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OPCI : une collecte 2019 à 2,6 milliards d’euros

La collecte 2019 des OPCI a bondi de 20% par rapport à 2018. La capitalisation de ces véhicules immobiliers progresse de 21,7%, pour atteindre 18,4 Md€. C’est Amundi Immobilier qui se place en pole position cette année.

2,6 Md€ : c’est le montant de la collecte nette des OPCI en 2019. Comme attendu, le chiffre publié aujourd’hui par l’IEIF confirme la reprise du marché observée sur les 9 premiers mois de l’année. Celui-ci affiche une progression de plus de 20% par rapport à 2018. On reste en revanche toujours très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017. Années où les souscriptions nettes avaient frôlé les 4 Md€…

OPCI : une collecte particulièrement dynamique au 3e trimestre 2019

Ce résultat annuel, très positif, masque toutefois d’importantes disparités trimestrielles. Sur le 1er semestre de l’année écoulée, les OPCI n’enregistraient en effet une hausse de leur collecte que d’environ 9%, par rapport au 1er semestre 2018. Au 3e trimestre, ils affichaient en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Avec 621 M€ de capitaux nets engrangés. Le 4e trimestre s’inscrit lui aussi à la hausse. Mais dans des proportions moins importantes. A 749 M€, les fonds collectés progressent de 18,6%. Un volume trimestriel inférieur à celui de 2016 ( 1 052 M€), la «grande année» des OPCI. Mais qui se rapproche de celui observé en 2017 (762 M€). Les OPCI terminent donc l’année sur une note positive. Avec une capitalisation annuelle en hausse de 21,7%, à 18,4 Md€.



Amundi Immobilier reprend le leadership en termes de collecte

Comme au 3e trimestre, 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI trustent près de 80% de la collecte annuelle. Mais, alors qu’AXA REIM s’était arrogé la 1ère place aux 1er et 3e trimestres, Amundi Immobilier retrouve son leadership. Aussi bien trimestriel, avec 23,8% de la collecte, qu’annuel, avec 23% de parts de marché, et 618 M€ de souscriptions nettes. Mais la tendance observée début 2019 se confirme. Désormais, la filiale du groupe de gestion d’actifs ne fait plus cavalier seul. Alors qu’elle pouvait représenter jusqu’à 50% de la collecte annuelle, elle se cantonne dorénavant à un petit quart du marché. Qu’elle partage assez équitablement avec AXA REIM (20,3%) et BNP Paribas REIM France (19,2%). 2019 s’affiche donc comme une année de rééquilibrage du marché entre les différents opérateurs.



Montée en puissance de nouveaux opérateurs

Car si la collecte nette d’Amundi Immobilier baisse (de 39% vs 2018), celles d’autres sociétés de gestion progressent fortement. Parmi les plus imposantes en termes absolus, celle de BNP Paribas REIM France affiche une hausse de 86%. Swiss Life Asset Managers France connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant. Sa collecte nette est passée de 74 M€ en 2018 à 368 M€ en 2019. Soit une collecte multipliée par 5. Côté « petits opérateurs », c’est-à-dire dont la collecte annuelle reste encore inférieure à 100 M€, le meilleur résultat 2019 revient à A Plus Finance (+246%). Suivi de Sofidy (+233%). Et de Groupama GAN REIM (+202%). Mais Amundi Immobilier demeure, et de loin, à la première place en termes de capitalisation, avec 8,5 Md€…


Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés et les fonds immobiliers. L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Nouveau semestre historique pour la collecte des SCPI et les OPCI. Les premières recueillent 3,8 Md€ de souscriptions nettes (+56% vs le 1er semestre 2016), les seconds 2,7 Md€ (+36% vs 1S 2016). Leur capitalisation globale frise désormais les 60 Md€. Et les OPCI représentent à présent près de 20% de l’ensemble de ces fonds immobiliers non cotés…

Les superlatifs manquent… Les SCPI, mais aussi désormais les OPCI, signent de nouveau un semestre record en termes de collecte. Comme l’indique l’ASPIM dans son communiqué, il s’agit d’une nouvelle preuve « de la confiance que les ménages manifestent dans ces véhicules régulés par l’AMF ».

Nouvelle collecte record, tous produits confondus

Sur le 1er semestre écoulé, les 178 SCPI recensées par l’IEIF, en liaison avec l’ASPIM, ont en effet collecté 3,8 Md€, soit 56% de plus qu’au 1er semestre 2016. Les professionnels s’attendent de ce fait à une nouvelle année record, avec un volume global de collecte pour 2017 estimé entre 8,5 et 8,7 Md€. A comparer au niveau de collecte 2016 (5,6 Md€), et surtout au rythme constaté entre 2010 et 2014, compris entre 2,46 et 2,93 Md€… Côté OPCI, la dynamique est encore plus frappante. La progression enregistrée au 1S 2017 (+2,7 Md€) a beau être moins élevée (+36% vs 1S 2016) que celle des SCPI, elle confirme l’explosion de la collecte de ces « petits frères » des SCPI qui, depuis maintenant 3 ans, représentent plus de 40% de la collecte globale des véhicules de la pierre-papier.

Nouveaux sommets en termes de capitalisation

Un rééquilibrage que l’on constate également désormais très clairement en termes de capitalisation. Les 14 OPCI recensés par l’IEIF au 30 juin dernier représentent en effet à présent près de 20% de l’encours total des SCPI et OPCI. Une proportion qui n’était que de 6% à peine en 2014, date de début de l’essor de ces produits désormais fortement commercialisés via les contrats d’assurance-vie. L’ensemble du secteur de la pierre-papier non cotée franchit elle aussi une nouvelle étape, puisqu’il frise désormais les 60 Md€ de capitalisation, soit plus de 2,5 fois le niveau de 2010 (22,5 Md€)… Si les projections se confirment pour le second semestre, l’encours à fin 2017 pourrait alors dépasser les 66 Md€.

Les SCPI de bureaux et spécialisées toujours en vedette

Le 1er semestre 2017 confirme par ailleurs la suprématie des SCPI immobilier d’entreprises qui drainent l’essentiel de la collecte, pour ne pas dire la totalité (99,12%), les SCPI de bureaux se taillant une nouvelle fois la part du lion (54,6% des SCPI d’entreprises). Les SCPI spécialisées affermissent également leur montée en puissance, avec une nouvelle forte progression du montant de leurs souscriptions nettes (703 M€), faisant désormais quasiment jeu égal avec les SCPI de commerces (726 M€). En termes de capitalisation, les forces en présence sont en revanche relativement stables, les SCPI de bureaux conservant leur pole position, avec 31 Md€ d’encours, suivies des SCPI de commerces (7,1 Md€), les SCPI résidentiels (3,97 Md€), et les diversifiées (3 Md€), les spécialisées, en débit de leur forte progression, ne cumulant que 1,93 Md€ d’encours.

Meilleurs collecteurs 2016 : toujours Amundi au global, toujours Primonial en SCPI

Les dernières données collectées par l’IEIF pour l’ASPIM constatent, une nouvelle fois, la suprématie d’Amundi Immobilier. Avec une collecte nette, tous produits confondus, de 1 337 M€, elle conserve la première position occupée depuis maintenant deux ans aux dépens de Primonial REIM. Cette dernière conserve en revanche le leadership sur la collecte SCPI (928 M€). Le lancement, cette année, de son 1er OPCI Grand Public, Preimium, lui permet d’engranger ses premières souscriptions dans cette catégorie. Mais il faudra sans doute quelques années avant qu’elle puisse concurrencer Amundi dans ce domaine…

 


A propos de l’IEIF
L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est depuis plus de 20 ans un organisme d’études et de recherche indépendant. Il fournit des informations, des analyses et des prévisions sur les marchés et les investissements immobiliers en France et en Europe. Il est constitué de quatre pôles complémentaires : SCPI, OPCI, Immobilier coté, Immobilier physique et d’un club « Analyse et Prévision ». L’IEIF est aussi le cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance.

A propos de l’ASPIM
L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) est la structure de représentation de la gestion des fonds immobiliers non cotés que sont les SCPI et les OPCI. Dans ses relations avec les autorités françaises et internationales en charge des sujets intéressant ses adhérents, sociétés de gestion agréées par l’AMF, l’ASPIM défend et promeut les intérêts des investisseurs de ces fonds et s’attache à démontrer les apports à l’économie nationale de ce secteur professionnel.