Nous gérons l’amour et l’argent, c’est notre fonds de commerce…

Entretien avec Jean-François BOOF, gérant et fondateur, Cara Finances

28 septembre 2018

Pierre Papier – Quels sont les 3 principaux critères pour choisir une SCPI ?

Jean-François Boof – Pour moi c’est simple : ce sont les hommes qui y travaillent. Ce sont eux qui nous aident à justement fonctionner avec nos clients, et à répondre à leurs questions. Cela fait de nombreuses années que je travaille avec un certain nombre d’entre eux. Ils ont toujours répondu présents, même lorsque nous avions des questions « piège ». Je peux citer quelque unes de ces structures avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler : Sofidy, Ciloger, Périal, ou encore Voisin, Foncia, sans oublier Sogenial. Ce qui est important, c’est que lorsque les clients ont une question à nous poser, on sait que si l’on n’est pas capable d’y répondre, on peut trouver la réponse chez nos partenaires même si d’aventure on peut chercher la réponse chez un autre si celui-ci n’est pas disponible, ils seront toujours diligents, c’est ça qui est important.

Pierre Papier – L’important, c’est donc la relation de confiance avec les partenaires, et beaucoup d’interactions…

Jean-François Boof – Absolument, c’est cela l’important. Parce qu’en réalité, que faisons-nous, nous, avec nos clients : du relationnel … Nous sommes présents lors des moments forts de leurs vie. Nous gérons l’amour et l’argent, c’est notre fonds de commerce. Nous faisons cela au quotidien et donc, automatiquement, nos clients nous confient ce qu’ils ont de plus dur à confier aux autres. Quand ils nous confient cela, il faut que nous soyons présents pour le recueillir, et capables de transformer leurs idées ou leurs envies avec des partenaires de qualité.

Pierre Papier – Mais pour une personne qui hésite entre plusieurs SCPI, quels critères retenir ?

Jean-François Boof – Le choix des hommes est important, mais également le principe de diversification. Nous avons pour habitude de ne jamais mettre tous nos œufs dans le même panier, et faisons donc en sorte de diviser les risques entre plusieurs supports. Si, demain, un problème devait survenir sur une des SCPI que nous avons choisie, il y aura toujours les 3 ou 4 autres supports pour compenser.

Pierre Papier – Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier de CGP ?

Jean-François Boof – Gérer l’humain. Notre métier, c’est d’accompagner les patrimoines de nos clients. Au début, ils créent un premier patrimoine. Ça peut être l’achat d’une résidence principale, ou tout bêtement un premier placement financier qui va permettre d’acheter une chose qui leur tient à cœur. Après ce premier pas, le patrimoine peut être développé ou optimisé, parce que l’on a fait un héritage, ou que l’on paye trop d’impôts. Vient ensuite la problématique de la transmission… Notre métier est donc riche et diversifié, chaque jour on s’enrichit de ce que les gens nous donnent, ce sont des cadeaux qu’ils nous font. Notre métier, c’est de la psychanalyse financière : nos clients s’assoient, ils discutent avec nous, on s’adopte. Et quand on s’est adopté, il n’y a rien qui ne tient pas nos clients avec nous pendant minimum 5-10 ans. Il est donc urgent et important de ne pas se louper. Notre métier, ce n’est pas zéro risque : si vous voulez accompagner les gens dans leurs prises de risques, il faut en prendre aussi, au quotidien. Notre rôle auprès de nos clients, c’est celui d’un père, d’un grand frère, d’un confident. Notre rôle évolue au cours du temps, mais le rôle le plus important c’est celui du confident.

Propos recueillis par Hélène Serignac