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Jean-Marc Coly, Amundi Immobilier : « Nous avons décidé de retenir une approche "maximaliste" »...

Jean-Marc Coly, directeur général d’Amundi Immobilier, répond aux questions de pierrepapier.fr. Comment le leader de la gestion d’actifs immobiliers vit-il la crise ? A combien estime-t-il les pertes locatives potentielles de ses véhicules sous gestion ? Et, surtout, à quoi doivent s’attendre, en termes de rendement, les associés de ses SCPI ? Interview.

Que peut-on dire, aujourd’hui, de l’état des marchés immobiliers, côté gestionnaires d’actifs ?

Jean-Marc Coly – Ils sont, globalement, à l’arrêt. Mais toute activité n’a pas cessé. Les investissements que nous avions initiés, avant la crise, sont toujours en cours de traitement. Ils sont d’ailleurs, pour la plupart, en voie de finalisation. Nous devrions avoir bouclé, d’ici la fin du confinement, au moins 3 ou 4 opérations d’envergure. En France, mais également en Europe. C’est important, car nous restons ainsi en mesure de déployer les capitaux collectés. Côté arbitrages, c’est-à-dire cessions de certains de nos actifs, là encore, et plus étonnement, nous n’enregistrons pas de rétractations. Ni, d’ailleurs, de renégociations sur les prix convenus avant la crise. L’attentisme, que nous avons pu observer au cours de la première semaine de confinement, résulte plus d’interrogations sur les modalités de financement que de remise en cause du bien fondé de l’opération, côté acheteurs. Ce qui est plutôt positif…

Quid de la gestion locative ?

Jean-Marc Coly – La partie commercialisation des actifs existants auprès de nouveaux locataires est beaucoup plus « calme ». La situation actuelle ne pousse pas les entreprises à rechercher de nouveaux locaux. Et les visites sont impossibles. En revanche, les relations avec les locataires existants sont intenses. Beaucoup nous interrogent sur de possibles aménagements. Les demandes de report -ou d’annulation – proviennent majoritairement des locataires d’actifs de commerces ou d’hôtels. Mais aussi de certains locataires de bureaux, dont l’activité est fortement impactée par la crise. Nous étudions toutes les demandes, au cas par cas, en vertu d’une approche à la fois solidaire envers les entreprises, et respectueuse de l’intérêt des actionnaires de nos fonds.

Envisagez-vous l’annulation pure et simple de certains loyers ?

Jean-Marc Coly – Nous nous sommes engagés à suspendre le recouvrement des loyers et des charges des TPE/PME les plus fragiles. Et serons sans doute amenés à consentir des reports de loyers, voire même des franchises supplémentaires, à certains autres locataires. Mais moins enclins à envisager des annulations pures et simples… C’est en fait en sortie de crise, lorsque chacun aura une vision plus précise de l’impact sur son activité, que s’engageront des discussions posées et réalistes. Il faudra faire le tri entre ceux qui ont réellement souffert. Et ceux qui ont cherché à profiter de la situation… Bien que, là encore, se posera la question des indicateurs à prendre en compte…

Etes-vous déjà capable d’estimer le niveau des pertes locatives potentielles ?

Jean-Marc Coly – La réalité, c’est que personne, aujourd’hui, n’est réellement en mesure d’établir un chiffre. Son niveau dépend de facteurs -et notamment la durée des confinements- qui vont nécessairement varier au cours des prochaines semaines. Nous avons donc décidé de retenir une approche « maximaliste ». En prenant les hypothèses les plus extrêmes. Ce scénario du risque maximal conduirait à la perte totale des revenus locatifs versés par nos locataires des secteurs commerces et hôtellerie[1]. Et à la perte d’environ 20% des loyers du secteur bureaux[2]. Pertes auxquelles il faudrait ajouter les charges des immeubles que nous serions obligés de régler en lieu et place des locataires…Dans l’hypothèse où ces pertes se matérialiseraient sur l’ensemble des 2e et 3e trimestres, seuls 40% des loyers théoriques seraient donc recouvrés durant cette période de 6 mois. Soit, sur l’ensemble de l’année 2020, un taux de recouvrement d’environ 70%.

Donc, environ 30% de pertes locatives sur l’ensemble de l’année 2020 ?

Jean-Marc Coly – Ce ne sont pas des loyers « perdus ». Ils seront, à terme, récupérés. Sans doute, il est vrai, pas entièrement. Mais, encore une fois, il s’agit d’un scénario extrême. Nous ne pensons pas qu’il se réalisera dans de telles proportions. En outre, si l’on raisonne en trésorerie sur 2020, nous estimons également que nous serons en mesure, dès le 4e trimestre, d’encaisser une partie des loyers qui n’auraient pas été perçus aux 2e et 3e trimestres précédents.

Quel impact sur la distribution de vos SCPI ?

Jean-Marc Coly – Pour être totalement transparent, la décision n’est pas encore arrêtée. Nous nous demandons si ce « pire anticipé » ne doit pas, d’ores et déjà, être matérialisé dans les acomptes prévisionnels. Et dès le prochain versement, qui doit intervenir avant la fin du mois d’avril. Si cette décision est prise, elle conduirait à réduire d’environ 30% l’acompte versé. Ce qui, en termes de rendement moyen, reviendrait à passer d’un rendement prévisionnel de l’ordre d’un peu plus de 4% à un peu plus de 3%. Nos conseils de surveillance, que nous avons interrogés, ne trouvent pas cette hypothèse aberrante. D’autant plus qu’il s’agirait d’une minoration temporaire. Si la situation s’améliore aux 2e et au 3e trimestre, les acomptes prévisionnels pourraient être revus à la hausse. Et plus encore au 4e trimestre, où la visibilité se sera, nous l’espérons, grandement améliorée.

Pourquoi ne pas utiliser les reports à nouveau qui, pour vos SCPI, sont pourtant à des niveaux extrêmement élevés ?

Jean-Marc Coly – Cette hypothèse est bien entendu envisagée. Ces réserves ont été constituées dans cet objectif : pallier des pertes de revenus temporaires. Le degré d’utilisation de ces reports à nouveau, destinés à conforter le niveau de distribution annuelle, dépendra, là encore, de la situation qui aura prévalu durant la crise. Il sera décidé en fin d’année. Encore une fois, notre logique est une logique de prudence. Nous envisageons la situation du pire. Pour mieux reconstruire la situation du meilleur.


En sortie de crise se posera toujours la question de la résilience des locataires. Mais aussi celle de la valorisation -dévalorisation- des actifs immobiliers ? Que peut-on dire aujourd’hui ?

Jean-Marc Coly – Personne n’a de boule de cristal… Ce que je constate, c’est qu’ayant déjà vécu plusieurs crises, celle-ci intervient à un moment où les marchés immobiliers étaient finalement assez « raisonnables ». Certes, les prix ont augmenté ces dernières années. Certes, les taux de rendement ont baissé. Mais nous étions, avant le début de la crise, à des niveaux de primes de risque encore historiquement très élevés. De l’ordre de 250 à 350 points de base, pour les actifs prime, au-dessus des taux de long terme. Ce qui laisse une marge de manœuvre importante. En supposant que les taux de rendement baissent de 10 à 30 points de base, l’impact sur nos portefeuilles d’actifs existants sera marginal. Par ailleurs, côté loyers, des facteurs de soutien sont toujours présents. Les actifs d’immobilier d’entreprise ne sont pas en situation de sur-vacance ou de surproduction.

Qu’en pensent les experts immobiliers ?

Jean-Marc Coly – Ils cherchent, eux aussi, des références… A court terme, comme nous, ils considèrent que ce n’est pas quelques mois de loyers reportés qui vont changer la valeur d’un actif. En revanche, à plus long terme, les valorisateurs vont intégrer l’impact de la crise économique sur le niveau des loyers, et donc sur les niveaux de valorisation. Car il est clair que la tendance haussière qui prévalait en début d’année n’est plus d’actualité. La hausse des loyers peut se poursuivre, mais beaucoup plus modérément. Ou s’arrêter purement et simplement. C’est sans doute ce facteur loyer, plus que le facteur taux, qui fera « bouger » les valeurs d’expertises au cours des prochains mois…

Nous avons évoqué le risque loyers, le risque valorisation. Quid du risque sur la liquidité des SCPI ?

Jean-Marc Coly – C’est effectivement une crainte qui est régulièrement évoquée. A tort, pour l’instant. Car les données que nous avons compilées, chez Amundi Immobilier, et croisées avec d’autres gestionnaires, montrent que pour l’heure les souscriptions sont toujours très largement supérieures aux rachats. Les demandes de rachats n’ont pas augmenté. Il y en a, comme toujours. Mais elles n’augmentent pas. Ce qui tendrait à prouver que les épargnants ont bien compris que l’immobilier pouvait jouer ce rôle d’amortisseur qu’on lui attribue.

Qu’en est-il de la collecte ?

Jean-Marc Coly – Nous avons fait le point à fin mars. Ce qui inclut les 15 premiers jours du confinement. Et bien la collecte demeure, chez Amundi Immobilier en tout cas, très significative. Le chiffre n’est pas encore définitivement arrêté, mais il est clairement supérieur à celui constaté en mars 2019. Et le niveau de collecte est relativement homogène dans tous nos réseaux. Il faut bien sûr attendre les chiffres d’avril. Mais nous n’anticipons pas de fléchissement significatif sur la collecte en SCPI. Ni d’ailleurs sur celle dirigée vers notre OPCI phare, Opcimmo, qui a connu une collecte nette positive sur la dernière quinzaine du mois de mars.

Votre scénario de sortie de crise ?

Jean-Marc Coly – Amundi a déjà livré sa vision. Nous espérons voir les premiers effets de la reprise à partir du 4e trimestre. La reprise sera progressive, et peut être ponctuée de rechutes. La reprise sera plus ou moins forte selon les secteurs. Dans l’immobilier, elle produira les mêmes effets que les crises précédentes. Ce sont les actifs de qualité, ceux qui sont d’ailleurs les moins impactés, qui se rétabliront le plus rapidement…

Propos recueillis par Frédéric Tixier


[1] Deux secteurs qui représentent environ 20% du patrimoine géré par les principaux véhicules d’investissement collectif d’Amundi Immobilier

[2] Secteur qui représente environ 80% du patrimoine géré par les principaux véhicules d’investissement collectif d’Amundi Immobilier


Toutes les communications de crise d’Amundi Immobilier

Flash infos Amundi Immobilier du 20 mars

Communication spécifique sur Opcimmo

Flash Covid-19 du 6 mars


Lire aussi

A quels secteurs de l’immobilier les SCPI sont-elles les plus exposées ?

L’impact prévisionnel de la crise coronavirus sur les SCPI… d’Amundi Immobilier


A propos d’Amundi Immobilier(i)

Amundi Immobilier, filiale dédiée dans la gestion d’actifs immobiliers d’Amundi (N°1 de l’asset management en Europe et dans le top 10 mondial), est spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers axés sur le marché européen. Avec 37,6 Mds d’euros sous gestion fin 2019, elle est n°1 en France en collecte et en capitalisation pour les SCPI et OPCI grand public.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Coronavirus : ce que disent les sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI

Depuis le début de la crise, et la période de confinement, les sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI se sont organisées pour maintenir l’activité. La grande majorité d’entre elles ont adressé des messages à leurs clients. Liste (presque) exhaustive de leurs communications disponibles en ligne…   

Organisés pour poursuivre la gestion des actifs immobiliers

C’est clair, les gestionnaires de SCPI et d’OPCI se sont organisés pour poursuivre la gestion de leurs actifs immobiliers, dans le contexte de confinement que l’on sait. Une grande partie d’entre eux s’appuie sur les Plans de Continuité de l’Activité préalablement établis. Tous se déclarent opérationnels. A ce message destiné à rassurer leurs clients, certains gestionnaires ajoutent de l’analyse. Ou la mise en œuvre de décisions spécifiques. Quelques-uns ont déjà, par exemple, décidé de différer le paiement des loyers de leurs locataires. D’autres rappellent l’exposition de leurs produits aux différents secteurs de l’immobilier. Et les niveaux de risques qui y sont attachés. D’autres, enfin, essayent d’estimer les conséquences globales de la crise sanitaire en cours sur l’ensemble des marchés immobiliers.

Pierrepapier.fr a recensé toutes les communications publiques disponibles à ce jour. Soit sur les sites des sociétés de gestion. Soit sur leurs profils LinkedIn. D’autres communications ont pu être envoyées directement aux clients, sans que nous en ayons eu connaissance. D’autres informations sont ou seront disponibles sur le site de l’association des gestionnaires d’actifs immobiliers (ASPIM). Voici donc :

  • la liste de ces communiqués ou messages, et le lien permettant d’y accéder, présentée sous forme de tableau
  • un bref verbatim, extrait de ces communications, pour chacune des sociétés de gestion référencées

AEW-Ciloger

« Dans l’immédiat, AEW Ciloger se veut pragmatique et à l’écoute des demandes d’accompagnement des locataires, notamment des commerçants. L’immobilier semble durablement à l’abri d’une remontée des taux, ce qui le rend toujours attractif. Les acteurs de l’immobilier semblent d’ailleurs s’attacher actuellement à mener à leur terme les transactions en cours, sans renégociation de prix ».

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Advenis REIM

« Compte tenu du contexte épidémique exceptionnel et des dernières informations gouvernementales, nous tenions à vous informer des mesures mises en place pour limiter la propagation du virus et son impact.

La santé et la sécurité de l’ensemble des collaborateurs d’Advenis Real Estate Investment Management étant au cœur de nos préoccupations, des dispositions ont été prises pour leur permettre de maintenir la meilleure qualité de service, et répondre à vos besoins à distance. Afin d’assurer la continuité de nos activités et pour vous accompagner au mieux, nos équipes restent donc connectées ».

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Alderan

« Toute l’équipe d’Alderan tient à vous informer sur la façon dont elle gère les conséquences de la crise sanitaire que la France rencontre actuelle. Les équipes restent mobilisées et joignables par téléphone ou par mail pour toute question »

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Amundi Immobilier

« L’évolution de l’épidémie du Coronavirus (COVID-19) a conduit Amundi à adopter des mesures pour se conformer aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et des autorités sanitaires des différents pays concernés. Elle a ainsi enclenché ses procédures, en lignes avec celles du groupe Crédit Agricole (actionnaire majoritaire d’Amundi), visant à limiter la propagation du virus et protéger la santé et la sécurité de la population, et celles assurant la poursuite de ses activités en cas d’épidémie. Amundi a par ailleurs pris toutes les dispositions pour assurer la continuité des activités et services rendus à ses clients ».

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Atland-Voisin

« Dans ce contexte particulier, nous vous informons que notre entreprise a pris les mesures organisationnelles adéquates pour poursuivre ses activités. Ces mesures sont guidées par plusieurs impératifs : garantir la sécurité de nos équipes, assurer la continuité du service vis-à-vis de tous nos clients (épargnants et locataires), et contribuer à l’effort collectif. La gestion des risques fait partie intégrante de notre métier d’investisseur et de notre exercice quotidien de pilotage de la performance des SCPI. La connaissance que nous avons de notre patrimoine nous permet d’identifier les enjeux, secteur par secteur, ville par ville, immeuble par immeuble, locataire par locataire. Une cellule de crise est en place pour le suivi des relations avec ces derniers, en fonction de leur situation particulière et de leur exposition au contexte actuelle».

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Atream

« Atream et ses équipes sont mobilisés. Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons, Atream a mis en place son Plan de Continuité d’Activité permettant de protéger ses collaborateurs et de suivre les recommandations gouvernementales dont nous sommes solidaires, afin de limiter la propagation du virus Covid-19. Atream fermé hier ses bureaux mais demeure évidemment en mesure d’assurer ses missions auprès de vous comme à l’habitude. Vos demandes seront traitées avec diligence ».

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BNP Paribas REIM

« Au regard de la situation engendrée par la propagation du coronavirus (COVID-19), BNP Paribas REIM a pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité, la santé et le bien-être de ses collaborateurs, clients et fournisseurs. Nous avons immédiatement mis en œuvre un plan d’actions destiné à assurer la continuité de nos services auprès de nos clients et partenaires ».

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Cleaveland (groupe Edmond de Rothschild)

« Nous souhaitons vous informer des mesures prises par le Groupe Edmond de Rothschild dans le contexte d’épidémie de COVID-19. La priorité de notre Groupe est d’assurer la protection de la santé de nos collaborateurs, clients et partenaires commerciaux, tout en assurant la poursuite de nos activités ».

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Corum

« En raison de la crise sanitaire qui affecte l’Europe et pour la première fois depuis 9 ans, nous aurons des difficultés cette année à tenir tous nos objectifs. Pour autant vous pouvez compter sur notre engagement et notre mobilisation pour défendre votre épargne sur le long terme. Aujourd’hui nous faisons face à une situation exceptionnelle et vivons une crise majeure. Il faut continuer à penser long terme, donc au-delà de cette crise. Nous allons par conséquent aider les locataires les plus touchés par cette crise, en différant le paiement de leurs loyers ».

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Fiducial Gérance

« Au regard de la situation exceptionnelle et des annonces faites par le gouvernement, nous tenions à partager avec vous les mesures de précaution, de prévention et d’organisation mises en place par le groupe Fiducial et plus particulièrement Fiducial Gérance. L’objectif est de vous garantir la meilleure qualité de service et d’assurer la sécurité de nos collaborateurs. Pour assurer la continuité de nos services, nos équipes sont organisées pour être en mesure de travailler à distance ».

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Foncia Pierre Gestion

« La situation d’urgence à laquelle nous sommes aujourd’hui tous confrontés nous oblige à prendre des mesures exceptionnelles. Afin de faire face à la propagation du coronavirus, et dans le respect des annonces du gouvernement, nous avons tous et toutes la responsabilité de nous protéger collectivement. Nos préoccupations en tant que professionnels se concentrent bien évidemment sur la sécurité, celle de nos clients, de nos partenaires et bien sûr de nos équipes mais également sur la continuité de nos activités et de nos services. Nous restons tous concentrés sur la gestion de nos cinq SCPI ».

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Foncière Magellan

« Face à la pandémie qui nous touche, Foncière Magellan est plus que jamais engagée et mobilisée pour vous offrir un service de qualité, tout en garantissant la sécurité de ses collaborateurs. Nous entrons dans une phase où le recours au télétravail va être favorisé et généralisé. Notre système d’information nous permet de travailler à distance. Et nous disposons d’outils digitaux pour organiser des réunions en visioconférence. Vos interlocuteurs habituels restent donc opérationnels et à vos côtés pour assurer la continuité des opérations en cours. Vous pouvez les joindre par mail et sur leurs téléphones portables. Toutes les mesures prises résultent de la mise-en-œuvre de notre plan interne de continuité d’activité déjà existant. L’agilité fait partie de notre ADN depuis toujours et nous relèverons à nouveau ce défi ! »

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Foncières et Territoires

« Dans cette situation exceptionnelle, nos équipes restent mobilisées pour maintenir leur réactivité dans leurs échanges avec leurs interlocuteurs. L’ensemble des demandes seront traitées avec diligence et dans les meilleurs délais ».

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HSBC REIM

« Dans les circonstances actuelles du Coronavirus, à titre exceptionnel et jusqu’à publication d’une information contraire, nous vous recommandons de prendre contact avec HSBC REIM (France) par mail pour toute demande concernant vos parts de SCPI. Nous vous recommandons également d’envoyer toute demande de retrait complète par scan préalablement ou concomitamment à l’envoi par courrier ».

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Immovalor Gestion

« Au regard du contexte sanitaire actuel et de récentes consignes du gouvernement, Immovalor Gestion s’adapte et se mobilise pour assurer la continuité de service et répondre à vos sollicitations ».

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Intergestion

« La situation exceptionnelle que nous vivons est sans précédent. C’est pourquoi nous souhaitons vous apporter toutes les informations de nature à répondre aux questions que vous vous posez sur les répercussions qui pourraient concerner la SCPI Cristal Rente. En premier lieu, nous avons dès lundi mis en œuvre le plan de continuité de l’activité de la Société de gestion de portefeuille afin d’assurer la pérennité de son fonctionnement durant la période de confinement de la population. L’ensemble des services fonctionnels et opérationnels de la Société est activé au moyen du télétravail. Tous les collaborateurs à leur domicile sont équipés de leur ordinateur de bureau permettant l’accès aux outils et logiciels nécessaires à la poursuite de nos activités ».

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Kyaneos AM

« Dans les circonstances actuelles, nous tenons à vous assurer que les équipes de Kyaneos AM sont mobilisées pour vous fournir la meilleure qualité de service. Nous avons pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de tous et assurer la continuité de nos activités ».

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La Française REIM

« Les équipes de la Française sont opérationnelles. Disposant du socle technologique et humain pour rester opérationnel et adaptable, La Française a graduellement augmenté son niveau de précautions sanitaires en encourageant le travail à distance et réduisant drastiquement les déplacements. Ce fonctionnement distant nécessite d’adapter certaines habitudes de travail. Mais l’ensemble des fonctions de gestion des SCPI et OPCI est assuré de manière normale et sécurisée. Quel impact aura cette épidémie sur l’immobilier et notamment sur les fonds gérés par La Française ? Le fonctionnement proprement dit des fonds n’est pas impacté par cette crise. La comptabilité, la distribution trimestrielle, la fiscalité annuelle, les assemblées générales… tous ces processus vont se poursuivre de manière quasi normale ».

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Norma Capital

« Depuis une quinzaine de jours, Norma Capital avait anticipé les mesures édictées par le gouvernement, notamment en complétant le parc d’ordinateurs portables, qui permet à 85% des salariés d’avoir accès de chez eux à leurs courriers électroniques et à l’ensemble des éléments nécessaires à la réalisation de leurs tâches.  Une attention particulière a été apportée à la gestion de l’existant. Les fonctions essentielles sont assurées, de la direction commerciale à la direction immobilière ».

Accéder à l’ensemble du communiqué Fair Invest

Accéder à l’ensemble du communiqué Vendôme Régions

Novaxia Investissement

« La crise sanitaire que nous traversons nous amène à adapter notre organisation. Dès vendredi 13 mars, nous avons mis en place des mesures permettant de préserver la santé des collaborateurs, et celle de nos compatriotes. En limitant les contacts au strict nécessaire, chacun d’entre nous participe au combat qui se mène contre le virus Covid-19. Vous nous avez confié votre épargne, nous serons à la hauteur de votre confiance ».

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Paref Gestion

« Suite aux mesures de confinement récemment annoncées par le Président de la République, la Direction du Groupe Paref a pris les mesures nécessaires afin d’assurer, pour nos associés, comme pour nos partenaires, un suivi optimal dans la poursuite de nos activités. L’ensemble des collaborateurs du Groupe (sur nos implantations de France, de Suisse et d’Italie) travaillent désormais depuis leur domicile. Tous sont équipés du matériel informatique adéquat et des accès téléphoniques et digitaux (Plateforme et accès à distance) permettant d’assurer la continuité de notre activité dans les meilleures conditions. Enfin nous organisons quotidiennement un comité de suivi de l’activité. La proximité avec nos locataires et l’adaptabilité de notre politique de gestion, avec prudence et discernement, sont plus que jamais de circonstance en cette période mouvementée ».

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Perial Asset Management

« Perial AM s’adapte pour assurer la continuité de service. Dans ce contexte exceptionnel, nous souhaitons vous donner quelques précisions sur la façon dont nos équipes s’organisent et adaptent leurs modes de travail. Notre objectif consiste à assurer la continuité de nos activités pour tous nos clients. Ainsi, des dispositions ont été prises pour permettre aux collaborateurs de Perial Asset Management en télétravail de pouvoir assurer un service identique ».

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Primonial REIM

« Le Groupe Primonial a élaboré, depuis plusieurs années, un solide plan de continuité des activités, en vue de faire face à une situation exceptionnelle comme celle-ci et adapter en conséquence ses moyens financiers, techniques et humains permettant d’assurer la continuité de ses missions ».

Accéder à l’ensemble du communiqué

Accéder à la note de conjoncture Covid-19

Sofidy

« Compte-tenu du contexte d’épidémie en cours (COVID-19) et des mesures de prévention prises par le gouvernement français, nous vous informons que SOFIDY a enclenché un dispositif de continuité d’activité, afin de garantir la poursuite de nos activités au quotidien et de nous conformer aux recommandations des autorités sanitaires. Les fonctions de gestion opérationnelle de SOFIDY se sont organisées pour fonctionner à distance de manière optimale, et la très grande majorité de nos équipes est dorénavant en télétravail. Parallèlement, la société de gestion a activé des procédures internes de travail collaboratif et de communication pour vous assurer un maintien qualitatif de nos relations ».

Accéder à l’ensemble du communiqué

Sogenial Immobilier

« Comme vous le savez, nous avons toutes et tous la responsabilité de nous protéger collectivement. Les équipes de Sogenial Immobilier n’échappent pas à cette règle. Par conséquent, nous avons activé dès le week-end dernier notre Plan de Continuité d’Activité pour l’ensemble de nos équipes. Sachez que nous avons à cœur de maintenir le service, nous nous sommes mobilisés et organisés en amont pour que l’ensemble de nos collaborateurs soient disponibles en télétravail et aient accès à l’ensemble des ressources habituelles de l’entreprise permettant une continuité de gestion de nos activités et de vos dossiers. Nous restons en contact permanent avec nos locataires, nos banques et nos partenaires afin de suivre la situation en temps réel et être en mesure d’adopter des solutions pragmatiques aux différentes demandes »

Accéder à l’ensemble du communiqué

Frédéric Tixier


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OPCI : une collecte 2019 à 2,6 milliards d’euros

La collecte 2019 des OPCI a bondi de 20% par rapport à 2018. La capitalisation de ces véhicules immobiliers progresse de 21,7%, pour atteindre 18,4 Md€. C’est Amundi Immobilier qui se place en pole position cette année.

2,6 Md€ : c’est le montant de la collecte nette des OPCI en 2019. Comme attendu, le chiffre publié aujourd’hui par l’IEIF confirme la reprise du marché observée sur les 9 premiers mois de l’année. Celui-ci affiche une progression de plus de 20% par rapport à 2018. On reste en revanche toujours très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017. Années où les souscriptions nettes avaient frôlé les 4 Md€…

OPCI : une collecte particulièrement dynamique au 3e trimestre 2019

Ce résultat annuel, très positif, masque toutefois d’importantes disparités trimestrielles. Sur le 1er semestre de l’année écoulée, les OPCI n’enregistraient en effet une hausse de leur collecte que d’environ 9%, par rapport au 1er semestre 2018. Au 3e trimestre, ils affichaient en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Avec 621 M€ de capitaux nets engrangés. Le 4e trimestre s’inscrit lui aussi à la hausse. Mais dans des proportions moins importantes. A 749 M€, les fonds collectés progressent de 18,6%. Un volume trimestriel inférieur à celui de 2016 ( 1 052 M€), la «grande année» des OPCI. Mais qui se rapproche de celui observé en 2017 (762 M€). Les OPCI terminent donc l’année sur une note positive. Avec une capitalisation annuelle en hausse de 21,7%, à 18,4 Md€.



Amundi Immobilier reprend le leadership en termes de collecte

Comme au 3e trimestre, 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI trustent près de 80% de la collecte annuelle. Mais, alors qu’AXA REIM s’était arrogé la 1ère place aux 1er et 3e trimestres, Amundi Immobilier retrouve son leadership. Aussi bien trimestriel, avec 23,8% de la collecte, qu’annuel, avec 23% de parts de marché, et 618 M€ de souscriptions nettes. Mais la tendance observée début 2019 se confirme. Désormais, la filiale du groupe de gestion d’actifs ne fait plus cavalier seul. Alors qu’elle pouvait représenter jusqu’à 50% de la collecte annuelle, elle se cantonne dorénavant à un petit quart du marché. Qu’elle partage assez équitablement avec AXA REIM (20,3%) et BNP Paribas REIM France (19,2%). 2019 s’affiche donc comme une année de rééquilibrage du marché entre les différents opérateurs.



Montée en puissance de nouveaux opérateurs

Car si la collecte nette d’Amundi Immobilier baisse (de 39% vs 2018), celles d’autres sociétés de gestion progressent fortement. Parmi les plus imposantes en termes absolus, celle de BNP Paribas REIM France affiche une hausse de 86%. Swiss Life Asset Managers France connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant. Sa collecte nette est passée de 74 M€ en 2018 à 368 M€ en 2019. Soit une collecte multipliée par 5. Côté « petits opérateurs », c’est-à-dire dont la collecte annuelle reste encore inférieure à 100 M€, le meilleur résultat 2019 revient à A Plus Finance (+246%). Suivi de Sofidy (+233%). Et de Groupama GAN REIM (+202%). Mais Amundi Immobilier demeure, et de loin, à la première place en termes de capitalisation, avec 8,5 Md€…


Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés et les fonds immobiliers. L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Amundi Immobilier signe une nouvelle transaction record

La société de gestion leader sur le segment des SCPI et des OPCI – avec près de 16 Md€ sous gestion – co-signe une méga-transaction sur l’immobilier lyonnais. Elle vient également d’acquérir un nouvel immeuble de bureaux à Rotterdam…

38 actifs immobiliers, principalement situés sur l’artère commerciale historique de Lyon. Soit un ensemble de plus de 70 000 m², majoritairement constitué de commerces (34 549 m²). Mais également de logements (18 840 m²) et de bureaux (18 355 m²). Amundi Immobilier, en association avec Crédit Agricole Centre-Est, vient de signer la plus importante transaction du marché lyonnais en 2019…

Une transaction record sur le marché lyonnais

Le montant de l’acquisition, annoncée le 12 décembre dernier, n’est pas encore communiqué. Il avoisinerait les 700 M€, selon le site CFnews Immo&Infra. Ce qui valorisait le m² moyen à près de 10 000 €. Et situerait le rendement de ce portefeuille auparavant détenu par ADIA[1] à environ 3,65%… Une opération qui fait en tout cas date sur le marché lyonnais, où elle établit un nouveau record. Elle s’inscrit également parmi les plus importantes de l’année, toutes zones géographiques confondues. Mais le rachat du portefeuille Terreïs par Swiss Life AM demeure en pole position (1,7 Md€). Pour Amundi Immobilier, cette acquisition s’inscrit pleinement dans sa stratégie d’investissement. Laquelle repose, comme le rappelle son Directeur général Yves Perier, «sur une sélection d’actifs de grande qualité ».

Une autre acquisition à Rotterdam

La société de gestion vient d’ailleurs d’annoncer, le 17 décembre, une autre acquisition, cette fois ci située à Rotterdam. Il s’agit d’un immeuble de bureaux -le « One Twenty »- d’une surface de 19 000 m². Actuellement en cours de rénovation, il sera livré en juin prochain en conformité avec les normes énergétiques les plus élevées. Il est déjà entièrement loué au groupe Allianz. Là encore, le montant de la transaction n’est pas révélé. Pas plus que la répartition de la détention de l’immeuble entre les différents véhicules gérés par Amundi Immobilier. La société de gestion a en effet pour habitude, surtout lorsque l’acquisition est financièrement importante, de la mutualiser entre les SCPI et OPCI du groupe.

Mutualisation des acquisitions entre les différentes SCPI

Au cours du 3e trimestre 2019, les trois principales SCPI d’Amundi Immobilier se sont ainsi partagé les 8 opérations réalisées par la société de gestion. Le « Marmix », un immeuble de bureaux situé à Bruxelles, récemment acquis pour environ 106 M€, est par exemple aujourd’hui détenu à hauteur de 43% par la SCPI Rivoli Avenir Patrimoine, 45% par Edissimmo, et 12% par Genepierre. Une autre opération emblématique, menée en juillet dernier, portait sur un immeuble en construction à Montrouge (92), «l’Académie». Valorisé plus de 260 M€, celui-ci est actuellement porté par les trois mêmes SCPI. Pour respectivement 25%, 15% et 10%, le solde étant détenu par Crédit Agricole Assurances. Plusieurs autres opérations, portant sur des bureaux aux Pays-Bas et en Allemagne, ou des actifs logistiques en France, ont également été réparties entre les trois SCPI.

Collecte de 225 M€ sur les trois principales SCPI gérées par Amundi

Rappelons que ces dernières ont collecté environ 225 M€ au cours du seul 3e trimestre 2019. Plaçant Amundi Immobilier en deuxième position dans le classement des meilleurs collecteurs nets en SCPI sur cette période. Leur capitalisation cumulée s’affichait, à cette date, à près de 7,5 Md€. Les deux plus importantes par la taille, Edissimmo (3,38 Md€) et Rivoli Avenir Patrimoine (3,15 Md€), ont déjà précisé le niveau de leur dividende prévisionnel 2019. Celui de « RAP » demeurerait inchangé, à 10,80 € par part. Celui d’Edissimmo serait en légère baisse, à 9,40 € vs 9,70 € en 2018. Mais, dans les deux cas, la société de gestion n’exclut pas un 4e acompte revalorisé en fonction du résultat et du prévisionnel 2020…


Frédéric Tixier

[1] Fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA).

 

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L’interview de Jean-Marc Coly, Directeur général d’Amundi Immobilier

Tangram, une nouvelle UC 100% immobilier


A propos d’Amundi Immobilier(i)

Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. Numéro 1 en France en collecte et en capitalisation sur les SCPI et OPCI grand public (IEIF – septembre 2019), elle gère un encours de 35 milliards d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

OPCI : reprise de la collecte au 3e trimestre 2019

Elle a bondi de 60% par rapport au 3e trimestre 2018. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte des OPCI représente déjà 85% du volume total de l’an dernier. Et elle est désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux collecteurs.

On est encore très loin des records de collecte établis en 2016 et 2017, avec près de 4 Md€ de capitaux engrangés en année pleine (voir « Nouveau record historique de collecte pour les SCPI et les OPCI grand public en 2017 »). Mais, comparé à l’année 2018, où le volume s’était totalement effondré à quelque 2 Md€ (voir « Collecte 2018 SCPI et OPCI : 7,2 Md€ »), le marché des OPCI donne, sur le troisième trimestre 2019, des signes de reprise.

Collecte OPCI au 3T 2019 : +60% par rapport au 3T 2018

Après un 1er trimestre relativement dynamique (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI n’avaient pas réellement transformé l’essai sur l’ensemble du 1er semestre. Fin juin, avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affichait qu’à + 9 %. Au 3e trimestre, avec 621 M€ de capitaux nets engrangés, ils affichent en revanche un net rebond par rapport au 3e trimestre 2018 : + 60 %. Un volume trimestriel qui reste inférieur à celui atteint en 2016 (949 M€), la « grande année » des OPCI, mais se rapproche de celui observé en 2017 (666 M€). Quelles perspectives pour l’ensemble de l’année 2019 ? Sur les 9 premiers mois de l’année, la collecte des OPCI s’établit à près de 1,9 Md€, soit déjà 85% du total annuel 2018. Il y a donc de fortes chances pour que les OPCI fassent mieux en 2019 que l’année passée…


Axa REIM reprend le leadership sur le 3e trimestre 2019

Le niveau des souscriptions du 4e trimestre devrait en tout cas se jouer entre les 4 principaux gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI qui, à eux seuls, représentent plus de 80% de la collecte du 3e trimestre. Il est à noter que le « match » entre les sociétés de gestion d’OPCI est désormais plus équilibré. En 2018, Amundi Immobilier, incontestable leader du marché sur ce créneau avec une capitalisation de près de 7,6 Md€ en fin d’année dernière (soit 50% de la capitalisation totale), affichait une part de marché, en termes de collecte, aux proportions similaires (47% des souscriptions nettes). Mais sa suprématie relative s’est largement érodée depuis le début de l’année. En raison d’un très net recul de sa collecte (environ 50% de moins par rapport aux 9 premiers mois de 2018), son statut de premier collecteur du marché lui a même été ravi au 1er trimestre, et de nouveau au 3e, par Axa REIM.


Une collecte désormais plus équitablement répartie entre les 4 principaux acteurs

Surtout, d’autres sociétés de gestion sont montées en puissance : BNP Paribas REIM France, qui affiche pour l’heure une collecte multipliée par plus de 2 par rapport à 2018 ; ou Swiss Life Asset Managers France, qui connaît un rythme de croissance encore plus fulgurant (collecte multipliée par près de 5 !). Résultat, alors qu’Amundi en représentait environ 50%, la répartition des souscriptions nettes entre ces 4 principaux intervenants tient désormais dans un mouchoir de poche, s’échelonnant entre 23% (pour Axa REIM) et 17% (pour Swiss Life Asset Managers France). Il suffirait donc qu’un seul d’entre eux accélère encore davantage pour que la collecte des OPCI reparte résolument de l’avant…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).
L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

SCPI : toujours plus d’acquisitions

Les SCPI multiplient les acquisitions. Après avoir déjà investi 3,6 Md€ au premier semestre 2019, majoritairement d’ailleurs hors de France (voir « SCPI : de plus en plus européennes »), elles continuent d’enrichir leurs patrimoines. Focus sur une partie des opérations réalisées par les sociétés de gestion d’actifs immobiliers ces dernières semaines.

AEW-Ciloger

AEW-Ciloger vient d’annoncer l’acquisition (13 novembre), pour le compte de la SCPI Actipierre Europe, de trois espaces de commerces d’une surface totale de 4 584 m² situés à Valence, en Espagne. Les espaces sont situés en plein cœur du complexe commercial Bonaire, à 12 km du centre de la ville et à 2 km de l’aéroport. En octobre, AEW-Ciloger avait mis la main sur un retail park de 14 200 m² situé à Herblay-sur-Seine dans le Val-d’Oise, pour le compte de ses SCPI Actipierre Europe et Atout Pierre Diversification.

Alderan

Alderan, la nouvelle société de gestion de SCPI qui a lancé en septembre dernier un véhicule spécialisé sur le secteur de la logistique (voir « ActivImmo, une nouvelle SCPI dédiée à la logistique urbaine »), est en passe de boucler son premier investissement. Il s’agit d’un actif logistique situé en périphérie de Rouen, et d’une surface de plus de 7 000 m². Le « closing » devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Amundi Immobilier

Amundi Immobilier se diversifie en Belgique. La société de gestion a annoncé avoir acquis, pour le compte de plusieurs de ses fonds immobiliers grand public, le complexe immobilier Marnix situé à Bruxelles, dans le quartier d’affaires Léopold, à proximité du Parlement européen. Marnix est un ensemble de deux immeubles « Marnix 13-15 » et « Marnix 17 » totalisant une surface d’environ 23 000 m². Parmi ses locataires clés figurent Deutsche Bank, la Banque mondiale et le cabinet de conseil ICF.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM France vient de procéder à l’acquisition (4 novembre) d’un immeuble de 2 500 m² sur le boulevard du Montparnasse, à Paris, le « 170M », pour le compte de la SCPI Accès Valeur Pierre. En octobre dernier, c’est Opus Real qui s’était porteur acquéreur de l’immeuble « H. Trium » situé dans l’ouest de Munich. Il s’agit de la 3eacquisition pour la SCPI allemande, lancée début 2017, après un immeuble de bureaux à Bad Homburg, dans la région de Francfort, et d’un hôtel Ibis, à Munich.

Euryale Asset Management

La SCPI Pierval Santé s’ouvre sur le Portugal. Après la France, l’Allemagne et l’Irlande (voir «SCPI Pierval Santé : 14 actifs en Irlande» ), la SCPI dédiée au secteur de la santé prend pied (13 novembre) dans la péninsule ibérique avec l’acquisition de 6 actifs, 5 Ehpad et résidences services seniors et une clinique ophtalmologique.

La Française REM

La SCPI Epargne Foncière s’est montrée très active ces dernières semaines. En octobre dernier, elle s’est portée acquéreur d’une résidence quatre-étoiles en VEFA, située à Toulouse, et sous enseigne Adagio. L’actif comportera 114 appartements. Le prix de la transaction serait de l’ordre de 17 M€. Plus récemment, selon le site CFNews, elle aurait acquis un complexe de trois immeubles, toujours dans la région de Toulouse, pour environ 46 M€.

Groupama GAN REIM

La SCPI Affinités Pierre continue à se renforcer sur le secteur de la logistique. Après l’opération réalisée en octobre dernier (voir « Affinités Pierre confirme son virage vers la logistique »), elle vient d’annoncer (12 novembre) l’acquisition d’une nouvelle plateforme logistique. L’actif, de plus de 35 000 m², et situé à proximité de Lille, près de la frontière belge, a été acquis pour 15 M€ (droits inclus). Quelques jours plus tôt (4 novembre), la SCPI annonçait un investissement dans un portefeuille de deux commerces du centre-ville d’Aix-en-Provence et loués à l’enseigne Le Coq Sportif, pour un total de 7,2 M€ (droits inclus). Par ailleurs, l’OPCI Groupama Gan Pierre s’est porté acquéreur (8 novembre), pour une quote-part de 16 M€, d’un portefeuille d’une trentaine d’actifs commerciaux régionaux.

Primonial REIM

Méga-acquisition en octobre pour le compte de plusieurs des fonds d’investissement gérés par Primonial REIM – dont la SCPI Primovie -. La société de gestion s’est portée acquéreur de l’ensemble immobilier « Sémaphore », un actif de bureaux de plus de 12 000 m² entièrement restructuré, valorisé à un montant total de 142,5 M€. Situé à Levallois-Perret, il sera entièrement loué à Doctolib, le service en ligne de rendez-vous médicaux.

Sofidy

Sofidy, pour le compte des SCPI Immorente et Efimmo 1, de l’OPCI Pierre Europe, et de son unité de compte immobilière, la SCI Convictions Immobilières, a acquis en octobre dernier l’immeuble Helys, à Suresnes. La société de gestion met la main sur 22 000 m² de bureaux pour 119 M€, ce qui constitue la plus grosse acquisition jamais réalisée par Sofidy. L’actif est en outre particulièrement rentable, avec un rendement acte en main de l’ordre de 5,6%…

Voisin

La SCPI Epargne Pierre, qui a multiplié les acquisitions depuis le début de l’année, et investi près de 170 M€ rien qu’au 3e trimestre (voir « SCPI Epargne Pierre : 166 M€ d’acquisitions au 3e trimestre »), s’est encore portée acquéreur d’un nouvel actif. Il s’agit de l’immeuble SXB1 (8 957 m² de bureaux), situé à Strasbourg et loué à 94% à 10 locataires dont Pôle Emploi, REGUS et Engie. Pour mémoire, Epargne Pierre et MyShareSCPI s’étaient conjointement emparés récemment d’un autre actif strasbourgeois, le Crystal Park, pour environ 11,5 M€.

Frédéric Tixier

Jean-Marc Coly, Amundi Immobilier : « Nous avons décidé de retenir une approche "maximaliste" »...

Jean-Marc COLY
Amundi Immobilier

Tangram, une nouvelle UC 100% immobilier

Amundi Immobilier vient de lancer une nouvelle unité de compte à dominante immobilière dédiée aux contrats d’assurance-vie. Cette alternative aux fonds en euros, qui vise un rendement annualisé de 4% en 2019, n’est pour l’instant disponible que chez Predica.

Performance « durable et raisonnable », liquidité, diversification sur tout type d’actifs immobiliers français et européens… C’est, en résumé, les trois principaux atouts qu’Amundi Immobilier estime pouvoir offrir aux souscripteurs de son nouveau véhicule immobilier dédié à l’assurance-vie : Tangram.

Tangram : un véhicule immobilier de multigestion dédié à l’assurance-vie

Tangram, constituée sous la forme d’une société civile à capital variable, ne peut en effet n’être souscrite qu’au travers d’un contrat d’assurance-vie. Cette nouvelle unité de compte à dominante immobilière comparable, dans l’esprit, à des supports existants tels que la SCI Capimmo (chez Primonial) ou LF Multimmo (à la Française REIM), est disponible depuis début septembre dans l’ensemble des contrats d’assurance-vie et de capitalisation assurés par Predica, la filiale de Crédit Agricole Assurances. Des discussions avec d’autres assureurs sont déjà en cours, notamment avec Generali. Mais le référencement de Tangram devrait, à terme, se limiter à un nombre restreint de compagnies d’assurance. « Cinq, au maximum », dévoilait d’ailleurs Vincent Roynel, responsable commercial CGP chez CPR Asset Management, lors d’une conférence dédiée au lancement de cette nouvelle offre sur le salon Patrimonia 2019.

Tangram : un véhicule de multigestion diversifié dans tout type d’actifs immobiliers

Tangram, qui dispose dès sa création de plus de 240 M€ d’encours, joue clairement la carte de la multigestion et de la diversification. Le cœur du portefeuille sera constitué d’actifs immobiliers d’entreprise « prime » non cotés, principalement des bureaux à l’échelle européenne. Fidèle à sa stratégie core/core +, visant à assurer une performance stable sur la durée, Amundi Immobilier va s’appuyer sur les véhicules du groupe (SCPI et autres FIA immobiliers) pour le composer. Mais pas seulement : Tangram a également vocation à investir dans des SCPI gérées par d’autres sociétés de gestion. Aux côtés des SCPI du groupe (Rivoli Avenir Patrimoine, Edissimmo) figureront donc des produits pilotés par AEW Ciloger (Fructipierre, Laffitte Pierre), Immovalor Gestion (Allianz Pierre) ou BNP REIM (Accès Valeur Pierre, France Investipierre, ou Pierre Sélection). A terme, Amundi Immobilier envisage d’ajouter à ces véhicules gérés par des acteurs « installés » des produits plus récents et positionnés sur d’autres classes d’actifs que celle des bureaux.

Tangram : ouverture sur les fonds immobiliers commercialisés en Europe

Outre les SCPI, Tangram s’intéressera à d’autres formes de fonds ouverts commercialisés en Europe. Amundi Immobilier s’appuiera pour ce faire sur les compétences d’une équipe basée en Italie, et spécialisée dans l’analyse et la sélection de fonds immobiliers pan-européens. Le gestionnaire va également ouvrir le portefeuille de Tangram à des véhicules cotés. Aux côtés d’une sélection de foncières européennes devraient également figurer des ETF[1], exposés à des indices immobiliers internationaux. Là encore, Tangram mettra à profit l’expertise du groupe Amundi sur ce type de véhicules[2] qui serviront, notamment, à assurer la liquidité du support. Enfin, pour doper la performance de la SCCV[3], Amundi Immobilier ajoutera des actifs immobiliers spécifiques, détenus directement ou indirectement. Tangram participera en effet à des club deals aux côtés d’autres investisseurs, ou investira en direct sur des immeubles. Elle est déjà d’ailleurs partie prenante d’un premier club deal constitué autour de la Tour Majunga, un immeuble de 67 036 m² de bureaux situé à Puteaux.

Tangram : un rendement cible de 4% en 2019

Le portefeuille de Tangram est actuellement composé à 88% de SCPI et d’immobilier en direct ou de club deals pour le solde. A l’horizon de 5 ans, elle vise une allocation en SCPI autour de 43%, en FIA immobiliers autres que SCPI autour de 22%, en immobilier direct ou sous forme de club deals à hauteur de 20%, et en ETF et liquidités pour le solde (autour de 15%). Le véhicule, qui mettra en œuvre une politique respectueuse des critères ESG[4], sera également doté d’un conseil de surveillance auquel participeront notamment les assureurs distributeurs de l’unité de compte. Parmi les principes déjà arrêtés, la limitation à 50% du portefeuille de la part des fonds ouverts gérés par Amundi Immobilier. Tangram, dont la valorisation sera hebdomadaire, pourra utiliser l’effet de levier de l’endettement jusqu’à 30 à 40% de la valeur de ses actifs. Le rendement cible est fixé à 4% en 2019, sans engagement contractuel, pour une durée de placement recommandée de 8 ans. Quant aux droits d’entrée, équivalents à 2% de la valeur liquidative, ils bénéficient d’un « discount » durant la 1ère tranche de commercialisation qui doit s’achever le 31 décembre prochain : un tarif « préférentiel » réduit à 0,5%…

Frédéric Tixier


A propos d’Amundi Immobilier(i)

Amundi Immobilier, filiale dédiée dans la gestion d’actifs immobiliers d’Amundi (N°1 de l’asset management en Europe et dans le top 10 mondial, est spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers axés sur le marché européen. Avec 31 Mds d’euros sous gestion, elle est n°1 en France en collecte et en capitalisation pour les SCPI et OPCI grand public. Amundi Immobilier s’appuie sur de nombreux distributeurs pour la commercialisation de ses produits : réseaux bancaires, assureurs, conseillers en gestion de patrimoine, banques privées, courtiers en ligne. Amundi Immobilier développe également une gamme de produits de diversification patrimoniale (groupements forestiers, groupements viticoles, …).

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Les ETF, pour Exchange Traded Fund, sont des fonds indiciels cotés en Bourse.
[2] Amundi gérait un encours en ETF de 47,8 Md€ au 30 juin 2019, le positionnant au 4e rang européen sur ce type de support.
[3] Société civile à capital variable.
[4] ESG, pour environnement, social, gouvernance.

OPCI : une collecte 2019 toujours en demi-teinte

542 M€ au 1er trimestre 2019, 686 M€ au second, la collecte des OPCI ne progresse que de 9% par rapport au 1er semestre 2018. Le faible dynamisme du marché des OPCI grand public, comparé à celui des SCPI, s’explique notamment par la baisse de régime du leader du marché. Et par des performances plus décevantes.

Après un 1er trimestre dynamique, sans pour autant être exceptionnel (voir « OPCI : la collecte rebondit, mais moins que celle des SCPI »), les OPCI ne transforment pas réellement l’essai sur l’ensemble des six premiers mois de l’année. Avec une collecte cumulée d’un peu plus de 1,2 Md€, leur progression, comparée au 1er semestre 2018, ne s’affiche qu’à 9%. C’est beaucoup, beaucoup moins que la forte reprise des souscriptions des SCPI, qui rebondissent de 78% sur le dernier semestre (voir « Collecte des SCPI, une nouvelle année historique en perspective »).

Collecte OPCI 2019 : +9% seulement par rapport au 1er semestre 2018

La collecte des OPCI reste toujours aussi loin des niveaux de collecte exceptionnels enregistrés en 2016 (3 995 M€ au total, dont 1 994 M€ sur le 1er semestre) et surtout en 2017 (3 982 M€ au total, dont 2 553 M€ sur le 1er semestre). Pour expliquer cette relative consolidation, plusieurs raisons peuvent être avancées. La première est évidemment à rechercher du côté des performances. Alors que les OPCI affichaient une solide progression de leur valeur en 2017, de près de 4% (voir « Les performances annuelles des OPCI »), ces véhicules en partie investis en foncières cotées ont pâti du recul des marchés enregistré fin 2018. L’an dernier, ils ont même subi un recul de leur valeur liquidative (-0,39%), réduisant leur performance globale à 0,8% en moyenne.


OPCI : faible reprise des performances

Depuis le début de l’année, les OPCI ont toutefois profité du meilleur comportement d’une partie du compartiment immobilier coté. Au 30 juin dernier, leur performance sur 6 mois mesurée par l’indice IEIF OPCI grand public mensuel s’affichait à 2,5%, et à près de 2,75% sur un an glissant. C’est donc un léger mieux, qui aurait pu relancer la collecte de ces produits essentiellement distribués via des contrats d’assurance-vie – et souvent en remplacement des traditionnels fonds en euros -. Mais, alors que la plupart des gestionnaires et/ou promoteurs d’OPCI enregistrent effectivement un rebond des souscriptions, notamment sur le second trimestre, la collecte du leader du marché reste toujours en deçà des niveaux qu’il avait coutume d’afficher ces dernières années.

La collecte OPCI d’Amundi Immobilier en deçà de ses niveaux historiques

Amundi Immobilier, toujours numéro 1 incontesté en termes de capitalisation (plus de 8 Md€ fin juin 2019), et en dépit d’un rebond de sa collecte au second trimestre (173,2 M€, essentiellement sur son OPCI phare Opcimmo, vs 138,2 M€ au 1er trimestre), affiche en effet des scores bien inférieurs à ses chiffres habituels, lorsque la société de gestion et ses banques partenaires (Crédit Agricole, Société Générale, Crédit du Nord) étaient imbattables (voir notamment « Amundi Immobilier: une année à 3 Md€ »). Sur les 3 premiers mois de l’année 2019, son statut de premier collecteur du marché lui avait même été ravi par AXA REIM. Une place qu’il retrouve sur le second trimestre et sur l’ensemble du semestre, essentiellement en raison d’un repli important de la collecte d’AXA REIM (62 M€ au 2trimestre, contre 171 M€ au 1er). La montée en puissance d’autres sociétés de gestion, AXA REIM, mais également BNP Paribas REIM France (222 M€ au 1er semestre, soit +155% par rapport au 1er semestre 2018), ou Swiss Life Asset Managers France (132 M€, + 1 286% d’un semestre à l’autre), ne suffit donc pas à compenser le repli du leader, dont la collecte s’affiche en retrait de 50% par rapport au 1er semestre 2018…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA). L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs : promoteurs, banques, experts immobiliers, conseils en immobilier, etc.). Le patrimoine immobilier des membres investisseurs représente une valeur globale de près de 300 milliards d’euros. L’IEIF s’appuie sur une équipe de 20 personnes issues à la fois des mondes de la finance et de l’immobilier, dont 6 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros. Le nombre total des membres de l’ASPIM est de 97, dont 84 adhérents qui sont des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) de SCPI, OPPCI, OPCI et autres FIA en immobilier agréées par l’AMF, qu’elles soient filiales de groupes bancaires, d’assurance, de gestion immobilière étrangère ou entrepreneuriales, et 13 experts correspondants qui sont des professionnels de l’écosystème immobilier (avocats, consultants, auditeurs et experts).

Les lauréats 2019 des « Grands Prix Quantitatifs de la Pierre-Papier », by IEIF et pierrepapier.fr

Lors de la 8e édition des Assises de l’Immobilier, qui se sont tenues aujourd’hui mardi 2 juillet, six « Grands Prix Quantitatifs de la Pierre-Papier » ont été décernés. Parmi les sociétés de gestion d’actifs immobiliers distinguées : Amundi Immobilier, Fiducial Gérance, Paref Gestion, Allianz Global Investors, et Axa Investment Managers.

Pierre Schoeffler, Senior Advisor à l’IEIF, accompagné de Guy Marty, fondateur de pierrepapier.fr, fondateur et président d’honneur de l’IEIF, a remis leurs trophées aux six lauréats des « Grands Prix Quantitatifs de la Pierre-Papier », édition 2019. Rappelons que la méthodologie de sélection de ces prix, claire et transparente, est établie en partenariat par l’IEIF et pierrepapier.fr. Et que lors de cette 8e édition des Assises de l’Immobilier ont également été remis les Grands Prix « Technologie et Innovation Immobilière », by Finance Innovation et pierrepapier.fr.

Amundi Immobilier, meilleure collecte en 2018

Amundi Immobilier obtient le prix de la meilleure collecte des sociétés de gestion, toutes catégories de véhicules confondues (SCPI et OPCI grand public). C’est la 4e victoire consécutive pour Amundi Immobilier, déjà distinguée en 2018, 2017 et 2016. Une fois encore, elle devance largement ses concurrents Primonial REIM (948 M€) et BNP Paribas REIM (607 M€). Ce sont les OPCI, et notamment son produit phare Opcimmo, qui représentent l’essentiel de la collecte 2018, chiffrée au total à 1,7 Md€. Jean-Marc Coly, directeur général d’Amundi Immobilier, récipiendaire de ce trophée, a rappelé qu’un tel niveau de collecte engageait la responsabilité des sociétés de gestion et que toutes leurs équipes se mobilisaient pour investir au mieux les sommes qui leur étaient confiées.

Rivoli Avenir Patrimoine, Sélectipierre 2 et Cifocoma, meilleurs TRI sur 10 ans

Dans la catégorie « TRI sur 10 ans », et « capitalisation supérieure à 500 M€ », Rivoli Avenir Patrimoine (Amundi Immobilier) détrône Atout Pierre Diversification, vainqueur l’an dernier. Rivoli Avenir Patrimoine, deuxième plus grosse SCPI de bureaux du marché, a procédé à la revalorisation de ses parts en avril dernier. En 2018, elle affichait un taux de rendement de 3,73%, mais une performance globale de 6,88%, grâce notamment à la revalorisation de ses actifs parisiens. Dans la catégorie « TRI sur 10 ans », et « capitalisation comprise entre 100 M€ et 500 M€ », c’est Sélectipierre 2 (Fiducial Gérance) qui détrône Le Patrimoine Foncier, vainqueur ces 5 dernières années dans cette catégorie. Sélectipierre 2, elle aussi spécialisée dans les bureaux parisiens, a bénéficié de la forte revalorisation de ses actifs qui l’ont conduite à multiplier le prix de ses parts par 1,8 au cours des 5 dernières années. Un prix qui désormais, a précisé Thierry Gaiffe, le directeur général de Fiducial Gérance, « reflète sa valeur de marché ». Enfin, dans la catégorie « TRI sur 10 ans », et « capitalisation inférieure à 100 M€ », c’est Cifocoma (Paref Gestion) qui s’impose, notamment devant sa « petite sœur » Cifocoma 2, lauréate en 2018 et en 2017. Il convient d’ailleurs de rappeler que la fusion de ces deux SCPI de très petite taille est actuellement en discussion.

L’OPCVM Allianz Foncier et l’OPCI Axa Sélectiv’Immo aux premières places

Dans la catégorie « meilleur OPCVM immobilier », c’est Allianz Foncier (Allianz Global Investors), nominé l’an dernier, qui s’impose à la première place, avec une performance annualisée sur 5 ans de 10%, devant deux OPCVM gérés par Oddo. En 2018, le fonds, très exposé notamment aux foncières allemandes, a moins souffert du repli du marché que ses concurrents. Enfin, dans la catégorie « meilleur OPCI grand public », le prix calculé pour la première fois en 2017 revient à Axa Sélectiv’Immo, en deuxième position l’an dernier derrière SwissLife Dynapierre. Axa Sélectiv’Immo est le deuxième OPCI du marché par la taille (3,2 Md€) derrière Opcimmo. Il est investi à plus de 60% en immobilier physique, et principalement en bureaux.

Frédéric Tixier


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(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société