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Les SCPI toujours aussi actives sur le marché de l’investissement

Les SCPI continuent d’investir. Depuis la sortie du confinement, chaque semaine apporte son lot de nouvelles acquisitions. Focus sur les dernières opérations.

Advenis REIM

Advenis REIM ne renonce pas aux bureaux allemands. Eurovalys, sa SCPI spécialisée sur ce segment de marché, y a investi près de 165 M€ depuis le début de l’année 2020. Dont une opération menée à la fin du semestre, pour un total de 117 M€. Il s’agit d’un portefeuille de quatre actifs (82 M€) et un immeuble seul (33,2 M€). Implantés dans des villes comme Gelsenkirchen, Müllheim ou Cologne, ces bureaux affichent des taux d’occupation supérieurs à 91 %. Advenis REIM, dans l’une de ses dernières publications, identifie trois risques. Un risque de contraction, donc d’une baisse des transactions ; un risque sur le financement des actifs ; et un risque de réémergence du virus. Mais « reste confiant sur la résilience du modèle économique et du marché immobilier de bureaux allemand ».

Amundi Immobilier

Amundi Immobilier s’est portée acquéreur de deux immeubles de bureaux, Max et Moore, à « Amsterdam-Noord ». L’ensemble développe 9 800 m² environ. Les bâtiments, dont la construction a débuté en juillet, devraient être livrés en fin d’année 2021. Ils visent une certification BREEAM Excellent. Ils seront notamment équipés de panneaux solaires, et utiliseront la géothermie pour le chauffage et le refroidissement. Ces opérations ont été menées pour le compte de l’OPCI Opcimmo.

Atland Voisin

Sur les six premiers mois de l’année, Atland Voisin aura réalisé plus d’une douzaine d’acquisitions pour le compte de ses SCPI sous gestion. Y compris pendant la période de confinement. Au total, la filiale de Foncière Atland aura investi 318 M€ sur le 1er semestre. Ces opérations ont principalement été menées au profit d’Epargne Pierre, la SCPI phare d’Atland Voisin. Six des treize acquisitions réalisées par Epargne Pierre au 1er semestre 2020 sont d’un montant unitaire supérieur à 10 millions d’euros. La plus importante par la taille est l’opération Respiro à Nanterre. Un ensemble de bureaux de plus de 11 000 mètres carrés, valorisé 88,7 M€, acquis conjointement avec la SCPI MyShareSCPI. Plus récemment, en mai dernier, Epargne Pierre s’est portée acquéreur d’un immeuble de bureaux dans l’Est francilien (31 M€).

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM a acquis, pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre, un immeuble de bureaux d’une surface totale de 25 404 m² au Kremlin-Bicêtre. Cet immeuble « Okabé » « bénéficie d’une localisation idéale au pied de la ligne 7 du métro (station Le Kremlin-Bicêtre) » selon la société de gestion. Et la desserte sera renforcée dans les années à venir « avec l’extension de la ligne de métro 14 prévue pour 2024 et l’arrivée de la ligne de métro 15 en 2025 ». Okabé offre également de nombreux services à ses locataires, tels qu’un restaurant, une conciergerie, un salon lounge, et un parking de 326 places. Ou encore un espace de coworking. Le bâtiment est entièrement loué à 12 locataires.

Groupama Gan REIM

Groupama Gan REIM se renforce dans le bureau neuf. La société de gestion vient d’annoncer l’acquisition, en VEFA, et en partenariat avec l’ANRU[1], d’un ensemble immobilier de bureaux de plus de 6 500 mètres carrés. Développé par Eiffage Immobilier et situé au cœur de l’écoquartier « Smartseille » à Marseille, l’actif sera livré fin août 2022. Il est déjà loué pour partie sur la base d’un bail d’une durée ferme de 9 ans. Le bâtiment disposera de la certification HQE « Très Performant » selon la norme RT 2012-40%, avec un objectif de label « E2C1 ». Cet investissement de 20,1 M€ a été réalisé pour le compte de la SCPI Affinités Pierre.

La Française

La SCPI Europimmo, gérée par La Française REM, vient d’acquérir son deuxième actif au Royaume-Uni. Il s’agit d’un immeuble situé 17-18 Haywards Place EC1, à proximité de la station Farringdon Thameslink et London Underground. Le bâtiment de style « entrepôt » a fait l’objet d’une rénovation de façade et d’une extension en 2018. Il offre maintenant un peu plus de mille mètres carrés de bureaux sur six étages. L’immeuble est entièrement loué à quatre locataires. Le prix net vendeur s’élève à 15,56 M£. Et son taux de rendement initial ressort à 4,22 %.

Perial AM

Perial AM poursuit ses investissements en Espagne. Il vient d’annoncer l’acquisition, pour le compte de la SCPI PFO2 d’un immeuble de bureaux pour 14,5 M€. Situé à Barcelone, cet actif de 3 350 m², sur 3 étages et un sous-sol, sera loué à l’administration espagnole pour une durée de 8 ans. Auparavant destiné à un usage  semi-industriel, il sera entièrement rénové dans l’objectif d’obtenir le certificat Leed Gold. Cette acquisition est la première de la SCPI PFO2 en Espagne. Une autre SCPI de Perial AM, PFO, s’était déjà implantée en Espagne en 2019, avec l’acquisition d’un hôtel Travelodge à Valence.

Sogenial Immobilier

Sogenial Immobilier poursuit l’enrichissement du patrimoine de ses SCPI. Elle a annoncé l’acquisition par Cœur de Ville d’un ensemble immobilier à la Rochefoucauld (Charente). L’actif développe 1 500 m² de surface commerciale et 700 m² de réserve foncière qui sera développée prochainement. Il est loué à Action, une société néerlandaise spécialisée dans la vente de produits discount non-alimentaires implantée dans sept pays. De son côté, la SCPI Cœur de Régions s’est portée acquéreur de 1 500 m² d’activités commerciales à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. L’actif est loué à Orexad, une enseigne du groupe Rubix[2], via un bail de 9 ans, dont 5 ans ferme.

Frédéric Tixier


[1] En qualité d’opérateur pour le compte de l’Etat du PIA Ville Durable et Solidaire.

[2] Un des leaders français de la distribution de fournitures techniques et d’équipements aux entreprises industrielles, avec 2 300 collaborateurs et plus de 200 agences en France depuis 30 ans.


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Halte au « office bashing » …

Jean-Christophe Antoine, le président d’Atland Voisin, vient de publier une série d’articles sur la thématique du télétravail. Objectif : démontrer que si le télétravail est une tendance de fonds, il ne s’imposera pas de manière systématique en quelques mois. Et que les bureaux « physiques » ont encore bien des atouts à faire valoir. Interview.


De plus en plus d’observateurs considèrent que le télétravail va se généraliser, et que les entreprises vont y avoir recours de manière massive.  Vous ne croyez pas à ce développement. En tout cas, pas au rythme auquel certains s’attendent aujourd’hui. Avec quels arguments ?

Jean-Christophe Antoine – Au-delà du débat télétravail versus travail au bureau, ce confinement a amené les Français à se poser des questions sur le sens du travail. Est-ce que le travail, c’est la vie ?  Les entreprises doivent donc répondre à cette question fondamentale : la raison d’être du travail. Qu’on le pratique au bureau, ou en télétravail, les fondamentaux doivent être réunis pour que les salariés trouvent un sens à leur travail. Les entreprises doivent se poser des questions sur leur mode de management. Car les fondamentaux, ce sont la qualité des équipes, la vision, les missions de l’entreprise, la capacité à s’organiser, à prendre des décisions importantes de manière collective. Et à les faire comprendre et mettre en œuvre. Si l’entreprise n’applique pas ces règles, le salarié n’a pas forcément envie de revenir. On voit d’ailleurs la réticence de certains d’entre eux à retourner au bureau.

C’est donc à l’entreprise de clarifier les choses ?

Jean-Christophe Antoine – Il faut effectivement du souffle et des perspectives. Et qu’une stratégie claire soit donnée par l’entreprise. Par ailleurs, il faut aussi rappeler que la présence au bureau, c’est important. C’est aussi une mixité de personnes qui apportent leur pierre à l’édifice. Il y a des personnes plus âgées, avec de l’expérience. Il y a des personnes plus jeunes, qui apportent leur productivité par les nouvelles technologies. C’est dans cet échange que se construit l’entreprise. La transmission du savoir et de la connaissance, c’est aussi la richesse de l’entreprise. Et cela se fait au sein d’un lieu unique. Parce que l’on a des rencontres informelles. Parce que la formation se fait à travers différentes réunions -que l’on peut juger inutiles, mais qui sont aussi un cadre de formation-. Ces éléments doivent être pris en compte dans le débat sur le télétravail….

Vous donnez aussi des chiffres qui attestent de l’attachement des salariés pour leurs bureaux…

Jean-Christophe Antoine – Ce sont des chiffres issus d’une enquête Activeo de 2019. Ils établissent que 80% des actifs se disaient satisfaits par leurs bureaux, jugés adaptés à leurs besoins. 85% des répondants se disaient très satisfaits de la qualité des interactions sur leur lieu de travail. Les plus jeunes étaient d’ailleurs encore plus sensibles à l’aspect social de la vie de bureau. Sur la problématique du trajet domicile/travail, 80% des personnes interrogées se disaient satisfaites. Ce pourcentage global -sur la France entière- est naturellement moins élevé sur la seule région Ile-de-France. L’étude constate également que 66% des répondants travaillaient dans des bureaux individuels. Et que seulement 12 % des postes étaient en open-space.

On peut supposer que, effectivement, ces chiffres ont pu évoluer depuis le confinement.  Mais il y a un autre élément avancé par les tenants d’une généralisation du télétravail : le poste coût immobilier. Si on réduit les surfaces, si on réduit éventuellement les loyers, cela fait moins de charges pour l’entreprise.  Mais vous dites que, là encore, les directions financières des entreprises, quand elles font leurs calculs, ne s’y retrouvent pas forcément ?

Jean-Christophe Antoine – C’est une étude qui a été faite par McKinsey, qui s’appuyait sur les chiffres de Gartner Group. 53% des directeurs financiers interrogés estimaient que le télétravail ne concernerait qu’entre 0% et 5% des effectifs. 25% tablaient sur 10%. Et 17% seulement pensaient que ce pourcentage pourrait aller jusqu’à 20%. Donc, avec 80% des sondés qui estiment le télétravail entre 5% et 20% des effectifs, ce n’est pas la mort du bureau ! Ce n’est bien sûr qu’une approche financière. Mais la problématique du télétravail est aussi « réglementaire ». Car le télétravail n’a ni cadre, ni périmètre.

C’est-à-dire ?

Jean-Christophe Antoine – Le confinement a permis de voir que les salariés, chez eux, ne disposaient pas nécessairement d’un espace dédié et adapté. Et les entreprises vont bien devoir, à un moment ou à un autre, se saisir du sujet. Elles devront aussi indemniser leurs salariés. Pour financer leur accès internet. Ou régler une partie de leur facture d’électricité. Autre problème à gérer : celui de la sécurité, informatique notamment. Tout cela peut se gérer. Mais ce ne sera pas si simple. Les négociations, par exemple avec les syndicats sur le télétravail, ne vont pas être faciles.

En fait, ce qui menace davantage les bureaux dans les prochains mois, ce n’est pas tant la généralisation du télétravail que l’impact de la crise économique. Cette classe d’actif est pourtant présentée comme l’une des plus résiliente. Cette promesse sera-t-elle tenue ?

Jean-Christophe Antoine – Le télétravail s’ajoute effectivement à d’autres facteurs plus inquiétants. Je suis pour ma part persuadé que le bureau ne disparaitra pas. Mais la crise qui s’annonce peut le faire souffrir. Le gel des investissements, ou les plans d’économies, qui vont sans doute se mettre en place, auront un impact sur l’ensemble de l’économie. Le marché immobilier, certes, est équilibré, grâce à un faible taux de vacance. Mais il est certain que ce taux va remonter. Que certaines sociétés risquent de réduire leurs surfaces. Qu’il peut y avoir des défaillances d’entreprises. Et que les relocations seront un peu plus délicates. Il y aura donc une correction des valeurs locatives. Mais il y aura aussi une reprise. Au moins en 2021. Reste à savoir si la vigueur de cette reprise suffira à compenser les pertes subies en 2020…



Est-ce que les grands investisseurs sont mieux armés pour affronter cette crise ? Ces tendances que l’on évoquait -télétravail, bâtiments durables, …- étaient déjà à l’œuvre début 2020. Les investisseurs institutionnels s’y sont donc préparés…

Jean-Christophe Antoine – Très clairement, je pense que des sociétés comme la nôtre sont effectivement mieux préparées. Pour ma part, ça fait plus de 32 ans que je « vis » l’immobilier.  Atland Voisin est présent sur le marché immobilier depuis 50 ans. Le fait de disposer de patrimoines importants nous permet également de pouvoir communiquer de manière systématique avec un grand nombre de locataires. Donc de devancer leurs attentes. Des démarches, sur la qualité des immeubles, les approches RSE, ont été initiées bien avant la crise. Aujourd’hui, les locataires ont besoin de réassurance. Et cela, les bailleurs l’ont bien compris. Ils s’engagent sur les trois piliers que sont l’environnement, le social, et la responsabilité sociétale. Ce sont des thématiques qui parlent aux entreprises. Et qu’elles peuvent utiliser comme vecteur de communication envers leurs salariés. Pour les rassurer sur le fait que les lieux où ils travaillent sont agréables et sans risque…

Et également des lieux « flexibles ». Jean-Christophe Antoine, merci.

Propos recueillis par Frédéric Tixier


Lire les 3 chroniques de Jean-Christophe Antoine sur le télétravail

1 -Du télétravail #1: au risque de gâcher la fête, non, les bureaux ne vont pas disparaître !

2- Du télétravail #2 : le tout (les bureaux) est plus que la somme des parties (les m²)

3- Du télétravail #3 : l’immobilier et les SCPI sauront s’y adapter

 


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A propos d’Atland Voisin(i)

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, Atland Voisin gère plusieurs SCPI en immobilier d’entreprise qui représentaient un patrimoine de près de 1,5 Mds € pour le compte de 23 000 associés environ au 31/12/2019. Son développement se poursuit en 2019 avec une collecte de près de 500 M€. Atland Voisin est filiale de Foncière Atland, société d’investissement immobilier cotée.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

L’impact prévisionnel de la crise coronavirus sur les SCPI… d’Atland Voisin.

Après avoir rassuré leurs clients sur leur capacité à maintenir leur activité durant la crise, les sociétés de gestion essayent maintenant d’en estimer l’impact sur la rentabilité à venir de leurs SCPI. Focus sur les trois véhicules gérés par Atland Voisin.

La première nouvelle est une bonne nouvelle : 98% des loyers du 1er trimestre « ont été encaissés ». Dans une note publiée le 28 mars, Jean-Christophe Antoine, le président de la société de gestion de SCPI Atland Voisin, fait le point sur l’impact possible de la crise coronavirus sur les revenus et les performances prévisionnels de ses trois SCPI : Epargne Pierre, Immo Placement et Foncière Rémusat. « Nous avons catégorisé nos locataires en fonction de leur taille pour mesurer le nombre d’entreprises qui pourraient être concernées par les mesures législatives annoncées[1] », explique ainsi Jean-Christophe Antoine.

Epargne Pierre : plus de 430 locataires et seulement 16% de loyers en provenance de TPE-PME

La SCPI Epargne Pierre, le véhicule phare du groupe, affiche une capitalisation de plus de 1,1 Md€. Cette taille importante, c’est un premier « gage de mutualisation », rappelle Atland Voisin. Le second est le nombre de locataires : ils étaient plus de 430 fin février. Reste toutefois à savoir dans quelle proportion ces locataires seront en mesure d’honorer leurs échéances au cours des prochains mois. Epargne Pierre affiche, de ce point de vue, un risque assez faible. Son patrimoine est en effet investi à 70% en actifs de bureaux et d’activité. Une typologie d’actifs qui figure, a priori, parmi les « moins touchés par la crise », rappelle Atland Voisin. Le reste du patrimoine est placé en commerce non alimentaire (27%) et alimentaire (3%). Epargne Pierre est en outre assez peu exposée au secteur des TPE-PME. Ces dernières, les plus fragiles, ne représentent que 16% de ses recettes locatives.

Immo Placement : 68% de bureaux et de locaux d’activité et plus de 435 locataires

En outre, le taux d’endettement d’Epargne Pierre est faible. Il représente 3% de sa capitalisation. « Ce qui permettra de profiter d’opportunités d’investissements propres à renforcer son résultat », précise Jean-Christophe Antoine. Côté Immo Placement, la seconde SCPI en termes de capitalisation (234 M€), le niveau d’exposition au risque coronavirus est plus élevé. Sa diversification en nombre de locataires (plus de 435) est rassurante. Mais la SCPI est plus exposée au secteur du commerce (32% du patrimoine) qu’Epargne Pierre. Les loyers en provenance de ce secteur sont importants : 46%. Immo Placement est également plus exposée aux locataires de petite taille. Mais ceux-ci restent minoritaires. « Ils représentent 41% des loyers de la SCPI », précise Atland Voisin. Immo Placement possède elle aussi une capacité d’emprunt (15,6 M€) qui lui permettrait de profiter d’éventuelles opportunités d’acquisition.

Foncière Rémusat : exposée à « une plus grande volatilité »

Foncière Rémusat est quant à elle « exposée à une plus grande volatilité » de ses revenus, reconnaît Jean-Christophe Antoine. Plus petite en taille (55 M€), disposant de moins de locataires (environ 80), son patrimoine est en outre constitué à 90% d’actifs de commerces. Et 52% de ses loyers sont en provenance de TPE-PME. Sur les seuls actifs de commerce, ce pourcentage est d’ailleurs un peu plus élevé : 54%. Foncière Rémusat est donc plus susceptible que les autres SCPI Atland Voisin d’être confrontée à des loyers impayés. Ou à la faillite de certains de ses locataires. Il convient toutefois de noter que cette SCPI dispose d’un important matelas pour traverser la crise. Son « report à nouveau » (RAN), autrement dit le résultat des années précédentes qu’elle a mis en réserve, représente 62 jours de distribution.


Des réserves importantes pour passer la crise

Ce niveau de réserve est d’ailleurs encore plus important pour Immo Placement : 119 jours de distribution. Il n’est en revanche que de 25 jours pour Epargne Pierre. Rappelons qu’à ce RAN, il conviendrait en outre d’ajouter d’autres types de provisions, telles que celles constituées au titre des travaux d’entretien, pour réellement estimer la capacité d’une SCPI à faire face à une période de moindres recettes…

Frédéric Tixier

[1] Référence aux arrêtés de fermeture de certaines activités « non essentielles » et aux mesures législatives de suspension des loyers et des charges pour certaines catégories d’entreprises.


Toutes les communications de crise d’Atland Voisin

3- Communiqué du 28 mars

2- Communiqué du 27 mars

1- Communiqué du 17 mars


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Coronavirus : ce que disent les sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI


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Coronavirus : ce que disent les sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI

Depuis le début de la crise, et la période de confinement, les sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI se sont organisées pour maintenir l’activité. La grande majorité d’entre elles ont adressé des messages à leurs clients. Liste (presque) exhaustive de leurs communications disponibles en ligne…   

Organisés pour poursuivre la gestion des actifs immobiliers

C’est clair, les gestionnaires de SCPI et d’OPCI se sont organisés pour poursuivre la gestion de leurs actifs immobiliers, dans le contexte de confinement que l’on sait. Une grande partie d’entre eux s’appuie sur les Plans de Continuité de l’Activité préalablement établis. Tous se déclarent opérationnels. A ce message destiné à rassurer leurs clients, certains gestionnaires ajoutent de l’analyse. Ou la mise en œuvre de décisions spécifiques. Quelques-uns ont déjà, par exemple, décidé de différer le paiement des loyers de leurs locataires. D’autres rappellent l’exposition de leurs produits aux différents secteurs de l’immobilier. Et les niveaux de risques qui y sont attachés. D’autres, enfin, essayent d’estimer les conséquences globales de la crise sanitaire en cours sur l’ensemble des marchés immobiliers.

Pierrepapier.fr a recensé toutes les communications publiques disponibles à ce jour. Soit sur les sites des sociétés de gestion. Soit sur leurs profils LinkedIn. D’autres communications ont pu être envoyées directement aux clients, sans que nous en ayons eu connaissance. D’autres informations sont ou seront disponibles sur le site de l’association des gestionnaires d’actifs immobiliers (ASPIM). Voici donc :

  • la liste de ces communiqués ou messages, et le lien permettant d’y accéder, présentée sous forme de tableau
  • un bref verbatim, extrait de ces communications, pour chacune des sociétés de gestion référencées

AEW-Ciloger

« Dans l’immédiat, AEW Ciloger se veut pragmatique et à l’écoute des demandes d’accompagnement des locataires, notamment des commerçants. L’immobilier semble durablement à l’abri d’une remontée des taux, ce qui le rend toujours attractif. Les acteurs de l’immobilier semblent d’ailleurs s’attacher actuellement à mener à leur terme les transactions en cours, sans renégociation de prix ».

Accéder à l’ensemble du communiqué

Advenis REIM

« Compte tenu du contexte épidémique exceptionnel et des dernières informations gouvernementales, nous tenions à vous informer des mesures mises en place pour limiter la propagation du virus et son impact.

La santé et la sécurité de l’ensemble des collaborateurs d’Advenis Real Estate Investment Management étant au cœur de nos préoccupations, des dispositions ont été prises pour leur permettre de maintenir la meilleure qualité de service, et répondre à vos besoins à distance. Afin d’assurer la continuité de nos activités et pour vous accompagner au mieux, nos équipes restent donc connectées ».

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Alderan

« Toute l’équipe d’Alderan tient à vous informer sur la façon dont elle gère les conséquences de la crise sanitaire que la France rencontre actuelle. Les équipes restent mobilisées et joignables par téléphone ou par mail pour toute question »

Accéder à l’ensemble du communiqué

Amundi Immobilier

« L’évolution de l’épidémie du Coronavirus (COVID-19) a conduit Amundi à adopter des mesures pour se conformer aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et des autorités sanitaires des différents pays concernés. Elle a ainsi enclenché ses procédures, en lignes avec celles du groupe Crédit Agricole (actionnaire majoritaire d’Amundi), visant à limiter la propagation du virus et protéger la santé et la sécurité de la population, et celles assurant la poursuite de ses activités en cas d’épidémie. Amundi a par ailleurs pris toutes les dispositions pour assurer la continuité des activités et services rendus à ses clients ».

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Atland-Voisin

« Dans ce contexte particulier, nous vous informons que notre entreprise a pris les mesures organisationnelles adéquates pour poursuivre ses activités. Ces mesures sont guidées par plusieurs impératifs : garantir la sécurité de nos équipes, assurer la continuité du service vis-à-vis de tous nos clients (épargnants et locataires), et contribuer à l’effort collectif. La gestion des risques fait partie intégrante de notre métier d’investisseur et de notre exercice quotidien de pilotage de la performance des SCPI. La connaissance que nous avons de notre patrimoine nous permet d’identifier les enjeux, secteur par secteur, ville par ville, immeuble par immeuble, locataire par locataire. Une cellule de crise est en place pour le suivi des relations avec ces derniers, en fonction de leur situation particulière et de leur exposition au contexte actuelle».

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Atream

« Atream et ses équipes sont mobilisés. Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons, Atream a mis en place son Plan de Continuité d’Activité permettant de protéger ses collaborateurs et de suivre les recommandations gouvernementales dont nous sommes solidaires, afin de limiter la propagation du virus Covid-19. Atream fermé hier ses bureaux mais demeure évidemment en mesure d’assurer ses missions auprès de vous comme à l’habitude. Vos demandes seront traitées avec diligence ».

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BNP Paribas REIM

« Au regard de la situation engendrée par la propagation du coronavirus (COVID-19), BNP Paribas REIM a pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité, la santé et le bien-être de ses collaborateurs, clients et fournisseurs. Nous avons immédiatement mis en œuvre un plan d’actions destiné à assurer la continuité de nos services auprès de nos clients et partenaires ».

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Cleaveland (groupe Edmond de Rothschild)

« Nous souhaitons vous informer des mesures prises par le Groupe Edmond de Rothschild dans le contexte d’épidémie de COVID-19. La priorité de notre Groupe est d’assurer la protection de la santé de nos collaborateurs, clients et partenaires commerciaux, tout en assurant la poursuite de nos activités ».

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Corum

« En raison de la crise sanitaire qui affecte l’Europe et pour la première fois depuis 9 ans, nous aurons des difficultés cette année à tenir tous nos objectifs. Pour autant vous pouvez compter sur notre engagement et notre mobilisation pour défendre votre épargne sur le long terme. Aujourd’hui nous faisons face à une situation exceptionnelle et vivons une crise majeure. Il faut continuer à penser long terme, donc au-delà de cette crise. Nous allons par conséquent aider les locataires les plus touchés par cette crise, en différant le paiement de leurs loyers ».

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Fiducial Gérance

« Au regard de la situation exceptionnelle et des annonces faites par le gouvernement, nous tenions à partager avec vous les mesures de précaution, de prévention et d’organisation mises en place par le groupe Fiducial et plus particulièrement Fiducial Gérance. L’objectif est de vous garantir la meilleure qualité de service et d’assurer la sécurité de nos collaborateurs. Pour assurer la continuité de nos services, nos équipes sont organisées pour être en mesure de travailler à distance ».

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Foncia Pierre Gestion

« La situation d’urgence à laquelle nous sommes aujourd’hui tous confrontés nous oblige à prendre des mesures exceptionnelles. Afin de faire face à la propagation du coronavirus, et dans le respect des annonces du gouvernement, nous avons tous et toutes la responsabilité de nous protéger collectivement. Nos préoccupations en tant que professionnels se concentrent bien évidemment sur la sécurité, celle de nos clients, de nos partenaires et bien sûr de nos équipes mais également sur la continuité de nos activités et de nos services. Nous restons tous concentrés sur la gestion de nos cinq SCPI ».

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Foncière Magellan

« Face à la pandémie qui nous touche, Foncière Magellan est plus que jamais engagée et mobilisée pour vous offrir un service de qualité, tout en garantissant la sécurité de ses collaborateurs. Nous entrons dans une phase où le recours au télétravail va être favorisé et généralisé. Notre système d’information nous permet de travailler à distance. Et nous disposons d’outils digitaux pour organiser des réunions en visioconférence. Vos interlocuteurs habituels restent donc opérationnels et à vos côtés pour assurer la continuité des opérations en cours. Vous pouvez les joindre par mail et sur leurs téléphones portables. Toutes les mesures prises résultent de la mise-en-œuvre de notre plan interne de continuité d’activité déjà existant. L’agilité fait partie de notre ADN depuis toujours et nous relèverons à nouveau ce défi ! »

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Foncières et Territoires

« Dans cette situation exceptionnelle, nos équipes restent mobilisées pour maintenir leur réactivité dans leurs échanges avec leurs interlocuteurs. L’ensemble des demandes seront traitées avec diligence et dans les meilleurs délais ».

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HSBC REIM

« Dans les circonstances actuelles du Coronavirus, à titre exceptionnel et jusqu’à publication d’une information contraire, nous vous recommandons de prendre contact avec HSBC REIM (France) par mail pour toute demande concernant vos parts de SCPI. Nous vous recommandons également d’envoyer toute demande de retrait complète par scan préalablement ou concomitamment à l’envoi par courrier ».

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Immovalor Gestion

« Au regard du contexte sanitaire actuel et de récentes consignes du gouvernement, Immovalor Gestion s’adapte et se mobilise pour assurer la continuité de service et répondre à vos sollicitations ».

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Intergestion

« La situation exceptionnelle que nous vivons est sans précédent. C’est pourquoi nous souhaitons vous apporter toutes les informations de nature à répondre aux questions que vous vous posez sur les répercussions qui pourraient concerner la SCPI Cristal Rente. En premier lieu, nous avons dès lundi mis en œuvre le plan de continuité de l’activité de la Société de gestion de portefeuille afin d’assurer la pérennité de son fonctionnement durant la période de confinement de la population. L’ensemble des services fonctionnels et opérationnels de la Société est activé au moyen du télétravail. Tous les collaborateurs à leur domicile sont équipés de leur ordinateur de bureau permettant l’accès aux outils et logiciels nécessaires à la poursuite de nos activités ».

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Kyaneos AM

« Dans les circonstances actuelles, nous tenons à vous assurer que les équipes de Kyaneos AM sont mobilisées pour vous fournir la meilleure qualité de service. Nous avons pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de tous et assurer la continuité de nos activités ».

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La Française REIM

« Les équipes de la Française sont opérationnelles. Disposant du socle technologique et humain pour rester opérationnel et adaptable, La Française a graduellement augmenté son niveau de précautions sanitaires en encourageant le travail à distance et réduisant drastiquement les déplacements. Ce fonctionnement distant nécessite d’adapter certaines habitudes de travail. Mais l’ensemble des fonctions de gestion des SCPI et OPCI est assuré de manière normale et sécurisée. Quel impact aura cette épidémie sur l’immobilier et notamment sur les fonds gérés par La Française ? Le fonctionnement proprement dit des fonds n’est pas impacté par cette crise. La comptabilité, la distribution trimestrielle, la fiscalité annuelle, les assemblées générales… tous ces processus vont se poursuivre de manière quasi normale ».

Accéder à l’ensemble du communiqué

Norma Capital

« Depuis une quinzaine de jours, Norma Capital avait anticipé les mesures édictées par le gouvernement, notamment en complétant le parc d’ordinateurs portables, qui permet à 85% des salariés d’avoir accès de chez eux à leurs courriers électroniques et à l’ensemble des éléments nécessaires à la réalisation de leurs tâches.  Une attention particulière a été apportée à la gestion de l’existant. Les fonctions essentielles sont assurées, de la direction commerciale à la direction immobilière ».

Accéder à l’ensemble du communiqué Fair Invest

Accéder à l’ensemble du communiqué Vendôme Régions

Novaxia Investissement

« La crise sanitaire que nous traversons nous amène à adapter notre organisation. Dès vendredi 13 mars, nous avons mis en place des mesures permettant de préserver la santé des collaborateurs, et celle de nos compatriotes. En limitant les contacts au strict nécessaire, chacun d’entre nous participe au combat qui se mène contre le virus Covid-19. Vous nous avez confié votre épargne, nous serons à la hauteur de votre confiance ».

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Paref Gestion

« Suite aux mesures de confinement récemment annoncées par le Président de la République, la Direction du Groupe Paref a pris les mesures nécessaires afin d’assurer, pour nos associés, comme pour nos partenaires, un suivi optimal dans la poursuite de nos activités. L’ensemble des collaborateurs du Groupe (sur nos implantations de France, de Suisse et d’Italie) travaillent désormais depuis leur domicile. Tous sont équipés du matériel informatique adéquat et des accès téléphoniques et digitaux (Plateforme et accès à distance) permettant d’assurer la continuité de notre activité dans les meilleures conditions. Enfin nous organisons quotidiennement un comité de suivi de l’activité. La proximité avec nos locataires et l’adaptabilité de notre politique de gestion, avec prudence et discernement, sont plus que jamais de circonstance en cette période mouvementée ».

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Perial Asset Management

« Perial AM s’adapte pour assurer la continuité de service. Dans ce contexte exceptionnel, nous souhaitons vous donner quelques précisions sur la façon dont nos équipes s’organisent et adaptent leurs modes de travail. Notre objectif consiste à assurer la continuité de nos activités pour tous nos clients. Ainsi, des dispositions ont été prises pour permettre aux collaborateurs de Perial Asset Management en télétravail de pouvoir assurer un service identique ».

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Primonial REIM

« Le Groupe Primonial a élaboré, depuis plusieurs années, un solide plan de continuité des activités, en vue de faire face à une situation exceptionnelle comme celle-ci et adapter en conséquence ses moyens financiers, techniques et humains permettant d’assurer la continuité de ses missions ».

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Sofidy

« Compte-tenu du contexte d’épidémie en cours (COVID-19) et des mesures de prévention prises par le gouvernement français, nous vous informons que SOFIDY a enclenché un dispositif de continuité d’activité, afin de garantir la poursuite de nos activités au quotidien et de nous conformer aux recommandations des autorités sanitaires. Les fonctions de gestion opérationnelle de SOFIDY se sont organisées pour fonctionner à distance de manière optimale, et la très grande majorité de nos équipes est dorénavant en télétravail. Parallèlement, la société de gestion a activé des procédures internes de travail collaboratif et de communication pour vous assurer un maintien qualitatif de nos relations ».

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Sogenial Immobilier

« Comme vous le savez, nous avons toutes et tous la responsabilité de nous protéger collectivement. Les équipes de Sogenial Immobilier n’échappent pas à cette règle. Par conséquent, nous avons activé dès le week-end dernier notre Plan de Continuité d’Activité pour l’ensemble de nos équipes. Sachez que nous avons à cœur de maintenir le service, nous nous sommes mobilisés et organisés en amont pour que l’ensemble de nos collaborateurs soient disponibles en télétravail et aient accès à l’ensemble des ressources habituelles de l’entreprise permettant une continuité de gestion de nos activités et de vos dossiers. Nous restons en contact permanent avec nos locataires, nos banques et nos partenaires afin de suivre la situation en temps réel et être en mesure d’adopter des solutions pragmatiques aux différentes demandes »

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Frédéric Tixier


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SCPI Atland Voisin : des rendements jusqu’à 5,85%

La société de gestion vient de dévoiler le niveau de sa collecte 2019. Elle progresse de 70% par rapport à 2018. Les taux de distribution de ses 3 SCPI s’affichent une nouvelle fois dans le haut de la fourchette. Quoique globalement en léger retrait d’une année à l’autre.

Encore une année de forte croissance pour la société de gestion Atland Voisin. Depuis sa reprise par Foncière Atland, en 2015, l’ex-belle endormie dijonnaise connaît un rythme de développement exponentiel. En 2019, elle réalise une collecte de nouveau en forte hausse. Ses encours en SCPI frôlent désormais les 1,3 milliard d’euros. Et les rendements 2019 sont toujours dans le haut du panier…

Un encours sous gestion multiplié par 6 en 4 ans

« Atland Voisin poursuit sa percée remarquée sur le marché », se félicite d’ailleurs Jean-Christophe Antoine, aux commandes de la société de gestion depuis début 2016. Depuis son entrée dans le groupe Atland, l’encours sous gestion a été multiplié par 6. Passant de 250 M€ fin 2015 à 1,5 Md€ fin 2019. La collecte en SCPI, en très forte croissance, explique l’essentiel de cette progression. En 2019, elle atteint près de 500 M€. Soit 70% de mieux qu’en 2018 (380 M€). Et 56 fois plus qu’en 2015 (8,9 M€)… Comme les années précédentes, le principal de la collecte est porté par la SCPI désormais paquebot d’Atland Voisin : Epargne Pierre. Cette dernière a collecté 480 M€ d’argent frais l’an dernier. Et affiche désormais une capitalisation supérieure au milliard d’euros…


Une croissance portée par la SCPI Epargne Pierre

Les autres véhicules du groupe alignent des résultats moins flamboyants. Mais pas pour autant anecdotiques. Immo Placement, en phase d’augmentation de capital depuis juin 2019, a récolté près de 16 M€. Et espère accroître de 30% cette somme d’ici juin 2020. Foncière Remusat, une SCPI de commerce elle aussi à capital fixe, n’a pas en revanche ouvert son capital l’an dernier. Atland Voisin gère par ailleurs un OPPCI (Dumoulin), qui « a réalisé plusieurs opérations emblématiques » en 2019. Elle est également actionnaire (à 50%) de la société de gestion MyShareCompany, qui gère désormais MyShareSCPI. Cette dernière a recueilli 80 M€ de souscriptions l’an dernier. En dépit d’une accélération constante de sa collecte, Epargne Pierre affiche encore un taux de distribution très au-delà de la moyenne du marché.

Des rendements dans le haut de la fourchette du marché

Avec un DVM de 5,85% en 2019, la SCPI fait toutefois moins bien qu’en 2018 (5,97%). Mais ce recul s’explique en réalité, selon Atland Voisin, par une généreuse dotation du report à nouveau. Epargne Pierre a en effet enregistré « un résultat net lui permettant d’afficher une capacité distributive de 6,14% », explique la société de gestion. Un taux qui ne tient en outre pas compte « des distributions de plus-values à venir ». Et qui a été obtenu avec un effet de levier plutôt faible. Le taux d’endettement d’Epargne Pierre n’est en effet pour l’heure qu’à 3,57%. Elle conserve donc une marge de manœuvre importante pour doper sa rentabilité à venir. Côté Foncière Remusat, le rendement est lui aussi en légère baisse (5,21% vs 5,45%). Immo Placement affiche en revanche une hausse de son DVM, passé de 5,48% à 5,52%.


Poursuite de la croissance en 2020, mais risques à l’horizon

Les 3 SCPI d’Atland Voisin se situent donc au-dessus du DVM moyen du marché, estimé autour de 4,40%. La société de gestion anticipe la poursuite de la croissance du marché des SCPI en 2020. Ce qui risque d’encore d’accroître la concurrence entre les acteurs, notamment en termes d’acquisitions. Or, rappelle Atland Voisin, « jusqu’à présent la croissance du marché immobilier suffisait à réaliser une performance positive ». Ajoutant, comme une mise en garde : « ce temps nous semble bientôt révolu »… Pour continuer à produire de la performance au cours des prochaines années, certaines qualités seront nécessaires. Convictions, compétences, sélectivité, travail des équipes immobilières, précise Atland Voisin. Mais aussi intégration des critères ISR. Et la société de gestion entend bien « rester dans cette catégorie d’acteurs ». En complément de son activité SCPI, elle prévoit par ailleurs de mettre en place de « nouveaux relais de croissance ».

Frédéric Tixier


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A propos d’Atland Voisin(i)

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, Atland Voisin gère plusieurs SCPI en immobilier d’entreprise qui représentaient un patrimoine de près de 1,5 Mds € pour le compte de 23 000 associés environ au 31/12/2019. Son développement se poursuit en 2019 avec une collecte de près de 500 M€. Atland Voisin est filiale de Foncière Atland, Société d’Investissement Immobilier Cotée.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Immo Placement joue les prolongations

La SCPI gérée par Atland Voisin – le nouveau nom de la société de gestion Voisin – majore de 30% le montant de son augmentation de capital. Et annonce un taux de distribution 2019 (5,51%) en progression par rapport à 2018 (5,48%).

Succès sur toute la ligne pour Immo Placement. La SCPI à capital fixe gérée par Atland-Voisin[1], en phase d’augmentation de capital depuis juin 2019, a déjà fait carton plein. En 6 mois, elle a collecté l’intégralité des sommes envisagées : 15,4 M€.

Immo Placement majore de 30% le montant de son augmentation de capital

Raison pour laquelle elle vient de décider de relever le plafond de la levée de fonds en cours. Ses modalités juridiques l’y autorisent. Cette augmentation de capital, comme la plupart des autres opérations de ce type, prévoit en effet la possibilité, pour la société de gestion, d’utiliser une clause dite de surallocation. Qui lui permet d’augmenter jusqu’à 30% le niveau des sommes à collecter. Le plafond de l’augmentation de capital d’Immo Placement a donc été porté à 20 M€. Ces 5 M€ supplémentaires pourront être souscrits jusqu’au 30 avril prochain, date de clôture de l’opération.

Un prix de souscription en hausse de 2,35%

Pour mémoire, le prix de souscription est fixé à 870 €. Cette nouvelle valeur constate une hausse de 2,35% par rapport à l’ancien prix de souscription (850 €), établi lors de la précédente augmentation de capital (en 2018). Et de 4,82% par rapport à celui fixé lors de l’opération menée en 2016/2017 (830 €). Cette revalorisation est justifiée par l’appréciation régulière du patrimoine d’Immo Placement. Dont la valeur de reconstitution a progressé de 1,98% en 2018. A noter que le prix de souscription reste de ce fait inférieur de 5% à cette valeur de reconstitution 2018[2].

Un taux de distribution 2019 en hausse par rapport à 2018

Le succès de cette nouvelle tranche est quasi assuré. Comme l’écrit Jean-Christophe Antoine, le président d’Atland-Voisin, dans le dernier bulletin trimestriel de la SCPI, « les excellents résultats 2019 devraient soutenir cette tendance » favorable à la collecte. Immo Placement affiche en effet un résultat avant distribution et un dividende en hausse par rapport à 2018. Le dividende 2019 devrait s’établir à 48 € par part[3], soit 4,16% au-delà de son niveau 2018 (46,08€). Le prix moyen de la part (VPM), compte tenu de l’augmentation de capital, s’est également apprécié l’an dernier. De 3,38% précise Atland-Voisin. Une hausse conséquente -et favorable aux actionnaires- qui n’empêche pas le taux de distribution sur valeur de marché (DVM) de s’afficher lui aussi en légère progression. Ce ratio[4] s’établirait à 5,51%, soit au delà du rendement 2018 (5,48%). Et probablement, une nouvelle fois, au-dessus de la moyenne du marché des SCPI…

Amélioration du taux d’occupation financier

Immo Placement, désormais diversifiée sur l’ensemble des métropoles régionales, possède également un autre atout. Elle dispose en effet de réserves importantes, correspondant à 115 jours de distribution. Le fruit d’une longue stratégie d’investissements rentables -Immo Placement a été lancée en… 1968-, que les augmentations de capital successives lui ont permis de continuer à déployer ces derniers mois. En 2019, la SCPI s’est notamment renforcée sur la région lyonnaise. Sur le dernier semestre, elle a procédé à trois acquisitions à Lyon. Exclusivement des actifs de bureaux, pour un total d’un peu plus de 18,7 M€. Un renouvellement du patrimoine qui lui a notamment permis d’améliorer, une nouvelle fois, son taux d’occupation financier. Celui-ci est passé de 92,27% (fin mars 2019) à 94,6% (fin 2019).

Frédéric Tixier

[1] La société de gestion Voisin a changé de nom et s’appelle dorénavant Atland-Voisin
[2] 916,12 €
[3] En 4 acomptes de 11,25 € + un solde de 3,00 € réparti prorata temporis sur l’année
[4] Le taux de Distribution sur Valeur de Marché (DVM) d’une SCPI est égal au rapport entre le dividende brut distribué et le prix moyen de la part (VPM)


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A propos de Voisin(i)

Créateur et gérant de produits collectifs immobiliers (SCPI-OPCI) depuis 1968, Atland Voisin opère sur l’ensemble du marché français depuis Paris et Dijon. En tant que filiale de Foncière Atland, société d’investissement immobilier cotée (SIIC) spécialisée en immobilier d’entreprise, Atland-Voisin fait partie du Groupe Atland, un acteur global et indépendant de l’immobilier.

  (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société