immobilier résidentiel (non fiscales) du 1er trimestre 2020 – IEIF – Mai 2020.


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Immobilier d’entreprise : les investisseurs toujours présents

Plus de 47 milliards d’euros seraient prêts à s’investir sur le marché. Bien plus que les biens disponibles à la vente. Mais la baisse des valeurs des actifs immobiliers est inéluctable. Reste à savoir dans quelles proportions… 

Les investisseurs en immobilier d’entreprise sont toujours présents. Une enquête menée par Cushman & Wakefield auprès d’un panel de 176 opérateurs, fin avril, constate que 66 % d’entre eux sont encore « actifs sur le marché ». Et prêts à s’engager. Mieux encore, ces investisseurs indiquent disposer de plus de 47 milliards d’euros à investir. Contre seulement 17 milliards d’euros d’actifs à arbitrer. Un écart important entre la demande et l’offre d’actifs immobiliers.  Qui laisse espérer que la baisse attendue de leur valeur, à laquelle le marché s’attend désormais, pourrait être d’une ampleur limitée.

Baisse plus limitée qu’attendue des valeurs de l’immobilier

Nils Vinck, directeur général et directeur Capital Markets France de Cushman & Wakefield, considère en effet que ces volumes prévisionnels permettent « de minimiser les anticipations de remontée des taux de rendement prime (opérations Core et Core+) ». « Car la compétition s’annonce intense entre les acquéreurs », précise-t-il. Une grande majorité d’entre eux n’a pas, pour l’instant, fait évoluer sa stratégie d’investissement. Certains envisagent néanmoins de réduire la part de leur allocation dédiée au secteur du commerce. Au profit des secteurs logistiques et résidentiels, considérés comme plus résilients. Ces derniers seront également les moins impactés par la baisse des prix attendue. Leurs taux de rendement devraient remonter « d’environ 25 points de base », estiment les investisseurs.

Chute plus brutale pour le segment des centres commerciaux

La chute pourrait être plus brutale pour le segment des centres commerciaux. Le marché s’attend à une décompression des taux de l’ordre de 100 points de base. Le secteur du commerce dans son ensemble devrait moins souffrir. La remontée des taux oscillerait entre 25 et 50 points de base. Contre 20 points pour le secteur du bureau. En tout état de cause, les investisseurs ne s’attendent pas à un retour « à la normale » avant 2021. Entre temps, les loyers se seront aussi corrigés . De l’ordre de -5 % à -15 % pour les loyers de bureaux. Et plus de 15 % pour les loyers de commerce. Seules les valeurs locatives du secteur logistique devraient se maintenir…

Un premier trimestre encore porteur

En attendant la réalisation de ces anticipations « pas si pessimistes », les données du 1er trimestre 2020 attestent que le marché était bien, avant la crise, sur une phase ascendante. BNP Paribas Real Estate évalue le volume des investissements en immobilier d’entreprise, en France, à 7,5 Md€ sur les trois premiers mois de l’année. Soit une hausse de 46 % par rapport au 1er trimestre 2019. Mais le spécialiste de l’immobilier prévient. « Les marchés immobiliers n’échapperont pas à la crise. Et les volumes investis s’afficheront à la baisse pour l’année 2020 », estime-t-il. Côté rendement, son analyse conduit à revoir ses prévisions de début d’année.


Des différences plus marquées en fonction du profil de risque

« Le scénario d’une compression du taux « prime » n’est pas complètement écarté. Mais nous anticipons plutôt un maintien des valeurs sur les actifs core », écrit-il. Les taux moyens pourraient en revanche s’orienter à la hausse. Avec des différences plus marquées en fonction du profil de risque. « Les qualités intrinsèques des biens, leurs localisations, et leurs états locatifs seront des facteurs encore plus déterminants dans la valorisation des actifs », conclut BNP Paribas RE.

Frédéric Tixier


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A propos de Cushman & Wakefield(i)

Leader mondial des services dédiés à l’immobilier d’entreprise, Cushman & Wakefield conseille et accompagne investisseurs, propriétaires et entreprises dans toute leur chaîne de valeur immobilière. De la réflexion stratégique jusqu’à l’aménagement des locaux. Le groupe conseille ses clients utilisateurs et investisseurs internationaux dans la valorisation de leurs actifs immobiliers. En combinant perspective mondiale et expertise locale à forte valeur ajoutée, à une plate-forme complète de solutions immobilières. Fort de 51 000 collaborateurs, 400 bureaux et 70 pays dans le monde, Cushman & Wakefield a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 8,2 milliards de dollars via ses principales lignes de métiers: facilities et project management, transaction, capital markets, valuation.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate, principal prestataire de services immobiliers de dimension internationale, propose une gamme complète de services couvrant l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier : Promotion, Investment Management, Property Management, Transaction, Conseil et Expertise. BNP Paribas Real Estate accompagne propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans leurs projets immobiliers grâce à sa connaissance des marchés locaux dans 36 pays (16 implantations directes et 20 via son réseau d’alliances) en Europe, Moyen Orient et Asie.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Le secteur logistique peut sortir gagnant de la crise

Peu de transactions locatives sur le 1er trimestre 2020, selon la dernière étude C&W. Mais un record en termes de volume d’acquisitions. La crise n’a pas entamé l’appétit des investisseurs pour le secteur logistique. Et ses avantages relatifs pourraient encore le favoriser au cours des prochains mois. Analyse.

« La demande placée d’entrepôts logistiques a totalisé 360 000 m² au 1er trimestre. Son démarrage le plus faible des 15 dernières années », constate le courtier Cushman & Wakefield dans sa dernière étude consacrée au secteur logistique en France.

A peine 20 transactions locatives sur le secteur logistique au 1er trimestre 2020

Le confinement, qui a « écrêté 1/6e du trimestre », est évidemment à l’origine de l’essentiel de ce ralentissement. Mais il n’est pas seul en cause. « Le démarrage aurait été faible, mais dans de moindres proportions », considère C&W. Ce qui est clair, c’est que la crise coronavirus a mis à l’arrêt des pans entiers de l’économie. A peine 20 transactions locatives sur les 3 premiers mois de l’année. « Ce chiffre n’était jamais descendu au-dessous de 30 », rappelle le courtier. Et ensuite ? « Le 2e trimestre pourrait être encore plus atone », pronostique C&W. Et reprendre progressivement au second semestre. Mais sans doute selon de nouvelles règles. La crise risque notamment de mettre entre parenthèses certains projets. Surtout dans le neuf. « Les lancements en blanc ralentiront au cours des prochains mois », prédit le courtier.


Mais un record en termes d’investissements

Côté investissements, le 1er trimestre 2020 marque en revanche un début d’année record. Il affiche un volume de 1,4 milliard d’euros. « Un niveau qui dépasse, à lui seul, le rythme de plusieurs années pleines », souligne C&W. Et s’avère bien supérieur à celui du 1er trimestre 2019, année pourtant au final exceptionnelle. Les trois premiers mois ont aussi été marqués par une montée en taille des opérations. Trois acquisitions de portefeuille dépassent à elles seules le milliard d’euros. Et ce sont les grands fonds d’investissement internationaux qui ont mené la danse. SCPI et OPCI, en revanche, « sont restés en retrait de ce paysage hautement concurrentiel », constate le courtier.


L’immobilier logistique pourrait sortir gagnant de la crise

Le secteur logistique, dont la montée en puissance se confirme, pourrait en outre sortir gagnant de la crise. Son poids représente désormais près de 20% du volume total investi en immobilier d’entreprise. Or, selon le courtier, l’appétit des investisseurs pour ce type d’actifs est toujours aussi vif. D’autant que les secteurs de la distribution et de la logistique ont démontré « leur capacité d’adaptation et de résilience dans un contexte inédit de fonctionnement », souligne C&W. Contrairement à d’autres cycles de retournement, l’immobilier logistique est donc en situation favorable face à « d’autres classes d’actifs plus sinistrées ». Il n’en reste pas moins que, à l’instar des autres secteurs, ce sont les actifs prime qui bénéficieront le plus de cet intérêt renouvelé. Les dernières transactions démontrent d’ailleurs que les actifs de type core+ ont drainé l’essentiel des volumes.

Maintien de la prime de risque pour les actifs prime

Il risque d’en être de même en termes de rendement. Comme le rappelle C&W, « la juste appréciation du risque sera plus que jamais de rigueur ». Le « premium », c’est-à-dire l’écart entre le rendement des actifs et le taux des obligations d’Etat, devrait rester intact pour les actifs prime. De l’ordre de 4%. Mais il n’en sera pas nécessairement de même pour les « acquisitions plus incertaines » …

Frédéric Tixier


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 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Immobilier d’entreprise : un marché à plus de 40 milliards en 2019

41,5 milliards d’euros ont été investis en France, en 2019, en actifs d’immobilier d’entreprise. C’est près de 20% de plus qu’en 2018. SCPI et OPCI représentent environ 15% du marché, selon BNP Paribas Real Estate.

C’est une très forte accélération, sur la seconde partie de l’année, qui permet au marché de l’investissement en immobilier d’entreprise français d’établir un nouveau record. Avec 41,5 Md€ investis en 2019, il progresse de 18,9% par rapport à 2018. Un exercice déjà considéré comme historique…


Les SCPI représentent 14% du marché de l’investissement en 2019

Pour BNP Paribas Real Estate, qui établit ces statistiques, ce résultat s’explique par « un contexte économique résistant ». Et par des « taux financiers très bas ». Ces deux facteurs ont poussé les investisseurs à « augmenter leurs allocations en immobilier ». Parmi eux, ce sont une nouvelle fois les fonds d’investissements qui ont mené la danse. Avec 51% des investissements réalisés, ils augmentent encore leur part relative. Celle-ci n’était que de 34% en 2017. Les compagnies d’assurance se situent en deuxième position, avec 15%. Loin derrière, les SIIC s’affichent à 5%, et les OPCI à seulement 1%, comme en 2018.  Quant aux SCPI, elles se positionnent en 3e position, avec 14%. Loin de leur score de 2017 (31%).


Remontée du commerce et forte hausse de la logistique et des entrepôts

Si les bureaux restent l’actif le plus prisé des investisseurs (plus de 60% des montants investis), c’est du côté des commerces, des entrepôts et des locaux d’activités que la croissance est la plus forte. L’investissement en commerces bondit de 37%. Avec environ la moitié des flux en faveur des pieds d’immeuble de centre-ville. Les centres commerciaux, en dépit d’un sentiment de marché négatif, tirent néanmoins leur épingle du jeu. BNP Paribas RE souligne notamment les portefeuilles phares vendus par le groupe Casino, pour près d’un milliard d’euros au total. Les secteurs logistique et locaux d’activité enregistrent, quant à eux, un quasi-doublement des flux acquéreurs. Les services sont également bien orientés. L’hôtellerie, notamment, affiche une progression de 50% par rapport à 2018.


Nouvelle contraction des taux de rendement de l’immobilier d’entreprise

Cet engouement des investisseurs pour les actifs immobiliers a évidemment provoqué la hausse de leur valeur. Et la compression de leurs rendements. Le taux « prime » dans Paris QCA passe « en dessous de la barre des 3% », constate BNP Paribas RE. Les actifs de commerce subissent en revanche peu de variation. Les taux de rendement des retail parks, par exemple, restent stables depuis 3 ans, à 4,5%. Les pieds d’immeuble parisiens accusent un léger repli, passant sur la période de 2,75% à 2,50%. La compression des taux prime en logistique est elle beaucoup plus nette. Alors qu’elle se situait à 4,75% fin 2018, elle s’affiche aujourd’hui autour de 4%…

Frédéric Tixier


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 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Immobilier d’entreprise : plus de 35 Md€ investis en 2019

A l’occasion de la publication des chiffres Immostat du 4e trimestre, les principaux brokers ont donné leur estimation sur le volume de l’investissement en immobilier d’entreprise en France en 2019. Un nouveau record vient d’être franchi.

« Plus de 35 milliards d’euros » pour CBRE ; « 38 milliards d’euros » pour JLL ; ou même « 41,5 milliards d’euros » pour BNP Paribas Real Estate… Si l’estimation du volume global de l’investissement en immobilier d’entreprise en 2019, en France, varie encore selon les sources, le constat est unanimement partagé : l’année écoulée constituera un nouveau record.

Plus de 35 milliards d’euros investis en immobilier d’entreprise

En 2018, le marché avait déjà franchi un cap. Selon Cushman & Wakefield, un autre courtier en immobilier, il avait atteint 31,3 Md€. Soit 12% de mieux qu’en 2017. En 2019, la progression attendue se situerait, selon les sources, aux alentours de + 18-20 %. Pour BNP Paribas Real Estate, la puissance du traditionnel rallye de fin d’année explique en partie cette nouvelle hausse. Ce sont en effet 16 Md€ supplémentaires qui ont été investis sur le seul 4e trimestre. JLL souligne pour sa part l’importance des méga-transactions sur le marché francilien. Le volume annuel a été porté « essentiellement par le segment des transactions supérieures à 100 M€ », rappelle-t-il.

Un volume annuel en hausse, porté par les méga-transactions

En citant notamment 3 opérations majeures. Le rachat d’un portefeuille par Swiss Life AM France auprès de Terrëis (1,8 Md€) ; l’acquisition de l’ensemble « Le Lumière » menée par Primonial et Samsung SRA (1,2 Md€) ; et celle de la tour « Majunga » par Amundi Immobilier et Mirae Asset Daewoo (910 M€). Plus globalement, l’intérêt des investisseurs pour la classe d’actif immobilier s’explique par la persistance de taux bas. « Le scénario de ‘’lower for longer’’ est de plus en plus considéré comme réaliste », écrit CBRE dans son commentaire. Outre le retour des grands investisseurs nationaux – notamment des SCPI -, 2019 marque une montée en puissance des acteurs étrangers. En particulier la présence notable des investisseurs sud-coréens.

26,9 Md€ pour le marché francilien

Sur le seul marché francilien, scruté par Immostat, le volume annuel des investissements s’établit à 26,9 Md€. Soit une hausse de 14% par rapport à 2018. Le prix moyen du mètre carré est également en forte progression. Selon Immostat, il s’établissait à 7 770 €. Soit une revalorisation de 19% sur un an. Les loyers poursuivent aussi leur ascension. Selon JLL, les loyers prime dans Paris QCA ont atteint un nouveau record : 860 €/m²/an. 6% de plus qu’en 2018. Les loyers de « seconde main » sont également en hausse. «Le loyer moyen se positionne ainsi à 390 €/m²/an à l’échelle francilienne. Et à 624 €/m²/an dans le QCA », estime JLL. Et cette tendance devrait perdurer en 2020. Dans Paris intra-muros, des taux de vacance « historiquement bas » permettront de « maintenir une progression des valeurs locatives », estime pour sa part BNP PRE.


Frédéric Tixier


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A propos d’Immostat(i)

ImmoStat est un groupement d’intérêt économique (GIE) créé en 2001 par les principaux conseils en immobilier d’entreprise : BNP Paribas Real Estate, CBRE, JLL et Cushman & Wakefield. Grâce à ses règles communes de traitement, le GIE ImmoStat restitue des informations harmonisées à ses membres et fournit des statistiques homogènes sur l’offre, la demande et les prix aux acteurs de l’immobilier, qu’ils soient utilisateurs ou investisseurs. Cette initiative originale renforce la lisibilité du marché et dote l’Ile-de-France d’un véritable organe de place qui contribue à son attractivité à l’international.

A propos de JLL(i)

JLL est un des leaders du conseil en immobilier d’entreprise. Notre ambition est de réinventer le monde de l’immobilier en offrant de nouvelles perspectives et des espaces exceptionnels, où chacun peut réaliser ses ambitions. Nous contribuons ainsi à construire un meilleur avenir pour nos clients, nos collaborateurs et nos partenaires.  Notre démarche Building a Better Tomorrow s’inscrit au cœur de notre stratégie d’entreprise. JLL figure dans le classement Fortune 500. Avec un chiffre d’affaires de 16,3 milliards $, et près de 91 000 collaborateurs, la société est implantée dans plus de 80 pays. JLL est la marque déposée de Jones Lang LaSalle Incorporated.

A propos de CBRE(i)

CBRE Group, société listée au Fortune 500 et au S&P 500 ayant son siège social à Los Angeles, est la plus grande société au monde dans le secteur des services et de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise (en termes de chiffre d’affaires pour l’année 2018). La société compte plus 90 000 personnes (hors franchisés) et répond aux besoins des propriétaires et investisseurs immobiliers ainsi que des locataires dans le monde entier grâce à son réseau de plus de 480 bureaux (hors franchisés).

A propos de Cushman & Wakefield(i)

Cushman & Wakefield constitue une force d’action alimentée par les idées, l’expertise et le dévouement à la fourniture de services novateurs en matière d’immobilier commercial. Avec plus de 51 000 personnes dans le monde et 400 bureaux dans 70 pays, notre réseau d’experts immobiliers crée des solutions immobilières pour préparer nos clients à la prochaine étape dans la zone EMEA.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management. En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Métropoles régionales : attractivité confirmée

Plusieurs études mettent en avant la transformation des grandes et moyennes métropoles régionales, et l’impact de ces évolutions sur le dynamisme de leurs marchés immobiliers. Lyon, Toulouse et Bordeaux s’imposent en termes d’attractivité.

« Grandes métropoles régionales, nouvel eldorado immobilier ? » se demande le broker CBRE dans une étude qu’il vient de consacrer aux six premières grandes agglomérations urbaines françaises. En analysant plusieurs critères – dont l’emploi, la croissance économique et démographique, l’évolution de l’immobilier tertiaire et résidentiel -, CBRE constate que ces métropoles – Lyon, Aix-Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux et Nantes – ont « véritablement changé de braquet » au cours des dix dernières années.

Grandes métropoles régionales : démographie et emplois en hausse

CBRE relève notamment que ces grandes agglomérations urbaines voient désormais « leur population croître plus vite que l’ensemble de la France (+2%) et du Grand Paris (+1,2%) ». Et qu’elles misent sur « des secteurs d’avenir et des filières d’excellence compétitives ». Ce qui induit des créations d’emplois à forte valeur ajoutée également plus importantes que sur la région francilienne. Par exemple, +21,5% à Nantes sur la période 2010-2015, contre +8,3% seulement pour le Grand Paris.  Même si en termes de taille et surtout de mobilité, souligne l’étude, le bassin d’emploi francilien reste sans équivalent. Conséquences de ces deux phénomènes de croissance : un dynamisme incontestable des marchés immobiliers des grandes métropoles.

Investissements multipliés par 2,5 dans les grandes métropoles régionales

Le conseil en immobilier d’entreprise observe que les investisseurs immobiliers, « après avoir considéré des métropoles régionales comme dans une optique de diversification, y ont aujourd’hui fortement intensifié leurs engagements ». Les investissements immobiliers en régions se sont en effet multipliés par 2,5 entre 2012 et 2018. Et les prix ont quasiment doublé (comme à Bordeaux, sur le secteur du résidentiel) sur les dix dernières années. Les marchés des bureaux, soutenus par la dynamique économique et par les nouvelles attentes qualitatives des utilisateurs, connaissent quant à eux « des tensions indéniables », souligne le broker. Qui rappelle qu’en termes d’offre, les grandes métropoles françaises disposent aujourd’hui d’un parc tertiaire comparable à celui de capitales européennes telles que Dublin, Genève ou Lisbonne.

              Voir aussi   Investir en régions.

Lyon, Toulouse et Bordeaux en tête des grandes métropoles les plus attractives

Des résultats que confirme, peu ou prou, le baromètre 2019 de l’attractivité des métropoles françaises publié par un autre conseil en immobilier d’entreprise, Arthur Loyd. Ce dernier a passé en revue 45 métropoles régionales, analysées à l’aune de 75 critères statistiques. Ce qui lui permet d’identifier les agglomérations, regroupées en 4 sous-catégories, les plus attractives du pays. Côté «très grandes métropoles[1] », ce sont Lyon, Toulouse et Bordeaux qui s’arrogent les premières places au palmarès de l’attractivité. Nantes, Rennes et Grenoble se placent en tête de la catégorie « grandes métropoles[2] », et Angers, Clermont-Ferrand et Brest dominent les « métropoles intermédiaires[3] ». Enfin, les « agglomérations de taille moyenne[4] » distinguent Valence, Niort et Chalon-sur-Saône.

Fort recul des créations d’emplois dans les aires urbaines de moins de 500 000 habitants

« Les aires urbaines de moins de 500 000 habitants sont les plus touchées par le ralentissement des créations d’emplois. Dans ces territoires, ces dernières ont été divisées par 4 en 2018, ce qui n’empêche pas certaines villes moyennes d’enregistrer des trajectoires de croissance positives », souligne Arthur Loyd. Par ailleurs, celui-ci constate que, au sein des aires urbaines, « les proches périphéries enregistrent la plus forte dynamique de création d’emplois depuis 2009 ». Les banlieues, un retour en force dans le paysage économique français ?

Frédéric Tixier

[1] Population supérieure à 1 million d’habitants.
[2] Population comprise entre 500 000 et 1 million d’habitants.
[3] Population comprise entre 200 000 et 500 000 habitants.
[4] Population comprise entre 100 000 et 200 000 habitants.


A propos de CBRE(i)

Numéro 1 mondial de l’immobilier d’entreprise, CBRE propose ses services aux utilisateurs, propriétaires, investisseurs du monde entier. Qu’il s’agisse de conseil, de commercialisation, d’aménagement d’espace, d’investissement, de gestion immobilière ou d’expertise, nous avons la capacité de mobiliser l’ensemble de notre réseau, à Paris, en régions et partout dans le monde pour couvrir l’ensemble des besoins immobiliers des entreprises. En France, 1 100 collaborateurs, passionnés par l’immobilier, construisent pour nos clients des réponses personnalisées, qu’il s’agisse de renforcer leur attractivité pour leurs salariés, d’améliorer les performances opérationnelles ou de conquérir de nouveaux marchés. Nous aidons les entreprises à concevoir l’immobilier comme une opportunité de création de valeur.

A propos d’Arthur Loyd(i)

Arthur Loyd est le premier réseau national de conseil en immobilier d’entreprise. Le conseil est primordial dans notre métier. Pour pouvoir vous guider dans vos projets d’immobilier d’entreprise et pour vous accompagner dans vos démarches d’investissements immobilier. Nous étudions constamment le marché et les dernières actualités sur l’immobilier d’entreprise. Afin d’être toujours plus précis et cohérents dans nos conseils et dans notre accompagnement. Et, depuis plus de 35 ans nos experts améliorent leurs conseils grâce à l’écoute de vos besoins et au suivi du marché.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société