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Le label ISR déjà à la croisée des chemins

Ce n’est pas faire injure à l’auguste institution qu’est l’Inspection Générale des Finances (IGF) de rappeler que nombre de rapports produits en son sein connaissent une destinée éphémère. Tel ne devrait cependant pas être le cas du « Bilan et perspectives du label ISR » daté de décembre 2020, et diffusé récemment.

Ce n’est pas faire injure à l’auguste institution qu’est l’Inspection Générale des Finances (IGF) de rappeler que nombre de rapports produits en son sein connaissent une destinée éphémère. Trop souvent, et en dépit de la qualité du travail réalisé, la publication d’un nouvel opus donne lieu à un droit de réponse des personnes visées. Quelques échos dans la presse spécialisée sans que soient modifiés les pratiques ni le droit positif… Tel ne devrait cependant pas être le cas du « Bilan et perspectives du label ISR » daté de décembre 2020 et diffusé récemment.

Un bilan sévère sur l’efficacité du label ISR paru en 2016

Le bilan de la mission sur le label paru en 2016 est sévère et à peine tempéré par le langage diplomatique d’usage. Extraits : « À moins qu’il n’évolue radicalement, le label ISR s’expose à une perte inéluctable de crédibilité et de pertinence. Nonobstant son succès quantitatif, il présente des faiblesses intrinsèques qui obèrent son adaptation à un marché en forte évolution » (p. 1). « Aucun critère ne vient encadrer la construction des notes ESG, par exemple en définissant des standards à partir desquels évaluer la durabilité des entreprises » (p. 7). « Les exigences du label sont difficilement conciliables avec l’objectif de contribution au développement durable, pourtant affiché dans ses documents fondateurs et ses supports de communication » (p. 13). « Cette situation est de nature à occasionner des malentendus et expose le label et ses parties prenantes à un risque de réputation » (p. 14). Aïe !

Un rapport qui préfigure la nécessaire réforme du label, cinq ans après son lancement

Mais plutôt qu’une critique définitive de cette entreprise dans laquelle certaines sociétés de gestion françaises ont particulièrement brillé, le rapport de l’IGF préfigure la nécessaire réforme structurelle du label cinq ans après son lancement. Au fond, l’Inspection ne fait qu’exposer ce que les professionnels de la Place savent déjà. Apparu dans le sillage du plan de la Commission européenne pour le financement de la croissance durable (2018), un nouveau tsunami réglementaire est en train de rebattre les cartes, qu’il soit d’origine nationale (loi Pacte, article 29 de la loi Énergie-Climat) ou européenne (taxonomie, SFDR, éco-label). La préoccupation des autorités publiques sur les macro-enjeux environnementaux (biodiversité, climat, ressources en eau …) est tardive mais sincère. Elles entendent désormais permettre à l’investisseur d’apprécier effectivement si les acteurs de la finance agissent conformément à ses convictions et/ou ses engagements. Nul ne s’en plaindra.

Et l’immobilier dans tout ça ? Tout va bien, merci !

Le rapport de l’IGF ne fait que mentionner l’intégration récente de la gestion d’actifs réels dans le champ du label, par un arrêté ministériel du 8 juillet 2020 : « Pour ces fonds immobiliers, le label ISR prévoit toutefois des exigences spécifiques distinctes de celles applicables aux instruments mobiliers » (ann. III, p. 2). Surtout, les professionnels de la gestion des SCPI et OPCI à l’origine du référentiel immobilier ont eu tout loisir d’analyser le cadre existant. Et de prendre en considération les caractéristiques de ce métier pour pousser au maximum le curseur des exigences opposables aux gestionnaires. On rappellera principalement que le fonds immobilier labellisé ISR, au contraire de celui spécialisé dans les titres financiers, est directement propriétaire de l’actif qui est la source de « l’effet ESG ».


Le fonds immobilier dispose de leviers d’actions effectifs

Il dispose donc des leviers d’action effectifs pour agir positivement et faire connaître aux investisseurs les résultats de son travail et les progrès à venir. Quand on améliore la performance énergétique d’un immeuble, quand on veille à la qualité de l’air intérieur, quand on promeut l’accès non polluant au bâtiment ou encore quand on sensibilise les locataires sur les bonnes pratiques ESG, on est typiquement dans une démarche ISR.

L’ESG et l’immobilier font décidément bon ménage. Peut-être le sujet d’un prochain rapport d’une mission de l’IGF ?

Arnaud Dewachter


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Bilan et perspectives du label « Investissement socialement responsable » (ISR) – Décembre 2020


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A propos d’Arnaud Dewachter

Arnaud Dewachter a été délégué général de l’ASPIM de 2008 à 2018. Il est consultant indépendant et associé-fondateur d’Ethiket, un cabinet spécialisé dans l’accompagnement dans le développement durable des gestionnaires d’actifs immobiliers

SCPI Primonial REIM : une performance globale de 4,60% en 2020

Les cinq principales SCPI gérées par Primonial alignent une performance globale qui devrait se situer au-dessus de la moyenne du marché. Le premier collecteur net en SCPI en 2020 affiche une « confiance réitérée » dans la capacité de ses fonds à tenir leurs objectifs de performance, notamment environnementale, en 2021.

Le taux de distribution 2020 de la SCPI Primopierre devrait s’établir à 5,04%. A 4,5% pour Primovie. Mais à seulement 3,41% pour Patrimmo Commerce et à 3,50% pour Primofamily. Cette dernière affichant toutefois, grâce à la revalorisation du prix de sa part intervenue en décembre dernier[1], une performance globale de 5,05%. Patrimmo Croissance, la SCPI investie dans la nue-propriété de lots résidentiels, affiche quant à elle une progression annuelle de 5% de sa valeur.

Primonial REIM : une performance globale supérieure à la moyenne du marché des SCPI

Si certaines des SCPI gérées par Primonial REIM affichent, comme la plupart des véhicules immobiliers, des rendements en baisse par rapport à 2019, d’autres, à l’inverse, font mieux en 2020. Leur performance globale, réévaluation des parts incluse, devrait d’ailleurs « se situer au-dessus de la moyenne du marché », précise la société de gestion dans un communiqué. En rappelant le travail accompli par ses équipes pour recouvrer les loyers. Ou procéder à des réaménagements en faveur des locataires les plus exposés à la crise. Pour les SCPI investies dans les secteurs les plus résilients, l’exercice 2020 se conclut effectivement par un surcroît de performance. C’est le cas pour Patrimmo Croissance. Dont la progression du prix de souscription, revalorisé chaque mois, n’était que de 4,81% en 2019. Mais de 5% en 2020.

Les SCPI exposées au secteur résidentiel améliorent leur performance

Primofamily, elle aussi investie dans des actifs de type résidentiel, en France et en Europe, fait également mieux. Pas en termes de rendement, qui passe de 4,03% à 3,50%. Mais en raison d’une revalorisation de ses parts d’un pourcentage supérieur à celui de 2019 (0,82%). Conduisant à une performance globale de 5,05%. Contre 4,85% en 2019. Pour Primovie, l’impact sur les rendements est marginal. La SCPI spécialiste du secteur de la santé va en réalité distribuer au titre de 2020 un dividende quasiment identique à celui de 2019, où son taux de distribution était de 4,51%. Primopierre, la SCPI spécialiste des bureaux, récemment labellisée ISR, accuse quant à elle un recul plus marqué. Tout en restant au-dessus de la barre des 5%. Son taux de rendement passe en effet de 5,92% en 2019 à 5,04% en 2020.

Rendements en baisse sur les SCPI bureaux et commerce

Un écart qui s’explique en partie par la distribution d’une plus-value exceptionnelle moins importante que durant le précédent exercice. Fort logiquement, c’est la SCPI dédiée au secteur commerce, Patrimmo Commerces, qui connaît le repli le plus significatif de sa performance. En 2019, elle affichait un taux de rendement de 4,61%. En 2020, les souscripteurs devront se contenter d’un taux de 3,41%. Mais la situation devrait s’améliorer en 2021, les acomptes trimestriels sur dividende ayant été revus à la hausse depuis le 3e trimestre 2020. Côté produits immobiliers disponibles en unités de compte, le bilan est lui aussi contrasté. La SCI Primonial Capimmo fait moins bien qu’en 2019, avec une performance de 2,50% (vs 4,56% en 2019). L’OPCI PREIMium paye son exposition aux marchés cotés.


Une confiance réitérée pour 2021

Le repli des cours des foncières cotées (de près de 23% en 2020), qui représentent environ le tiers de ses actifs, se traduit par un recul, mais de moindre ampleur, de sa valeur liquidative. Qui baisse de 4,50% en 2020. Primonial REIM, dont la collecte globale sur ses véhicules immobiliers a frôlé les 2 milliards d’euros l’an dernier, aborde d’ailleurs l’exercice 2021 avec confiance. Outre le renforcement de sa démarche responsable, déjà récompensée par l’attribution de deux labels ISR, la société de gestion compte poursuivre sa stratégie de développement cette année. En combinant son approche de diversification géographique et sectorielle à une approche sélective des investissements, « portant à la fois sur l’efficience du bâtiment et la qualité de la localisation et du locataire ».

Frédéric Tixier


[1] Le prix de la part de Primofamily a été porté de 194€ à 197€ (+1,55%) le 1er décembre 2020


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Deux fonds immobiliers labellisés ISR chez Primonial REIM

971 M€ pour Primonial REIM, 500 M€ pour Perial AM


A propos de Primonial REIM(i)

Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF en 2011, Primonial Real Estate Investment Management (Primonial REIM) a pour vocation de concevoir et gérer une gamme de véhicules d’investissement traduisant ses convictions fortes sur les marchés immobiliers. Son objectif est de mettre à la disposition du plus grand nombre une gamme de SCPI investissant dans l’immobilier de bureaux, de commerces, de santé/éducation et résidentiel. Primonial REIM, en qualité de société de gestion de portefeuille, constitue et gère des OPCI (dédiés aux investisseurs institutionnels ou grand public). Le 10 juin 2014, Primonial REIM a obtenu l’agrément AIFM (Alternative Investment Fund Manager) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers pour la gestion de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), soumis à ce titre à des obligations renforcées en termes notamment d’information, de suivi de la liquidité et de gestion des risques.

 (i)  Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI Perial : des rendements 2020 en phase avec les objectifs

Les 4 SCPI de la société de gestion affichent des taux de distribution 2020 globalement conformes aux objectifs annoncés. Pour 2021, Perial AM envisage des dividendes potentiels maintenus à leurs niveaux de l’an dernier. Tout en continuant à creuser le sillon de sa démarche ESG.

4,53% pour PF Grand Paris. 4,24% pour PFO. Et 4,50% pour PFO 2. Globalement, les SCPI historiques de Perial AM affichent des taux de distribution 2020 dans la lignée des années précédentes. Et en phase avec les objectifs que la société de gestion s’est employée à réactualiser au cours de l’année écoulée.

SCPI Perial : des dividendes 2020 en phase avec les objectifs

Au plus fort de la crise, pendant le 1er confinement, Perial AM, dans un effort de transparence louable, avait estimé l’impact de la situation sanitaire sur la rentabilité de ses SCPI. Au pire, envisageait-elle à l’époque, les dividendes prévisionnels initiaux seraient amputés, globalement, de 18%. Fin 2020, les résultats sont bien meilleurs que ceux redoutés. PF Grand Paris, la SCPI dédiée à l’investissement francilien, a même distribué un dividende 2020 de 23,5€ par part. Supérieur à sa fourchette d’estimation (21€ à 23€). PFO 2, l’une des 1es SCPI dédiée à l’investissement responsable, et récemment labellisée, distribue 8,82€ par part. Dans le haut de sa fourchette prévisionnelle (de 8€ à 9€ par part). PFO se situe plutôt, quant à elle, dans le milieu de la fourchette. Avec un dividende de 41€ par part, contre une estimation comprise entre 38,40€ et 44€ par part.

Des valeurs d’expertise stables

Comparé aux résultats de 2019, le bilan est bien sûr plus mitigé. Seule PF Grand Paris améliore son score en 2020. Sa performance 2020 (4,53%) est en effet supérieure à celle de 2019 (4,38%). PFO 2 résiste bien. Avec un taux de distribution de 4,5%, elle reste proche de son niveau 2019 (4,61%). PFO subit quant à elle plus visiblement l’impact de la crise. Comme s’y attendait d’ailleurs Perial AM dès le mois d’avril. Son dividende recule (41€ vs 47€), et sa performance passe de 4,92% à 4,24%. Un taux qui demeure toutefois supérieur au taux de distribution moyen attendu par le marché en 2020. Estimé récemment à 4,20% par la plateforme francescpi.com. Côté valorisation, les SCPI Perial font en revanche uniformément preuve d’une grande résilience. Leurs valeurs d’expertise se maintiennent. « Et se valorisent même pour la SCPI PF Grand Paris », précise Perial AM dans son communiqué.


Un accompagnement des locataires renforcé

Des résultats qui s’expliquent, selon la société de gestion, par sa « capacité à s’adapter » et la « qualité de sa gestion ». Notamment par la « pertinence des solutions d’accompagnement mises à la disposition des locataires ». Des mesures qui auront permis de maintenir les taux d’occupation à des niveaux élevés (96%). Et de terminer l’année avec un taux de recouvrement moyen « supérieur à 93% ». La dernière-née de la gamme des SCPI Perial, PF Hospitalité Europe, affiche même un taux d’occupation financier de 100%. Avec deux actifs acquis en fin d’année, un hôtel à côté de Barcelone et une résidence médicalisée aux Pays-Bas, elle a d’ailleurs été en mesure de distribuer son premier dividende. De 1 € par part, soit l’équivalent d’un rendement annualisé de 6,25%.

Des ambitions « renouvelées » pour 2021

Pour 2021, elle envisage en revanche un taux de distribution plus proche de son objectif initial, de 5%. Soit un dividende compris entre 9€ et 10€ par part. Pour ses trois autres SCPI, Perial affiche une « ambition renouvelée ». PF Grand Paris pourrait faire mieux qu’en 2020, avec une fourchette de dividende estimée comprise entre 23€ et 24€ par part. Soit un rendement compris entre 4,25% et 4,5%. PFO 2 envisage un dividende compris entre 8,60€ et 9,10€. Donc un rendement de 4,3% à 4,6%. PFO devrait faire mieux qu’en 2020. Son dividende pourrait se situer entre 46€ et 48€. Soit un taux de distribution compris entre 4,5% et 5%. Perial AM, qui a bouclé l’année sur une collecte de plus de 500 M€, envisage donc l’exercice à venir avec confiance.

Poursuite des engagements en matière de développement durable

Avec des fondamentaux « robustes », qui ont déjà « prouvé leur résilience ». La volonté d’intensifier une « relation de proximité avec les locataires ». Et, surtout, de poursuivre ses engagements en matière de développement durable, afin « d’assurer la valorisation du patrimoine ». Une stratégie déjà illustrée ces dernières semaines par le lancement du premier véhicule immobilier à mettre en œuvre une stratégie low carbon

Frédéric Tixier


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 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

971 M€ pour Primonial REIM, 500 M€ pour Perial AM

Les deux sociétés de gestion d’actifs viennent de publier leur bilan d’activité 2020. En termes de collecte brute, sur le seul segment SCPI, Primonial constate un flux entrant proche du milliard. Perial se positionne à 500 M€. Deux scores, en baisse par rapport à 2019, mais qui attestent de la bonne résistance du marché des véhicules immobiliers.

Les chiffres des deuxième et troisième trimestres prédisaient une collecte 2020 des SCPI en retrait par rapport à 2019. Avant la parution des données officielles et globales de l’ASPIM-IEIF, qui devraient sortir dans quelques semaines, les résultats communiqués par plusieurs sociétés de gestion confirment déjà cette tendance. La baisse est bien là. Mais les souscriptions annuelles demeurent à un niveau historiquement élevé.

Primonial REIM : une collecte en immobilier conforme à l’objectif

En attestent les chiffres publiés par le leader du marché, en termes de collecte, sur les trois premiers trimestres de 2020. Primonial REIM, crédité par l’ASPIM-IEIF d’une collecte brute d’environ 688 M€ à la fin du 3e trimestre, annonce un montant de souscription annuel de 971 M€. La société de gestion aura donc collecté plus au 4e trimestre (283 M€ environ) qu’au 3e (215 M€), lui-même déjà en progression par rapport au 2e trimestre. Comparé à 2019 (1 343 M€), le score annuel obtenu par les 5 SCPI gérées par Primonial REIM est en retrait. Mais il demeure supérieur à celui obtenu en 2018 (911 M€). Le groupe affirme d’ailleurs avoir atteint ses objectifs en termes de collecte sur ses véhicules immobiliers. En ajoutant les fonds recueillis sur son unité de compte SCI Capimmo et sur son OPCI PREIMium, il frôle 1,9 Md€. Proche, donc, des 2 milliards prévus.

Perial AM : une collecte 2020 proche du niveau 2019

Côté Perial AM, le résultat 2020 est encore plus proche de celui de 2019. Au cours de l’exercice précédent, il avait collecté 535 M€ sur ses 4 SCPI. Un score en progression de 34% par rapport à 2018. En 2020, avec une collecte brute de 500 M€, Perial fait mieux que résister. Crédité fin septembre d’une collecte brute d’environ 328 M€, il réalise même un 4e trimestre en forte progression (172 M€) par rapport au trimestre précédent (74 M€). Forte de cette collecte, la société de gestion n’a d’ailleurs aucunement réduit la voilure en termes d’investissements. « Malgré une année 2020 que l’on peut qualifier d’inattendue, les investissements de Perial Asset Management ont largement dépassé nos objectifs initiaux, avec 815 M€ engagés », précise le gestionnaire.

Innovation produit et label ISR

Perial AM aura même réalisé pour presque un milliard de transactions l’an dernier. Et la part de ses acquisitions effectuées hors de France est en augmentation : 50% en 2020, contre 40% pour l’exercice précédent. Le gestionnaire a notamment pris pied en Belgique pour la 1ère fois, pour le compte de son nouveau fonds PEC. Perial AM rappelle d’ailleurs l’obtention du label ISR pour deux de ses fonds, PEC et PFO2. Côté ISR, Primonial REIM a lui aussi annoncé en début d’année la labellisation de la SCPI Primopierre et d’un nouvel OPCI, PREIM ISR. Les deux gestionnaires se disent confiants pour l’année à venir. Primonial REIM souligne notamment la résilience de la performance de ses véhicules immobiliers. Perial AM annonce un cap renforcé sur l’Europe, les actifs alternatifs, et l’ESG.

Frédéric Tixier


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Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF en 2011, Primonial Real Estate Investment Management (Primonial REIM) a pour vocation de concevoir et gérer une gamme de véhicules d’investissement traduisant ses convictions fortes sur les marchés immobiliers. Son objectif est de mettre à la disposition du plus grand nombre une gamme de SCPI investissant dans l’immobilier de bureaux, de commerces, de santé/éducation et résidentiel. Primonial REIM, en qualité de société de gestion de portefeuille, constitue et gère des OPCI (dédiés aux investisseurs institutionnels ou grand public). Le 10 juin 2014, Primonial REIM a obtenu l’agrément AIFM (Alternative Investment Fund Manager) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers pour la gestion de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), soumis à ce titre à des obligations renforcées en termes notamment d’information, de suivi de la liquidité et de gestion des risques.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Deux fonds immobiliers labellisés ISR chez Primonial REIM

La société de gestion vient d’annoncer la labellisation de la SCPI Primopierre et d’un OPCI lancé il y a quelques jours, PREIM ISR. Une nouvelle étape dans la démarche responsable de long terme que revendique Primonial REIM, « pionnier des investissements socialement utiles ».

La liste des sociétés de gestion d’actifs immobiliers détentrices du label ISR s’allonge de jour en jour. Après BNP Paribas REIM, Norma Capital, Novaxia, La Française REM, Perial, puis Swiss Life Asset Managers France, c’est au tour de Primonial REIM, leader sur le marché des SCPI en termes de collecte en 2020[1], d’annoncer la labellisation ISR de deux de ses fonds.

SCPI Primopierre, une approche « best in progress »

L’un d’entre eux, Primopierre, est une SCPI lancée en 2008. Initialement pilotée en délégation par BNP Paribas, sa gestion est assurée depuis 2011 par Primonial REIM. Essentiellement investie en actifs de bureaux, elle pèse aujourd’hui plus de 3 Md€. Ce qui la place parmi les 5 plus importantes capitalisations du marché. Primopierre développe une approche dite de « best in progress ». Son engagement en matière d’ESG est donc apprécié dans la durée, ce qui permet à des véhicules anciens de prétendre au label ISR. Primonial REIM a mis en place une grille de notation extra-financière reposant sur 90 critères. S’y ajoutent la mise en œuvre de plans d’amélioration de l’impact environnemental des immeubles sous gestion. Et un dialogue permanent avec les parties prenantes, notamment les locataires.

Et « best in class » pour l’OPCI PREIM ISR

Primopierre, qui a distribué trois acomptes de 2,34 € sur les trois premiers trimestres de 2020 – un montant identique à ceux des trois premiers trimestres 2019 -, et 1,12 € de plus-values au 3T, annonce que la performance 2020 devrait « rester proche de la performance 2019 ». Pour mémoire, Primopierre affichait un taux de distribution (DVM) de 5,92% en 2019… L’autre fonds labellisé ISR de Primonial REIM est en revanche un nouveau venu. PREIM ISR est un OPCI agréé le 12 janvier dernier. A la différence de Primopierre, PREIM ISR part d’une page blanche. Sa poche immobilière physique est donc construite selon une approche « best in class ». Qui consiste, comme le précise Primonial REIM, à ne sélectionner que des actifs « ayant obtenu une note extra-financière au-delà d’un certain seuil ».

Une démarche responsable globale

La poche immobilier coté, quant à elle, est gérée en délégation par La Financière de l’Echiquier. N’y entreront que des fonds labellisés ISR. La labellisation de ces deux fonds s’intègre bien sûr dans une démarche responsable globale que revendique Primonial REIM. La société de gestion se positionne comme un pionnier en « investissements socialement utiles ». En rappelant qu’elle a souhaité à plusieurs reprises une « épargne engagée », investie sur « des thématiques socialement utiles ». Comme Primovie, lancée en 2012, et dédiée à l’immobilier de santé et d’éducation. Ou Patrimmo Croissance, première SCPI investie dans le logement social et intermédiaire en France. « Primonial REIM fait également de l’amélioration des performances environnementales de son parc immobilier une priorité », ajoute la société de gestion dans son communiqué.

Bénéfique aussi pour les investisseurs

La politique de gestion du groupe, dans ce domaine, vise notamment cinq objectifs majeurs. Dont la réduction de la consommation d’énergie de ses actifs sous gestion (de 40% à l’horizon 2030). Une stratégie bénéfique pour la planète. Mais également pour les investisseurs et les utilisateurs des immeubles de Primonial REIM. Une approche ESG intégrée doit en effet notamment conduire à ce que les actifs immobiliers soient « mieux valorisés, plus résilients et plus liquides dans le temps ».

Frédéric Tixier


[1] Sur la base des données IEIF au 30 septembre 2020.


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 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Diversipierre, Fair Invest et Néo, premiers fonds immobiliers labellisés ISR

Deux SCPI, Néo chez Novaxia, et Fair Invest, chez Norma Capital, ainsi que l’OPCI BNP Paribas Diversipierre, annoncent l’obtention du label ISR immobilier. Ce sont les trois premiers véhicules à bénéficier de ce nouveau certificat « investissement responsable », récemment étendu au secteur des fonds immobiliers. D’autres devraient suivre très prochainement.

Plusieurs dizaines de véhicules sont aujourd’hui en course. Depuis l’extension du label ISR aux fonds immobiliers, officiellement entré en vigueur le 23 octobre dernier, plusieurs sociétés de gestion d’actifs immobiliers se sont en effet engagées dans un processus de certification de certains de leurs produits. Les noms des premiers « vainqueurs » viennent de sortir…

Trois premiers fonds d’investissement en immobilier labelisés ISR

Il s’agit respectivement des SCPI Néo, chez Novaxia Investissement, et Fair Invest, chez Norma Capital. Et de l’OPCI BNP Paribas Diversipierre, chez BNP Paribas REIM. Cette première vague de labellisation a visiblement été délivrée par AFNOR Certification, l’un des certificateurs agréés par le Cofrac sur le label ISR. Il semblerait que l’AFNOR ait été plus rapide dans la mise en œuvre de ses audits de certification que ses deux « concurrents », E&Y, et Deloitte, nouvellement promu à ce statut. L’annonce de l’obtention du label ISR n’a en tout cas été rendue officielle que via des communiqués spécifiques des sociétés de gestion concernées.

Un label très exigeant

Le label ISR décliné à l’immobilier est d’ailleurs réputé comme très exigeant. Son objectif n’est pas en effet de simplement distinguer les fonds qui investissent dans les actifs les plus performants en matière environnementale, sociale et de bonne gouvernance (ESG). Mais également ceux qui « mettent en œuvre des pratiques de gestion vertueuses permettant d’améliorer la performance ESG des actifs dans le temps », comme le rappelle l’ASPIM dans sa brochure dédiée à ce label. Ce qui implique la mise en place d’une véritable démarche pro-active. Incluant méthodologie, fixation d’objectifs, et outils et moyens d’analyse permettant d’y parvenir. Ainsi, bien sûr, que la production de reporting présentant l’état d’avancement des engagements pris.

Intégrer la démarche ISR dès la création

Un énorme chantier que tous les fonds immobiliers n’auront pas nécessairement la capacité de mener à bien. Surtout pour les plus anciens d’entre eux. Pour satisfaire aux conditions du label, « il faut être agile. Et intégrer dès la création l’ensemble de la démarche. Notamment les contraintes en termes de reporting extra-financiers », prétend d’ailleurs Vincent Aurez, directeur de l’innovation et du développement durable de Novaxia. Ce n’est peut-être pas par hasard si deux des trois premiers fonds labellisés sont de création récente. Et s’étaient présentés, dès leur lancement, comme des véhicules construits autour d’une démarche responsable.

Une thématique ISR native pour Néo : le renouvellement urbain

Lors de son lancement, en juillet 2019, Néo s’était de fait positionnée comme un produit « disruptif » dans l’univers des SCPI. Non seulement en raison d’une commission de souscription fixée à 0%. Mais également par le positionnement choisi pour ses investissements immobiliers : le renouvellement urbain. Une thématique que sa société de gestion, Novaxia Investissement, revendique d’ailleurs comme son « cheval de bataille ». Le gestionnaire, qui est par ailleurs le seul du secteur à s’être constitué en « entreprise à mission », s’inscrit dans une démarche de « renouveau de la ville ». En privilégiant les opérations de réhabilitation, il entend limiter « l’artificialisation nette des sols ». Et agir « au bénéfice du plus grand nombre », notamment en améliorant le confort des habitants des immeubles réhabilités.

Fair Invest, pour favoriser les activités socialement utiles

Chez Norma Capital, la SCPI Fair Invest lancée quelques mois plus tôt visait elle-aussi, dès l’origine, des objectifs ESG bien définis. Son crédo : favoriser les « activités socialement utiles ». Sa stratégie de gestion consiste donc à investir dans des bâtiments pouvant accueillir des locataires positionnés sur ce type de prestations. Tels que ceux appartenant aux secteurs associatifs promouvant la cohésion sociale, ceux de la santé, de l’éducation, de l’insertion à l’emploi, de l’entraide sociale. Ou bien encore des énergies renouvelables. Fair Invest a également pour objectif de rendre les bâtiments plus écoresponsables. Ainsi que de sensibiliser leurs locataires à cette problématique. Par ailleurs, Fair Invest s’interdit d’avoir recours à l’effet de levier.

Diversipierre, pour renforcer la résilience des immeubles

L’OPCI Diversipierre, bien plus ancien -il a été lancé en 2013- rappelle qu’il s’est également constitué autour d’une démarche responsable. Celle visant à renforcer « la qualité et la résilience des immeubles détenus ». BNP Paribas REIM, son gestionnaire, a développé une grille de notation ISR dédiée. Chaque immeuble détenu, ou en phase d’acquisition, est évalué à l’aune de 13 thématiques et de 65 critères. Si la note obtenue est inférieure à 15 sur 100, le processus d’achat est interrompu. Diversipierre se positionne en outre dans une approche « best-in-progress ». C’est-à-dire d’amélioration continue de son patrimoine. Fin juin dernier, celui-ci obtenait une note globale de 43 sur 100. BNP Paribas espère porter cette note à 68/100 à l’horizon 2023.

Une offre ISR désormais incontournable

Ces trois premières labellisations ne sont que le prélude d’un processus qui va s’étaler dans le temps. Mais qui est désormais inéluctable. L’enjeu est bien sûr avant tout environnemental et sociétal. Mais aussi commercial. Selon un récent sondage réalisé pour le Forum pour l’investissement responsable, 62% des Français accordent aujourd’hui une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions d’investissements. Leurs conseillers financiers aussi. « En 2025, tous nos partenaires CGP voudront disposer d’au moins un fonds immobilier ISR dans leur offre », estime Vincent Aurez, à partir d’une étude réalisée par Novaxia auprès de ses distributeurs. Qui ne seraient que 75% à considérer, aujourd’hui, ce type de proposition indispensable.

Dans l’attente des prochains nominés à l’ISR

Les solutions immobilières estampillées ISR devraient donc fleurir au cours des prochains mois. Les candidats, au sein de l’univers SCPI, sont nombreux. Parmi les plus fréquemment cités, parce qu’effectivement conçus dès l’origine comme des véhicules écologiquement ou socialement responsables, on retrouve l’historique PFO2 de Perial. Mais aussi les SCPI lancées par Kyaneos Pierre, chantre de la réhabilitation des actifs résidentiels. Mais ce sont loin d’être les seuls… A suivre.

Frédéric Tixier


Consulter les communiqués

Novaxia Investissement, pionnier dans l’ISR, annonce la labélisation de sa SCPI NEO

Norma Capital obtient le label ISR immobilier

BNP Paribas REIM annonce l’obtention du « label ISR » pour l’OPCI BNP Paribas Diversipierre


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A propos de BNP Paribas REIM(i)

BNP Paribas REIM, une ligne de métier de BNP Paribas Real Estate, offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement répondant aux besoins d’investisseurs internationaux à travers toutes les typologies d’actifs et dans toute l’Europe. Avec une présence locale dans huit pays (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Luxembourg et Belgique), BNP Paribas REIM emploie plus de 350 collaborateurs. Et offrent des solutions à plus de 100 000 clients, investisseurs institutionnels et particuliers. En fin d’année 2019, BNP Paribas REIM gérait 30,1 milliards d’euros d’actifs en Europe.

A propos de Normal Capital(i)

Agréée par l’AMF depuis le 9 juin 2016, Norma Capital est une société de gestion de portefeuille détenue de manière décisive par son management. Sa maîtrise des véhicules réglementés, OPPCI et SCPI, et le savoir-faire lié lui permettent d’offrir à ses clients des capacités d’innovation, de flexibilité et de réactivité. Ses stratégies et leur mise en œuvre lui ont permis d’acquérir notoriété et reconnaissance dans la presse spécialisée notamment à travers ses produits grand public, la SCPI Vendôme Régions et la SCPI Fair Invest.

A propos de Novaxia Investissement(i)

Novaxia Investissement est une société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers. Elle crée des véhicules d’investissements immobiliers dédiés à la transformation urbaine. Elle gère une gamme de produits pour le compte d’une clientèle privée (fonds et club deals) dont le montant de souscriptions s’élève de 180 euros à plusieurs millions d’euros. Parmi les différents produits, Novaxia Investissement propose une offre immobilière éligible au PEA/PEA-PME et au réemploi de produits de cession – Novaxia Immo Club 6 – ainsi qu’un nouveau modèle de SCPI moderne, accessible, simple et innovant – NEO.

  (i) Information extraite d’un document officiel de la société