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La Française : 23,6 milliards d’euros sous gestion en immobilier

Le pôle immobilier de La Française a réalisé une collecte brute de 3,7 Md€ en 2019. C’est 16% de plus qu’en 2018. La collecte nette en SCPI s’affiche à 707 M€. Le groupe conserve son statut de première société de gestion de SCPI, avec une capitalisation de près de 9,2 Md€

« Le contexte de taux bas a agi en faveur des placements immobiliers », explique La Française dans le communiqué annonçant ses résultats 2019. Le groupe, dans son ensemble, enregistre une collecte de 5,6 Md€. Mais c’est le « pilier » immobilier, La Française REM notamment, qui recueille la majorité des nouveaux capitaux. Ce qui porte le niveau de ses encours sous gestion en immobilier à 23,6 Md€.

La Française : une collecte brute de 3,7 Md€ en immobilier

La collecte brute en immobilier bondit en outre de 16% par rapport à 2018. Pour s’établir, en 2019, à 3,7 Md€. La Française bénéficie de son ouverture à l’international. 32% des sommes collectées proviennent en effet d’investisseurs étrangers, notamment asiatiques. Le groupe a conquis de belles signatures. Samsung Securities, pour l’acquisition du Crystal Park. CMNE et CPPIB (Canada Pension Plan Investment Board) sur le développement de la Foncière du Grand Paris. Ou encore des investisseurs sud-coréens en co-investissement dans le D-Square, au Luxembourg. Xavier Lépine, le président du directoire, s’en félicite. Et y voit la preuve de l’installation de La Française en tant « qu’acteur incontournable pour les investisseurs étrangers ». «La Corée du Sud qui a été, en 2019, le 2einvestisseur en France, a confié près de la moitié de ses transactions au Groupe », rappelle-t-il.


Rebond de la collecte en SCPI

Côté SCPI, l’envolée est également spectaculaire. L’ensemble des véhicules gérés par La Française REM réalise une collecte brute de 865 M€, et de 707 M€ en net, selon l’IEIF. Soit plus du double qu’en 2018, une année il est vrai de fort recul pour l’ensemble du marché. Et pour La Française en particulier. La collecte 2019 se concentre néanmoins autour de trois produits phares. Epargne Foncière, LF Europimmo et LF Grand Paris Patrimoine recueillent à eux seuls 93% des souscriptions nettes. Un constat qui pourrait amener la société de gestion à revoir l’étendue et la composition de sa gamme. Une éventualité qui fait partie des « réflexions permanentes » de La Française REM, comme le reconnaissait Marc Bertrand, son président, il y a quelques semaines. Sans que cette question soit totalement à l’ordre du jour.


Les performances sont au rendez-vous

Côté performances, les SCPI du groupe sont au rendez-vous. Epargne Foncière, le vaisseau amiral (2,65 Md€ de capitalisation), affiche un taux de distribution équivalent à la moyenne du marché : 4,40%. Certains véhicules spécialisés font mieux. C’est le cas pour LF Opportunité Immo, avec 5,04%. Ou EuroFoncière 2, avec 4,43%. D’autres moins bien. Comme LF Europimmo, à 4,05%. En revanche, cette dernière, comme d’autres véhicules de La Française, a procédé à la revalorisation de ses parts l’an dernier. Elles affichent une variation annualisée (VPM) de 1,48% en 2019. LF Europimmo a d’ailleurs renouvelé l’exercice le 1er mars dernier, comme quatre autres SCPI. Résultat : la performance globale s’en trouve améliorée, et s’établit donc, peu ou prou, dans la moyenne du marché. Ces revalorisations de parts attestent de la qualité des actifs détenus par les SCPI du groupe, dont la valeur de réalisation aurait progressé de 0,93% à 4,31% l’an dernier.


4 milliards d’euros d’investissements

Pour « alimenter » en actifs ses SCPI, mais aussi les autres véhicules et mandats sous gestion du groupe, La Française a par ailleurs procédé à un très vigoureux programme d’investissements l’an dernier. Plus de 4 Md€ d’acquisitions ont été réalisées, via sa plateforme européenne présente à Paris, Francfort et Londres. Parmi les opérations les plus emblématiques ? L’acquisition, pour le compte de 7 SCPI du groupe, de l’immeuble M, dans le 17eparisien, intégralement loué à l’opérateur de coworking WeWork. Une opération estimée à près de 150 M€… Ou d’un actif de bureau en Allemagne (Essen), valorisé autour de 75 M€, acquis conjointement par trois SCPI, dont LF Europimmo. L’année 2019, pour La Française, s’est également placée sous le signe de l’innovation. La société de gestion vient notamment d’officialiser le lancement de la première SCPI viticole du marché

Frédéric Tixier

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A propos de La Française REM(i)

La Française REM est la première société de gestion de société civile de placement immobilier en France en termes de capitalisation (au 30/06/2019, IEIF). Spécialiste de l’investissement et de la gestion pour compte de tiers, elle est présente sur l’ensemble des marchés immobiliers français. Elle développe également une offre de gestion de mandats immobiliers dédiés aux institutionnels sur des stratégies d’investissement Core/Core + mais aussi Value Added et Opportunistes au sein de La Française Real Estate Partners. 

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Collecte en hausse de 80% pour Advenis REIM

Tirée par le succès de sa SCPI de bureaux allemands Eurovalys, Advenis REIM enregistre une collecte brute de plus de 232 millions d’euros en 2019. Sa capitalisation atteint 620 millions d’euros. Elle ambitionne de franchir le cap du milliard en 2021.

« Advenis REIM a de nouveau réussi à gagner des parts de marché l’an dernier. Grâce à son positionnement paneuropéen sur les SCPI d’entreprise », explique, d’entrée de jeu, Jean-François Chaury, directeur général d’Advenis REIM. C’est effectivement grâce à son produit phare, Eurovalys, que la société de gestion a pulvérisé son record annuel. Cette SCPI, avec 200 M€ de souscriptions nettes, représente près de 92% de sa collecte nette annuelle 2019.

SCPI Eurovalys, révision à la hausse du prix de souscription en 2019

Lancée en 2015, Eurovalys fait partie des premières SCPI à s’être aventurées sur le créneau de l’investissement européen. Et plus précisément allemand. Plus d’un an et demi, toutefois, après la pionnière du secteur, Novapierre Allemagne. Cette dernière, désormais remplacée par Novapierre Allemagne 2, visait le secteur du commerce. Eurovalys cible quant à elle les actifs de bureaux. Un secteur lui aussi porteur. Selon Advenis REIM, il a connu une croissance d’environ 10% au cours des deux dernières années. Un taux qui cumule à la fois l’augmentation des prix et la croissance des loyers de bureaux outre-Rhin. Et qui a permis à la SCPI de procéder, l’an dernier, à la revalorisation du prix de ses parts. En juillet dernier, celui-ci passait de 1 000 € (sa valeur d’origine) à 1 015 €. Soit une progression de 1,5%. Compte tenu de l’effet prorata temporis, Eurovalys affiche une VPM[1] de 0,85% en 2019.

Un taux de distribution de 4,53%

Auquel vient s’ajouter, pour les actionnaires de la SCPI, le versement d’un dividende annuel également en progression. Le dividende annuel 2019 s’établit en effet à 45,68 € par part[2]. Contre 45 € en 2018. Ce qui, compte tenu de la revalorisation des parts, conduit à un taux de distribution (DVM) très légèrement supérieur à celui de l’an dernier, à 4,53%[3]. La SCPI Eurovalys va en outre désormais offrir un nouveau service à ses futurs nouveaux actionnaires. Advenis REIM a en effet décidé d’autoriser les souscriptions en démembrement. La SCPI poursuit par ailleurs ses investissements. Après une année 2019 déjà dynamique, elle vient d’annoncer une nouvelle acquisition.

Déjà plusieurs acquisitions en 2020

L’actif se situe à Gaimersheim, près de Ingolstadt, la sixième plus importante ville de Bavière. Il s’agit d’un ensemble immobilier à usage de bureaux, construit en 2015, et parfaitement entretenu. Son prix d’acquisition : 25 M€… La nouvelle SCPI lancée en 2019, Elialys, a quant à elle réalisé son premier investissement. Dédié aux pays d’Europe du Sud, elle vient de se porter acquéreur d’un immeuble de

bureaux à Madrid. Situé dans le quartier de La Florida, il développe une surface de 6 444 m². Et a été acquis pour 15,5 M€, hors droit. Un montant qui correspond presque très exactement au niveau des souscriptions recueillies par Elialys en 2019. Pour l’année en cours, Advenis REIM affiche d’ailleurs ses ambitions. Elle espère faire progresser la collecte de cette nouvelle SCPI. Ainsi d’ailleurs que celle de son dernier opus fiscal, Renovalys 7.


De 400 à 500 M€ d’investissements en Europe

Cette SCPI de déficit foncier n’a recueilli l’an dernier qu’un peu plus de 2,6 M€. Il lui reste l’année 2020 pour atteindre le niveau de collecte cible, d’environ 20 M€. Côté Eurovalys, la société de gestion est moins ambitieuse. Mais escompte néanmoins collecter au moins autant qu’en 2019. En vertu de ces objectifs, et d’un recours accru à la dette, Advenis REIM projette d’investir cette année entre 400 et 500 M€ en Europe. Avec une conviction : que le marché des bureaux, notamment en Allemagne et en Espagne, reste toujours aussi porteur.

Frédéric Tixier


[1] La VPM correspond à la variation du prix moyen du prix de souscription d’une part de SCPI. Elle est égale à la division de l’écart entre le prix acquéreur moyen de l’année n et le prix acquéreur moyen de l’année n-1, par le prix de part acquéreur moyen de l’année n-1.

[2] Dividende net des impôts étrangers et des prélèvements obligatoires prélevés à la source.

[3] Source : IEIF.


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A propos d’Advenis REIM(i)

Advenis Real Estate Investment Management (Advenis REIM) est depuis août 2018 la société de gestion des SCPI d’Advenis, groupe indépendant créé en 1995 et coté sur Euronext Paris. Advenis REIM conçoit et gère une gamme de dix fonds immobiliers (SCPI) à destination d’une clientèle privée et institutionnelle. Ces dix SCPI à vocation fiscale ou d’entreprise, conçues avec une approche innovante, sont principalement investies en France, en Allemagne et désormais en Europe du Sud. L’offre immobilière d’Advenis REIM se distingue par une maîtrise de la chaîne de valeur immobilière et leur financiarisation au travers des différentes filiales du groupe Advenis. La capitalisation des fonds immobiliers gérés par Advenis REIM est de près de 620 millions d’euros à fin 2019.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Sofidy : collecte et performances 2019 en hausse

La société de gestion annonce une collecte record de plus d’un milliard d’euros, tous véhicules confondus. Les SCPI en représentent plus de la moitié. Elles affichent en outre une performance globale en hausse par rapport à 2018. Les autres solutions immobilières du groupe sont aussi bien positionnées.

Excellent millésime pour la société de gestion Sofidy. « La qualité des solutions d’épargne et d’investissement a permis la réalisation d’une collecte brute globale de 1,05 milliard d’euros sur l’exercice 2019 », précise la désormais filiale du groupe Tikehau. L’annonce officielle de ses résultats, ce mercredi 4 mars, confirme les tendances dévoilées la semaine dernière par Jean-Marc Peter, le directeur général de Sofidy.

Sofidy : une collecte en SCPI en hausse de plus de 60%

Les 5 SCPI gérées par le groupe connaissent effectivement une forte croissance de leur collecte. Son montant brut s’établit à 680 M€. C’est près de 65% de plus qu’en 2018 (414 M€). Une progression à l’image du marché. Mais obtenue néanmoins sans déroger à la règle que s’est fixée Sofidy il y a quelques années. Celle de contenir sa collecte en limitant les souscriptions à 100 000 € par souscripteur. C’est, fort logiquement, le navire amiral de la société de gestion, Immorente, qui affiche la plus forte hausse de ses encours. La SCPI truste, avec 316 M€, plus de 50% de la collecte nette. Suivie d’Efimmo 1 (235 M€), elle aussi fortement collectrice. Ces deux SCPI concentrent donc 95% de la collecte nette. Et consolident leur statut de poids lourds du marché des SCPI. Immorente, notamment, avec un encours de plus de 3,3 Md€, conserve sa deuxième position au palmarès des plus grandes capitalisations.


Dividendes et valeurs des parts en hausse pour les SCPI

Côté performances, les résultats sont également au rendez-vous. Toutes les SCPI de rendement gérées par Sofidy affichent des valeurs de parts en hausse. Ce qui reflète l’appréciation des patrimoines qu’elles détiennent. Ces revalorisations, mesurées par la « VPM[1] », ont toutefois un impact négatif sur le taux de distribution. Compte tenu d’un niveau de dividende maintenu par rapport à 2018, elles entraînent mécaniquement une baisse du taux de distribution. Le « DVM » – le taux de rendement – d’Immorente passe ainsi de 4,70% à 4,64%. Et celui d’Efimmo 1 de 5,06% à 4,97%. Le cumul de deux composantes de la performance globale – VPM&DVM – s’avère en revanche supérieur à son niveau de 2018. Côté SCPI de capitalisation, Immorente 2 améliore son taux de distribution (2,95% vs 2,90%). Et affiche une très belle revalorisation du prix de sa part (+ 5,17 %), bien supérieure à celle de 2018 (+ 2,77 %).


Bonnes performances pour les autres solutions immobilières du groupe

Mais Sofidy, qui revendique le titre de 1er acteur indépendant sur le marché des solutions d’épargne immobilière, ne gère pas que des SCPI. La société de gestion pilote également des OPCI, professionnels et grand public. Mais aussi une unité de compte immobilière. Ainsi que plusieurs OPCVM, dont le fonds Sofidy Sélection 1, managé par Laurent Saint Aubin. Ces véhicules ont recueilli l’an dernier 155 M€ de nouveaux capitaux. Et aligné des performances qui, selon Sofidy, sont en phase « avec ses perspectives de début d’année ». On notera notamment la performance de Sofidy Convictions Immobilières (5,52%), dédiée aux contrats d’assurance vie. Ou celle de S.YTIC (33,73%), un fonds de gestion active dédié à la thématique du développement des métropoles européennes. Avec le produit de l’augmentation du capital de foncière Sélectirente, c’est donc au total plus d’un milliard d’euros que Sofidy aura collectés en 2019. Plus du double qu’en 2018.


Un niveau d’investissement record de 732 M€ en 2019

Des sommes que Sofidy aura employées à bon escient. La société de gestion a investi 732 M€ en 2019, un niveau qu’elle juge «historique ». Ses équipes ont réalisé 103 opérations immobilières, sur un total de 3 000 offres reçues. Fait marquant de l’année écoulée : une montée en puissance des directions régionales. Leur sourcing local a plus fortement contribué aux opérations d’acquisitions : 100 M€. Contre 47 M€ en 2018. Surtout, le groupe a réussi à maintenir un rendement moyen immédiat de ses investissements à un niveau élevé : 5,62%. Et à encore améliorer sa performance locative. Elle annonce en effet un taux d’occupation financier global record de 94,65% sur l’ensemble de ses fonds immobiliers…

Frédéric Tixier

[1] La VPM correspond à la variation du prix moyen du prix de souscription d’une part de SCPI. Elle est égale à la division de l’écart entre le prix acquéreur moyen de l’année n et le prix acquéreur moyen de l’année n-1, par le prix de part acquéreur moyen de l’année n-1.


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A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 6,2 milliards d’euros ; constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

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Jean-Marc PETER
Sofidy

Focus sur les rendements et les performances des SCPI en 2019

Le taux de rendement moyen des SCPI en 2019 est de 4,40 %. C’est 6 points de mieux qu’en 2018. Ce taux moyen cache, comme d’habitude, de fortes disparités. La mieux-disante affiche du 7,26 %. La moins performante, 2,88 %. Focus sur les rendements et les performances de toutes les SCPI en 2019, y compris les SCPI « résidentiel ».

Le chiffre est tombé : 4,40 %. C’est la performance moyenne des SCPI d’entreprise en 2019. Un chiffre légèrement supérieur à l’exercice précédent (4,34 %). Et encore plus impressionnant si l’on tient compte de la variation des parts (+ 1,20 %). En l’ajoutant à la composante rendement, la performance 2019 des SCPI s’établit alors à 5,60 %. 24 points au-dessus du chiffre 2018…

Des rendements compris en 2,88 % et 7,26 % pour les SCPI immobilier d’entreprise

Les 87 SCPI investies en immobilier d’entreprise recensées par l’IEIF affichent des rendements compris entre 2,88 % et 7,26 %. En tête du classement, on retrouve en partie les mêmes véhicules que l’an dernier. Dont les SCPI Corum, qui se placent en 3e et 4e position. Contre les deux premières en 2018. Elles sont cette année devancées par des « petites nouvelles ». Ainsi, NEO, la SCPI sans commission de souscription, s’arroge-t-elle la première place, avec un DVM brut de 7,26 % (6,47 %, net de fiscalité étrangère). Juste suivie par une autre nouvelle venue, Altixia Commerces. Qui aligne un taux de distribution annualisé de 6,28 %. A la 5e place, Cœurs de Régions, chez Sogenial Immobilier, qui affiche un rendement identique à celui de 2018 : 6,25 %. Une autre SCPI d’Altixia REIM se place à la 6e place, avec un taux, lui aussi annualisé, de 6,12 %.

SCPI résidentielles non fiscales : 1,64 % de rendement moyen

Côté SCPI investies en actifs résidentiels, mais ne bénéficiant pas d’un avantage fiscal, le taux de rendement le plus élevé est à porter au crédit de Kyaneos Pierre. La jeune SCPI sociétale réalise son premier exercice complet en distribuant du 6,81 %. Ce qui la placerait au second rang des SCPI d’entreprise. La meilleure en termes de performance globale est Novapierre Résidentiel, avec un total rendement plus variation de la part de 8,92 %. La revalorisation de son prix est en effet le crédo de cette SCPI, qui a changé de nom en 2019. L’ensemble de la catégorie, qui s’étoffe année après année, affiche un rendement moyen de 1,64 %. Et une performance globale, VPM inclus, de 7,13 %.




Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion.
L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Collecte des SCPI en 2019 : nouveau record à 8,5 Md€

Les données ASPIM-IEIF viennent de sortir. Elles confirment le très fort rebond de la collecte des SCPI d’entreprise en 2019. Leur rendement annuel s’établit à 4,4%. Il est donc supérieur au chiffre de 2018 : 4,34%.

On s’attendait à un record… le précédent est effectivement pulvérisé. Avec une collecte nette de 8,5 Md€ en 2019, les SCPI d’entreprise explosent le chiffre de 2017 (6,1 Md€). C’est ce que confirment les statistiques annuelles publiées aujourd’hui par l’ASPIM et l’IEIF.

SCPI : une collecte globale 2019 de 8,6 Md€

Si l’on ajoute à la collecte des SCPI d’entreprise celle des SCPI résidentielles (134,5 M€), c’est d’un montant total de 8,6 Md€ qu’il faut créditer l’exercice 2019. Le rebond le plus important revient toutefois aux seules SCPI d’entreprise. A 8,5 Md€, elles affichent une collecte de 70% supérieure à celle de 2018 (4,97 Md€). Et de 34% supérieur au chiffre 2017, leur précédent record. Avec la collecte des OPCI en 2019 (2,8 Md€), l’ensemble des véhicules non cotés de la pierre-papier bouclent un exercice historique. Avec 11,4 Md€ de capitaux nets engrangés. « OPCI et SCPI s’affirment, année après année, comme des produits performants et stables dans un contexte de baisse du rendement de l’épargne », explique Véronique Donnadieu, déléguée générale de l’ASPIM. Ajoutant : « ces véhicules devraient trouver toute leur place dans le nouveau plan épargne retraite (PER) ».


Collecte des SCPI : les « diversifiées » continuent leur percée

C’est une nouvelle fois la catégorie des SCPI de bureaux qui constitue l’essentiel de la collecte 2019. Avec 52,5% des souscriptions nettes, sa part relative a peu varié au cours des derniers exercices. En revanche, la catégorie des SCPI « diversifiées » continue à gagner des parts de marché. Sa collecte a été multipliée par deux par rapport à 2018. Et affiche une progression de 145% par rapport à 2017. Résultat, les « diversifiées » représentent en 2019 près de 27% de la collecte globale. Contre 15% en 2017. Une montée en puissance qui s’est faite au détriment des SCPI commerces. Ces dernières ont eu beau collecter 74% de plus qu’en 2018, elles sont loin d’avoir retrouvé leurs niveaux de collecte antérieurs. En 2017, elles s’affichaient à 955 M€. Contre 578 M€ en 2019. Résultat : elles ne représentent plus que 6,8% de la collecte globale. Contre 15,1% en 2017.


Un taux de distribution de 4,4% pour les SCPI en 2019

Côté performance, les SCPI font un peu moins bien qu’attendu. Plusieurs sources les créditaient d’un taux de distribution supérieur à 4,5% en 2019. C’est finalement le chiffre de 4,4% que retiennent officiellement l’ASPIM et l’IEIF. Après avoir collecté les performances de l’ensemble des SCPI du marché. Ce DVM améliore toutefois une nouvelle fois la prime de risque des SCPI. Elle se situe à 480 points de base au-dessus des emprunts d’Etat à 10 ans. Surtout, il progresse de 6 points par rapport à 2018 (4,34%). C’est la première fois, depuis 1999, qu’un tel phénomène se produit. A l’époque, le rendement des SCPI culminait à 8,18%, après plusieurs années de hausse ininterrompue. Il n’a cessé de baisser depuis lors.


Une performance globale elle aussi en hausse

2019 est donc une année également exceptionnelle en termes de performance. Car s’ajoute au rendement une variation du prix de la part (VPM) elle aussi en progression. + 1,2% contre + 0,8% en 2018. La performance des SCPI s’affiche donc globalement à 5,6% sur l’année. Un résultat d’autant plus remarquable qu’il est réalisé dans un contexte global de contraction des rendements de l’immobilier…

Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

OPCI : une collecte 2019 à 2,6 milliards d’euros

La collecte 2019 des OPCI a bondi de 20% par rapport à 2018. La capitalisation de ces véhicules immobiliers progresse de 21,7%, pour atteindre 18,4 Md€. C’est Amundi Immobilier qui se place en pole position cette année.

2,6 Md€ : c’est le montant de la collecte nette des OPCI en 2019. Comme attendu, le chiffre publié aujourd’hui par l’IEIF confirme la reprise du marché observée sur les 9 premiers mois de l’année. Celui-ci affiche une progression de plus de 20% par rapport à 2018. On reste en revanche toujours très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017. Années où les souscriptions nettes avaient frôlé les 4 Md€…

OPCI : une collecte particulièrement dynamique au 3e trimestre 2019

Ce résultat annuel, très positif, masque toutefois d’importantes disparités trimestrielles. Sur le 1er semestre de l’année écoulée, les OPCI n’enregistraient en effet une hausse de leur collecte que d’environ 9%, par rapport au 1er semestre 2018. Au 3e trimestre, ils affichaient en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Avec 621 M€ de capitaux nets engrangés. Le 4e trimestre s’inscrit lui aussi à la hausse. Mais dans des proportions moins importantes. A 749 M€, les fonds collectés progressent de 18,6%. Un volume trimestriel inférieur à celui de 2016 ( 1 052 M€), la «grande année» des OPCI. Mais qui se rapproche de celui observé en 2017 (762 M€). Les OPCI terminent donc l’année sur une note positive. Avec une capitalisation annuelle en hausse de 21,7%, à 18,4 Md€.



Amundi Immobilier reprend le leadership en termes de collecte

Comme au 3e trimestre, 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI trustent près de 80% de la collecte annuelle. Mais, alors qu’AXA REIM s’était arrogé la 1ère place aux 1er et 3e trimestres, Amundi Immobilier retrouve son leadership. Aussi bien trimestriel, avec 23,8% de la collecte, qu’annuel, avec 23% de parts de marché, et 618 M€ de souscriptions nettes. Mais la tendance observée début 2019 se confirme. Désormais, la filiale du groupe de gestion d’actifs ne fait plus cavalier seul. Alors qu’elle pouvait représenter jusqu’à 50% de la collecte annuelle, elle se cantonne dorénavant à un petit quart du marché. Qu’elle partage assez équitablement avec AXA REIM (20,3%) et BNP Paribas REIM France (19,2%). 2019 s’affiche donc comme une année de rééquilibrage du marché entre les différents opérateurs.



Montée en puissance de nouveaux opérateurs

Car si la collecte nette d’Amundi Immobilier baisse (de 39% vs 2018), celles d’autres sociétés de gestion progressent fortement. Parmi les plus imposantes en termes absolus, celle de BNP Paribas REIM France affiche une hausse de 86%. Swiss Life Asset Managers France connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant. Sa collecte nette est passée de 74 M€ en 2018 à 368 M€ en 2019. Soit une collecte multipliée par 5. Côté « petits opérateurs », c’est-à-dire dont la collecte annuelle reste encore inférieure à 100 M€, le meilleur résultat 2019 revient à A Plus Finance (+246%). Suivi de Sofidy (+233%). Et de Groupama GAN REIM (+202%). Mais Amundi Immobilier demeure, et de loin, à la première place en termes de capitalisation, avec 8,5 Md€…


Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés et les fonds immobiliers. L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

OPCI : reprise de la collecte au 3e trimestre 2019

Elle a bondi de 60% par rapport au 3e trimestre 2018. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte des OPCI représente déjà 85% du volume total de l’an dernier. Et elle est désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux collecteurs.

On est encore très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017, avec près de 4 Md€ de capitaux engrangés en année pleine (voir « Nouveau record historique de collecte pour les SCPI et les OPCI grand public en 2017 »). Mais, comparé à l’année 2018, où le volume s’était totalement effondré à quelque 2 Md€ (voir « Collecte 2018 SCPI et OPCI : 7,2 Md€ »), le marché des OPCI donne, sur le troisième trimestre 2019, des signes de reprise.

Collecte OPCI au 3T 2019 : +60% par rapport au 3T 2018

Après un 1er trimestre relativement dynamique (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI n’avaient pas réellement transformé l’essai sur l’ensemble du 1er semestre. Fin juin, avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affichait qu’à + 9 %. Au 3e trimestre, avec 621 M€ de capitaux nets engrangés, ils affichent en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Un volume trimestriel qui reste inférieur à celui atteint en 2016 (949 M€), la « grande année » des OPCI, mais se rapproche de celui observé en 2017 (666 M€). Quelles perspectives pour l’ensemble de l’année 2019 ? Sur les 9 premiers mois de l’année, la collecte des OPCI s’établit à près de 1,9 Md€, soit déjà 85% du total annuel 2018. Il y a donc de fortes chances pour que les OPCI fassent mieux en 2019 que l’année passée…


Axa REIM reprend le leadership sur le 3e trimestre 2019

Le niveau des souscriptions du 4e trimestre devrait en tout cas se jouer entre les 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI qui, à eux seuls, représentent plus de 80% de la collecte du 3e trimestre. Il est à noter que le « match » entre les sociétés de gestion d’OPCI est désormais plus équilibré. En 2018, Amundi Immobilier, incontestable leader du marché sur ce créneau avec une capitalisation de près de 7,6 Md€ en fin d’année dernière (soit 50% de la capitalisation totale), affichait une part de marché, en termes de collecte, aux proportions similaires (47% des souscriptions nettes). Mais sa suprématie relative s’est largement érodée depuis le début de l’année. En raison d’un très net recul de sa collecte (environ 50% de moins par rapport aux 9 premiers mois de 2018), son statut de premier collecteur du marché lui a même été ravi au 1er trimestre, et de nouveau au 3e, par Axa REIM.


Une collecte désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux acteurs

Surtout, d’autres sociétés de gestion sont montées en puissance : BNP Paribas REIM France, qui affiche pour l’heure une collecte multipliée par plus de 2 par rapport à 2018 ; ou Swiss Life Asset Managers France, qui connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant (collecte multipliée par près de 5 !). Résultat, alors qu’Amundi en représentait environ 50%, la répartition des souscriptions nettes entre ces 4 principaux intervenants tient désormais dans un mouchoir de poche, s’échelonnant entre 23% (pour Axa REIM) et 17% (pour Swiss Life Asset Managers France). Il suffirait donc qu’un seul d’entre eux accélère encore davantage pour que la collecte des OPCI reparte résolument de l’avant…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).
L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

OPCI : une collecte 2019 toujours en demi-teinte

542 M€ au 1er trimestre 2019, 686 M€ au second, la collecte des OPCI ne progresse que de 9% par rapport au 1er semestre 2018. Le faible dynamisme du marché des OPCI grand public, comparé à celui des SCPI, s’explique notamment par la baisse de régime du leader du marché. Et par des performances plus décevantes.

Après un 1er trimestre dynamique, sans pour autant être exceptionnel (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI ne transforment pas réellement l’essai sur l’ensemble des six premiers mois de l’année. Avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affiche qu’à 9%. C’est beaucoup, beaucoup moins que la forte reprise des souscriptions des SCPI, qui rebondissent de 78% sur le dernier semestre (voir « Collecte des SCPI, une nouvelle année historique en perspective »).

Collecte OPCI 2019 : +9% seulement par rapport au 1er semestre 2018

La collecte des OPCI reste toujours aussi loin des niveaux de collecte exceptionnels enregistrés en 2016 (3 995 M€ au total, dont 1 994 M€ sur le 1er semestre) et surtout en 2017 (3 982 M€ au total, dont 2 553 M€ sur le 1er semestre). Pour expliquer cette relative consolidation, plusieurs raisons peuvent être avancées. La première est évidemment à rechercher du côté des performances. Alors que les OPCI affichaient une solide progression de leur valeur en 2017, de près de 4% (voir « Les performances annuelles des OPCI »), ces véhicules en partie investis en foncières cotées ont pâti du recul des marchés enregistré fin 2018. L’an dernier, ils ont même subi un recul de leur valeur liquidative (-0,39%), réduisant leur performance globale à 0,8% en moyenne.


OPCI : faible reprise des performances

Depuis le début de l’année, les OPCI ont toutefois profité du meilleur comportement d’une partie du compartiment immobilier coté. Au 30 juin dernier, leur performance sur 6 mois mesurée par l’indice IEIF OPCI grand public mensuel s’affichait à 2,5%, et à près de 2,75% sur un an glissant. C’est donc un léger mieux, qui aurait pu relancer la collecte de ces produits essentiellement distribués via des contrats d’assurance-vie – et souvent en remplacement des traditionnels fonds en euros -. Mais, alors que la plupart des gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI enregistrent effectivement un rebond des souscriptions, notamment sur le second trimestre, la collecte du leader du marché reste toujours en deçà des niveaux qu’il avait coutume d’afficher ces dernières années.

La collecte OPCI d’Amundi Immobilier en deçà de ses niveaux historiques

Amundi Immobilier, toujours numéro 1 incontesté en termes de capitalisation (plus de 8 Md€ fin juin 2019), et en dépit d’un rebond de sa collecte au second trimestre (173,2 M€, essentiellement sur son OPCI phare Opcimmo, vs 138,2 M€ au 1er trimestre), affiche en effet des scores bien inférieurs à ses chiffres habituels, lorsque la société de gestion et ses banques partenaires (Crédit Agricole, Société Générale, Crédit du Nord) étaient imbattables (voir notamment « Amundi Immobilier: une année à 3 Md€ »). Sur les 3 premiers mois de l’année 2019, son statut de premier collecteur du marché lui avait même été ravi par AXA REIM. Une place qu’il retrouve sur le second trimestre et sur l’ensemble du semestre, essentiellement en raison d’un repli important de la collecte d’AXA REIM (62 M€ au 2trimestre, contre 171 M€ au 1er). La montée en puissance d’autres sociétés de gestion, AXA REIM, mais également BNP Paribas REIM France (222 M€ au 1er semestre, soit +155% par rapport au 1er semestre 2018), ou Swiss Life Asset Managers France (132 M€, + 1 286% d’un semestre à l’autre), ne suffit donc pas à compenser le repli du leader, dont la collecte s’affiche en retrait de 50% par rapport au 1er semestre 2018…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA). L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).