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SCPI, OPCI : l’année 2020 avait si bien démarré

Comme le laissait entendre la plupart des sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI, la collecte du 1er trimestre 2020 était partie pour battre un nouveau record. L’ASPIM et l’IEIF viennent de le confirmer. La progression globale est de 47% par rapport au volume du 1er trimestre 2019. Mais ce trimestre record n’est évidemment pas un indicateur de la tendance 2020…

« S’il est encore trop tôt pour mesurer les conséquences des crises sanitaire et économique sur le secteur et la performance des fonds, force est de constater que les SCPI et OPCI ont abordé la crise en bonne condition », explique Frédéric Bohl, le président de l’ASPIM, dans le communiqué diffusé par l’association des gestionnaires d’actifs immobiliers mardi dernier.

Un 1er trimestre 2020 très porteur

Avec une collecte trimestrielle en hausse, tous véhicules confondus, de 3,8 Md€, SCPI et OPCI avaient effectivement très bien commencé l’année. Les SCPI, avec une collecte nette de 2,56 milliards, enregistrent une progression de 22% par rapport au 1er trimestre 2019. Et réalisent le meilleur 1er trimestre de leur histoire. Les OPCI font mieux en pourcentage. Leur collecte du 1T 2020 – 1,28 Md€- s’avère 130% plus élevée que celle du 1T 2019, période où les souscriptions commençaient déjà à rebondir. Et il s’agit, là aussi, d’un quasi record historique en termes de collecte trimestrielle. Au total, la collecte des SCPI et des OPCI affichait, fin mars, un rebond de 47% par rapport au 1er trimestre 2019.


Fort ralentissement, mais pas d’arrêt de la collecte depuis le confinement

Ce trimestre performant n’est toutefois plus un indicateur fiable de la tendance 2020. Pendant la période du confinement, et surtout à partir d’avril, toutes les sociétés de gestion le reconnaissent, la collecte s’est essoufflée. Mais pas totalement tarie. « La collecte s’est poursuivie en avril. Et, comme attendu, son rythme est très inférieur à celui de la période avant confinement », confirme l’ASPIM, pour le segment des SCPI. La tendance reste donc néanmoins positive. D’autant que les SCPI ne font pour l’heure l’objet d’aucune demande de rachat significative. Mais impossible d’estimer les flux à venir… Côté OPCI, « aucun ralentissement notable des souscriptions n’est à relever avant la 1ere quinzaine du mois d’avril », constate l’ASPIM. Leur flux net s’élevait alors à 60 M€. Contre 190 M€ sur la dernière quinzaine de mars.


Le poids des performances

Là encore, impossible d’anticiper si de nouvelles souscriptions – essentiellement en provenance des contrats d’assurance-vie – viendront alimenter l’encours des OPCI au cours des prochains moins. Les performances obtenues par les véhicules de la pierre-papier entreront sans doute pour partie dans les choix des souscripteurs. Côté SCPI, on sait qu’une partie d’entre elles ont décidé de réduire le premier acompte trimestriel, en anticipation de taux d’impayés en augmentation. « Ces baisses conjoncturelles ne préjugent néanmoins pas du niveau de distribution annuel », rappelle l’ASPIM. Le rendement 2020 dépendra effectivement d’autres facteurs, davantage liés aux conséquences de la crise économique qui s’annonce, qu’à celles du confinement lui-même.

Entre 3,5% et 4% pour les SCPI en 2020 ?

Il devrait toutefois rester largement positif. Plusieurs plateformes de distribution estiment qu’il pourrait être compris entre 3,5% et 4% en 2020. Donc parmi les plus élevés des rendements servis par les placements de long terme. Sur un an glissant, la performance globale des SCPI, mesurée par l’indice EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France, reste d’ailleurs très confortable. Elle s’établissait à +6,7% à fin mars. Un niveau à peu près identique à celui observé en fin d’année dernière (+6,42%).


Performance flat sur un an pour les OPCI

Côté OPCI, les résultats sont en revanche moins flatteurs. En raison de la chute des indices boursiers et du cours des valeurs foncières cotées en Bourse (-35% sur les 3 premiers mois de l’année[1]), leurs valeurs liquidatives ont, elles aussi, reculé. Dans des proportions heureusement bien inférieures. Fin mars, l’indice IEIF OPCI Grand Public[2] accusait un repli de 2,47% par rapport à fin février. Et de 2,9% depuis début janvier. Les détenteurs d’OPCI Grand Public ont toutefois vu fondre, sur un an glissant, les gains précédemment engrangés. La performance moyenne de l’indice, sur la période, ressort en effet à …0%.

Frédéric Tixier


[1] Indice Euronext IEIF SIIC France

[2] Indice qui mesure la performance des OPCI Grand Public


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. Au 31 décembre 20198, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) ont une capitalisation globale de 200 milliards d’euros.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Crowdfunding immobilier : une collecte encore multipliée par 2 en 2019

Les plateformes recensées par le baromètre Fundimmo/Hellocrowdfunding ont collecté 373 M€ en 2019. C’est 2 fois plus qu’en 2018. Le rendement annuel moyen des opérations de crowdfunding immobilier reste stable, aux alentours de 9,2%.

Nouvelle accélération de la croissance… L’industrie naissance du crowdfunding immobilier affiche en 2019 un nouveau record en termes de collecte : 373 M€. Soit 102% de plus qu’en 2018. Et, selon la dernière édition du baromètre Fundimmo/Hellocrowdfunding[1], tous ses autres clignotants sont au vert.

Clignotants au vert pour l’industrie du crowdfunding immobilier

Le crowdfunding immobilier ne se contente pas en effet d’attirer plus de capitaux. Ou de financer plus de projets (544 vs 343 en 2018) : il en rembourse plus. En 2019, ce sont ainsi 103 M€ (vs 55 M€) qui ont été rendus aux financeurs des 220 projets arrivés à terme. Un montant en augmentation de +87%. Et de nature à rassurer les contributeurs sur la fiabilité de leurs investissements, dont le taux de défaut moyen reste anecdotique (0,57%). Ceux-ci restent aussi toujours aussi rentables. Le retour sur investissement moyen se situe aux alentours de 9,2%, comme en 2018, selon les chiffres communiqués par 16 des plateformes de l’échantillon[2].


Un marché de plus en plus mature, en voie de démocratisation

Si le montant moyen collecté par opération est lui aussi en hausse (689 150 €, +27,8% par rapport à 2018), le ticket moyen par investisseur est quant à lui en légère baisse : 1 581 € (-8% vs 2018). La première tendance s’explique, selon Fundimmo, par une raison technique : le relèvement récent du plafond de collecte. Les plateformes de crowdfunding peuvent en effet, depuis le 30 octobre dernier, lever jusqu’à 8 millions d’euros par projet. Contre 2,5 précédemment. La seconde tendance – la baisse du ticket moyen par investisseur – résulterait de la démocratisation du crowdfunding. Une étude réalisée par OpinionWay pour Fundimmo établit en effet que plus d’un tiers des Français connaissent le crowdfunding. Et que parmi ces « connaisseurs », 32% ont déjà tenté l’expérience, ou seraient prêts à le faire.

Le crowdfunding immobilier investit aussi le coliving

Un chiffre encourageant pour l’industrie, mais que Jérémie Benmoussa, président du directoire de Fundimmo, tient à relativiser. « Avec des Français prêts à investir une part très significative de leur épargne, il reste un important travail pédagogique à mener pour encourager une approche raisonnée », met-il en garde. Car, « le crowdfunding immobilier reste un outil complémentaire de l’épargne traditionnelle », relativise-t-il. Pour l’heure, outre qu’il séduit de plus en plus de professionnels de l’immobilier, il semble en voie de polarisation. Les chiffres 2019 révèlent que l’Ile-de-France est la zone géographique qui concentre le plus de collecte (164,2 M€, soit 226% de plus qu’en 2018). Et que la grande majorité des projets financés sont toujours de nature résidentielle (79%). L’année écoulée a toutefois vu l’entrée dans le spectre d’une nouvelle typologie d’actifs : les espaces de coliving. Une preuve supplémentaire que le crowdfunding immobilier est bien dans l’air du temps….


Frédéric Tixier

[1] 28 plateformes de crowdfunding immobilier ont participé à l’étude, contre 32 en 2018 : Anaxago, Beefordeal, Clubfunding, Credit.fr, Euroraiser, Find & Fund, Finple, Fundimmo, Hexagon-e, Homunity, Immocratie, Immovesting, Koregraf, La première brique, Lendopolis, Look & fin, Lymo, Monego, My Captial Immo, October, Pretup, Proximea, Raizers, Tylia, Upstone, Wesharebonds, Weeximmo, Wiseed.

[2] Soit environ 45% de la collecte totale du marché.


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A propos de Fundimmo(i)

Lancée en décembre 2015, Fundimmo est une plateforme française de crowdfunding 100% immobilier, spécialisée en immobilier d’entreprise. Ses deux fondateurs, Stéphane Bombon, ESTP/IAE Paris, président, et Jérémie Benmoussa, ESSEC, directeur général, réunissent leurs expertises respectives de l’immobilier et de la finance. Fundimmo est une société française de financement participatif en immobilier, immatriculée en qualité de Conseiller en Investissements Participatifs (CIP) auprès de l’ORIAS (n°14004248). Les promoteurs immobiliers peuvent faire appel aux particuliers pour compléter les fonds propres nécessaires au montage de leur programme, sous réserve qu’il ait été sélectionné et validé par le comité consultatif Fundimmo constitué de professionnels du monde immobilier. Les particuliers investisseurs peuvent étudier les opportunités offertes, sélectionner les programmes de leur choix, puis, définir librement le montant de leur placement à partir de 1 000 euros.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Nouveau record de collecte pour les SCPI de Primonial en 2019

Ses 5 principales SCPI ont collecté 1,343 Md€ en 2019. C’est près de 50% de plus qu’en 2018. L’ensemble des solutions investies en immobilier du groupe Primonial connaît en outre un succès inédit : 6 Md€, sur une collecte brute globale de 11,4 Md€.

C’est l’un des premiers chiffres officiels du marché… Primonial vient d’annoncer, outre le niveau de sa collecte brute globale, tous produits de placement confondus, celle réalisées par ses SCPI. Et le chiffre publié, comme attendu, établit un niveau record.

Plus de 1,3 Md€ de collecte pour les SCPI Primonial

Les 5 SCPI de Primonial (Primovie, Primopierre, Patrimmo Commerce, Patrimmo Croissance et Primofamily) ont recueilli 1 343 M€ l’an dernier. C’est 47,4% de mieux que le chiffre 2018 (911 M€). Et quelques milliers d’euros au-delà du précédent record établi en 2017 : 1 332 M€[1]. Fin septembre dernier, selon les données IEIF, les SCPI Primonial avaient collecté près de 969 M€. Le 4e trimestre a donc été encore plus dynamique que les précédents. Primonial ne donne pas encore la répartition de la collecte entre ses SCPI. Mais il y a fort à parier que, comme l’an dernier, les deux produits phares du groupe se taillent la part du lion.

Des chiffres qui valident l’hypothèse d’un nouveau record pour le marché des SCPI en 2019

Fin septembre, Primovie se plaçait en effet une nouvelle fois en pole position, avec une collecte brute d’environ 485 M€. Suivie de Primopierre, avec 385 M€. Les deux SCPI trustaient donc déjà à elles seules 90% de la collecte. Les chiffres publiés par Primonial, juste après ceux communiqués par Perial en début de semaine (une collecte brute de 525 M€ pour ses SCPI, contre 354 M€ en 2018), confirment par ailleurs le rebond de la collecte des SCPI. Le marché s’attend à ce que le précédent record, établi en 2017 (6,2 Md€), soit très largement battu. Fin septembre, la collecte nette des SCPI recensées par l’ASPIM et l’IEIF dépassait déjà les 6,1 Md€… Les données sur l’intégralité de l’année 2019 devraient être publiées mi-février. Elles viendront donc simplement préciser l’ampleur de la hausse.

Forte progression des unités de comptes immobilières

Les SCPI ne sont pas les seuls supports investis en immobilier à rencontrer plus de succès. Primonial REIM annonce également une très forte augmentation de la collecte enregistrée sur sa SCI Capimmo et son OPCI PREIMium. Ces deux produits affichent 1,8 Md€ de collecte brute. Soit deux fois plus qu’en 2018 (911 M€). Et 2,5 fois plus qu’en 2017 (702 M€). Si l’on ajoute son activité Club Deal (2,12 Md€) et son offre de fonds à stratégie pan-européenne (225 M€), ce sont au total 6 Md€ que le groupe Primonial aura collectés en immobilier collectif en 2019. Ce qui constitue, là aussi, un nouveau record.

Plus de 45 Md€ d’encours sous gestion

Au total, le groupe Primonial revendique une collecte brute globale de 11,4 Md€. Ce qui porte ses encours sous gestion, ou conseillés, à plus de 45 Md€. Soit 23% au-dessus de leur niveau fin 2018. Le résultat d’une stratégie de croissance – notamment pan-européenne – clairement assumée. Après avoir renforcé, en 2019, sa structure capitalistique, Primonial confirme son ambition de devenir « l’un des leaders indépendants européens de la gestion d’actifs ». Et Stéphane Vidal, son président, affirme aborder l’année 2020 « avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance ».

Frédéric Tixier

[1] Chiffre issu du communiqué de presse Primonial du 16/01/2018.


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L’interview de Gregory Frapet, président du directoire de Primonial REIM

Le secteur résidentiel profite à la SCPI Primofamily


A propos du groupe Primonial(i)

Primonial, leader indépendant en gestion de patrimoine et en asset management, propose une gamme complète de solutions d’épargne investies dans un large éventail de classes d’actifs, en architecture ouverte. Le groupe Primonial intervient principalement dans les domaines de l’assurance vie, de l’asset management et de l’Immobilier, en s’appuyant sur des équipes d’investissement reconnues pour leur expertise. Avec plus de 45 milliards d’euros d’actifs gérés ou conseillés, le groupe Primonial déjà présent dans plusieurs pays affirme son empreinte européenne.

  (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Foncia Pierre Gestion change d’actionnaire

La société de gestion de SCPI, l’une des plus anciennes du marché, quitte le giron du groupe Foncia. BlackFin Capital Partners en devient l’actionnaire de référence. Objectif prioritaire de ce nouveau départ actionnarial : la relance de la collecte.

Une page se tourne. Foncia Pierre Gestion, l’une des sociétés de gestion « historiques » de SCPI, dirigée de longue date par Danielle François-Brazier, prend un nouveau départ. Jusqu’à présent détenue à 100% par le groupe Foncia, elle gagne aujourd’hui « son indépendance ». Et espère connaître une nouvelle phase de développement sous l’égide du fonds de capital-développement BlackFin Capital Partners, son nouvel actionnaire de référence.

Une accélération de la croissance

Pour Danielle François-Brazier, Directrice générale de Foncia Pierre Gestion, ce changement d’actionnariat vise en effet prioritairement « une accélération de la croissance ». La société de gestion compte en effet s’appuyer notamment sur l’écosystème financier de BlackFin pour relancer sa collecte. BlackFin, fonds sectoriel dédié au secteur financier, est notamment actionnaire de Nortia, une plateforme de distribution. Ou, depuis peu, de Consultim, un autre acteur de l’immobilier, présent en particulier sur le secteur des OPCI via Cerenicimo. Par l’intermédiaire de son nouvel actionnaire, Foncia Pierre Gestion espère de fait développer des partenariats avec de nouveau réseaux de distribution, bancaires, d’assurance ou de CGP. Et conquérir le marché des institutionnels, où elle n’était quasiment pas présente jusqu’à maintenant.

Objectif : doubler le niveau de la collecte dès 2020

« Notre objectif, a minima, est de doubler le niveau de la collecte », explique Danielle François-Brazier. Soit une collecte cible de l’ordre de 120 à 150 M€ dès 2020. Et potentiellement 300 M€ annuellement à l’horizon 2023. Foncia Pierre Gestion, qui n’a collecté qu’une soixantaine de millions d’euros en 2019 -mais près de 125 M€ en 2017-, s’est déjà préparée à cette croissance potentielle. Depuis 10 ans, elle s’est employée à rationaliser sa gamme. Et à variabiliser le capital de ses SCPI, dont quatre sur cinq sont désormais dotées de ce statut. Ce qui a permis à la société de gestion de reprendre son développement à partir de 2016, comme nous l’expliquait Danielle François-Brazier en juin dernier.

Une stratégie d’acquisition dynamisée

Ce nouveau départ actionnarial devrait donc permettre de compenser cette entrée tardive sur le marché de la distribution externe. Côté gestion des actifs, il ne devrait pas en revanche bouleverser un style qui a fait ses preuves ces dernières années. Les SCPI de Foncia Pierre Gestion s’affichent en effet toujours parmi les plus rentables, sur le long terme, du marché. «Une augmentation de la collecte nous permettra toutefois de procéder à davantage d’arbitrages. Et d’investir dans des actifs mieux dimensionnés », précise toutefois Danièle François-Brazier. Fidèle à sa stratégie d’anticipation, elle a déjà plusieurs nouvelles opérations en ligne de mire. En 2019, Foncia Pierre Gestion aura investi environ 106 M€. Dont 16 M€ auront été signés en 2020. L’européanisation des patrimoines, jusqu’alors peu développée, est également en marche. La société de gestion s’apprêterait à acquérir un nouvel actif belge d’une valeur d’une soixantaine de millions d’euros…

Frédéric Tixier


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Les SCPI de Foncia Pierre Gestion : des TRI à 10 ans toujours très au-delà de la moyenne du marché


A propos de Foncia Pierre Gestion(i)

Foncia Pierre Gestion gère 5 SCPI représentant une capitalisation de près de 1,2 milliard d’euros. Ces SCPI sont détenues par près de 19 000 associés, avec près de 500 actifs immobiliers sous gestion (bureaux, commerces, hôtels) de près de 450 000 m². Foncia Pierre Gestion intègre l’ensemble des métiers liés à la gestion immobilière (Asset Management et Property Management). Au total l’équipe est composée de 28 professionnels expérimentés.

A propos de BlackFin Capital Partners(i)

BlackFin Capital Partners est un fonds sectoriel dédié aux services financiers en Europe. Ces métiers incluent notamment la gestion d’actifs, l’intermédiation sur les marchés financiers, la distribution et le courtage de produits d’assurance ou bancaires, l’administration de fonds, les paiements, l’externalisation et la gestion pour compte de tiers et, plus généralement, toute technologie liée à l’industrie financière. BlackFin intervient en tant qu’investisseur actif et influent, en apportant son soutien à des équipes de management performantes, en vue de permettre à leurs sociétés de franchir des étapes importantes de développement. BlackFin gère trois fonds de capital-développement et un fonds Fintech pour un montant total de plus de 1,7 milliard d’euros.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

 

 

SCPI, un placement « jeune » et « masculin » ?

Alors que la collecte des SCPI s’achemine vers un nouveau record historique, un sondage réalisé auprès de plus de deux mille épargnants potentiels montre que les SCPI suscitent un intérêt particulier auprès des jeunes actifs.

La collecte des SCPI s’est de nouveau envolée en 2019. Avec 6,1 Md€ de capitaux nets engrangés sur les neuf premiers mois de l’année (voir « Collecte 2019 des SCPI : record confirmé ») elle est en passe de dépasser le niveau atteint en 2017 (6,2 Md€).

SCPI : des performances en progression en 2019 ?

On connaît, en partie, les raisons qui poussent les épargnants vers la « pierre-papier ». La principale reste évidemment la performance globale (distribution + revalorisation des parts) des SCPI, sans équivalent sur le marché, tout du moins en couple rendement/risque. L’an dernier, cette performance s’établissait à 5,17%. Elle pourrait même augmenter cette année, pour la première fois depuis 10 ans, si l’on en croit la dernière mesure de l’indice EDHEC IEIF Immobilier d’entreprise France. Bien qu’en baisse par rapport au mois précédent, l’indice crédite un échantillon de SCPI représentatives d’une performance, au 30 septembre 2019, de 6,29% sur un an glissant. Plusieurs indicateurs confirment cette hypothèse, puisque plusieurs SCPI ont déjà annoncé des dividendes en progression cette année, et que la plupart de ces véhicules affichent des ratios d’exploitation en hausse, notamment en termes de taux d’occupation.


SCPI : un produit pour les jeunes actifs ?

C’est dans ce contexte favorable aux SCPI qu’un courtier spécialiste – Portail-SCPI – a demandé à l’institut de sondage Ifop d’interroger un panel d’épargnants sur leurs attentes en matière de placements. Sans surprise, les plus de 2 000 personnes sondées sont 90% à préférer « une épargne sécurisée qui rapporte peu mais ne présente aucun risque de perte »… Une frilosité qui recule un peu lorsque que l’on évoque l’éventualité d’un investissement dans l’immobilier, puisque 38% des répondants s’y déclarent favorables. Plus étonnant, les SCPI suscitent désormais un intérêt marqué : 64% les considèrent comme un placement intéressant, et 19% seraient même prêts à investir. Autre enseignement de l’étude, qui confirme la « jeunisation » des SCPI : ce sont les 25-34 ans qui s’avèrent les plus enthousiastes sur le sujet, avec un taux d’adhésion de 26%, supérieur à celui des seniors (16% pour les 50-64 ans). Les SCPI ont toutefois moins le vent en poupe auprès des épargnantes : si 24% des hommes seraient prêts à y investir, seules 13% des femmes interrogées sont dans le même état d’esprit. La SCPI, un produit sexiste ?

Frédéric Tixier


A propos de l’Ifop(1)

Depuis 80 ans, Ifop est la référence en matière de sondages et d’études de marchés. Notre approche repose sur la combinaison des regards : regard expert sectoriel, regard métier, regard prospectif et vision internationale. Notre activité est structurée autour de ces expertises avec 8 pôles spécialisés sur les marchés sectoriels clés (Opinion, Beauty, Wellbeing, Consumer & Retail, Healthcare, Luxe, Media & Digital, Services), 5 entités dédiées aux savoir-faire métier (Quali Marketing, Data Management, Expérience Client & Grandes Enquêtes, Omnibus, Panels) et une cellule de management de l’inspiration, InCapsule by Ifop. Entreprise agile et proche de ses clients, l’Ifop intervient dans une cinquantaine de pays à partir de ses implantations à Paris, Shanghai et Hong Kong. Pour créer toujours plus de valeur pour ses clients, Ifop se donne comme guideline pour son développement aujourd’hui et demain : Move To Data Living.

A propos de l’IEIF(1)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).
L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

Collecte 2019 des SCPI : record confirmé

Le 3e trimestre confirme la tendance observée depuis le début de l’année. Avec une collecte de 6,1 Md€ fin septembre, les SCPI sont bien parties pour battre le record établi sur l’ensemble de l’année 2017 (6,2 Md€).

Les dernières données trimestrielles publiées par l’ASPIM et l’IEIF confirment la tendance observée depuis le début de l’année : les SCPI s’acheminent bien vers une collecte record en 2019…

SCPI : une collecte 2019 en hausse de 75% par rapport aux neufs premiers mois de 2018

Après un 1er trimestre déjà tonitruant, avec une collecte de 2,1 Md€ (voir « Les SCPI font un carton »), et un deuxième encore plus dynamique, avec 2,2 Md€ de capitaux engrangés (voir « Collecte des SCPI : une nouvelle année historique en perspective »), le 3e trimestre 2019, avec 1,8 Md€, vient en effet consolider l’avance prise sur les millésimes précédents. Fin septembre, les SCPI d’entreprise ont déjà collecté 6,1 Md€. Soit 75% de plus que sur les neuf premiers mois de 2018… et quasiment autant que sur l’ensemble de l’année 2017 qui, avec un score de 6,2 Md€, constituait jusqu’à présent le dernier record historique enregistré. Un plafond qui a donc toutes les chances d’être franchi cette année…


Collecte des SCPI : les « diversifiées » continuent leur percée

C’est une nouvelle fois la catégorie des SCPI de bureaux qui constitue l’essentiel de la collecte du 3e trimestre 2019 (près de 50%). Période qui confirme également le poids croissant de la catégorie des SCPI « diversifiées » (voir « SCPI : la montée en puissance des « diversifiées » se confirme »). Ces dernières, qui ne représentaient que 15% environ des souscriptions nettes en 2017, s’étaient déjà hissées au-delà des 20% en 2018. Elles frôlent désormais les 30% (29,81% sur le 3e trimestre), au détriment des SCPI de « commerces » dont la part relative, elle, ne cesse de décroître : de 15% en 2017, elles ne représentent plus désormais qu’un peu moins de 7% de la collecte.


Les SCPI, plébiscitées par les épargnants et bonnes pour l’économie

Les épargnants sont donc revenus massivement sur le produit SCPI, après un millésime 2018 de consolidation. Outre l’effet marché de la fin d’année dernière – la baisse des marchés financiers -, qui a favorisé les placements non cotés et moins volatils, ce sont bien sûr toujours la rentabilité intrinsèque de l’immobilier collectif et sa régularité qui attirent. Une attirance qui, selon l’ASPIM, serait bonne pour l’économie. Dans la lignée du rapport que l’association professionnelle avait publié en octobre dernier (voir « Quel est l’impact des fonds d’investissement en immobilier non cotés sur l’économie française ? »), Véronique Donnadieu, déléguée générale de l’ASPIM rappelle en effet dans un communiqué la contribution « significative » du secteur à la création de richesse et d’emplois en France. La progression des fonds collectés et des investissements qu’ils induisent « va encore accroître », se félicite-t-elle, « les retombées économiques des fonds non cotés, estimés à 3,3 Md€ en 2018… »

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).
L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

Kyaneos Pierre : le résidentiel « vert » fait recette

Kyaneos Pierre, la toute jeune SCPI « sociétale » dédiée à l’immobilier résidentiel écologiquement et socialement responsable, a collecté plus de 8 M€ sur le seul 2e trimestre. Elle vise les 100 M€ sur 2020.

Le résidentiel « vert » fait recette. Kyaneos Pierre, première SCPI dédiée aux logements écologiquement et socialement responsables lancée en juillet 2018 (voir « Kyaneos Pierre, une nouvelle SCPI dédiée à l’immobilier résidentiel »), connaît un succès croissant auprès des investisseurs.

SCPI Kyaneos Pierre : plus de 8 M€ de collecte au 2e trimestre

Sa collecte a été multipliée par plus de 6 entre le 1er et le 2e trimestre 2019, pour atteindre près de 8,3 M€. Le nombre peut sembler insignifiant, au regard des souscriptions nettes enregistrées par les SCPI d’entreprise sur la même période : jusqu’à 160 M€ et plus pour les plus collectrices d’entre elles (169 M€ pour Primovie, chez Primonial, 160 M€ pour Edissimmo, chez Amundi Immobilier). Mais, rapporté à la seule catégorie des SCPI résidentielles non fiscales, à laquelle appartient Kyaneos Pierre, il se compare avantageusement aux autres produits qui y figurent. Sur ce seul trimestre, la SCPI gérée par Kyaneos AM fait même mieux que ses « concurrentes », Patrimmo Croissance (7,3 M€), Sofiprime (4,5 M€), Primofamily (3,5 M€), ou Novapierre Résidentiel (en décollecte ce trimestre), pourtant pilotées par des poids lourds du secteur des SCPI (Primonial REIM, Sofidy et Paref Gestion).

SCPI Kyaneos Pierre : un rendement théoriquement supérieur à 6,5% en 2019

Si la toute jeune SCPI réalise un score aussi remarquable, c’est sans doute parce qu’elle allie les deux « drivers » les plus susceptibles de plaire aujourd’hui aux investisseurs. Le rendement, bien sûr. Mais aussi une dimension sociétale et environnementale qui séduit de plus en plus les épargnants. Côté rendement, après avoir distribué l’an dernier un dividende -annualisé…- de 7,05%, Kyaneos Pierre anticipait toujours à fin juin le versement d’un dividende annuel de l’ordre de 60 à 65 € par part sur 2019. Compte tenu de la revalorisation du prix de la part de la SCPI en juillet dernier (voir « Kyaneos Pierre augmente son prix de souscription »), son rendement prévisionnel devait donc être compris cette année entre 6% et 6,5% pour les actionnaires historiques[1], et entre 5,77% et 6,25% pour les nouveaux souscripteurs[2]. Mais la société de gestion a révisé, début septembre, cet objectif de rendement à la hausse, annonçant un taux de distribution prévisionnel compris “entre 6,5 et 7%”.

SCPI Kyaneos Pierre : un bilan énergétique largement positif

Côté « investissement éthique », Kyaneos Pierre se défend également très bien. Rappelons que la SCPI intègre dans son ADN l’amélioration de la performance énergétique des logements qu’elle acquiert, tout en visant à accroître le bien-être des locataires qu’elle héberge, et à promouvoir l’économie locale. Depuis sa création, avec 86 logements rénovés à son actif, Kyaneos Pierre revendique une diminution de 33% de la consommation énergétique de ses immeubles et une réduction de 53% des gaz à effet de serre produits. Selon Jérémie Rouzaud, le président de Kyaneos AM – et lauréat du Grands Prix « Technologie et Innovation Immobilière », by Finance Innovation et pierrepapier.fr 2019 – les logements détenus par la SCPI émettraient « environ 4 fois moins que la moyenne française ». L’impact indirect des rénovations menées par Kyaneos Pierre est également limité au maximum, puisque 96% des travaux sont confiés à des entreprises situées à moins de 50 kilomètres des chantiers. Le matériel utilisé est en outre à 54% issu de la production française.

SCPI Kyaneos Pierre : diversification géographique en cours

La SCPI a par ailleurs commencé à démontrer sa capacité à gérer un afflux de souscriptions plus conséquent. Kyaneos Pierre, initialement centrée autour de la région d’Avignon, est en train de diversifier ses implantations géographiques, et cible désormais le centre et le sud-ouest de la France. Les premières acquisitions réalisées hors de sa « zone de confort », avec des objectifs de rentabilité parfaitement en phase avec ses autres investissements, tendent à prouver que la SCPI pourra gérer sa croissance sans obérer sa capacité bénéficiaire. Ses objectifs sont d’ailleurs ambitieux. Jérémie Rouzaud, interviewé dernièrement par Terre.tv, espère collecter en 2020 près de 100 M€ et pouvoir ainsi « rénover 1 200 logements par an ». Une nouvelle pierre dans l’édifice de l’amélioration énergétique des immeubles…

Frédéric Tixier


A propos de Kyaneos Asset Management(i)

Kyaneos Asset Management est une société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF en date du 26 février 2018. 

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Ayant souscrit sur la base de l’ancien prix de souscription de 1 000 €
[2] Ayant souscrit sur la base du nouveau prix de souscription de 1 040 €

SCPI : la montée en puissance des « diversifiées » se confirme

La collecte des SCPI est repartie de l’avant en 2019. Mais toutes les catégories de SCPI d’entreprise ne progressent pas au même rythme. La plus dynamique, la catégorie des SCPI « diversifiées », confirme sa montée en puissance…

Avec près de 4,3 Md€ de capitaux engrangés sur le 1er semestre 2019, les SCPI d’entreprise viennent de pulvériser leur précédent record de 2017 (voir « Collecte des SCPI, une nouvelle année historique en perspective »). Toutes les catégories de SCPI ne profitent toutefois pas dans les mêmes proportions de cette embellie.

Collecte 2019 : le retour des SCPI de « bureaux »

Comparée au semestre précédent (2semestre 2018), la collecte constatée bondit en effet globalement de près de 62 %. Mais seules les catégories « bureaux » (+ 67,3 %) et, surtout, « diversifiées » (+ 77,8 %), font mieux que la moyenne. Pour les bureaux, c’est un retour en force. Quoi que toujours historiquement largement dominante en termes de capitalisation (38,2 Md€ au 30 juin 2019) et de véhicules (35 SCPI), la suprématie de la catégorie bureaux avait plutôt tendance à s’éroder ces deux dernières années. En 2018, année globale de repli de la collecte (- 19 % par rapport à 2017), elle avait à peine moins bien résisté (- 14 %) que l’ensemble du marché. Et en 2017, année faste, les bureaux n’avaient que très marginalement profité de l’envolée des souscriptions.


Collecte 2019 : l’envolée des SCPI « diversifiées » se confirme »

Tout l’inverse de la catégorie dite des « diversifiées » (28 SCPI fin juin 2019), dont la montée en puissance se confirme trimestre après trimestre. Ce type de véhicule, qui ne pesait que 3 Md€ fin 2016, affiche aujourd’hui une capitalisation plus de trois fois supérieure, à 9,3 Md€. En 2017, sa collecte avait bondi de 73,6%. Et en 2018, il s’agissait de la seule catégorie à avoir affiché une croissance positive de sa collecte (+14%). Une croissance exceptionnelle et régulière qui lui permet de ravir aujourd’hui la seconde place, en termes de capitalisation, aux SCPI de commerces dont le déclin, très net l’an dernier (collecte en recul de près de 61%) semble à peine compensé sur le 1er semestre de l’année (+18,1% par rapport au 2semestre 2018).

SCPI : les « diversifiées » détrônent les « commerces »

Comment expliquer un tel engouement pour les SCPI diversifiées ? Il découle sans doute déjà d’un changement d’orientation dans la stratégie produit des sociétés de gestion d’actifs immobiliers. Les dernières SCPI d’entreprise lancées sur le marché sont, majoritairement, des SCPI diversifiées (67% des créations en 2018, 50% sur le 1er semestre 2019). Plutôt que de s’enfermer dans une classe d’actifs spécifique, les gestionnaires préfèrent proposer aux souscripteurs des véhicules offrant un avantage bien connu en théorie financière – la diversification entre plusieurs classes d’actifs -. Avec succès d’ailleurs, puisque les SCPI diversifiées ont offert, ces deux dernières années, des rendements supérieurs à ceux délivrés par les autres catégories de SCPI d’entreprise (5,30% en 2018 ; 5,05% en 2017, contre respectivement 4,35% et 4,43% pour l’ensemble du marché). Une autre des raisons de leur succès… Enfin, il s’avère que les principales SCPI diversifiées sont gérées par des sociétés de gestion particulièrement dynamiques sur le plan commercial, notamment Corum et Voisin dont les produits trustent maintenant régulièrement les premières places du marché de la collecte, toutes catégories de SCPI confondues…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA). L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

Collecte des SCPI : une nouvelle année historique en perspective

Les SCPI signent un semestre record en termes de collecte. Avec 4,3 Md€ de capitaux nets engrangés, c’est 78 % de plus qu’au 1er semestre 2018, et 12 % de mieux qu’au 1er semestre 2017. « L’année 2019 s’annonce d’ores et déjà comme historique pour les SCPI », prédit l’ASPIM…

La tendance du 1er trimestre est plus que confirmée : les SCPI sont bien parties pour réaliser un exercice 2019 historique en termes de capitaux levés. Les dernières données trimestrielles et semestrielles publiées par l’ASPIM et l’IEIF créditent en effet ces véhicules de placement dans l’immobilier non coté d’une collecte nette de 4,3 Md€ au 1er semestre. C’est 12 % de plus que le précédent record enregistré au 1er semestre 2017 (3,8 Md€).

SCPI : une collecte en hausse de 12 % par rapport au 1er semestre 2017

Après un 1er trimestre déjà tonitruant (voir « Les SCPI font un carton »), et une collecte nette en hausse de 79 % par rapport au 1er trimestre 2018, les SCPI réalisent un second trimestre tout aussi exceptionnel. Avec 2 188 M€ de capitaux collectés (pour les SCPI d’entrepriseet les SCPI résidentielles non fiscales), c’est le meilleur score trimestriel enregistré derrière celui du 1er trimestre 2017 (2 394 M€). En cumulé, le niveau semestriel, à 4 277 M€ (comprenant les SCPI fiscales, à hauteur de seulement 3,6 M€), établit quant à lui un nouveau record. Et laisse entrevoir une année probablement exceptionnelle pour la collecte des SCPI… « L’année 2019 s’annonce d’ores et déjà comme historique pour les SCPI », prédit d’ailleurs l’ASPIM dans son communiqué.


Les SCPI de nouveau plébiscitées par les épargnants

Contrairement aux premières estimations annuelles (voir, notamment, « SCPI : quel niveau de collecte en 2019 ? »), il semble en effet que les épargnants soient revenus massivement sur le produit SCPI. Outre l’effet marché de la fin 2018 – la baisse des marchés financiers -, qui les avait poussés à rechercher des placements non cotés et moins volatils, la rentabilité intrinsèque de l’immobilier collectif et sa régularité (4,35% de rendement moyen pour les SCPI d’entreprise, 4,52% sur un an glissant au 30 juin 2019 selon la dernière mesure de l’indice EDHEC IEIF Immobilier d’entreprise France), sans équivalent actuellement en termes de couple rendement/risque, ont effectivement tout pour les séduire. Les perspectives de taux durablement bas, encore consolidées cet été, qui facilitent par ailleurs le recours à l’emprunt pour financer l’investissement en parts de SCPI, éloignent en outre le spectre d’un retournement du marché immobilier qui, pour l’heure, fait toujours preuve d’un dynamisme insolent. Au point, d’ailleurs, de faire oublier que la fiscalité du placement immobilier n’est pas forcément la plus attractive…

Professionnalisme et innovations des sociétés de gestion de SCPI

Le retour des flux de souscriptions est dû également auprofessionnalisme des sociétés de gestion d’actifs immobiliers qui, outre une stratégie de plus en plus systématique en termes de diversification et de rotation de leurs immeubles sous gestion, redoublent d’efforts pour proposer aux épargnants des produits non seulement correctement gérés – en témoigne le succès croissant des SCPI diversifiées, où le gérant propose une allocation entre les diverses classes d’actifs immobiliers -, mais également de plus en plus en phase, en termes de modalités de souscription et de niveau de frais (voir notamment « Néo : la 1èreSCPI sans commission de souscription »), à leurs attentes. Le gage d’une poursuite sereine de la collecte ?

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

A 542 M€ sur le 1er trimestre 2019, la collecte des OPCI progresse de 18% par rapport à celle du 1er trimestre 2018. Un rebond, certes, mais moins impressionnant que celui des SCPI. C’est AXA Reim qui se place cette fois en tête du palmarès trimestriel des sociétés de gestion les plus collectrices en OPCI.

Les véhicules non cotés de la pierre-papier ont de nouveau clairement le vent en poupe. Au fort rebond de la collecte des SCPI constaté par l’IEIF et l’ASPIM (voir « Collecte des SCPI au 1er trimestre :+79% ») s’ajoute celui – moins puissant – de la collecte des OPCI grand public. Ces derniers enregistrent sur le 1er trimestre 2019 un niveau de souscriptions nettes de 542,5 M€, soit 18% de mieux qu’au 1er trimestre 2018.

+18% par rapport au 1er trimestre 2018

Une reprise encourageante, mais qui laisse encore les OPCI très loin des niveaux de collecte exceptionnels enregistrés en 2016 (3 995 M€ au total, dont 970 M€ sur le 1er trimestre) et surtout en 2017 (3 982 M€ au total, dont 1 432 M€ sur le 1er trimestre). Ces véhicules, essentiellement distribués via des contrats d’assurance-vie – et souvent en remplacement des traditionnels fonds en euros – ont il est vrai accusé l’an dernier une performance décevante, en raison du repli des marchés actions intervenu en fin d’exercice : 0,8%, en moyenne, contre près de 4% en 2017 (voir « Les performances annuelles des OPCI »). Sur un an glissant, leur performance moyenne est désormais plus significative (2,9% à fin mars 2019, selon l’indice IEIF OPCI Grand Public Mensuel), mais reste inférieure à celle de la même période un an auparavant (3,7% entre mars 2017 et mars 2018).


Le palmarès des sociétés de gestion les plus collectrices en OPCI

Le niveau des souscriptions dépend également en partie de la volonté des réseaux distributeurs – en accord avec les gestionnaires – à promouvoir ce type de véhicules. A cet exercice, depuis plusieurs années, Amundi Immobilier et ses banques partenaires (Crédit Agricole, Société Générale, Crédit du Nord), étaient imbattables (voir notamment « Amundi Immobilier: une année à 3 Md€ »). Amundi Immobilier est, au 1er trimestre 2019, devancée par un autre poids lourd de la gestion d’OPCI : AXA Reim. La société de gestion de l’assureur se place en 1ère position du palmarès trimestriel, avec une collecte nette globale de près de 170 M€, contre un peu plus de 137 M€ pour les OPCI d’Amundi Immobilier. Notons également la montée en puissance de BNP Paribas REIM France, dont l’OPCI Diversipierre, meilleur performeur du marché en 2017, affiche une collecte en hausse de plus de 1 600 % par rapport au 1er trimestre 2018…


Le palmarès des OPCI ayant le plus collecté

Au chapitre des OPCI ayant le plus collecté sur le 1er trimestre de l’année, on retrouve néanmoins à la 1ère place le produit phare d’Amundi Immobilier, Opcimmo, en dépit d’un repli de 56% de sa collecte par rapport au 1er trimestre 2018. Ce dernier reste, sans conteste, le plus important OPCI du marché en termes de capitalisation (7,77 Md€ fin mars 2019). En deuxième position, c’est AXA Selectiv’Immoservice, le second OPCI lancé en 2016 par AXA Reim, qui s’impose, avec une collecte en très forte progression sur un an glissant (l’OPCI avait enregistré une collecte négative au 1er trimestre 2018). Parmi les plus forts rebonds (en pourcentage), signalons aussi les performances commerciales enregistrées par LFP Opsis Patrimoine à la Française REIM (+943%), Silver Génération chez A Plus Finance (+508%), ou Swisslife Dynapierre chez Swiss Life Asset Managers France (+320%)…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. Au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) ont une capitalisation globale supérieure à 177 milliards €.