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Louis-Renaud Margerand, Swiss Life AM : « Les nouvelles souscriptions en SCPI vont permettre d’acheter des biens répondant très exactement à la demande des locataires »…

Louis-Renaud Margerand, spécialiste produits immobiliers chez Swiss Life AM France, est l’invité de l’émission « Les acteurs de la pierre-papier ». Au programme : l’état des lieux des produits maison, et les évolutions attendues pour le marché des SCPI, en 2021, en termes de valorisation et de rendement. Interview.

Louis-Renaud Margerand, un rappel rapide des encours gérés par Swiss Life AM, en France et en Europe…

Louis-Renaud Margerand – L’ensemble du groupe Swiss Life AM, c’est-à-dire en incluant l’activité pour compte propre et la gestion pour compte de tiers, gère un peu plus de 80 milliards d’euros en Europe. La société de gestion française en représente environ 20 milliards. Sur ces 20 milliards, 19 sont gérés pour le compte d’institutionnels. Et environ 1 milliard sont sous forme de produits grand public à destination des investisseurs privés.

Swiss Life AM France gère effectivement deux véhicules immobiliers grand public, l’OPCI Dynapierre, et la SCPI Pierre Capitale. Comment se sont-ils comportés depuis la crise sanitaire ? Ont-ils continué à collecter, à procéder à des acquisitions ?

Louis-Renaud Margerand – Le début de l’année 2020 a été excellent, dans le sillage de 2019, avec une forte hausse de la collecte. Son rythme a ensuite ralenti, et les souscriptions se sont peu à peu estompées. Mais il faut surtout retenir que, depuis le début de la crise, aucun rachat significatif de la part des investisseurs particuliers n’est à signaler. Sur nos propres véhicules. Ni sur les produits immobiliers en général. Cette baisse de la collecte n’a donc pas pesé sur la gestion. Notre OPCI et notre SCPI ont notamment poursuivi leur stratégies d’acquisitions.

Cette baisse de la collecte ne vous inquiète donc pas ?

Louis-Renaud Margerand – Ce qui m’inquiète, c’est plus la baisse de la collecte sur les produits d’épargne en général. Les Français ne semblent plus avoir de projets d’investissements à long terme. Or, compte tenu de la conjoncture dans laquelle nous évoluons, et des perspectives en termes de retraite, il est essentiel que les épargnants se réveillent. Et retrouvent le chemin de l’investissement…

Il est vrai que les placements de long terme n’ont plus la cote actuellement. SCPI et OPCI, qui affichent toujours une collecte positive, tirent d’ailleurs plutôt bien leur épingle du jeu. Mais revenons à vos propres véhicules. Avez-vous déjà une idée de leurs performances en 2020 ? Notamment pour Pierre Capitale qui affichait l’an dernier un taux de distribution de 4,5% ?

Louis-Renaud Margerand – Les résultats ne peuvent pas être annoncés officiellement, puisque l’arrêté des comptes n’a pas encore été finalisé. Mais nous connaissons effectivement la tendance. Le taux de rendement de Pierre Capitale devrait se situer aux alentours de 4%. Une partie du report à nouveau sera d’ailleurs peut-être utilisée pour parvenir à ce résultat. L’important est que ce rendement va rester parfaitement correct, et que l’impact Covid reste marginal. Pierre Capitale a pourtant consenti des reports ou des franchises de loyers à certains de ses locataires. Notamment l’exploitant de l’hôtel qu’elle détient à Munich. La résilience du rendement de cette SCPI prouve que les fonds immobiliers sont capables de traverser la crise…

Mais les épargnants, vous l’avez dit, restent attentistes. Vis-à-vis des SCPI, l’une de leurs craintes est d’assister à une baisse de la valeur des parts. Cette crainte est-elle justifiée ?

Louis-Renaud Margerand – Ce risque existe. Mais il doit être relativisé. Il faut d’abord rappeler que le marché immobilier n’est pas « linéaire ». Depuis presque 10 ans, il est en phase haussière. Les prix montent, les valeurs locatives s’apprécient. La crise, dont on ne peut cacher la relative violence, aura un impact. Mais il sera différent selon les classes d’actifs immobilières. Sur les actifs dits « core », il n’y a aujourd’hui strictement aucune baisse constatée. On n’observe pas non plus de baisses flagrantes des valeurs locatives. Les produits immobiliers investis dans cette typologie d’actifs, s’ils sont vraiment bien placés dans les centres-villes des principales métropoles européennes, ne devraient donc pas connaître d’évolution significative de leurs valeurs de réalisation.

Et en-dehors de ces actifs core ?

Louis-Renaud Margerand – Sur d’autres créneaux plus spécifiques – je pense notamment aux secteurs du commerce ou de l’hôtellerie -, il faut effectivement s’attendre à des baisses de valorisation. Dès la fin de cette année, ou progressivement au cours des prochains mois. Mais ces révisions n’auront rien de catastrophique… Sur Pierre Capitale, par exemple, qui, comme je le rappelais précédemment, détient un actif hôtelier, nous anticipons une très, très légère baisse de la valeur de réalisation. Qui ne remettra pas en cause le prix de souscription de cette SCPI, qui restera donc inchangé. Nous sommes donc, sur le sujet des valorisations, plutôt confiants.

L’autre sujet d’inquiétude, c’est la capacité des fonds immobiliers, des SCPI en particulier, à continuer à servir l’an prochain des rendements en ligne avec ceux des années précédentes…

Louis-Renaud Margerand – Le niveau des rendements à venir dépendra, sans doute plus qu’auparavant, de la stratégie de gestion des SCPI et de la composition de leurs patrimoines. On constate aujourd’hui, notamment dans le secteur des bureaux, une remontée de la prime à la qualité. Les légères baisses de prix qui s’opèrent sur le marché touchent essentiellement les actifs les moins bien situés. Et pour lesquels le risque locatif est le plus élevé. L’écart de prix entre les actifs de qualité et les autres est donc en train de se creuser.

Ce qui signifie, pour les SCPI ?

Louis-Renaud Margerand – Cette tendance, déclinée au niveau des SCPI, laisse penser que les véhicules qui ont adopté des stratégies core devraient bien résister en 2021, en termes de rendement. Pour les autres, cela risque d’être un peu plus délicat. Le départ d’un locataire, difficile à remplacer, pourrait entraîner non seulement des pertes en termes de recettes locatives immédiates. Mais également le risque de percevoir des loyers un peu moins élevés lors de la mise en place d’un nouveau bail…

Quelles perspectives sur vos propres véhicules ?

Louis-Renaud Margerand – Pour la SCPI Pierre Capitale, les nouvelles sont très positives. Elle vient de boucler son dernier investissement de 2020. Et cet investissement aura un effet relutif sur le rendement 2021. Cela signifie que les acomptes sur dividendes seront progressivement rehaussés l’an prochain. Si le contexte de marché demeure positif, et permet de poursuivre notre stratégie d’acquisitions dans de bonnes conditions.

Plus globalement, quel type de véhicules faudra-t-il privilégier l’an prochain ? Les grosses SCPI qui ont fait leurs preuves ? Ou, au contraire, les nouvelles SCPI qui se sont positionnées sur des créneaux peut-être plus porteurs aujourd’hui ?

Louis-Renaud Margerand – Il est évidemment très délicat de répondre à cette question. Je vous donne mon sentiment et ma profonde conviction sur le sujet. Je pense que les très gros véhicules, bien diversifiés, et majoritairement positionnés sur des actifs core, vont maîtriser leurs rendements. Il n’y aura pas d’évolution significative, à la hausse ou à la baisse, de leurs rendements. Sauf cas spécifiques. Mais, globalement, les « grosses » SCPI vont, comme on dit, « faire le job ». Mais je suis également convaincu que les petites SCPI, elles aussi déjà diversifiées et déclinant des stratégies core, peuvent quant à elles bénéficier de la période actuelle. A condition de grossir.

C’est-à-dire ?

Louis-Renaud Margerand – Car leur collecte à venir va leur permettre d’acquérir des biens qui correspondent très exactement à la demande des locataires. Qui réclament, notamment, des actifs plus respectueux de l’environnement. Les acquisitions à venir, si elles portent sur des biens de qualité, vont permettre de créer plus de valeur sur le long terme. Et de constituer des patrimoines plus durables et moins soumis au risque d’obsolescence.

Ce qui revient à dire qu’en achetant des parts de SCPI aujourd’hui, les souscripteurs vont profiter des opportunités de marché. Mais vous évoquiez le sujet de la durabilité des immeubles. Où en est Swiss Life AM France sur le sujet du label ISR ?

Louis-Renaud Margerand – Nous sommes engagés dans cette démarche que nous pensons fondamentale. Je voudrais toutefois juste rappeler que le label ISR décliné au secteur des fonds immobiliers est un véritable label d’excellence. C’est important de le souligner. Le respect du cahier des charges du label ISR impose en effet une amélioration constante du patrimoine, dont la qualité ESG sera réévaluée à intervalles réguliers. Il va pousser les sociétés de gestion à investir et faire « progresser » leurs actifs immobiliers dans toutes leurs composantes, environnementale, sociétale, sociale. En ce qui nous concerne, les auditeurs sont aujourd’hui dans nos murs. Nous espérons l’obtention très prochaine de ce label ISR. Ce qui sera une bonne nouvelle pour les associés de notre SCPI et la reconnaissance de la qualité environnementale des stratégies de gestion que nous mettons en œuvre pour leur compte.

Une dernière question. Swiss Life AM France est un acteur important en termes d’encours immobiliers. Mais ne dispose aujourd’hui que de seulement deux véhicules immobiliers grand public. Comptez-vous enrichir prochainement votre gamme ?

Louis-Renaud Margerand – Plusieurs projets sont effectivement à l’étude. L’un d’entre eux est l’introduction dans notre gamme d’une enveloppe juridique plus adaptée à la commercialisation via des réseaux d’assurance. Une SCI devrait donc voir le jour prochainement. Nous réfléchissons également à la création d’une SCPI thématique, en phase avec les expertises que Swiss Life AM propose depuis plusieurs années à ses clients institutionnels. Le lancement d’un produit de niche dédié au secteur de la santé, ou à celui de l’hôtellerie, est donc également envisagé…

Propos recueillis par Frédéric Tixier

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A propos de Swiss Life Asset Managers(i)

Swiss Life Asset Managers compte plus de 160 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principal objectif d’avoir une approche responsable des risques.  Ainsi, nous créons le socle permettant à nos clients de planifier leurs investissements de manière sûre et à long terme, en toute liberté de choix et confiance financière. Cette approche qui a fait ses preuves permet également à des clients tiers basés en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg et en Grande-Bretagne de bénéficier des services proposés par Swiss Life Asset Managers. Au 30 juin 2020, Swiss Life Asset Managers gérait 240,4 milliards d’euros d’actifs pour le groupe Swiss Life. Dont plus de 77,9 milliards d’euros pour le compte de clients tiers.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Mansour Khalifé, MNK Partners : « L’immobilier est trop souvent vendu comme un "produit" »…

Mansour Khalifé, fondateur et président de MNK Partners, est l’invité de l’émission « Les acteurs de la pierre-papier ». Au programme : le positionnement original de cette société de gestion qui met en avant l’importance du concept d’allocation en actifs immobiliers. Et ses positions tactiques aujourd’hui, notamment sur l’immobilier coté. Interview.

Mansour Khalifé, vous dirigez MNK Partners, une société de gestion d’actifs immobiliers que vous avez fondée en 2017. En deux mots, comment présente-t-on MNK Partners ?

Mansour Khalifé – MNK Partners est un structureur et un gérant de solutions immobilières. Nous sommes présents à Paris, à Luxembourg, et à Varsovie. L’équipe compte une quinzaine de personnes. Notre volume d’affaires est aujourd’hui d’environ 400 M€, dont 200 sous gestion.

Avant MNK Partners, votre parcours professionnel vous a notamment conduit à participer à la création et au développement d’une société de gestion de SCPI, Corum AM, pour ne pas la citer. On connaît le succès qu’elle a rencontré sur le marché des SCPI. Or, si j’ai bien compris, MNK Partners n’a pas vocation à reproduire ce modèle. Pourquoi ? Quelle est votre approche du marché de la gestion d’actifs immobiliers ?

Mansour Khalifé – Après deux expériences au sein de sociétés de gestion, dont celle que vous venez de citer, j’ai effectivement l’expérience du marché grand public, mais aussi institutionnel. Notre positionnement est en quelque sorte à la croisée de ces expériences. Notre cible est celle désignée, dans le jargon commercial, des « high net worth ». Autrement dit, une clientèle fortunée qui, à notre sens est aujourd’hui mal adressée en termes de solutions immobilières. Notre offre a vocation à couvrir ce besoin. En proposant des réponses adaptées à chaque profil, dans un contexte de proximité, et d’originalité. Et, bien sûr, avec des objectifs de performance et de rendement.

Votre originalité, c’est précisément ce concept de conseil en allocation d’actifs immobiliers. Quels services proposez-vous précisément ?

Mansour Khalifé – Notre constat est que l’immobilier est aujourd’hui trop vendu comme un « produit ». Rarement comme une stratégie. Et moins encore comme un couple rendement/risque. Nous, nous proposons une allocation. C’est-à-dire d’abord une stratégie. Une stratégie à plusieurs étages, avec une partie « core », que nous avons déjà déployée sur plusieurs de nos solutions. Et à laquelle viennent s’ajouter des stratégies plus opportunistes, souvent thématiques. Ce qui permet à nos clients de devenir acteurs de leur propre épargne. Notre accompagnement, qui allie conseil et allocation, s’inscrit en outre dans un concept d’architecture ouverte. Nous offrons le « best of breed » – le meilleur choix-. Si une stratégie nous semble intéressante, mais que nous n’avons pas en interne une courbe d’apprentissage que nous jugeons suffisante, nous privilégions les solutions proposées par des acteurs déjà établis sur cette stratégie.

Parmi vos solutions « in house » figureront prochainement des fonds thématiques. Peut-on en dire un mot ?

Mansour Khalifé – L’objectif est effectivement d’élargir les choix d’investissements proposés à nos clients. Nous allons donc lancer des fonds thématiques, géographiques ou sectoriels. Ce seront d’ailleurs principalement des « mini-fonds ». Le tout premier, qui devrait normalement sortir début 2021, sera dédié aux marchés immobiliers du centre de l’Europe. Nous réfléchissons également à des thématiques sectorielles, telles que la thématique des résidences gérées, ou de l’immobilier générationnel. Le tout dans une logique pan-européenne, qui est dans notre ADN. Un autre sujet est à l’étude : la thématique commerce. Ce secteur est certes actuellement en souffrance. Mais c’est précisément pour cette raison que des opportunités vont se présenter…

Sous ces briques d’allocation, il y a effectivement des sous-jacents immobiliers. Certains d’entre eux, vous le rappeliez, sont confrontés aux conséquences de la crise sanitaire et économique. Quels sont les segments, les secteurs, à privilégier aujourd’hui ?

Mansour Khalifé – Nous vivons une crise inédite. Le 16 mars, tous les chefs d’entreprise, moi y compris, ont été confrontés à une perte totale de visibilité. Pour la première fois, dans l’histoire moderne, une crise sanitaire a conduit à l’arrêt complet des économies. Nous nous sommes abstenus, alors, de faire des déclarations, ou d’en tirer des conclusions hâtives. Mais aujourd’hui, on peut le dire. Oui, l’immobilier est impacté. C’est visible. Aujourd’hui, la plupart des commerces sont fermés. Mais le commerce va résister, s’adapter. Idem pour les bureaux. Quand j’ai commencé à travailler, je disposais d’un bureau individuel. Qui s’est transformé en open space. Puis en flex office. Puis en home office… L’immobilier s’adapte. Il ne disparaîtra pas. L’immobilier est lié à la démographie et à l’économie. Tant qu’il y aura des êtres humains, il y aura besoin de bureaux pour travailler. De logements pour se loger. D’hôpitaux pour se soigner…

Mais tout l’immobilier n’est pas touché avec la même intensité…

Mansour Khalifé – Toutes les classes d’actifs n’auront pas à s’adapter au même rythme. Le commerce souffre. Et il ne se réinventera pas complètement. Un commerçant restera un commerçant. Il y aura donc, inévitablement, un impact sur la valeur des actifs de commerce. La logistique, à l’inverse, a « le vent en poupe ». Mais c’est une réaction très court-termiste. Qui présuppose que le commerce électronique, et les besoins qu’il embarque en matière de livraison du «dernier kilomètre », vont définitivement s’imposer. Mais rien n’est écrit. On observe même qu’Amazon réfléchit à s’établir dans le commerce de proximité…


Le marché, on est bien d’accord, est plein d’incertitudes. Mais il faut bien prendre des décisions. Donc, aujourd’hui, quels sont les actifs que vous ciblez en priorité, ceux que vous recommandez à vos clients ?

Mansour Khalifé – Ce que nous disons aujourd’hui à nos clients est très simple. Les stratégies « core » sont par nature défensives. Ce sont donc celles qu’il faut privilégier. Nous mettons en portefeuille des actifs de qualité, bien localisés, loués à des locataires de qualité, via des baux de long terme. Ils apportent le rendement nécessaire pour traverser la crise. Mais nous recherchons également des opportunités. Elles sont aujourd’hui nombreuses, pour ceux qui savent chercher. Il y a des opportunités géographiques, à l’instar de celle que je citais précédemment. Il y a aussi des opportunités sur l’immobilier coté. C’est un momentum que nous mettons à profit. En prenant des positions sur les foncières françaises, européennes, mondiales. Ce type d’investissement génère un double effet « kiss cool ». Via la décote à l’acquisition – jusqu’à -70%- Et via le rendement, qui peut dépasser les 8-9%. Avec encore un autre bonus : la liquidité…

Parmi les véhicules investis en immobilier, il y a effectivement les foncières cotées. Il y aussi les SCPI, auxquelles les épargnants continuent à souscrire, certes dans des proportions moindres qu’avant la crise. Pensez-vous que ces placements sont correctement armés pour traverser la crise ?

Mansour Khalifé – C’est une bonne question. Les SCPI sont des fonds ouverts. Mais des fonds ouverts à très long terme. On n’investit pas dans une SCPI pour 7 ans, comme le précise les recommandations d’investissement. Mais pour bien plus longtemps. Le problème, là encore, est un problème de momentum. Quand faut-il « entrer » ? « sortir » ? Les SCPI ont récolté beaucoup de souscriptions, ont beaucoup investi. Et pas seulement depuis ces 5 dernières années, où la collecte s’est envolée. Cela dure depuis près de 50 ans. Je pense donc que les grosses SCPI, les plus capitalisées, passeront la crise sans trop de turbulences. Pour les plus récentes, tout dépendra de la résilience de leurs stratégies. Dans tous les cas, il faut aborder les SCPI comme des placements de long terme. Ma seule interrogation, c’est la possible volatilité des valeurs de parts en fin d’année…

Une question « d’allocation », pour finir… Quelle classe d’actifs immobiliers privilégier aujourd’hui ?

Mansour Khalifé – Les actifs « core », pour la sécurité. Les foncières cotées, pour le momentum. Et, les opérations de private equity, ou certains club deal, pour préparer l’avenir…

Propos recueillis par Frédéric Tixier


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A propos de MNK Partners(i)

MNK Partners est une société de gestion de portefeuille agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Nous structurons et gérons pour nos investisseurs et mandants des solutions d’investissement immobiliers innovantes et à haut potentiel de valorisation à travers l’Europe. Forts de notre expérience de l’investissement, de la gestion d’actifs et de notre approche pertinente de la structuration financière et fiscale, nous nous efforçons avec les plus grandes vigilance et bienveillance de convertir les opportunités identifiées en des succès tangibles.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

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