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Les SCPI toujours actives pendant la crise

La crise du coronavirus et le confinement ont très fortement réduit les transactions immobilières. Mais le marché n’est pas totalement gelé. Preuve en est : certaines SCPI ont finalisé des opérations initiées avant la crise. Et continuent de mener des négociations. Revue de détails.     

Il s’agit, pour l’essentiel, d’opération initiées avant la période de confinement. Mais pas que… Les SCPI, qui disposent pour la plupart de liquidités importantes – et continuent à collecter -, poursuivent les acquisitions et cessions d’actifs en cours. Plusieurs transactions ont été finalisées au cours des dernières semaines. D’autres sont à venir. Etat des lieux, par société de gestion.

Advenis REIM

Le gestionnaire des SCPI Eurovalys et Elyalis annonçait début mars l’acquisition d’un immeuble de bureaux à Gaimersheim, en Bavière. Prix de la transaction : environ 25 M€ hors droits. Quelques jours auparavant, la toute jeune SCPI Elyalis procédait à son premier investissement à Madrid. Pour 15,5 M€.

Amundi Immobilier

La structure dédiée à l’immobilier du groupe Amundi avait réalisé 3,8 Md€ d’acquisitions en 2019. Pour le compte de ses SCPI et OPCI grand public, mais aussi pour l’ensemble de ses fonds sous gestion. Elle vient de procéder à plusieurs nouvelles opérations. En avril 2020, elle a notamment annoncé l’acquisition de son premier actif de bureaux à Barcelone (8 330 m²) et à Varsovie (11 529 m²). Ainsi qu’une plateforme logistique (occupée par Zalando) en Allemagne.

Atream

La société de gestion spécialisée sur le secteur du tourisme et de l’hôtellerie a annoncé en mars deux nouvelles acquisitions en Allemagne. Il s’agit des murs de l’hôtel et des infrastructures récréatives du Center Parcs Nordseeküste, pour un montant de 11,8 M€. Et des murs de l’hôtel B&B Stuttgart Airport, pour un montant de 10,6 M€. Ces deux opérations ont été réalisées pour le compte de la SCPI Atream Hôtels.

BNP Paribas REIM

La division immobilière de BNP Paribas a annoncé le 17 avril l’acquisition d’un immeuble de bureaux neuf d’une surface totale de 25 000 m². Livré fin 2019, cet actif se situe dans le nouveau quartier des Docks de Saint-Ouen. Il accueille le siège de la Région Île-de-France. L’opération a été réalisée pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre. Le montant de transaction dépasserait les 200 M€

Corum

Le gestionnaire des SCPI à succès Corum Origin et Corum XL a annoncé, le 25 mars, la première acquisition de sa nouvelle SCPI Eurion. Cette dernière s’est portée acquéreur des murs d’un supermarché situé près de Cork, en Irlande. Prix d’acquisition : 6,1 M€. Rendement estimé à l’acquisition : 7,44% acte en main.

Foncia Pierre Gestion

La société de gestion récemment passée sous la coupe de BlackFin Capital Partners a finalisé fin février son 1er investissement en Belgique. L’opération a été réalisée pour le compte de 3 de ses SCPI : Foncia Cap’Hebergimmo, à hauteur de 51% ; Foncia Pierre Rendement pour 30% ; et Placement Pierre, pour 19%. Le montant total de la transaction est supérieur à 57 M€.

Groupama Gan Reim

Le gestionnaire des SCPI Affinités Pierre et de l’OPCI Groupama Gan Pierre 1 poursuit visiblement l’optimisation de ses patrimoines. Il annonçait notamment le 14 avril dernier la cession d’une boutique située au centre-ville de Cannes. L’opération génère une plus-value de 34% pour l’OPCI Groupama Gan Pierre 1. Quelques jours plus tôt, il communiquait sur l’acquisition d’un commerce à Paris. Pour le compte cette fois d’un OPPCI (Groupama Gan Retail France).

La Française REM

La société de gestion dirigée par Marc Bertrand a finalisé en avril l’acquisition d’un immeuble de bureaux dans le 17e arrondissement parisien. Il s’agit d’un ensemble de plus de 10 000 m², siège social du groupe Rexel. Le prix de la transaction serait supérieur à 100 M€. L’opération a été menée pour le compte des SCPI Epargne Foncière (40 %), Eurofoncière 2 (10 %), LF Grand Paris Patrimoine (40 %) et Multimmobilier 2 (10 %). La SCPI LF Europimmo vient pour sa part d’annoncer (le 17 avril) l’acquisition d’un premier actif au Royaume-Uni. Il s’agit d’un immeuble mixte situé Bartholomew Close, à Londres. Le prix net vendeur est de M£. Et le taux de rendement initial ressort à 3,9 %.

Norma Capital

La société de gestion de la SCPI Vendôme Régions a fortement investi au cours du 1er trimestre. Elle a en effet acquis durant cette période 6 nouveaux actifs, pour un total de 22 M€. Il s’agit majoritairement d’immeubles de bureaux, situés en province. Les acquisitions comprennent également un immeuble de commerces situé à Montlhéry (91). Et une boutique située rue de Clichy, dans le 9e arrondissement parisien.

Novaxia

La SCPI Neo, gérée par Novaxia, a procédé à sa 5e acquisition. Il s’agit d’un « data center » situé à Nanterre, d’une surface de 3 256 m². Il est actuellement loué à Interxion, une entreprise spécialisée dans la location d’espaces de data center, pour un bail résiduel de 4,6 ans. Selon Novaxia, le rendement acte en main de cette opération est de 6,68 %

Perial AM

Perial AM a réalisé coup sur coup trois acquisitions pour ses SCPI PFO2 et PFO. Et en mars, cette dernière se portait acquéreur d’un immeuble de bureaux à Amsterdam. Pour environ 24 M€. En février, PFO2 devenait quant à elle propriétaire d’un immeuble de bureaux neufs situé dans la périphérie de Rennes. Pour environ 35,9 M€. Elle vient d’annoncer, le 20 avril, une nouvelle opération, aux Pays-Bas cette fois. Il s’agit de l’immeuble Deloitte Building situé à Utrecht. L’actif comprend 7 127 m² de bureaux et 154 emplacements de parking. Prix de l’opération : 28,8 M€. Il s’agit de la 9e acquisition aux Pays-Bas de PFO2.

Primonial REIM

Primonial REIM a finalisé le 12 mars dernier l’acquisition de l’immeuble de bureaux « Le Valmy », situé à Montreuil (93). L’opération a été réalisée pour le compte de sa SCPI Primopierre. Et cet actif de 29 000 m² a été acquis auprès de la foncière Gecina. La transaction se serait faite sur la base d’un prix supérieur à 200 M€. Primonial REIM poursuit activement la recherche de nouveaux actifs. Y compris dans le secteur de l’hôtellerie. Il vient en effet de finaliser un partenariat avec B&B Hotels, un opérateur hôtelier français. En s’engageant à investir 50 M€ par an dans cette classe d’actifs au cours des 15 prochaines années.

Sofidy

Sofidy a finalisé le 11 mars une nouvelle acquisition : l’immeuble « Le Georges V », situé dans la ville de Montpellier. Cet actif, d’une surface de 2 597 m², a été acquis pour le compte de l’OPCI Sofidy Pierre Europe. Prix de l’opération : 5,9 M€

Swisslife AM

Swiss Life Asset Managers France a concrétisé début mars l’acquisition du portefeuille  « Margaux » comprenant quatre hôtels espagnols. L’opération a été réalisée pour le compte de l’OPCI SwissLife Dynapierre. Ce dernier s’est également engagé à acquérir un immeuble majoritairement de bureaux situé dans le « QCA » parisien.

Frédéric Tixier


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OPCI : une collecte 2019 à 2,6 milliards d’euros

La collecte 2019 des OPCI a bondi de 20% par rapport à 2018. La capitalisation de ces véhicules immobiliers progresse de 21,7%, pour atteindre 18,4 Md€. C’est Amundi Immobilier qui se place en pole position cette année.

2,6 Md€ : c’est le montant de la collecte nette des OPCI en 2019. Comme attendu, le chiffre publié aujourd’hui par l’IEIF confirme la reprise du marché observée sur les 9 premiers mois de l’année. Celui-ci affiche une progression de plus de 20% par rapport à 2018. On reste en revanche toujours très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017. Années où les souscriptions nettes avaient frôlé les 4 Md€…

OPCI : une collecte particulièrement dynamique au 3e trimestre 2019

Ce résultat annuel, très positif, masque toutefois d’importantes disparités trimestrielles. Sur le 1er semestre de l’année écoulée, les OPCI n’enregistraient en effet une hausse de leur collecte que d’environ 9%, par rapport au 1er semestre 2018. Au 3e trimestre, ils affichaient en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Avec 621 M€ de capitaux nets engrangés. Le 4e trimestre s’inscrit lui aussi à la hausse. Mais dans des proportions moins importantes. A 749 M€, les fonds collectés progressent de 18,6%. Un volume trimestriel inférieur à celui de 2016 ( 1 052 M€), la «grande année» des OPCI. Mais qui se rapproche de celui observé en 2017 (762 M€). Les OPCI terminent donc l’année sur une note positive. Avec une capitalisation annuelle en hausse de 21,7%, à 18,4 Md€.



Amundi Immobilier reprend le leadership en termes de collecte

Comme au 3e trimestre, 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI trustent près de 80% de la collecte annuelle. Mais, alors qu’AXA REIM s’était arrogé la 1ère place aux 1er et 3e trimestres, Amundi Immobilier retrouve son leadership. Aussi bien trimestriel, avec 23,8% de la collecte, qu’annuel, avec 23% de parts de marché, et 618 M€ de souscriptions nettes. Mais la tendance observée début 2019 se confirme. Désormais, la filiale du groupe de gestion d’actifs ne fait plus cavalier seul. Alors qu’elle pouvait représenter jusqu’à 50% de la collecte annuelle, elle se cantonne dorénavant à un petit quart du marché. Qu’elle partage assez équitablement avec AXA REIM (20,3%) et BNP Paribas REIM France (19,2%). 2019 s’affiche donc comme une année de rééquilibrage du marché entre les différents opérateurs.



Montée en puissance de nouveaux opérateurs

Car si la collecte nette d’Amundi Immobilier baisse (de 39% vs 2018), celles d’autres sociétés de gestion progressent fortement. Parmi les plus imposantes en termes absolus, celle de BNP Paribas REIM France affiche une hausse de 86%. Swiss Life Asset Managers France connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant. Sa collecte nette est passée de 74 M€ en 2018 à 368 M€ en 2019. Soit une collecte multipliée par 5. Côté « petits opérateurs », c’est-à-dire dont la collecte annuelle reste encore inférieure à 100 M€, le meilleur résultat 2019 revient à A Plus Finance (+246%). Suivi de Sofidy (+233%). Et de Groupama GAN REIM (+202%). Mais Amundi Immobilier demeure, et de loin, à la première place en termes de capitalisation, avec 8,5 Md€…


Frédéric Tixier


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Collecte 2018 SCPI et OPCI : 7,2 Md€


A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés et les fonds immobiliers. L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

OPCI : reprise de la collecte au 3e trimestre 2019

Elle a bondi de 60% par rapport au 3e trimestre 2018. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte des OPCI représente déjà 85% du volume total de l’an dernier. Et elle est désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux collecteurs.

On est encore très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017, avec près de 4 Md€ de capitaux engrangés en année pleine (voir « Nouveau record historique de collecte pour les SCPI et les OPCI grand public en 2017 »). Mais, comparé à l’année 2018, où le volume s’était totalement effondré à quelque 2 Md€ (voir « Collecte 2018 SCPI et OPCI : 7,2 Md€ »), le marché des OPCI donne, sur le troisième trimestre 2019, des signes de reprise.

Collecte OPCI au 3T 2019 : +60% par rapport au 3T 2018

Après un 1er trimestre relativement dynamique (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI n’avaient pas réellement transformé l’essai sur l’ensemble du 1er semestre. Fin juin, avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affichait qu’à + 9 %. Au 3e trimestre, avec 621 M€ de capitaux nets engrangés, ils affichent en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Un volume trimestriel qui reste inférieur à celui atteint en 2016 (949 M€), la « grande année » des OPCI, mais se rapproche de celui observé en 2017 (666 M€). Quelles perspectives pour l’ensemble de l’année 2019 ? Sur les 9 premiers mois de l’année, la collecte des OPCI s’établit à près de 1,9 Md€, soit déjà 85% du total annuel 2018. Il y a donc de fortes chances pour que les OPCI fassent mieux en 2019 que l’année passée…


Axa REIM reprend le leadership sur le 3e trimestre 2019

Le niveau des souscriptions du 4e trimestre devrait en tout cas se jouer entre les 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI qui, à eux seuls, représentent plus de 80% de la collecte du 3e trimestre. Il est à noter que le « match » entre les sociétés de gestion d’OPCI est désormais plus équilibré. En 2018, Amundi Immobilier, incontestable leader du marché sur ce créneau avec une capitalisation de près de 7,6 Md€ en fin d’année dernière (soit 50% de la capitalisation totale), affichait une part de marché, en termes de collecte, aux proportions similaires (47% des souscriptions nettes). Mais sa suprématie relative s’est largement érodée depuis le début de l’année. En raison d’un très net recul de sa collecte (environ 50% de moins par rapport aux 9 premiers mois de 2018), son statut de premier collecteur du marché lui a même été ravi au 1er trimestre, et de nouveau au 3e, par Axa REIM.


Une collecte désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux acteurs

Surtout, d’autres sociétés de gestion sont montées en puissance : BNP Paribas REIM France, qui affiche pour l’heure une collecte multipliée par plus de 2 par rapport à 2018 ; ou Swiss Life Asset Managers France, qui connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant (collecte multipliée par près de 5 !). Résultat, alors qu’Amundi en représentait environ 50%, la répartition des souscriptions nettes entre ces 4 principaux intervenants tient désormais dans un mouchoir de poche, s’échelonnant entre 23% (pour Axa REIM) et 17% (pour Swiss Life Asset Managers France). Il suffirait donc qu’un seul d’entre eux accélère encore davantage pour que la collecte des OPCI reparte résolument de l’avant…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).
L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

SCPI : toujours plus d’acquisitions

Les SCPI multiplient les acquisitions. Après avoir déjà investi 3,6 Md€ au premier semestre 2019, majoritairement d’ailleurs hors de France (voir « SCPI : de plus en plus européennes »), elles continuent d’enrichir leurs patrimoines. Focus sur une partie des opérations réalisées par les sociétés de gestion d’actifs immobiliers ces dernières semaines.

AEW-Ciloger

AEW-Ciloger vient d’annoncer l’acquisition (13 novembre), pour le compte de la SCPI Actipierre Europe, de trois espaces de commerces d’une surface totale de 4 584 m² situés à Valence, en Espagne. Les espaces sont situés en plein cœur du complexe commercial Bonaire, à 12 km du centre de la ville et à 2 km de l’aéroport. En octobre, AEW-Ciloger avait mis la main sur un retail park de 14 200 m² situé à Herblay-sur-Seine dans le Val-d’Oise, pour le compte de ses SCPI Actipierre Europe et Atout Pierre Diversification.

Alderan

Alderan, la nouvelle société de gestion de SCPI qui a lancé en septembre dernier un véhicule spécialisé sur le secteur de la logistique (voir « ActivImmo, une nouvelle SCPI dédiée à la logistique urbaine »), est en passe de boucler son premier investissement. Il s’agit d’un actif logistique situé en périphérie de Rouen, et d’une surface de plus de 7 000 m². Le « closing » devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Amundi Immobilier

Amundi Immobilier se diversifie en Belgique. La société de gestion a annoncé avoir acquis, pour le compte de plusieurs de ses fonds immobiliers grand public, le complexe immobilier Marnix situé à Bruxelles, dans le quartier d’affaires Léopold, à proximité du Parlement européen. Marnix est un ensemble de deux immeubles « Marnix 13-15 » et « Marnix 17 » totalisant une surface d’environ 23 000 m². Parmi ses locataires clés figurent Deutsche Bank, la Banque mondiale et le cabinet de conseil ICF.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM France vient de procéder à l’acquisition (4 novembre) d’un immeuble de 2 500 m² sur le boulevard du Montparnasse, à Paris, le « 170M », pour le compte de la SCPI Accès Valeur Pierre. En octobre dernier, c’est Opus Real qui s’était porteur acquéreur de l’immeuble « H. Trium » situé dans l’ouest de Munich. Il s’agit de la 3eacquisition pour la SCPI allemande, lancée début 2017, après un immeuble de bureaux à Bad Homburg, dans la région de Francfort, et d’un hôtel Ibis, à Munich.

Euryale Asset Management

La SCPI Pierval Santé s’ouvre sur le Portugal. Après la France, l’Allemagne et l’Irlande (voir «SCPI Pierval Santé : 14 actifs en Irlande» ), la SCPI dédiée au secteur de la santé prend pied (13 novembre) dans la péninsule ibérique avec l’acquisition de 6 actifs, 5 Ehpad et résidences services seniors et une clinique ophtalmologique.

La Française REM

La SCPI Epargne Foncière s’est montrée très active ces dernières semaines. En octobre dernier, elle s’est portée acquéreur d’une résidence quatre-étoiles en VEFA, située à Toulouse, et sous enseigne Adagio. L’actif comportera 114 appartements. Le prix de la transaction serait de l’ordre de 17 M€. Plus récemment, selon le site CFNews, elle aurait acquis un complexe de trois immeubles, toujours dans la région de Toulouse, pour environ 46 M€.

Groupama GAN REIM

La SCPI Affinités Pierre continue à se renforcer sur le secteur de la logistique. Après l’opération réalisée en octobre dernier (voir « Affinités Pierre confirme son virage vers la logistique »), elle vient d’annoncer (12 novembre) l’acquisition d’une nouvelle plateforme logistique. L’actif, de plus de 35 000 m², et situé à proximité de Lille, près de la frontière belge, a été acquis pour 15 M€ (droits inclus). Quelques jours plus tôt (4 novembre), la SCPI annonçait un investissement dans un portefeuille de deux commerces du centre-ville d’Aix-en-Provence et loués à l’enseigne Le Coq Sportif, pour un total de 7,2 M€ (droits inclus). Par ailleurs, l’OPCI Groupama Gan Pierre s’est porté acquéreur (8 novembre), pour une quote-part de 16 M€, d’un portefeuille d’une trentaine d’actifs commerciaux régionaux.

Primonial REIM

Méga-acquisition en octobre pour le compte de plusieurs des fonds d’investissement gérés par Primonial REIM – dont la SCPI Primovie -. La société de gestion s’est portée acquéreur de l’ensemble immobilier « Sémaphore », un actif de bureaux de plus de 12 000 m² entièrement restructuré, valorisé à un montant total de 142,5 M€. Situé à Levallois-Perret, il sera entièrement loué à Doctolib, le service en ligne de rendez-vous médicaux.

Sofidy

Sofidy, pour le compte des SCPI Immorente et Efimmo 1, de l’OPCI Pierre Europe, et de son unité de compte immobilière, la SCI Convictions Immobilières, a acquis en octobre dernier l’immeuble Helys, à Suresnes. La société de gestion met la main sur 22 000 m² de bureaux pour 119 M€, ce qui constitue la plus grosse acquisition jamais réalisée par Sofidy. L’actif est en outre particulièrement rentable, avec un rendement acte en main de l’ordre de 5,6%…

Voisin

La SCPI Epargne Pierre, qui a multiplié les acquisitions depuis le début de l’année, et investi près de 170 M€ rien qu’au 3e trimestre (voir « SCPI Epargne Pierre : 166 M€ d’acquisitions au 3e trimestre »), s’est encore portée acquéreur d’un nouvel actif. Il s’agit de l’immeuble SXB1 (8 957 m² de bureaux), situé à Strasbourg et loué à 94% à 10 locataires dont Pôle Emploi, REGUS et Engie. Pour mémoire, Epargne Pierre et MyShareSCPI s’étaient conjointement emparés récemment d’un autre actif strasbourgeois, le Crystal Park, pour environ 11,5 M€.

Frédéric Tixier

OPCI : une collecte 2019 toujours en demi-teinte

542 M€ au 1er trimestre 2019, 686 M€ au second, la collecte des OPCI ne progresse que de 9% par rapport au 1er semestre 2018. Le faible dynamisme du marché des OPCI grand public, comparé à celui des SCPI, s’explique notamment par la baisse de régime du leader du marché. Et par des performances plus décevantes.

Après un 1er trimestre dynamique, sans pour autant être exceptionnel (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI ne transforment pas réellement l’essai sur l’ensemble des six premiers mois de l’année. Avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affiche qu’à 9%. C’est beaucoup, beaucoup moins que la forte reprise des souscriptions des SCPI, qui rebondissent de 78% sur le dernier semestre (voir « Collecte des SCPI, une nouvelle année historique en perspective »).

Collecte OPCI 2019 : +9% seulement par rapport au 1er semestre 2018

La collecte des OPCI reste toujours aussi loin des niveaux de collecte exceptionnels enregistrés en 2016 (3 995 M€ au total, dont 1 994 M€ sur le 1er semestre) et surtout en 2017 (3 982 M€ au total, dont 2 553 M€ sur le 1er semestre). Pour expliquer cette relative consolidation, plusieurs raisons peuvent être avancées. La première est évidemment à rechercher du côté des performances. Alors que les OPCI affichaient une solide progression de leur valeur en 2017, de près de 4% (voir « Les performances annuelles des OPCI »), ces véhicules en partie investis en foncières cotées ont pâti du recul des marchés enregistré fin 2018. L’an dernier, ils ont même subi un recul de leur valeur liquidative (-0,39%), réduisant leur performance globale à 0,8% en moyenne.


OPCI : faible reprise des performances

Depuis le début de l’année, les OPCI ont toutefois profité du meilleur comportement d’une partie du compartiment immobilier coté. Au 30 juin dernier, leur performance sur 6 mois mesurée par l’indice IEIF OPCI grand public mensuel s’affichait à 2,5%, et à près de 2,75% sur un an glissant. C’est donc un léger mieux, qui aurait pu relancer la collecte de ces produits essentiellement distribués via des contrats d’assurance-vie – et souvent en remplacement des traditionnels fonds en euros -. Mais, alors que la plupart des gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI enregistrent effectivement un rebond des souscriptions, notamment sur le second trimestre, la collecte du leader du marché reste toujours en deçà des niveaux qu’il avait coutume d’afficher ces dernières années.

La collecte OPCI d’Amundi Immobilier en deçà de ses niveaux historiques

Amundi Immobilier, toujours numéro 1 incontesté en termes de capitalisation (plus de 8 Md€ fin juin 2019), et en dépit d’un rebond de sa collecte au second trimestre (173,2 M€, essentiellement sur son OPCI phare Opcimmo, vs 138,2 M€ au 1er trimestre), affiche en effet des scores bien inférieurs à ses chiffres habituels, lorsque la société de gestion et ses banques partenaires (Crédit Agricole, Société Générale, Crédit du Nord) étaient imbattables (voir notamment « Amundi Immobilier: une année à 3 Md€ »). Sur les 3 premiers mois de l’année 2019, son statut de premier collecteur du marché lui avait même été ravi par AXA REIM. Une place qu’il retrouve sur le second trimestre et sur l’ensemble du semestre, essentiellement en raison d’un repli important de la collecte d’AXA REIM (62 M€ au 2trimestre, contre 171 M€ au 1er). La montée en puissance d’autres sociétés de gestion, AXA REIM, mais également BNP Paribas REIM France (222 M€ au 1er semestre, soit +155% par rapport au 1er semestre 2018), ou Swiss Life Asset Managers France (132 M€, + 1 286% d’un semestre à l’autre), ne suffit donc pas à compenser le repli du leader, dont la collecte s’affiche en retrait de 50% par rapport au 1er semestre 2018…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA). L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

L’OPCI grand public géré par BNP Paribas REIM France a investi environ 125 M€ en immobilier physique au premier semestre. Sur les 4 premiers mois de l’année, il a bénéficié du rebond des foncières. Sa performance s’établit à 3,13% : plus de deux fois et demie sa performance 2018.

Avec une collecte nette de près de 86 M€, BNP Paribas Diversipierre se situe à la 3place des OPCI les plus collecteurs sur le 1er trimestre 2019 (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »). Des capitaux que l’OPCI a notamment utilisés pour étoffer son patrimoine immobilier physique estimé à plus d’un milliard d’euros fin avril.

Environ 125 M€ investis en immobilier physique au 1er semestre

BNP Paribas REIM France, son gestionnaire, annonce un volume d’investissement d’environ 125 M€ sur le 1er semestre. Deux acquisitions réalisées au cours du 1er trimestre lui auront permis de renforcer la part de l’international au sein de son portefeuille, passée de 23% fin 2018 à 30% fin mars 2019. L’OPCI s’est porté acquéreur de deux immeubles de bureaux, l’un situé à Dublin, l’autre à Francfort. L’immeuble irlandais, «The One Building», est situé en plein centre-ville, dans le quartier appelé Dublin 2. Il est intégralement loué à un locataire de dimension internationale, Stripe Payments Europe Limited, une société de technologie qui en a fait son siège social européen. L’acquisition, financée « intégralement par fonds propres », précise le gestionnaire, est estimée à environ 50 M€. L’immeuble allemand, « Schwedler Carré », a été acquis en début d’année. Situé dans le quartier attractif d’Ostende, il développe une surface de 8 483 m² et est loué à 100% à un locataire unique, une filiale de l’agence de publicité Publicis.

Un actif net placé à 54% en immobilier physique

BNP Paribas REIM annonce également une autre opération sur le second trimestre, française cette fois, et en état futur d’achèvement (VEFA). Il s’agit d’un immeuble de 10 500 m² de bureaux situé à Bordeaux, à 800 mètres de la gare Saint-Jean. Fin avril, le patrimoine de l’OPCI Diversipierre était ainsi estimé à environ 1 Md€ (hors droits et frais), et comprenait 22 actifs, dont 14 détenus à 100%. Cette poche « immobilier physique » représentait 54% de l’actif net total du fonds. Un pourcentage en légère baisse comparé à fin mars (55%), et toujours très inférieur au niveau constaté un an plus tôt (63%, fin mars 2018), avant le début de la baisse des marchés actions. Comme la plupart des OPCI, Diversipierre a pâti l’an dernier de son exposition à l’immobilier coté. Depuis le début de l’année, en revanche, la remontée des foncières lui profite très largement. L’OPCI a d’ailleurs renforcé son exposition au cours du 1er trimestre de l’année (30 M€ investis en actions – 10 M€ – et obligations foncières – 20 M€ -). La poche foncières cotés (18% fin mars) explique ainsi l’essentiel de sa performance sur le 1er trimestre (2,55% sur une performance totale de 3,07%). Sur le mois d’avril, marqué par le détachement du dividende annuel (1,45 € par action), la poche immobilier physique fait en revanche légèrement mieux (+0,13%) que la poche foncière (+0,04%)…

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management.

En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe. En 2018, un volume de transactions record d’environ 4,5 milliards d’euros a été sécurisé (investissements et arbitrages).

BNP Paribas Real Estate Investment Management offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement sur-mesure répondant aux besoins d’investisseurs internationaux via des mandats et véhicules gérés en Europe avec une présence locale dans huit pays (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, et Royaume-Uni) investissant dans différents types d’actifs : bureaux, retail, logistique, hôtels et résidentiel. BNP Paribas Real Estate Investment Management regroupe plus de 350 collaborateurs offrant des solutions à plus de 100 000 clients en Europe et Asie.

BNP Paribas REIM est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management, qui se compose d’entités réglementées dans les pays suivants : France : BNP Paribas Real Estate Investment Management France (SGP); Italie : BNP Paribas Real Estate Investment Management Italy (SGR); Allemagne : BNP Paribas Real Estate Investment Management Germany (GmbH); Royaume-Uni : BNP Paribas Real Estate Investment Management UK (Limited); Luxembourg : BNP Paribas Real Estate Investment Management Luxembourg S.A.

Chacune des entités juridiques chargées d’offrir des produits ou services à ses clients est mentionnée respectivement dans la documentation du produit, les contrats et les informations relatives.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

A 542 M€ sur le 1er trimestre 2019, la collecte des OPCI progresse de 18% par rapport à celle du 1er trimestre 2018. Un rebond, certes, mais moins impressionnant que celui des SCPI. C’est AXA Reim qui se place cette fois en tête du palmarès trimestriel des sociétés de gestion les plus collectrices en OPCI.

Les véhicules non cotés de la pierre-papier ont de nouveau clairement le vent en poupe. Au fort rebond de la collecte des SCPI constaté par l’IEIF et l’ASPIM (voir « Collecte des SCPI au 1er trimestre :+79% ») s’ajoute celui – moins puissant – de la collecte des OPCI grand public. Ces derniers enregistrent sur le 1er trimestre 2019 un niveau de souscriptions nettes de 542,5 M€, soit 18% de mieux qu’au 1er trimestre 2018.

+18% par rapport au 1er trimestre 2018

Une reprise encourageante, mais qui laisse encore les OPCI très loin des niveaux de collecte exceptionnels enregistrés en 2016 (3 995 M€ au total, dont 970 M€ sur le 1er trimestre) et surtout en 2017 (3 982 M€ au total, dont 1 432 M€ sur le 1er trimestre). Ces véhicules, essentiellement distribués via des contrats d’assurance-vie – et souvent en remplacement des traditionnels fonds en euros – ont il est vrai accusé l’an dernier une performance décevante, en raison du repli des marchés actions intervenu en fin d’exercice : 0,8%, en moyenne, contre près de 4% en 2017 (voir « Les performances annuelles des OPCI »). Sur un an glissant, leur performance moyenne est désormais plus significative (2,9% à fin mars 2019, selon l’indice IEIF OPCI Grand Public Mensuel), mais reste inférieure à celle de la même période un an auparavant (3,7% entre mars 2017 et mars 2018).


Le palmarès des sociétés de gestion les plus collectrices en OPCI

Le niveau des souscriptions dépend également en partie de la volonté des réseaux distributeurs – en accord avec les gestionnaires – à promouvoir ce type de véhicules. A cet exercice, depuis plusieurs années, Amundi Immobilier et ses banques partenaires (Crédit Agricole, Société Générale, Crédit du Nord), étaient imbattables (voir notamment « Amundi Immobilier: une année à 3 Md€ »). Amundi Immobilier est, au 1er trimestre 2019, devancée par un autre poids lourd de la gestion d’OPCI : AXA Reim. La société de gestion de l’assureur se place en 1ère position du palmarès trimestriel, avec une collecte nette globale de près de 170 M€, contre un peu plus de 137 M€ pour les OPCI d’Amundi Immobilier. Notons également la montée en puissance de BNP Paribas REIM France, dont l’OPCI Diversipierre, meilleur performeur du marché en 2017, affiche une collecte en hausse de plus de 1 600 % par rapport au 1er trimestre 2018…


Le palmarès des OPCI ayant le plus collecté

Au chapitre des OPCI ayant le plus collecté sur le 1er trimestre de l’année, on retrouve néanmoins à la 1ère place le produit phare d’Amundi Immobilier, Opcimmo, en dépit d’un repli de 56% de sa collecte par rapport au 1er trimestre 2018. Ce dernier reste, sans conteste, le plus important OPCI du marché en termes de capitalisation (7,77 Md€ fin mars 2019). En deuxième position, c’est AXA Selectiv’Immoservice, le second OPCI lancé en 2016 par AXA Reim, qui s’impose, avec une collecte en très forte progression sur un an glissant (l’OPCI avait enregistré une collecte négative au 1er trimestre 2018). Parmi les plus forts rebonds (en pourcentage), signalons aussi les performances commerciales enregistrées par LFP Opsis Patrimoine à la Française REIM (+943%), Silver Génération chez A Plus Finance (+508%), ou Swisslife Dynapierre chez Swiss Life Asset Managers France (+320%)…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. Au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) ont une capitalisation globale supérieure à 177 milliards €.

La SCPI gérée par BNP Paribas REIM vient de relever son prix de souscription, passé à 203 € depuis le 8 avril. Elle multiplie par ailleurs les acquisitions. Après une plateforme logistique, la semaine dernière, deux nouvelles opérations ont été annoncées cette semaine.

Accimmo Pierre, la SCPI paquebot de BNP Paribas REIM – 2,54 Md€ de capitalisation fin 2018 – met les bouchées doubles en matière d’acquisition. La semaine dernière, elle annonçait un investissement dans une plateforme logistique en région lyonnaise. Elle vient de procéder à deux nouvelles opérations, dans le secteur des bureaux cette fois-ci.

18 000 m² au cœur du Bas-Montreuil

BNP Paribas REIM a en effet annoncé le 8 avril avoir acquis auprès d’AG2R La Mondiale Matmut l’immeuble de bureaux « FABRIK », d’une surface totale d’environ 18 000 m², situé au cœur du Bas-Montreuil (93). « Le bâtiment est occupé depuis sa livraison en 2004 par le ministère de l’Économie et des Finances, locataire historique de premier rang », précise le communiqué, ajoutant qu’avec cet investissement, la SCPI se positionne « sur la très stratégique première couronne parisienne Est avec un bien récent et idéalement situé dans un environnement tertiaire consolidé ». Le 10 avril, Accimmo Pierre annonce encore un nouvel investissement, situé cette fois au cœur du quartier d’affaires Euralille, à Lille. L’immeuble de bureaux « Euravenir » développe quant à lui 2 600 m² de bureaux sur 8 étages et 500 m² de commerces en rez-de-chaussée. Livré en 2014, il est certifié BBC, et intégralement loué à 5 locataires. Ni le prix des transactions, ni le rendement immédiat des opérations, n’ont été communiqués.

Hausse de 1% du prix de souscription

Par ailleurs, comme nous l’annoncions la semaine dernière, Accimmo Pierre vient de procéder à la revalorisation annuelle de son prix de souscription. Celui-ci est passé, depuis le 8 avril, de 201 € à 203 €, soit une hausse d’environ 1%. Une plus faible progression que les années précédentes, le prix de la part de la SCPI ayant bénéficié d’une revalorisation de 2,03% en 2018, de 3,14% en 2017 et de 2,14% en 2016.  A noter qu’à ce nouveau niveau, le prix de souscription de la SCPI reste dans la fourchette basse (96,7%) de la valeur de reconstitution (209,95 €). Pour mémoire, Accimmo Pierre boucle un exercice 2018 plutôt satisfaisant, avec à la fois une amélioration significative de son taux d’occupation financier et des dividendes versés, même si son taux de rendement est en légère contraction par rapport à 2017 (4,02% pour 2018 vs 4,08% en 2017).

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management.
En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe. En 2018, un volume de transactions record d’environ 4,5 milliards d’euros a été sécurisé (investissements et arbitrages).
BNP Paribas Real Estate Investment Management offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement sur-mesure répondant aux besoins d’investisseurs internationaux via des mandats et véhicules gérés en Europe avec une présence locale dans huit pays (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, et Royaume-Uni) investissant dans différents types d’actifs : bureaux, retail, logistique, hôtels et résidentiel. BNP Paribas Real Estate Investment Management regroupe plus de 350 collaborateurs offrant des solutions à plus de 100 000 clients en Europe et Asie.
BNP Paribas REIM est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management, qui se compose d’entités réglementées dans les pays suivants : France : BNP Paribas Real Estate Investment Management France (SGP); Italie : BNP Paribas Real Estate Investment Management Italy (SGR); Allemagne : BNP Paribas Real Estate Investment Management Germany (GmbH); Royaume-Uni : BNP Paribas Real Estate Investment Management UK (Limited); Luxembourg : BNP Paribas Real Estate Investment Management Luxembourg S.A.
Chacune des entités juridiques chargées d’offrir des produits ou services à ses clients est mentionnée respectivement dans la documentation du produit, les contrats et les informations relatives.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

La SCPI « paquebot » gérée par BNP Paribas REIM vient d’acquérir une plateforme logistique en cours de développement. En 2018, elle a distribué un dividende en hausse (8,04 € par part), mais assorti d’un taux de distribution en léger retrait.

Accimmo Pierre, la SCPI paquebot de BNP Paribas REIM – 2,54 Md€ de capitalisation fin 2018 – poursuit son développement. Elle vient de confirmer l’acquisition d’une plateforme logistique de 77 000 m² en cours de construction à Corbas (69), dont la promesse de vente avait été signée au 3trimestre 2018.

Renforcement en logistique

A 20 minutes du centre de Lyon, la plateforme sera « idéalement située dans la plus grande zone industrielle de la région lyonnaise », précise BNP Paribas REIM. De type « classe A¹ », la plateforme sera livrée au 1er semestre 2020 avec la certification BREEAM. Elle est déjà intégralement pré-louée à un locataire de premier plan via un bail en état futur d’achèvement d’une durée ferme de 10 ans. Accimmo Pierre, qui a procédé l’an dernier à plus de 570 M€ d’acquisitions, dont trois au dernier trimestre, se renforce donc dans le secteur de la logistique, une typologie d’actifs qui ne représentait que 1,5% de son patrimoine fin 2018, la SCPI ayant notamment cédé sa participation – avec plus-values – dans un actif à usage d’entrepôt de plus de 2 000 m² en décembre dernier.

Taux d’occupation financier et dividende en hausse

Accimmo Pierre boucle un exercice 2018 plutôt satisfaisant, avec à la fois une amélioration significative de son taux d’occupation financier et des dividendes versés. Son taux d’occupation financier n’a cessé de progresser l’an dernier, passant de 87,5% fin mars, à 89,9% fin septembre et à 92,5% fin décembre. Une hausse qui s’explique à la fois « par les loyers générés par les nouvelles acquisitions majoritairement louées », la signature de nouveaux baux importants, et une baisse très significative des franchises de loyer (-31% entre fin septembre et fin décembre 2018). La SCPI, qui anticipait la distribution d’un dividende annuel compris entre 7,75 € et 8,25 € dès le 3trimestre, aura finalement tapé dans le milieu de la fourchette, à 8,04 € par titre. Un montant en légère progression (+0,75%) par rapport à 2017 (7,98 €) mais qui, compte tenu de la revalorisation du prix de souscription en avril dernier, et de la variation positive du prix moyen de la part (VPM) qui en résulte (+2,69% en 2018), conduit néanmoins à une légère contraction du taux de distribution, à 4,02% pour 2018 (vs 4,08% en 2017).

Hausse prochaine du prix de souscription ?

Contrairement aux deux années précédentes, Accimmo Pierre n’a d’ailleurs pas encore procédé à la revalorisation annuelle de la valeur de ses parts, qu’elle avait opérée début avril en 2018 et 2017. Si la valeur de reconstitution fin 2018 n’est pas encore connue, celle à fin 2017 (209,95 €) positionnait déjà le prix de souscription (201 €) dans le bas de la fourchette autorisée (à 95,74% de la valeur de reconstitution). Une prochaine annonce de revalorisation n’aurait donc rien d’incongru…

Frédéric Tixier


A propos de BNP Paribas Real Estate(i)

BNP Paribas Real Estate est l’un des principaux prestataires de services immobiliers en Europe. BNP Paribas Real Estate Investment Management est la ligne de métier dédiée aux activités d’Investment Management.

En 2018, cette ligne de métier a généré un développement de 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard d’euros de « new cash » et 2,2 milliards d’euros de mandats et « separate accounts ». En fin d’année, BNP Paribas Real Estate Investment Management gérait 28,7 milliards d’euros d’actifs en Europe. En 2018, un volume de transactions record d’environ 4,5 milliards d’euros a été sécurisé (investissements et arbitrages).

BNP Paribas Real Estate Investment Management offre une gamme de fonds immobiliers et de solutions d’investissement sur-mesure répondant aux besoins d’investisseurs internationaux via des mandats et véhicules gérés en Europe avec une présence locale dans huit pays (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Espagne, Pays-Bas, et Royaume-Uni) investissant dans différents types d’actifs : bureaux, retail, logistique, hôtels et résidentiel. BNP Paribas Real Estate Investment Management regroupe plus de 350 collaborateurs offrant des solutions à plus de 100 000 clients en Europe et Asie.

BNP Paribas REIM,qui se compose d’entités réglementées dans les pays suivants : France : BNP Paribas Real Estate Investment Management France (SGP); Italie : BNP Paribas Real Estate Investment Management Italy (SGR); Allemagne : BNP Paribas Real Estate Investment Management Germany (GmbH); Royaume-Uni : BNP Paribas Real Estate Investment Management UK (Limited); Luxembourg : BNP Paribas Real Estate Investment Management Luxembourg S.A.

Chacune des entités juridiques chargées d’offrir des produits ou services à ses clients est mentionnée respectivement dans la documentation du produit, les contrats et les informations relatives.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1]Un entrepôt de classe A correspond à un entrepôt de haute fonctionnalité, tandis que l’entrepôt de classe B répond aux normes standard. Les critères à remplir obligatoirement pour que l’entrepôt soit considéré de catégorie A sont au nombre de 13 contre 10 pour un entrepôt de catégorie B.

Une trentaine de SCPI, sur les quelque 90 véhicules commercialisés actuellement, ont offert à leurs souscripteurs des rendements 2018 supérieurs à ceux distribués en 2017. Et souvent également supérieurs à la moyenne du marché.

Si le rendement moyen des SCPI d’entreprise s’est érodé en 2018, passant de 4,43% à 4,35%, une trentaine d’entre elles affichent toutefois des rendements en hausse par rapport à 2017. Avec des progressions de plus de 1% pour les meilleures, inférieures à 0,1% pour les plus anecdotiques…

Des sociétés de gestion plus présentes que d’autres

On retrouve dans ce palmarès, assez logiquement, les véhicules les plus performants en valeur absolue. C’est le cas des deux SCPI de Corum, encore aux premières places cette année avec des rendements supérieurs à 7%, en hausse de 133 points pour Corum XL (7,91% vs 6,58%) et de 83 pour Corum Origin (7,28% vs 6,45%). Paref Gestion réalise également un joli tir groupé puisque 4 de ses 7 SCPI affichent une hausse de leur taux de distribution (DVM), notamment Novapierre Allemagne dont le rendement passe de 4,71% à 4,99% (+ 28 points). BNP Paribas REIM France est aussi bien placée, avec 3 véhicules sur 5 en progression. Pierre Sélection et France Investipierre, deux SCPI de taille moyenne (moins de 500 M€), font 30 points de mieux qu’en 2017 (respectivement 4,25% vs 3,94% et 4,72% vs 4,42%). Accès Valeur Pierre, plus imposante (avec une capitalisation de 1,2 Md€), ajoute 0,08% à sa rémunération de 2017 (4,44% vs 4,36%) quand la SCPI « paquebot » du groupe, Accimmo Pierre (2,5 Md€), baisse de 0,06% (4,02% vs 4,08%).

Des SCPI en solo

On peut également citer Perial Asset Management, dont deux SCPI sur trois progressent en termes de DVM, et Fiducial Gérance, avec deux SCPI sur cinq en progression, ou bien encore La Française REM, AEW Ciloger et Sofidy, qui placent au moins deux de leurs véhicules dans le palmarès des variations en hausse des DVM. Plusieurs sociétés ne gérant qu’une seule SCPI y figurent également, comme Groupama Gan REIM avec Affinités Pierre, Swiss Life REIM France avec Pierre Capitale, ou Immovalor Gestion avec Allianz Pierre


Frédéric Tixier