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Les SCPI toujours actives sur le front des acquisitions

Au 3e trimestre 2020, les SCPI d’immobilier d’entreprise ont été très acheteuses. Elles ont investi plus de 2,5 Md€ sur les marchés français et européens. Contre 2 Md€ pour le 3e trimestre 2019. Le 4e trimestre 2020 semble toujours aussi actif… Détail des principales dernières opérations.

Advenis REIM

Comme l’annonçait Jean-François Chaury, le directeur général d’Advenis REIM, en octobre dernier, Eurovalys a bouclé son programme d’acquisition annuel. La SCPI spécialisée sur l’immobilier de bureau allemand vient d’annoncer 3 opérations sur des bureaux situés respectivement à Wolfsburg, Bremerhaven et Stuttgart. Montant total de ces acquisitions : 112,75 M€. Ce qui porte à un peu plus de 300 M€ le total des montants investis par Eurovalys en 2020.

Alderan

La SCPI dédiée à la logistique gérée par Alderan boucle sa 8e acquisition. Pas mal pour un véhicule lancé il y a un peu plus d’un an… Activimmo vient d’annoncer l’achat en état futur d’achèvement d’un parc d’activité à Bailly-Romainvilliers (77). L’ensemble immobilier développera une surface locative de 5 470 m2 divisée en huit cellules. La livraison de ce parc est prévue au plus tard en janvier 2022. Et vise une certification environnementale E+C. Activimmo devrait servir un rendement de 6% en 2020.

Amundi Immobilier

Après avoir récemment acquis le premier actif irlandais (le Fitzwilliam 28 à Dublin) de l’OPCI Opcimmo, Amundi Immobilier a confirmé l’achat de l’immeuble Curve à Saint-Denis. Développant plus de 24 000 m², il est loué à 95% à deux locataire, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France et le courtier en assurances Verspieren. Cette acquisition -dont le montant dépasserait les 110 M€- a été réalisée par la société de gestion pour le compte de plusieurs de ses fonds sous gestion.

Atland Voisin

Si la SCPI Epargne Pierre est devenue plus prudente en matière d’investissements, elle n’en pas moins réalisé un important programme d’acquisitions en 2020. Dernières en date : une importante opération de sale & lease-back avec le groupe Pierre Fabre, réalisée en co-investissement avec la SCPI MyShareSCPI. Rendement de cet investissement : 6,50%. Atland Voisin a également dernièrement mené une autre opération de co-investissement entre les deux SCPI. Il s’agit d’un ensemble de bureaux situé au 7 avenue Charles Tillon, à Rennes.

Atream

Grosse acquisition pour la SCPI Carac Perspectives Immo. La société de gestion Atream a annoncé l’achat d’un immeuble de bureau, le « Botany 2 », situé à Suresnes. L’actif, de près de 5 500 m², comprend 5 étages à usage de bureaux et de commerces, et est certifié HQE Exploitation niveau « Très Bon ». Il est occupé par 8 locataires, dont une crèche et une surface de commerce louée par MaCaille, restaurant lounge du Top Chef Norbert Tarayre. Selon le site CFNewsImmo&Infra, l’opération aurait été valorisée 34 M€, et générerait un taux de rendement de 4,85%.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM a réalisé, pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre, l’une des plus grosses opérations des dernières années sur le marché nantais. Elle vient en effet d’acquérir un ensemble de bureaux « Ilot 4B » dans le quartier d’affaires Euronantes. Cet actif s’inscrit dans un programme immobilier plus global de plus de 25 000 m², « Amazing Amazones », mêlant immobilier tertiaire, logements et équipements sportifs. Développé par Altarea, les 16 200 m² acquis par Accimmo Pierre seraient valorisés 62 M€, selon le site CFNewsImmo&Infra. La SCPI a distribué des acomptes aux 2e (1,8 €) et 3e (1,71 €) trimestres, en diminution par rapport à l’an dernier. Mais la société de gestion annonce la distribution possible d’une plus-value de cession pour le 4e trimestre. Pour un rendement prévisionnel de 3,80% en 2020.

Iroko

Déjà un premier actif pour Iroko Zen, la nouvelle SCPI lancée il y a quelques jours par la fintech Iroko. Il s’agit d’un immeuble de bureaux de 1 000 m² situé dans le quartier administratif de Reims. Sa valorisation est inférieure à 2,5 M€, et affiche des caractéristiques énergétiques dans le haut de la fourchette. Loué depuis 2014 à Pôle Emploi, avec un bail ferme d’une durée résiduelle de 9 ans, l’actif génère un taux de rendement immédiat de 7%. Rappelons qu’Iroko Zen se présente comme une SCPI digitale et engagée. Elle ambitionne de lever 100 M€ dans les trois ans.

Perial AM

Pour sa 1ère opération, PF Hospitalité Europe choisit l’Espagne. La nouvelle SCPI dédiée à l’immobilier d’accueil lancée par Perial AM il y a quelques mois vient d’annoncer l’acquisition d’un établissement hôtelier situé à Mataro, une commune proche de Barcelone. Montant de la transaction : 6 M€. L’actif sera exploité par l’enseigne B&B Hotels lors de sa réouverture, prévue pour le 1er trimestre 2021. La SCPI a été, selon Perial AM, « très bien accueillie par le marché ». PF Hospitalité Europe, qui ambitionne un taux de distribution de 5%, a collecté près de 20 M€ dès son premier mois de lancement.

Primonial REIM

Première acquisition dans l’immobilier de santé belge pour Primovie. La SCPI gérée par Primonial REIM vient d’annoncer la signature d’une résidence senior à Court-Saint-Etienne, à 40 km de Bruxelles. Elle sera livrée dans le courant du 3e trimestre 2022. D’une surface de 8 200 m², elle abritera 119 logements du T2 au T3 et bénéficiera d’un large socle de services. Elle sera exploitée par Domitys, une filiale de Nexity. Rappelons que Primovie ambitionne de distribuer en 2020 un dividende identique à celui de 2019, année où elle avait affiché un rendement de 4,51%.

Sofidy

Chez Sofidy, l’OPCI Sofidy Pierre Europe réalise une opération à Lyon. Il vient d’acquérir les mûrs de l’immeuble Triptyk (3 830 m²) pour un montant de 8,9 M€. L’immeuble est occupé par deux locataires, Merck et Burgundi School of Business, via des baux sécurisés de 6 et 9 ans. Le rendement sur loyer immédiat, à l’acquisition, est de 5,7%, un taux « particulièrement compétitif sur le marché lyonnais », rappelle Sofidy.

Swiss life AM

Après son opération barcelonaise, l’OPCI SwissLife Dynapierre poursuit son recentrage. Il s’est porté acquéreur d’un ensemble immobilier parisien d’environ 3 000 m² situé rue de Fleurus (6e arrondissement). Entièrement rénové par GDG Investissements, il est loué à Ionis qui va y installer l’école d’ingénieurs ESME Sudria pour neuf ans. Une opération qui, fin octobre, avait permis à l’OPCI d’investir l’intégralité de sa collecte. Et de réduire sa poche immobilier physique dédiée à l’hôtellerie à 11,5% (contre près de 20% en mars dernier).

Frédéric Tixier


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Diversipierre, Fair Invest et Néo, premiers fonds immobiliers labellisés ISR

Deux SCPI, Néo chez Novaxia, et Fair Invest, chez Norma Capital, ainsi que l’OPCI BNP Paribas Diversipierre, annoncent l’obtention du label ISR immobilier. Ce sont les trois premiers véhicules à bénéficier de ce nouveau certificat « investissement responsable », récemment étendu au secteur des fonds immobiliers. D’autres devraient suivre très prochainement.

Plusieurs dizaines de véhicules sont aujourd’hui en course. Depuis l’extension du label ISR aux fonds immobiliers, officiellement entré en vigueur le 23 octobre dernier, plusieurs sociétés de gestion d’actifs immobiliers se sont en effet engagées dans un processus de certification de certains de leurs produits. Les noms des premiers « vainqueurs » viennent de sortir…

Trois premiers fonds d’investissement en immobilier labelisés ISR

Il s’agit respectivement des SCPI Néo, chez Novaxia Investissement, et Fair Invest, chez Norma Capital. Et de l’OPCI BNP Paribas Diversipierre, chez BNP Paribas REIM. Cette première vague de labellisation a visiblement été délivrée par AFNOR Certification, l’un des certificateurs agréés par le Cofrac sur le label ISR. Il semblerait que l’AFNOR ait été plus rapide dans la mise en œuvre de ses audits de certification que ses deux « concurrents », E&Y, et Deloitte, nouvellement promu à ce statut. L’annonce de l’obtention du label ISR n’a en tout cas été rendue officielle que via des communiqués spécifiques des sociétés de gestion concernées.

Un label très exigeant

Le label ISR décliné à l’immobilier est d’ailleurs réputé comme très exigeant. Son objectif n’est pas en effet de simplement distinguer les fonds qui investissent dans les actifs les plus performants en matière environnementale, sociale et de bonne gouvernance (ESG). Mais également ceux qui « mettent en œuvre des pratiques de gestion vertueuses permettant d’améliorer la performance ESG des actifs dans le temps », comme le rappelle l’ASPIM dans sa brochure dédiée à ce label. Ce qui implique la mise en place d’une véritable démarche pro-active. Incluant méthodologie, fixation d’objectifs, et outils et moyens d’analyse permettant d’y parvenir. Ainsi, bien sûr, que la production de reporting présentant l’état d’avancement des engagements pris.

Intégrer la démarche ISR dès la création

Un énorme chantier que tous les fonds immobiliers n’auront pas nécessairement la capacité de mener à bien. Surtout pour les plus anciens d’entre eux. Pour satisfaire aux conditions du label, « il faut être agile. Et intégrer dès la création l’ensemble de la démarche. Notamment les contraintes en termes de reporting extra-financiers », prétend d’ailleurs Vincent Aurez, directeur de l’innovation et du développement durable de Novaxia. Ce n’est peut-être pas par hasard si deux des trois premiers fonds labellisés sont de création récente. Et s’étaient présentés, dès leur lancement, comme des véhicules construits autour d’une démarche responsable.

Une thématique ISR native pour Néo : le renouvellement urbain

Lors de son lancement, en juillet 2019, Néo s’était de fait positionnée comme un produit « disruptif » dans l’univers des SCPI. Non seulement en raison d’une commission de souscription fixée à 0%. Mais également par le positionnement choisi pour ses investissements immobiliers : le renouvellement urbain. Une thématique que sa société de gestion, Novaxia Investissement, revendique d’ailleurs comme son « cheval de bataille ». Le gestionnaire, qui est par ailleurs le seul du secteur à s’être constitué en « entreprise à mission », s’inscrit dans une démarche de « renouveau de la ville ». En privilégiant les opérations de réhabilitation, il entend limiter « l’artificialisation nette des sols ». Et agir « au bénéfice du plus grand nombre », notamment en améliorant le confort des habitants des immeubles réhabilités.

Fair Invest, pour favoriser les activités socialement utiles

Chez Norma Capital, la SCPI Fair Invest lancée quelques mois plus tôt visait elle-aussi, dès l’origine, des objectifs ESG bien définis. Son crédo : favoriser les « activités socialement utiles ». Sa stratégie de gestion consiste donc à investir dans des bâtiments pouvant accueillir des locataires positionnés sur ce type de prestations. Tels que ceux appartenant aux secteurs associatifs promouvant la cohésion sociale, ceux de la santé, de l’éducation, de l’insertion à l’emploi, de l’entraide sociale. Ou bien encore des énergies renouvelables. Fair Invest a également pour objectif de rendre les bâtiments plus écoresponsables. Ainsi que de sensibiliser leurs locataires à cette problématique. Par ailleurs, Fair Invest s’interdit d’avoir recours à l’effet de levier.

Diversipierre, pour renforcer la résilience des immeubles

L’OPCI Diversipierre, bien plus ancien -il a été lancé en 2013- rappelle qu’il s’est également constitué autour d’une démarche responsable. Celle visant à renforcer « la qualité et la résilience des immeubles détenus ». BNP Paribas REIM, son gestionnaire, a développé une grille de notation ISR dédiée. Chaque immeuble détenu, ou en phase d’acquisition, est évalué à l’aune de 13 thématiques et de 65 critères. Si la note obtenue est inférieure à 15 sur 100, le processus d’achat est interrompu. Diversipierre se positionne en outre dans une approche « best-in-progress ». C’est-à-dire d’amélioration continue de son patrimoine. Fin juin dernier, celui-ci obtenait une note globale de 43 sur 100. BNP Paribas espère porter cette note à 68/100 à l’horizon 2023.

Une offre ISR désormais incontournable

Ces trois premières labellisations ne sont que le prélude d’un processus qui va s’étaler dans le temps. Mais qui est désormais inéluctable. L’enjeu est bien sûr avant tout environnemental et sociétal. Mais aussi commercial. Selon un récent sondage réalisé pour le Forum pour l’investissement responsable, 62% des Français accordent aujourd’hui une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions d’investissements. Leurs conseillers financiers aussi. « En 2025, tous nos partenaires CGP voudront disposer d’au moins un fonds immobilier ISR dans leur offre », estime Vincent Aurez, à partir d’une étude réalisée par Novaxia auprès de ses distributeurs. Qui ne seraient que 75% à considérer, aujourd’hui, ce type de proposition indispensable.

Dans l’attente des prochains nominés à l’ISR

Les solutions immobilières estampillées ISR devraient donc fleurir au cours des prochains mois. Les candidats, au sein de l’univers SCPI, sont nombreux. Parmi les plus fréquemment cités, parce qu’effectivement conçus dès l’origine comme des véhicules écologiquement ou socialement responsables, on retrouve l’historique PFO2 de Perial. Mais aussi les SCPI lancées par Kyaneos Pierre, chantre de la réhabilitation des actifs résidentiels. Mais ce sont loin d’être les seuls… A suivre.

Frédéric Tixier


Consulter les communiqués

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A propos de BNP Paribas REIM(i)

BNP Paribas REIM, une ligne de métier de BNP Paribas Real Estate, offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement répondant aux besoins d’investisseurs internationaux à travers toutes les typologies d’actifs et dans toute l’Europe. Avec une présence locale dans huit pays (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Luxembourg et Belgique), BNP Paribas REIM emploie plus de 350 collaborateurs. Et offrent des solutions à plus de 100 000 clients, investisseurs institutionnels et particuliers. En fin d’année 2019, BNP Paribas REIM gérait 30,1 milliards d’euros d’actifs en Europe.

A propos de Normal Capital(i)

Agréée par l’AMF depuis le 9 juin 2016, Norma Capital est une société de gestion de portefeuille détenue de manière décisive par son management. Sa maîtrise des véhicules réglementés, OPPCI et SCPI, et le savoir-faire lié lui permettent d’offrir à ses clients des capacités d’innovation, de flexibilité et de réactivité. Ses stratégies et leur mise en œuvre lui ont permis d’acquérir notoriété et reconnaissance dans la presse spécialisée notamment à travers ses produits grand public, la SCPI Vendôme Régions et la SCPI Fair Invest.

A propos de Novaxia Investissement(i)

Novaxia Investissement est une société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers. Elle crée des véhicules d’investissements immobiliers dédiés à la transformation urbaine. Elle gère une gamme de produits pour le compte d’une clientèle privée (fonds et club deals) dont le montant de souscriptions s’élève de 180 euros à plusieurs millions d’euros. Parmi les différents produits, Novaxia Investissement propose une offre immobilière éligible au PEA/PEA-PME et au réemploi de produits de cession – Novaxia Immo Club 6 – ainsi qu’un nouveau modèle de SCPI moderne, accessible, simple et innovant – NEO.

  (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Les SCPI toujours aussi actives sur le marché de l’investissement

Les SCPI continuent d’investir. Depuis la sortie du confinement, chaque semaine apporte son lot de nouvelles acquisitions. Focus sur les dernières opérations.

Advenis REIM

Advenis REIM ne renonce pas aux bureaux allemands. Eurovalys, sa SCPI spécialisée sur ce segment de marché, y a investi près de 165 M€ depuis le début de l’année 2020. Dont une opération menée à la fin du semestre, pour un total de 117 M€. Il s’agit d’un portefeuille de quatre actifs (82 M€) et un immeuble seul (33,2 M€). Implantés dans des villes comme Gelsenkirchen, Müllheim ou Cologne, ces bureaux affichent des taux d’occupation supérieurs à 91 %. Advenis REIM, dans l’une de ses dernières publications, identifie trois risques. Un risque de contraction, donc d’une baisse des transactions ; un risque sur le financement des actifs ; et un risque de réémergence du virus. Mais « reste confiant sur la résilience du modèle économique et du marché immobilier de bureaux allemand ».

Amundi Immobilier

Amundi Immobilier s’est portée acquéreur de deux immeubles de bureaux, Max et Moore, à « Amsterdam-Noord ». L’ensemble développe 9 800 m² environ. Les bâtiments, dont la construction a débuté en juillet, devraient être livrés en fin d’année 2021. Ils visent une certification BREEAM Excellent. Ils seront notamment équipés de panneaux solaires, et utiliseront la géothermie pour le chauffage et le refroidissement. Ces opérations ont été menées pour le compte de l’OPCI Opcimmo.

Atland Voisin

Sur les six premiers mois de l’année, Atland Voisin aura réalisé plus d’une douzaine d’acquisitions pour le compte de ses SCPI sous gestion. Y compris pendant la période de confinement. Au total, la filiale de Foncière Atland aura investi 318 M€ sur le 1er semestre. Ces opérations ont principalement été menées au profit d’Epargne Pierre, la SCPI phare d’Atland Voisin. Six des treize acquisitions réalisées par Epargne Pierre au 1er semestre 2020 sont d’un montant unitaire supérieur à 10 millions d’euros. La plus importante par la taille est l’opération Respiro à Nanterre. Un ensemble de bureaux de plus de 11 000 mètres carrés, valorisé 88,7 M€, acquis conjointement avec la SCPI MyShareSCPI. Plus récemment, en mai dernier, Epargne Pierre s’est portée acquéreur d’un immeuble de bureaux dans l’Est francilien (31 M€).

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM a acquis, pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre, un immeuble de bureaux d’une surface totale de 25 404 m² au Kremlin-Bicêtre. Cet immeuble « Okabé » « bénéficie d’une localisation idéale au pied de la ligne 7 du métro (station Le Kremlin-Bicêtre) » selon la société de gestion. Et la desserte sera renforcée dans les années à venir « avec l’extension de la ligne de métro 14 prévue pour 2024 et l’arrivée de la ligne de métro 15 en 2025 ». Okabé offre également de nombreux services à ses locataires, tels qu’un restaurant, une conciergerie, un salon lounge, et un parking de 326 places. Ou encore un espace de coworking. Le bâtiment est entièrement loué à 12 locataires.

Groupama Gan REIM

Groupama Gan REIM se renforce dans le bureau neuf. La société de gestion vient d’annoncer l’acquisition, en VEFA, et en partenariat avec l’ANRU[1], d’un ensemble immobilier de bureaux de plus de 6 500 mètres carrés. Développé par Eiffage Immobilier et situé au cœur de l’écoquartier « Smartseille » à Marseille, l’actif sera livré fin août 2022. Il est déjà loué pour partie sur la base d’un bail d’une durée ferme de 9 ans. Le bâtiment disposera de la certification HQE « Très Performant » selon la norme RT 2012-40%, avec un objectif de label « E2C1 ». Cet investissement de 20,1 M€ a été réalisé pour le compte de la SCPI Affinités Pierre.

La Française

La SCPI Europimmo, gérée par La Française REM, vient d’acquérir son deuxième actif au Royaume-Uni. Il s’agit d’un immeuble situé 17-18 Haywards Place EC1, à proximité de la station Farringdon Thameslink et London Underground. Le bâtiment de style « entrepôt » a fait l’objet d’une rénovation de façade et d’une extension en 2018. Il offre maintenant un peu plus de mille mètres carrés de bureaux sur six étages. L’immeuble est entièrement loué à quatre locataires. Le prix net vendeur s’élève à 15,56 M£. Et son taux de rendement initial ressort à 4,22 %.

Perial AM

Perial AM poursuit ses investissements en Espagne. Il vient d’annoncer l’acquisition, pour le compte de la SCPI PFO2 d’un immeuble de bureaux pour 14,5 M€. Situé à Barcelone, cet actif de 3 350 m², sur 3 étages et un sous-sol, sera loué à l’administration espagnole pour une durée de 8 ans. Auparavant destiné à un usage  semi-industriel, il sera entièrement rénové dans l’objectif d’obtenir le certificat Leed Gold. Cette acquisition est la première de la SCPI PFO2 en Espagne. Une autre SCPI de Perial AM, PFO, s’était déjà implantée en Espagne en 2019, avec l’acquisition d’un hôtel Travelodge à Valence.

Sogenial Immobilier

Sogenial Immobilier poursuit l’enrichissement du patrimoine de ses SCPI. Elle a annoncé l’acquisition par Cœur de Ville d’un ensemble immobilier à la Rochefoucauld (Charente). L’actif développe 1 500 m² de surface commerciale et 700 m² de réserve foncière qui sera développée prochainement. Il est loué à Action, une société néerlandaise spécialisée dans la vente de produits discount non-alimentaires implantée dans sept pays. De son côté, la SCPI Cœur de Régions s’est portée acquéreur de 1 500 m² d’activités commerciales à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. L’actif est loué à Orexad, une enseigne du groupe Rubix[2], via un bail de 9 ans, dont 5 ans ferme.

Frédéric Tixier


[1] En qualité d’opérateur pour le compte de l’Etat du PIA Ville Durable et Solidaire.

[2] Un des leaders français de la distribution de fournitures techniques et d’équipements aux entreprises industrielles, avec 2 300 collaborateurs et plus de 200 agences en France depuis 30 ans.


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Le coliving devient investissable

Le marché naissant et en forte croissance du coliving attire désormais les investisseurs. Audacia Elévation, un premier fonds réservé aux professionnels – ticket à 100 000 € -, vient de voir le jour.

« Le coliving sera-t-il au résidentiel ce que le coworking a été pour le bureau traditionnel ? », s’interrogeaient déjà les auteurs d’une étude publiée par CBRE en juin dernier[1]. Ce concept hybride entre colocation et hôtellerie, encore naissant dans l’Hexagone, n’est sans doute pas aussi disruptif que celui du coworking. Il ne se contente plus, en tout cas, de séduire les seuls millenials à la recherche d’expériences communautaires… Il intéresse désormais aussi les investisseurs.

Coliving, un concept aux multiples déclinaisons

Né au Danemark dans les années 60, mais développé à l’aube des années 2000 en Amérique du Nord – qui demeure son marché principal -, le coliving recouvre encore aujourd’hui diverses réalités. Du simple appartement dédié à la colocation, modèle « auberge espagnole » à la Klapisch, il tend de plus en plus vers la résidence gérée 3.0. Les structures dédiées à ce type d’hébergement proposent à la fois des appartements individuels et partagés, connectés à de larges espaces de vie communs et enrichis de services divers et variés, de la simple conciergerie aux salles de fitness ou de restauration. Des offres « all inclusive » permettent même de disposer d’un espace de vie clef en main, meublé, aménagé, et équipé de tous les services du quotidien (chauffage, électricité, wifi, ménage, blanchisserie…).

Coliving, une offre naissante dans l’Hexagone

En France, cet écosystème de partage a déjà ses adeptes, qui ne se recrutent plus dans les seuls milieux étudiants. Et ses lieux emblématiques, comme le campus ECLA Paris Massy-Palaiseau, le Flatmates imaginé par Xaviel Niel, ou les pavillons La Casa en région parisienne. Aux côtés des plateformes internationales (WeLive, Common, The Collective…), des offres d’origine nationale commencent à voir le jour. Après l’émergence des concepteurs et exploitants de résidences, comme La Casa, My Name is Bernard, The Babel Community ou Sharies, des opérateurs proposent de mettre en relation professionnels du coliving et particuliers attirés par cette nouvelle tendance. BNP Paribas Real Estate vient d’ailleurs d’annoncer le lancement de ColivMe, qui ambitionne de devenir la plateforme de référence dans ce domaine. Opérationnelle depuis début octobre, ColivMe rassemble déjà les offres émanant d’une dizaine d’opérateurs du coliving, soit 1 500 « lits ». Ce qui correspondrait à environ 30% du marché existant, estimé à 5 000 lits par une étude publiée par BNP Paribas Real Estate[2] à l’occasion du lancement de ColivMe.

Audacia Elévation, premier fonds dédié au financement des résidences de coliving

Ce marché en devenir, mais en croissance rapide – BNP Paribas Real Estate estime que 3 500 nouveaux lits sont actuellement en projet, notamment en Ile-de-France -, attire donc aussi fort logiquement les promoteurs et les investisseurs. Les premiers ont déjà lancé des offres dédiées à ce nouveau concept, comme Bouygues Immobilier avec Koumkwat ou Vinci Immobilier avec Bikube. Les seconds n’étaient pour l’instant que des opérateurs institutionnels. Le nouveau fonds proposé par Audacia, la société de gestion fondée par Charles Beigbeder en 2007, est de train de changer la donne. Audacia Elévation se destine aux investisseurs professionnels et assimilés, avec un ticket d’entrée fixé à 100 000 €. Ce FCP fiscal, dédié au financement de résidences de coliving en France et en Europe, vise une collecte de 50 M€ et un objectif de rendement de 6% par an[3]. Une première qui devrait sans doute faire des émules…

Frédéric Tixier


A propos d’Audacia(i)

Fondée en 2007 par l’entrepreneur Charles Beigbeder, Audacia, société de gestion 100% indépendante est un acteur historique de l’investissement en private equity à destination des clients particuliers et institutionnels. Audacia a investi, pour le compte de 15 000 investisseurs, plus de 750 M€ dans 300 PME de l’économie traditionnelle dont plus de 10% sont devenues des ETI.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

Leader européen de services immobiliers, BNP Paribas Real Estate couvre l’ensemble du cycle de vie d’un bien : Promotion, Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et Investment Management. Avec 5 400 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne localement propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans 32 pays (à travers ses implantations et son réseau d’alliances) en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. BNP Paribas Real Estate, une société du Groupe BNP Paribas, a réalisé 968 M€ de revenus en 2018

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] « Le coliving, la résidence gérée destinée aux jeunes ? » – CBRE – Juin 2019.
[2] « Le marché du coliving en France » – BNP Paribas Real Estate – Octobre 2019.
[3] La durée de vie du fonds est de 5 ans au minimum.

Logistique : une année record en perspective

Le secteur logistique attire de plus en plus d’investisseurs. Dont les SCPI… Entre 3,5 et 4 Md€ devraient s’y investir en 2019. Selon un rapport gouvernemental, cette filière pèse déjà près de 10% du PIB français. Et sa croissance devrait s’accélérer…

La thématique a le vent en poupe. Dopé notamment par l’essor du e-commerce (voir « L’e-commerce continue à doper le secteur logistique »), le secteur logistique connaît une croissance exponentielle. Qui ne profite pas qu’aux investisseurs. La filière pèse en effet aujourd’hui 10 % du PIB national, 200 Md€ de chiffre d’affaires, et 1,8 million d’emplois. Et son importance économique devrait encore s’accroître.

Filière logistique : la France dispose d’atouts spécifiques

Le rapport France Logistique 2025, paru en 2016, posait déjà un constat encourageant. Avec une position géographique unique, un fort maillage d’infrastructures et d’équipements, une main-d’œuvre de qualité, l’offre logistique nationale jouit d’une compétitivité reconnue au niveau international. « Mais cette position n’est jamais acquise et la France doit encore progresser pour devenir un leader mondial. Classée seulement au 13ème rang mondial de la logistique (indice Banque mondiale), loin derrière ses voisins les plus proches, la sous-performance logistique de la France coûterait chaque année entre 20 et 60 milliards d’euros à notre économie », constataient toutefois les auteurs du rapport France Logistique 2025. Les pistes évoquées à l’époque pour y remédier viennent d’être actualisées. L’étude remise le 16 septembre dernier au Premier Ministre par deux experts du secteur¹ préconise diverses actions pour que la France devienne un carrefour logistique stratégique.

Logistique : près de 4 Md€ d’investissement estimés en 2019

Ces mesures, qui seront mises en œuvre progressivement dans les 12 prochains mois – dont la création d’une plateforme numérique logistique pour les opérateurs privés -, devraient donc encore accroître l’attractivité d’un secteur déjà de plus en plus prisé des investisseurs. Le créneau est particulièrement rentable : selon les dernières données de l’indice semestriel MSCI France, les actifs logistique et locaux d’activités ont enregistré la performance la plus élevée du 1er semestre 2019 (8,9%), contre 4,1% pour l’ensemble des actifs immobiliers. Sur un an, ils surperforment également largement (16,5%) l’indice global (7,1%). Selon la dernière étude menée par JLL, en dépit d’un premier semestre en retrait (979 M€), l’année 2019 devrait donc se solder par un volume record de transactions, que le courtier estime à 3,5 Md€. Des chiffres corroborés par les analyses de BNP Paribas Real Estate (4 Md€ sur 2019), qui pointent également « les très nombreuses négociations devraient alimenter le marché de l’investissement d’ici la fin de l’année » – un pipeline estimé à 2,6 Md€ selon JLL -. Ce dernier rappelle toutefois que ce sont toujours les investisseurs étrangers qui dominent le marché, avec près de 70% des acquisitions sur le 1er semestre. Mais les opérateurs français – y compris et notamment les SCPI et les OPCI – ne sont pas en reste.

Les SCPI de plus en plus présentes sur l’investissement en logistique

Outre le lancement récent de véhicules dédiés à la classe d’actifs logistique (voir notamment « ActivImmo, une nouvelle SCPI dédiée à la logistique urbaine »), les SCPI sont en effet de plus présentes sur ce segment de marché. En témoignent les acquisitions récentes opérées par Affinités Pierre qui, après une opération à 12 M€,  annoncée en juillet dernier (voir « La SCPI Affinités Pierre investit la logistique »), vient d’ajouter à son portefeuille un actif de 20 000 m² située sur le parc logistique de l’Aube, à proximité de Troyes pour un montant de 17,4 M€. Ou celles réalisées ces derniers mois par la SCPI paquebot de BNP Paribas REIM (voir «Accimmo Pierre se renforce en logistique ») ou certains des véhicules gérés par Sofidy (voir « Plusieurs véhicules gérés par Sofidy investissent dans la logistique »). Le début d’une nouvelle tendance…

Frédéric Tixier


A propos de JLL(i)

JLL est un des leaders du conseil en immobilier d’entreprise. Notre ambition est de réinventer le monde de l’immobilier en offrant de nouvelles perspectives et des espaces exceptionnels, où chacun peut réaliser ses ambitions. Nous contribuons ainsi à construire un meilleur avenir pour nos clients, nos collaborateurs et nos partenaires. Notre démarche Building a Better Tomorrow s’inscrit au coeur de notre stratégie d’entreprise. JLL figure dans le classement Fortune 500. Avec un chiffre d’affaires de 16,3 milliards $, et près de 90 000 collaborateurs, la société est implantée dans plus de 80 pays. JLL est la marque déposée de Jones Lang LaSalle Incorporated.

A propos de BNP Paribas Real Estate (i)

Leader européen de services immobiliers, BNP Paribas Real Estate couvre l’ensemble du cycle de vie d’un bien : Promotion, Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et Investment Management. Avec 5 400 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne localement propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans 32 pays (à travers ses implantations et son réseau d’alliances) en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. BNP Paribas Real Estate, une société du Groupe BNP Paribas, a réalisé 968 M€ de revenus en 2018.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] « Pour une chaîne logistique plus compétitive au service des entreprises et du développement durable » – Par Éric Hémar et Patrick Daher – 16 septembre 2019

Le coworking s’impose en Europe

Le coworking gagne l’Europe. Selon la dernière étude consacrée à ce secteur en forte croissance par BNP Paribas Real Estate¹, le nombre d’espaces dédiés à ce type d’activités – et leur surface moyenne – augmentent dans la plupart des grandes villes européennes.

« Portées par les grands acteurs internationaux, Londres, Paris et Varsovie dominent le marché européen du coworking », constate BNP Paribas Real Estate. WeWork, Spaces, Wojo et autre Secondesk, opérateurs majeurs du secteur, continuent en outre à privilégier comme lieu d’implantation le quartier central des affaires des grandes métropoles.

Londres, toujours en tête

A Londres, où près de 183 000 m² ont été pris à bail via 70 opérations par des acteurs du coworking en 2018 (+13% par rapport à 2017), le quartier de la City a représenté 40% des surfaces totales louées. A Varsovie, ce sont 109 000 m² supplémentaires (32 nouveaux espaces) qui se sont ajoutés l’an dernier à l’offre locale en coworking, dont 32% dans le « QCA » de la capitale polonaise. A Paris, qui connaîtune croissance importante en 2018 (28 transactions, soit près de 118 000 m², et 19% de mieux qu’en 2017), l’attrait des opérateurs de coworking pour les marchés « core » est encore plus net, puisque 53% des transactions ont été réalisées dans le QCA parisien.

Surfaces plus importantes

Les autres villes européennes ne sont pas en reste. BNP Paribas Real Estate signale notamment des augmentations records du nombre de surfaces louées en coworking à Vienne (+449%), à Milan (+294%), à Cologne (+161%) ou encore Dublin (+122%). La tendance est également à la hausse sur la taille des surfaces louées. A Vienne, ce sont ainsi près de 5 000 m² qui ont été loués d’un seul tenant. Une augmentation qui résulte de « l’appropriation du marché par les grands acteurs internationaux, adeptes des grands espaces », explique BNP Paribas Real Estate.

Marché en voie de stabilisation

« Après l’explosion du nombre d’espaces de coworking ces dernières années, qui a bondi d’environ 1 000 en 2012 à plus de 18 000 aujourd’hui dans le monde, le marché devrait être en voie de stabilisation, voire à certains endroits de consolidation », prévient toutefois Richard Malle, Global Head of Research BNP Paribas Real Estate. Qui rappelle que le quart des espaces de coworking dans le monde n’est pas encore profitable… Si les grands opérateurs internationaux peuvent tenir dans la durée, les acteurs locaux indépendants vont « sans doute devoir se positionner sur des créneaux spécifiques », prédit le patron de la recherche. Si le coworking s’inscrit « durablement dans le paysage tertiaire », il doit donc néanmoins « se repenser et évoluer » au cours des prochaines années. Dont acte.

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management.

En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe. En 2018, un volume de transactions record d’environ 4,5 milliards d’euros a été sécurisé (investissements et arbitrages).

BNP Paribas Real Estate Investment Management offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement sur-mesure répondant aux besoins d’investisseurs internationaux via des mandats et véhicules gérés en Europe avec une présence locale dans huit pays (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, et Royaume-Uni) investissant dans différents types d’actifs : bureaux, retail, logistique, hôtels et résidentiel. BNP Paribas Real Estate Investment Management regroupe plus de 350 collaborateurs offrant des solutions à plus de 100 000 clients en Europe et Asie.

BNP Paribas REIM est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management, qui se compose d’entités réglementées dans les pays suivants : France : BNP Paribas Real Estate Investment Management France (SGP); Italie : BNP Paribas Real Estate Investment Management Italy (SGR); Allemagne : BNP Paribas Real Estate Investment Management Germany (GmbH); Royaume-Uni : BNP Paribas Real Estate Investment Management UK (Limited); Luxembourg : BNP Paribas Real Estate Investment Management Luxembourg S.A.

Chacune des entités juridiques chargées d’offrir des produits ou services à ses clients est mentionnée respectivement dans la documentation du produit, les contrats et les informations relatives. 

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] « Le coworking en Europe en 2018 : le marché se structure avec une croissance généralisée », BNP Paribas Real Estate, 12 juin 2019.

L’OPCI grand public géré par BNP Paribas REIM France a investi environ 125 M€ en immobilier physique au premier semestre. Sur les 4 premiers mois de l’année, il a bénéficié du rebond des foncières. Sa performance s’établit à 3,13% : plus de deux fois et demie sa performance 2018.

Avec une collecte nette de près de 86 M€, BNP Paribas Diversipierre se situe à la 3place des OPCI les plus collecteurs sur le 1er trimestre 2019 (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »). Des capitaux que l’OPCI a notamment utilisés pour étoffer son patrimoine immobilier physique estimé à plus d’un milliard d’euros fin avril.

Environ 125 M€ investis en immobilier physique au 1er semestre

BNP Paribas REIM France, son gestionnaire, annonce un volume d’investissement d’environ 125 M€ sur le 1er semestre. Deux acquisitions réalisées au cours du 1er trimestre lui auront permis de renforcer la part de l’international au sein de son portefeuille, passée de 23% fin 2018 à 30% fin mars 2019. L’OPCI s’est porté acquéreur de deux immeubles de bureaux, l’un situé à Dublin, l’autre à Francfort. L’immeuble irlandais, «The One Building», est situé en plein centre-ville, dans le quartier appelé Dublin 2. Il est intégralement loué à un locataire de dimension internationale, Stripe Payments Europe Limited, une société de technologie qui en a fait son siège social européen. L’acquisition, financée « intégralement par fonds propres », précise le gestionnaire, est estimée à environ 50 M€. L’immeuble allemand, « Schwedler Carré », a été acquis en début d’année. Situé dans le quartier attractif d’Ostende, il développe une surface de 8 483 m² et est loué à 100% à un locataire unique, une filiale de l’agence de publicité Publicis.

Un actif net placé à 54% en immobilier physique

BNP Paribas REIM annonce également une autre opération sur le second trimestre, française cette fois, et en état futur d’achèvement (VEFA). Il s’agit d’un immeuble de 10 500 m² de bureaux situé à Bordeaux, à 800 mètres de la gare Saint-Jean. Fin avril, le patrimoine de l’OPCI Diversipierre était ainsi estimé à environ 1 Md€ (hors droits et frais), et comprenait 22 actifs, dont 14 détenus à 100%. Cette poche « immobilier physique » représentait 54% de l’actif net total du fonds. Un pourcentage en légère baisse comparé à fin mars (55%), et toujours très inférieur au niveau constaté un an plus tôt (63%, fin mars 2018), avant le début de la baisse des marchés actions. Comme la plupart des OPCI, Diversipierre a pâti l’an dernier de son exposition à l’immobilier coté. Depuis le début de l’année, en revanche, la remontée des foncières lui profite très largement. L’OPCI a d’ailleurs renforcé son exposition au cours du 1er trimestre de l’année (30 M€ investis en actions – 10 M€ – et obligations foncières – 20 M€ -). La poche foncières cotés (18% fin mars) explique ainsi l’essentiel de sa performance sur le 1er trimestre (2,55% sur une performance totale de 3,07%). Sur le mois d’avril, marqué par le détachement du dividende annuel (1,45 € par action), la poche immobilier physique fait en revanche légèrement mieux (+0,13%) que la poche foncière (+0,04%)…

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management.

En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe. En 2018, un volume de transactions record d’environ 4,5 milliards d’euros a été sécurisé (investissements et arbitrages).

BNP Paribas Real Estate Investment Management offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement sur-mesure répondant aux besoins d’investisseurs internationaux via des mandats et véhicules gérés en Europe avec une présence locale dans huit pays (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, et Royaume-Uni) investissant dans différents types d’actifs : bureaux, retail, logistique, hôtels et résidentiel. BNP Paribas Real Estate Investment Management regroupe plus de 350 collaborateurs offrant des solutions à plus de 100 000 clients en Europe et Asie.

BNP Paribas REIM est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management, qui se compose d’entités réglementées dans les pays suivants : France : BNP Paribas Real Estate Investment Management France (SGP); Italie : BNP Paribas Real Estate Investment Management Italy (SGR); Allemagne : BNP Paribas Real Estate Investment Management Germany (GmbH); Royaume-Uni : BNP Paribas Real Estate Investment Management UK (Limited); Luxembourg : BNP Paribas Real Estate Investment Management Luxembourg S.A.

Chacune des entités juridiques chargées d’offrir des produits ou services à ses clients est mentionnée respectivement dans la documentation du produit, les contrats et les informations relatives.

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L’investissement en immobilier d’entreprise en Europe s’est stabilisé. Le volume annuel 2018, à 264,5 Md€, accuse une baisse d’à peine 1% par rapport à 2017, année « historique » selon BNP Paribas Real Estate. C’est le segment des bureaux qui s’est avéré le plus dynamique l’an dernier.

Les bureaux progressent (+4%), le commerce recule (-16%)… Les dernières statistiques publiées par BNP Paribas Real Estate sur le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise en Europe attestent d’une stabilisation du marché en 2018.

Les bureaux dominent

Comme sur le seul marché français, c’est le segment des bureaux qui a tiré les volumes. Avec 45% des volumes investis (118,7 Md€), ils continuent de s’imposer comme la classe d’actifs la plus prisée des investisseurs. Le commerce, à 49,1 Md€, est en repli pour la 3année consécutive (- 16% par rapport à 2017). Il ne capte que 18% des flux, ce qui le ramène au niveau des actifs alternatifs « autres services », dont le volume progresse de 18%. Le secteur de l’industrie et de la logistique, qui avait fortement bondi en 2017, accuse le coup en 2018 (-7%), mais reste « proche du record de 38,2 Md€ atteint en 2017 », constate BNP Paribas Real Estate.


Moins d’investisseurs internationaux

Autre tendance de 2018 : le recul des investisseurs étrangers sur le marché européen. Leur part relative a baissé de 9% par rapport à 2017, mais demeure plus qu’importante : avec 124 Md€ investis en 2018, ils représentent toujours 47% du marché, « soit une part conforme à la moyenne quinquennale », rappelle BNP Paribas Real Estate. Les investisseurs américains, après avoir déserté le marché européen en 2016 (-40%), sont progressivement de retour (+7% en 2018). Les Asiatiques, en retrait par rapport à 2017 (-19%), « restent à des niveaux exceptionnels », souligne le conseil en immobilier, tandis que les investisseurs moyen-orientaux sont en net repli (-27%). C’est principalement le marché britannique qui est la cible du désamour relatif des investisseurs internationaux (-21% par rapport à 2017). Ces derniers représentent néanmoins toujours une part plus significative des volumes investis que dans la plupart des autres grands marchés européens (Allemagne et France).

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate, l’un des principaux prestataires de services immobiliers de dimension internationale, offre une gamme complète de services qui intègre l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier : Promotion, Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et Investment Management. Avec 5 100 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne les propriétaires, les locataires, les investisseurs et les collectivités dans leurs projets grâce à son expertise locale dans 36 pays (15 à travers ses agences et 21 via son réseau Alliance) en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. BNP Paribas Real Estate a engrangé 811 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017. En 2017, BNP Paribas Real Estate a poursuivi son expansion grâce à l’acquisition de Strutt & Parker, l’une des plus importantes sociétés immobilières en nom collectif indépendantes du Royaume-Uni. BNP Paribas Real Estate est une société du Groupe BNP Paribas.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

C’est l’hypothèse formulée par Arthur Loyd Logistique, dans sa dernière étude consacrée à ce segment du marché de l’immobilier d’entreprise. 1,8 Md€ sont déjà comptabilisés fin septembre. Les taux de rendement de ces actifs sont toujours en phase de compression.

L’appétit des investisseurs pour les actifs du secteur logistique ne se tarit pas. Selon les derniers chiffres publiés par Arthur Loyd Logistique, les volumes des investissements enregistrés au cours des neufs premiers mois de l’année atteignent 1,8 Md€, « presque le record de l’année 2017 – 2 Md€ – ».

Un marché porté par les transactions de portefeuilles

Ce sont une nouvelle fois les transactions de portefeuilles qui dominent le marché. Arthur Loyd Logistique estime qu’elles représentent 70% des volumes, contre 58% sur les 9 premiers mois de 2017. BNP Paribas Real Estate, qui publie lui aussi une étude consacrée au marché des entrepôts de plus de 5 000 m2 en France, recense pour sa part environ 1,5 Md€ d’investissements sur les trois premiers trimestres 2018, avec une part des transactions de portefeuille estimée à 63%. Les deux spécialistes immobiliers citent de conserve les plus grosses opérations de l’année, tel le portefeuille Azurité vendu par Goodman à Blackstone pour 215 M€.

Compression des taux de rendement

BNP Paribas Real Estate constate par ailleurs que les investisseurs étrangers sont toujours aussi majoritaires : ils concentrent plus de 80% des montants engagés depuis le début de l’année. Il s’agit « essentiellement de fonds américains, mais aussi allemands et anglais », précise le courtier. Cet engouement des opérateurs induit toujours autant de pression sur les taux de rendement. BNP Paribas Real Estate situe toujours le taux « prime » autour de 4,75%, mais estime qu’il devrait s’établir autour de 4,5% d’ici la fin de l’année. Arthur Loyd Logistique constate la même fourchette (4,5% – 4,75%), mais pense que le mouvement de compression des taux pourrait s’achever, « notamment sur la Dorsale ». Les taux de rendement sur les messageries « qui connaissent un réel regain d’intérêt auprès des investisseurs, avec l’explosion du e-commerce et la nécessité pour ses acteurs de se rapprocher des grands centres urbains », explique Nicolas Chaumette, chez Arthur Loyd Logistique, pourraient en revanche continuer à baisser.

Fort succès auprès des utilisateurs

Si les investisseurs sont friands d’actifs logistiques, c’est que la demande pour ce type de biens, côté utilisateurs, est elle aussi en forte progression. 1,85 million de mètres carrés ont été commercialisés en France sur les 9 premiers mois de l’année selon Arthur Loyd Logistique. Un volume inférieur à celui constaté sur la même période en 2017, mais qui reste très supérieur à la moyenne constatée ces cinq dernières années. Le marché des entrepôts est en effet en pleine effervescence. « Les entreprises de la logistique française continuent d’évoluer dans un environnement en pleine restructuration », explique BNP Paribas Real Estate, et doivent également faire face à une nouvelle concurrence avec « l’arrivée et l’extension dans l’Hexagone de géants tels qu’Amazon », qui redéfinissent les règles du jeu. « Au total, nous prévoyons un atterrissage proche des 2,9 millions de mètres carrés en 2018 grâce aux prises à bail de plateformes comprises entre 40 000 m² et 90 000 m² qui seront finalisées au quatrième trimestre 2018. Après un démarrage assez timide, l’année 2018 devrait constituer un très bon cru », conclut de son côté Didier Terrier chez Arthur Loyd Logistique.

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)
Leader européen de services immobiliers, BNP Paribas Real Estate couvre l’ensemble du cycle de vie d’un bien : Promotion, Investment Management, Property Management, Transaction, Conseil et Expertise. Avec plus de 5 100 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne localement propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans 36 pays (15 via ses implantations et 21 via son réseau d’alliances) en Europe, Moyen Orient et Asie. En 2017, BNP Paribas Real Estate a réalisé 811 M€ de revenus. Poursuivant sa croissance, en 2017, BNP Paribas Real Estate a acquis Strutt & Parker, l’un des principaux acteurs indépendants du marché immobilier au Royaume- Uni.

A propos d’Arthur Loyd Logistique(i)
Arthur Loyd Logistique regroupe une équipe de spécialistes de l’immobilier logistique, constamment en contact avec les grands utilisateurs qui utilisent des outils performants et leur grande connaissance des acteurs du marché pour proposer les meilleures solutions à leurs clients.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Selon la dernière étude de BNP Paribas Real Estate consacrée au marché de l’investissement en France, ce dernier enregistre un repli au 3ème trimestre 2018 (5 Md€ vs 6,3 Md€ au 3T 2017). Depuis le début de l’année, sa performance reste positive. SCPI et OPCI totalisent 16% des investissements du trimestre.

« Seulement » 5 Md€ investis en immobilier d’entreprise au cours du 3ème trimestre 2018 : selon la dernière édition de « At a glance, investissement en France », l’étude trimestrielle de BNP Paribas consacrée à ce marché, ce dernier accuse un repli par rapport aux résultats enregistrés lors du 3ème trimestre 2017  (6,3 Md€). Mais, compte tenu d’un excellent premier semestre, le marché français de l’investissement affiche toujours une hausse de plus de 25% sur les neuf premiers mois de l’année.

Toujours les bureaux…

Pas de surprise en termes d’allocations sectorielles : ce sont toujours les bureaux qui concentrent l’essentiel des investissements (70%), et affichent la plus forte progression par rapport à 2017 (+26%). Le secteur du commerce, en dépit d’une certaine réticence des investisseurs, et grâce à « plusieurs transactions d’envergure et la vente de portefeuilles nationaux », détaille BNP Paribas, progresse également, mais dans des proportions moindres : +14%. La plus forte croissance revient toutefois au secteur logistique (+37%). L’ensemble du marché, depuis le début de l’année, est porté par les transactions de plus de 100 M€ (50% des montants engagés depuis le début de l’année), et la part des fonds d’investissement (50% sur les 9 mois premiers mois de l’année) est en progression constante.

Domination des fonds d’investissement

Cette domination des fonds d’investissement, qui ne représentaient que 34% des montants investis en 2017, se fait au détriment des autres catégories d’acteurs, et notamment des SCPI, dont la part relative chute de 31% en 2017 à 13% sur les trois premiers trimestres de 2018. Les OPCI se maintiennent, à 3%. Les investisseurs nationaux restent majoritaires (65% des montants investis), mais les opérateurs américains (19%) et allemands (9%) restent très présents. En termes d’allocation géographique, l’Ile-de-France « reste le terrain de jeu préféré des investisseurs », avec 77% des investissements.

Nouvelle compression des taux de rendement

La compression des taux de rendement des actifs immobiliers se poursuit. Déjà très bas, le taux de rendement « prime » des bureaux dans Paris se stabilise à 3%. Mais celui des bureaux en régions a connu des baisses significatives depuis le début de l’année. Sur les secteurs commerce, logistique et activités, la compression continue également. BNP Paribas anticipe une stabilisation des taux en bureaux et en commerces, et la poursuite de la baisse de ceux des autres secteurs d’ici la fin de l’année.

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)
Leader européen de services immobiliers, BNP Paribas Real Estate couvre l’ensemble du cycle de vie d’un bien : Promotion, Investment Management, Property Management, Transaction, Conseil et Expertise. Avec plus de 5 100 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate accompagne localement propriétaires, locataires, investisseurs et collectivités dans 36 pays (15 via ses implantations et 21 via son réseau d’alliances) en Europe, Moyen Orient et Asie. En 2017, BNP Paribas Real Estate a réalisé 811 M€ de revenus. Poursuivant sa croissance, en 2017, BNP Paribas Real Estate a acquis Strutt & Parker, l’un des principaux acteurs indépendants du marché immobilier au Royaume- Uni.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société