L’historique de rendement de la SCPI est également un point très important…

Entretien avec Virginie TRICOIT, gérante, Eurogest Patrimoine Associés

Pierre Papier – Comment voyez-vous votre rôle auprès de vos clients ?

Virginie Tricoit – Mon rôle, je le vois d’abord comme un fédérateur, au sein d’un groupe familial, car mes clients sont souvent à la fois les grands-parents, les enfants, les petits enfants. Il est fréquent que nous fassions des réunions tous ensemble, pour discuter d’investissements, de modification de régime matrimoniaux, de successions, de transmissions. Ce rôle de fédérateur nous permet d’essayer de diffuser un message commun, avec la participation de chacun, et de susciter un intérêt pour ce qui va être fait dans le patrimoine de l’un ou de l’autre. Je pense également avoir un rôle plutôt pédagogique, parce que j’aime bien que mes clients comprennent ce qu’ils font, donc comprennent l’investissement, pourquoi cet investissement, ce que ça va leur rapporter, ce qui existe aussi comme type d’investissement. J’ai aussi un rôle de confidente, comme je pense bon nombre de confrères, parce que, pour que les stratégies puissent être menées à bien, et pour pouvoir répondre aux attentes de nos clients, on est obligé d’écouter et d’entendre, parfois, des messages subliminaux, pour pouvoir, justement, répondre à leurs objectifs.

Pierre Papier – Quels sont les 3 critères principaux pour choisir une SCPI ?

Virginie Tricoit – Le 1er critère, c’est le choix de la société de gestion. Ensuite viennent la stratégie d’investissement de cette société, et la capitalisation de la SCPI. L’historique de rendement de la SCPI est également un point très important. Autre élément essentiel : la qualité du back-office, afin d’être en mesure relayer au mieux les informations auprès de nos clients. Certains d’entre eux, les plus avertis, posent parfois des questions techniques. Il est important, alors, de pouvoir avoir un contact direct avec la société de gestion pour pouvoir y répondre efficacement. C’est également le cas lors de l’ouverture du compte. Le fait que le dossier soit bien construit dès l’origine, afin d’éviter que le service juridique ne revienne vers nous dans un second temps, ce qui nous oblige à nous retourner, de notre côté, vers notre propre client.

Propos recueillis par Hélène Serignac