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etude-de-marcheLe développement des acquisitions des foncières américaines est soutenu par davantage de dette tandis que les Françaises restent contraintes par leur désendettement. C’est ce qui transparait de l’étude d’Ernst & Young menée auprès des directeurs financiers des REITs de toute la planète.

Selon la sixième enquête annuelle menée par le cabinet Ernst & Young auprès de 80 directeurs financiers de REITs, ces sociétés foncières disposant de la transparence fiscale dont les Sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) sont la composante française, ces acteurs s’imposent de plus en plus dans le paysage des transactions immobilières.

La part des REITs dans le marché de l’investissement immobilier a sensiblement progressé, selon cette étude, en passant de 14 % en 2012 à 20 % lors des six premiers mois de l’année en cours.

Le volume de transactions réalisées par les REITs atteindrait selon Ernst & Young 80 milliards de dollars pour l’année entière, après que 60 milliards de dollars aient été acquis pour le premier semestre 2013. Si les perspectives du second semestre apparaissent en sensible ralentissement par rapport aux six premiers mois de l’année, c’est que, selon Jean-Roch Varon, associé et responsable du secteur Real Estate d’Ernst & Young, il faut s’attendre à une pause «  qui leur permettra de digérer l’activité soutenue des dernières années. Beaucoup de SIIC rencontrent déjà des difficultés à identifier des cibles intéressantes, à la fois en termes de qualité et de prix »déclare-t-il à notre confrère L’Agefi Actifs.

« Les Reits ont été très actives au cours des 3 dernières années en ajoutant 230 milliards de dollars d’actifs à leurs portefeuilles, il ne serait pas surprenant qu’elles digèrent ces acquisitions pendant quelques mois » ajoute Howard Roth, directeur de EY’s Global Real Estate. D’autant que parallèlement, la dette globale des REITs a maintenant repassé son niveau de 2008 (372 milliards de dollars contre 361 milliards lors du précédent pic) et qu’il semble difficile de déséquilibrer leurs bilans davantage. Cependant, il faut remarquer que ce sont les foncières américaines qui ont poussé le bouchon le plus loin dans ce mouvement avec un taux d’endettement (LTV) de 75 % rapporté à la valeur de leur patrimoine. Leur endettement a ainsi progressé de 9 %, à l’encontre du mouvement de désendettement des foncières du reste du monde qui ont vu leur LTV diminuer de 8 % sur la période.

Les SIIC françaises ont été extrêmement actives dans leurs efforts de restauration de leur bilan sous la contrainte de leurs banques quoi qu’elles aient trouvé sur les marchés financiers de nouvelles sources de financement obligataires, se rapprochant ainsi des pratiques de désintermédiation qui sont la loi de l’autre côté de l’Atlantique. La conséquence de la priorité au désendettement des SIIC leur fait épouser une tendance inverse à celle de l’ensemble des REITs sur le marché de l’investissement. Selon les données compilées par l’IEIF pour le premier semestre 2013, les foncières françaises disposant de la transparence fiscale, ces sociétés ont été désinvestisseuses nettes avec 95 millions d’euros d’investissements seulement pour 273 millions de cessions ; manquant donc une nouvelle fois à la promesse de leur statut qui était de doter la France d’une industrie immobilière résiliente aux conjonctures déprimées. Mais la tendance pourrait rapidement changer car on constate que les SIIC ont maintenant dépassé la priorité du désendettement et qu’au contraire certaines d’entre elles ont repris le chemin de la croissance en utilisant d’avantage d’effet de levier.

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Empire_State_Building_from_the_Top_of_the_RockLe propriétaire de l’Empire State Building, le mythique gratte-ciel new-yorkais, va faire son entrée en Bourse mercredi, une opération qui va lui permettre de lever un peu plus de 900 millions de dollars.

Si vous trouvez que le prix d’entrée pour visiter le plus célèbre monument de New York (27 dollars) est exorbitant, vous pouvez devenir propriétaire du gratte-ciel en achetant une action pour moitié moins cher !

Le secteur des Foncières américaines dotées du statut de transparence fiscale des REITS est toujours aussi dynamique et attire les sociétés du secteur à Wall Street. Empire State Realty Trust, une société inscrite dans l’Etat du Maryland qui est propriétaire de la célèbre tour ainsi que d’autres immeubles situés dans le Connecticut et à Manhattan, dont le patrimoine est valorisé à 4,6 milliards de dollars, va faire son entrée mercredi à la Bourse de New York, 82 ans après l’inauguration du building de 381 mètres de haut qui servi de décor au film King Kong.

Les actions ont été introduites au prix de 13 dollars. Ce prix est tout en bas de la fourchette de 13 à 15 dollars évoquée dans des documents déposés mi-septembre, auprès du gendarme américain des marchés boursiers (SEC). Mercredi, l’action a débuté sa cotation à 13,05 dollars pour monter jusqu’à 13,49 dollars. A 18 heures (heure de Paris) elle se négociait à 13,35 dollars.

Témoin de la conjoncture immobilière de la capitale économique des Etats-Unis, l’Empire State Building vient rappeler que l’immobilier n’échappe pas aux crises….A son arrivée sur le marché, en pleine crise de 1929 ce gratte-ciel a mis longtemps à se remplir. Ce qui lui valut longtemps le surnom péjoratif d’Empty State Building. Et aujourd’hui, encore la crise a ramené son taux d’occupation à 78 % à la fin juin contre 90 % pour les immeubles équivalents de New-York. Le Wall Street journal s’interroge sur la pérennité des 240 millions de loyers générés en 2012 par ses bureaux aujourd’hui concurrencés par une offre d’immeubles neufs, à commencer par ceux du nouveau One World Trade Center, qui ouvrira en 2015 et qui lui a déjà ravi le titre de la tour la plus haute de New-York en la dépassant de 6 mètres. Un enjeu de taille puisque l’immeuble de l’Empire State Building pèse pour 47 % des loyers encaissés par le REIT éponyme en 2012. Toutefois, l’Empire State Building tente de faire peau neuve avec un programme de rénovation débuté en 2009, qui aura couté 550 millions de dollars, une soixantaine de millions de dollars restant à financer en 2013. Au terme de ces opérations, la consommation énergétique du bâtiment devrait avoir été réduite de 38 %, économisant ainsi quelques 4,4 millions de dollars.

L’immeuble le plus emblématique des Etats-Unis avec le Pentagone, ne fut rentable qu’à partir de 1960. Peu de temps après, en 1961, l’Empire State Building s’est constitué en société avec un capital divisé en 3 300 parts réparties aujourd’hui dans les mains de plus de 2 800 actionnaires. La famille Malkin, le principal actionnaire a dû batailler ferme avec eux pour voir aboutir son projet de cotation en Bourse. Elle est parvenue au bout de plusieurs années de discussions à obtenir l’accord de 80% d’entre eux, pouvant ainsi lancer le processus d’introduction à un prix 32 fois supérieur à celui de 1961….

Au total, 71,5 millions d’actions sont proposées aux investisseurs, ce qui permettra donc de lever 929,5 millions de dollars. Une option de sur-allocation portant sur 10,725 millions de titres supplémentaires peut être exercée dans les 30 jours, portant l’opération à un total de 1,07 milliard de dollars. C’est donc la plus grosse levée initiale d’argent par les REITS à Wall Street juste après celle de la société Douglas Emmett Inc (DEI) qui a levé près de 1,6 milliard de dollars en 2006. Les titres sont cotés sur le New York Stock Exchange sous le symbole “ESRT”.

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Immeuble-BourgeoisSelon le quotidien Cinco Dias, Predica, l’assureur du groupe Crédit Agricole, a pris ses marques auprès de l’Américain Blackstone et du fond Orion pour manifester son intérêt pour les 26,8 % détenus par Metrovacesa dans la SIIC Gecina

Après avoir rendu public sa réflexion sur une sortie du capital de la foncière française Gecina, le groupe immobilier espagnol Metrovacesa, qui contrôle 26,78% de son capital a reçu trois offres d’achat, révèle mercredi le journal espagnol Cinco Dias. Le quotidien s’appuie sur plusieurs sources non identifiées. Selon Cinco Dias, l’Américain Blackstone et l’assureur français Predica, filiale du Crédit Agricole, font partie des investisseurs intéressés. Le troisième candidat est le fond Orion. Cinco Dias précise que les offres formulées valorisent chaque action Gecina près de 90 euros, soit moins que le cours de bourse actuel de la SIIC (92,51 euros, -0,58%) qui s’est érodé à l’annonce de ces marques d’intérêts n’offrant aucune prime sur la valeur en Bourse de Gecina.

Parmi ces trois candidatures, celle de Blackstone et de Predica leur permettrait de compléter leur présence dans le tour de table de Gecina. Pour sa part, Predica, filiale du Crédit Agricole Assurances, est déjà actionnaire de Gecina à hauteur de 8,23 %. D’autre part, si Blackstone l’emportait cela permettrait à ce gérant de fonds de transformer l’essai après avoir racheté en mars 2013 près des deux tiers des prêts consentis aux sociétés de Joaquin Rivero et Victoria Soler. Ces prêts disposent de suretés assises sur les actions Gecina détenues par cet actionnaire (près de 32 % du capital de Gecina). Le fonds Blackstone et Ivanhoé Cambridge, émanation de la Caisse de dépôt et placement du Québec, avaient indiqué à la mi-mars qu’ils détenaient 64,7% des prêts consentis aux sociétés espagnoles Alteco Gestion y Promocion de Marcas et Mag-Import. En ligne de mire : le capital de la foncière française Gecina. En effet, liées à MM. Joaquin Rivero et Victoria Soler, deux actionnaires détenant respectivement 16,11% et 15,24% du capital de Gecina, ces deux sociétés espagnoles portent des prêts garantis par des actions Gecina. Mais la conversion de la dette en titres Gecina pourrait prendre du temps : au début du mois de février, la justice espagnole avait accepté de geler la conversion à la demande de Joaquin Rivero. La totalité de cette dette (1,6 milliard d’euros) avait servi à racheter leur participation de 31% dans Gecina.

De leur côté, Predica et Orion ont toutes deux déjà pris leurs marques sur un autre dossier de foncière française de bureaux contrôlée indirectement par les banques après avoir eu du mal à faire face à la crise de l‘immobilier dans la péninsule ibérique : Predica détient 5,1 % du capital de Foncière Lyonnaise tandis qu’Orion en détient 6,4 % et que le leader européen des Foncières cotées Unibail Rodamco a pris un ticket de 7,2 % dans le tour de table de la Foncière Lyonnaise, contrôlée par l’Espagnol Immobiliaria Colonial qui a également fait part au début de l’été d’une réflexion sur la cession de sa participation majoritaire dans cette SIIC.

à propos de Gecina
Gecina détient, gère et développe un patrimoine immobilier de 10.7milliards d’euros au 30 juin 2013 situé à 90% en Ile-de-France. La foncière oriente son activité autour d’un pôle économique constitué notamment du premier patrimoine de bureaux de France et d’un pôle démographique d’actifs résidentiels, de résidences étudiants et d’établissements de santé. Elle s’apprête également à inaugurer le centre commercial de Beaugrenelle dans le 15ème arrondissement de Paris. Gecina a inscrit l’innovation durable au cœur de sa stratégie pour créer de la valeur, anticiper les attentes de ses clients et investir en respectant l’environnement grâce à l’implication et l’expertise de ses collaborateurs.
Gecina a créé une fondation d’entreprise dédiée à la protection de l’environnement et au soutien de toutes les formes de handicap.
Le mercredi 2 octobre 2013, au cours de 92,27 euros sa capitalisation boursière atteint 5,8 milliards d’euros.

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Centre-logistiqueLes livraisons et acquisitions 2012 et 2013 qui ont accru les loyers de 10,3 millions d’euros confortent l’objectif de 70 millions de loyers à l’horizon 2015.

Au 3ème trimestre 2013, Argan a encaissé 15,5 millions d’euros de revenus locatifs, en hausse de 22% sur un an. Les loyers des neufs premiers mois de 2013 sont en hausse de 24 % à 45,9 millions d’euros.

Cette progression de 8,8 millions d’euros est assise sur les loyers additionnels générés par l’effet année pleine des livraisons et acquisitions de l’année 2012 et des premiers mois de 2013, pour 10,3 millions, ainsi que 0,9 million produit par l’effet de l’indexation des baux. Ces loyers ont été amputés de 1,8 million d’euros pour cause de cessions d’actifs en 2013, ainsi que par l’effet de la vacance sur les 9 premiers mois de l’année (0,6 million).

Début juillet, Argan a enregistré l’entrée en patrimoine de 19.600 m² correspondant à la 2ème tranche de la plateforme de 80.000 m² en cours de construction au Coudray Montceaux (77) et louée à Norbert Dentressangle. Une 3ème tranche de 27.600 m² reste à construire. Argan a également livré une extension de 10.800 m² sur sa plateforme de Roye développée en 2010 pour L’Oréal. Au 30 septembre 2013, le patrimoine locatif s’élève ainsi à 1.190.000 m², occupé à 98%.

Ces éléments confortent la foncière, contrôlée par la famille Le Lan, qui a révisé à la hausse en juillet dernier son objectif de croissance des revenus locatifs pour 2013 de 12% à 18%, soit 61 millions d’euros, confortant le groupe dans son objectif de 70 millions d’euros de revenus locatifs générés à l’horizon 2015.

à propos d’Argan
Argan est une foncière spécialisée en immobilier logistique qui développe pour ses locataires des plateformes « clés en main » qu’elle finance, conçoit, fait construire et dont elle assure elle-même la gestion locative. Son positionnement de développeur-investisseur lui offre un profil unique et une expertise reconnue sur ce secteur d’activité. Argan est cotée sur le compartiment B de NYSE-Euronext Paris et fait partie des indices CAC All-Tradable et CAC Small. La foncière a opté pour le régime des SIIC au 1er juillet 2007.
Le 1er octobre 2013, au cours de 13,39 euros, la capitalisation boursière d’Argan ressort à 189,15 millions d’euros.

Mandarin-OrientalLa foncière signe une opération structurante en reprenant le siège abritant le siège social Endered à Malakoff (92) et fait entrer l’investisseur immobilier Patron Capital dans son tour de table.

La société d’investissent immobilier cotée (SIIC) Tour Eiffel reprend le chemin de la croissance  en entrant en négociation exclusive pour l’acquisition d’un immeuble de bureaux de 19 752 m² situé à Malakoff (92) auprès de Patron Capital Partners. Le vendeur sera rémunéré en actions et détiendra 8,4 % du capital de Tour Eiffel à l’issue de cette transaction soumise au contrôle d’un commissaire aux apports.  Les actions tour Eiffel créées à cette occasion seront émises au prix de 50 euros présentant une légère prime sur le dernier cours coté de Tour Eiffel (48,32 euros vendredi 20 septembre)

Cette opération serait réalisée via l’apport des titres de l’OPCI détenant l’immeuble. Compte tenu de la dette associée à l’actif, l’apport en nature s’élèverait à approximativement 28,4 millions d’euros. Car si l’immeuble a une valeur d’expertise de près de 80 millions d’euros millions d’euros (10 % de la valeur du patrimoine immobilier de Tour Eiffel) , Tour Eiffel reprendrait une structure (OPCI ) elle-même endettée. Cette opération marque donc la fin des efforts destinés à diminuer le ratio d’endettement de la  société accomplis depuis 5 ans, quoi qu’elle s’accompagne également d’un renforcement des fonds propres de la Siic. Au 31 mars derneir, à l’issue des cessions du trimestre le groupe a réduit  son ratio d’endettement rapporté au patrimoine (LTV) consolidé à 54,3%.

Cette opération s’inscrit dans le recentrage des actifs immobilier de Tour Eiffel qui a entrepris de rehausser le niveau qualitatif de son patrimoine. Cet immeuble bénéficie d’un bail résiduel de 8 ans et offrira à Tour Eiffel un rendement immobilier de 7,2%.

Selon le directeur général de Tour Eiffel Renaud Haberkorn, « Cette opération est doublement créatrice de valeur pour la Société de la Tour Eiffel. Nous intégrons à notre patrimoine un ensemble immobilier de qualité correspondant parfaitement à la stratégie que nous avons mise en place, tout en nouant ainsi un partenariat créateur de valeur avec un investisseur avisé et de renommée, qui souhaite s’engager à nos côtés dans de futures opérations. Cela souligne également la pertinence de notre stratégie ainsi que la qualité de notre portefeuille qui ont su séduire un investisseur particulièrement exigeant ». De son côté, Keith Breslauer, fondateur et Managing Director de Patron Capital a investi dans plus de 100 transactions à travers une cinquantaine de participations, représentant plus de 3,7 millions de m² répartis dans 13 pays précise qu’il s’agît d’un partenariat de long terme.

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immeubleLa Bourse a réservé un accueil très favorable à l’annonce des résultats clos le 30 juin dernier de la société d’investissement immobilier coté (SIIC) SCBSM. Son cours s’est envolé de plus de 9 % en séance, avant de terminer à 3,98 euros (+ 6,42%), dans un marché actif qui a vu s’échanger près de 50 000 titres de la foncière.

Plus encore que l’évolution du bénéfice c’est la progression de la valeur d’actif net qui a suscité l’engouement des investisseurs. L’actif net de remplacement s’est hissé à 9,19 euros contre 8,80 euros un an plus tôt. Cette évolution illustre les progrès accomplis sur le patrimoine de cette société qui se définit comme une foncière de développement, opportuniste dans ses acquisitions d’actifs souvent situés en périphérie des grosses villes de province. Selon ses dirigeants, « l’exercice 2012-2013 marque l’aboutissement d’un cycle de 3 exercices privilégiant l’accroissement de la valeur et de la qualité du patrimoine plutôt qu’une stratégie de croissance débridée et incontrôlée. Cette politique a été mise en œuvre au travers notamment d’une accélération des arbitrages au profit d’actifs « Prime » liquides et d’un important désendettement. » De fait, le ratio d’endettement rapporté au patrimoine est revenu à 50,5 % contre 51,7 au 30 juin 2012. Il atteignait 61 % à il y a 3 ans.

Le bénéfice net, peu significatif, s’établit à 3,1 millions d’euros contre 7,6 millions lors du précédent exercice qui avait bénéficié d’importantes cessions d’actifs et d’une très forte réévaluation de la valeur du patrimoine (+ 6,4 millions d’euros contre + 2,5 million cette année). En revanche, l’amélioration se vérifie sur le poste des capitaux propres de la société. Ces derniers sont passés cette année de 87,87 millions d’euros à 92,3 millions d’euros, soit une amélioration de 4,4 millions. SCBSM ne publie pas de résultat net récurent alors que c’est sur cet agrégat que se marqueront les progrès réels de l’entreprise. Ceux-ci encore très faibles – évalués à 0,1 euros par action – pour l’analyse de la société de Bourse Invest Securities devaient doubler lors de l‘exercice en cours et tripler d’ici juin 2014. Il faut espérer que cet échéancier sera tenu car SCBSM qui ne distribue pas de dividende et doit renforcer sa rentabilité pour espérer voir se résorber la décote de son cours de Bourse sur sa valeur d’ANR (57%). En effet, même sur la base d’un résultat net récurent de 0,33 euros selon les prévisions d’Invest Securities, le ratio du résultat net récurrent sur ANR restera à 3,3 % parmi les plus faibles de l’univers des foncières françaises.

Pour parvenir à ses objectifs, SCBSM a accéléré le déploiement des programmes « value added » de sa branche Développement. Le site de Nîmes (30), regroupant Auchan Drive et McDonald’s, ainsi que le Carrefour Drive de La Croix Blanche (91) sont désormais ouverts et contribueront à l’amélioration des revenus locatifs et de la valeur du patrimoine lors des prochains exercices. En parallèle, SCBSM a annoncé en mai le lancement du programme Cap Roussillon à Rivesaltes (66), un projet majeur au sein de l’un des 2 principaux pôles commerciaux du département. Cap Roussillon s’inscrit au cœur du pôle commercial de Claira-Rivesaltes, dont l’attractivité est renforcée par les programmes récents développés par Klépierre et Carrefour Property.

En résumé, SCBSM offre un modèle séduisant mais son titre souffre de handicaps (absence de dividende, capitalisation boursière limitée à 50 millions d’euros, patrimoine diffus et disparate…) qui freineront encore longtemps la résorption de la décote dont souffre le titre en Bourse.

A propos de SCBSM
SCBSM est une foncière cotée sur NYSE Euronext à Paris (FR0006239109- CBSM) depuis novembre 2006. Le patrimoine immobilier du Groupe, hors projets en développement et participations minoritaires, s’élève au 30 juin 2013 à près de 245 millions d’euros. Il composé pour 60% de commerces et 40% de bureaux. SCBSM dispose du statut SIIC.
Le 16 septembre 2013, au cours de 3,98 euros sa capitalisation boursière atteint 51,23 millions d’euros.

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reunion-islandCBO Territoria a signé un avenant prorogeant de 4 années l’accord-cadre historique signé en septembre 2009 avec la SHLMR portant sur la réalisation sur 4 ans de 1 300 logements sociaux dans les quartiers résidentiels qu’il réalise. Ce nouvel accord, valable jusqu’en septembre 2017, porte le nombre total de logements cédés en VEFA par CBO Territoria de 1 300 à 1 622 logements, soit 322 de plus que dans l’accord-cadre d’origine. Du fait de retards administratifs, notamment dans le lancement des opérations ZAC Marie Caze et Roche Café, CBO Territoria n’a contractualisé et mis en chantier ou livré que 824 logements sur les 1 300 au 31 août 2013. Ainsi, la signature de cet avenant apporte à CBO Territoria une commande prévisionnelle de 798 logements sociaux à réaliser d’ici septembre 2017. Le montant total de ces opérations de promotion avec un bailleur social de premier plan devrait représenter un volume d’activité de 140 millions d’euros pour CBO Territoria, pour une moyenne de 200 logements par an.

La répartition prévisionnelle des 798 logements sociaux à réaliser est la suivante :

  • 363 dans la nouvelle ville de Beauséjour à Sainte-Marie
  • 290 dans le quartier Marie Caze à Saint-Paul
  • 27 dans le quartier Roche Café à Saint-Leu
  • 118 à Cap Austral dans le Sud du département

L’ensemble de ces quartiers à vivre sont développés par CBO Territoria.

Eric Wuillai, Président directeur général de CBO Territoria se félicite de cette coopération avec la SHLMR car selon lui « cet accord, le plus important du secteur à La Réunion, nous offre un socle de visibilité alors que le segment du logement intermédiaire souffre d’un contexte fiscal déstabilisant. Enfin, il confirme la pertinence de notre stratégie de diversification entreprise depuis 2009 auprès de la clientèle institutionnelle ».

A propos de CBO Territoria
Propriétaire d’un patrimoine foncier exceptionnel de 3 000 hectares, CBO Territoria est un des acteurs clés du développement immobilier de l’Île de La Réunion, département français en fort développement soutenu par une évolution démographique dynamique. CBO Territoria détient un positionnement de premier plan dans ses 3 métiers :
– Gestion foncière et aménagement de zones d’ensemble ;
– Promotion immobilière en logements et terrains à bâtir ;
– Développement et gestion immobilière d’actifs patrimoniaux détenus en propre.

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La SIIC joue gros avec son immeuble de La Défense. Les résultats semestriels montrent que l’assainissement financier et patrimonial entrepris depuis 3 ans porte ses fruits.

La Bourse a salué la forte hausse du résultat récurrent de la SIIC Paref, avec une hausse de son cours de Bourse de 4,4 % à 44,45 euros. La société foncière Paref a en effet présenté des résultats semestriels qui illustrent les progrès réalisés au cours des trois dernières années marquées par des cessions et un net désendettement qui ramené la dette de 66 % à 42% de la valeur du patrimoine. Cependant, tandis que la société d’investissement immobilier cotée (SIIC) Paref se séparait souvent de ses meilleurs immeubles en conservant des actifs de seconde couronne, rentables et risqués, elle n’en a pas moins continué à investir. Le principal investissement, réalisé à part égale avec le promoteur GA qui a apporté sa compétence en matière de performance énergétique, est un immeuble de 11 000 mètres carrés de bureaux situé à la périphérie de La Défense, le Gaïa, qui sera livré en temps et en heure, la semaine prochaine. Tout va donc dépendre de la rapide location, voire de sa cession une fois loué de cet immeuble au nom évocateur de la planète Terre. Paref en attend 3,6 millions d’euros de loyers annuels (295 euros du mètre carré) alors que les immeubles neufs restent rares à la Défense comme dans toute l’Ile-De-France et continuent de trouver preneur assez facilement. Alain Perrollaz, président du directoire de Paref se montre confiant après avoir reçu plusieurs marques d’intérêt sans qu’aucune ne se soit concrétisée. Totalement loué, cet immeuble offrirait un rendement locatif légèrement supérieur à 8 % sur la base d’un coût de revient proche de 40 millions d’euros.

Une location rapide du Gaïa permettrait de renouer avec la croissance des loyers qui portent au premier semestre 2013 la marque des arbitrages réalisés (à 8,5 millions d’euros contre 9,4 millions un an plus tôt). En outre, une occupation rapide de l’immeuble accélérerait les projets élaborés par Paref avec le promoteur GA. Au 30 juin, avant donc la réception du Gaïa, Paref est parvenu à faire remonter son taux d’occupation à 93 % (retraité des biens sous promesse de vente), contre 91 % en fin d’année 2012.

Le deuxième pôle d’activité de Paref, la gestion pour compte de tiers se porte bien. Les actifs sous gestion atteignent 664 millions d’euros (+ 8,7%) contre 611 millions 6 mois plus tôt. Les commissions de gestion ont progressé à 1,5 million d’euros contre 1,4 million un an plus tôt, en partie grâce à la reprise de la gestion de la SCPI Capiforce Pierre. Si la collecte des six premiers mois de l’année 2013 est revenue de 14,2 à 12,5 millions, les mois qui viennent verront celle-ci repartir avec la création d’une SCPI originale qui investira dans les commerces en Allemagne. Thierry Gaiffe, le directeur général de Paref Gestion, met également en avant un véhicule orienté vers le tourisme et l’hôtellerie, alors qu’un poste de directeur du développement va être créé. Un partenariat avec Dolmen Capital Partners, spécialisée dans l’investissement en actifs d’exploitation notamment de l’hôtellerie et des réseaux commerciaux aux concepts reconnus (restauration rapide/à thème, résidences de vacances) a été signé en ce sens.

Sur le plan financier, la baisse des revenus locatifs (6,12 millions d’euros contre 6,7 millions au premier semestre 2012 s’accompagne d’une stabilité du résultat brut d’exploitation à 5,54 millions d’euros (contre 5,58). Côté résultats, il importe de regarder au-delà du bénéfice publié (2,41 millions d’euros contre 3,34 millions un an plus tôt) impacté par l’évolution de la variation pour juste valeur qui ne correspond pas à une sortie de cash. Mieux vaut s’en tenir à la forte progression du résultat net récurrent qui passe de 2,2 millions d’euros à 3,2 millions d’euros. Un niveau qui sécurise le dividende 3 euros versé au titre du dernier exercice estime l’analyste de la société de Bourse Invest-Securities.

Quant à la valeur d’actif net réévalué, elle s’établit à 78,4 euros en légère progression (+ 0,5 euros). De sorte que si le cours de Bourse a surperformé son secteur depuis le début de l’année avec un gain de 28,5 %, à 44,45 euros, il continue de souffrir d’une très forte décote (43 %).

A propos de Paref
Le groupe Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires :
– Investissement commercial et résidentiel : Paref détient divers immeubles commerciaux en région parisienne et en province, ainsi que des immeubles d’habitation à Paris acquis en usufruit temporaire.
– Gestion pour compte de tiers : Paref Gestion, filiale de Paref agréée par l’AMF, gère 4 SCPI et 2 OPCI.
Au 30 juin 2013, le groupe Paref détient un patrimoine immobilier de 166 M€ et gère 664 M€ d’actifs pour compte de tiers.
Le 13 septembre 2013 au cours de 44,450 euros, sa capitalisation boursière atteint 53,8 millions d’euros.

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etude-de-marcheLa qualité des informations données par les sociétés foncières est saluée par une étude de Deloitte et de l’European Public Real Estate Association (EPRA), l’association professionnelle des foncières européennes. L’étude pointe les améliorations significatives de l’industrie immobilière en Europe. Foncière des Régions rejoint Unibail-Rodamco dans le cercle des foncières récompensées.

L’EPRA a attribué 43 awards (18 awards d’or, 14 d’argent et 11 de bronze) lors de sa conférence annuelle des 5 et 6 septembre 2013, mettant en évidence une constante amélioration de l’application de ses Best Practice Recommendations. Ces dernières ont pour objectif de promouvoir la cohérence et la transparence des rapports financiers des entreprises du secteur immobilier, au bénéfice des actionnaires et investisseurs. Ce sont ainsi 50 % des sociétés immobilières examinées par l’EPRA qui se sont vues décerner un award.

Les sociétés britanniques se placent en tête du classement avec 14 awards, la France en a obtenu 7 et l’Allemagne 6. La société Swiss Prime Site a reçu le prix de la «meilleure amélioration pour un rapport annuel ».

« Nous sommes particulièrement ravis que la France ait obtenu 3 awards de plus que l’année dernière. Avec 2 awards d’or et 5 d’argent, nous notons encore une fois une nette amélioration de la qualité des rapports annuels produits par les foncières françaises. Nous saluons par ailleurs Foncière des Régions qui rejoint Unibail-Rodamco dans le cercle des foncières récompensées par un award d’or », explique Laure Silvestre-Siaz, Associé responsable du secteur immobilier Deloitte France.

Selon Jennifer Chase, Directeur Deloitte UK  : « Les résultats de l’étude menée auprès des sociétés immobilières européennes cotées cette année montrent une nette progression avec près de la moitié des entreprises analysées ayant reçu un award. L’effet domino se met en place, avec davantage d’entreprises répondant à la pression de leurs pairs et du marché pour adopter les Best Practice Recommandations. Il est essentiel que nous continuions à promouvoir les valeurs de transparence et d’uniformité dans les reporting financiers. »

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Méthodologie
L’étude, menée par Deloitte, analyse 86 rapports annuels, avec un focus particulier sur les indicateurs EPRA de mesure de la performance qui sont à présent largement reconnus dans le secteur immobilier. 79% des foncières étudiées communiquent au moins un indicateur de mesure de la performance.

Au cours du premier semestre 2013, la foncière Terreïs a poursuivi son recentrage sur son patrimoine tertiaire. Le programme de cession du patrimoine en province et des actifs résidentiels au fil de leurs libérations a été activement poursuivi. Il a représenté un montant global de cessions de 39,2 M€ (dont 29,4 M€ actées) au 1er semestre 2013 pour 14 M€ de plus-values comptables (11,5 M€ sur le 1er semestre 2012). Ce qui a soutenu le résultat d’exploitation en progrès de 10,8 %, à 16,8 millions d’euros. Celui-ci est conforté par une bonne maîtrise des charges d’exploitation. Le résultat opérationnel courant avant amortissement et provision s’élève à 27,3 millions d’euros, soit une marge EBITDA / Revenus locatifs de 90% qui progresse d’un semestre sur l’autre (88% au 1er semestre 2012 et 85% au 1er semestre 2011).

terreis

Le ratio d’endettement demeure élevé à 47 % sans changement, quoique la société estime disposer d’une marge de manœuvre pour saisir des opportunités dans les bureaux parisiens. Cependant, ce ratio doit s’apprécier en prenant en compte l’essentiel des emprunts qui sont amortissable et non un remboursement in fine comme chez la plupart des foncières.

Enfin TERREÏS a pris pour habitude de verser son dividende en deux fois, sous forme d’un acompte et le solde en mai. Compte tenu des résultats du 1er semestre 2013 et des perspectives d’activité pour l’ensemble de l’année, le Conseil d’Administration a décidé de fixer l’acompte sur dividende 2013 à 0,32 € par action, en progression de près de 7 % par rapport à celui distribué l’an dernier (0,30 € par action). Cet acompte sera versé le 15 novembre prochain.

À propos de Terreïs
TERREÏS est une société foncière dont le patrimoine est constitué de bureaux et de murs de commerces situés pour l’essentiel à Paris. TERREÏS est cotée sur le marché réglementé NYSE Euronext à Paris depuis décembre 2006 et a intégré le compartiment B depuis janvier 2012. Elle a opté pour le régime des sociétés d’investissement immobilier cotées (régime « SIIC ») à compter du 1er janvier 2007. Depuis septembre 2010, le titre est rattaché à l’indice SBF250, devenu l’indice CAC-All Tradable.
Le 30 août 2013, au cours de 17,50 euros sa capitalisation boursière atteignait 437 millions d’euros.

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