Un bon conseiller doit avoir accès à toute l’offre du marché…

Entretien avec Georges NÉMÈS – Patrimmofi

28 septembre 2018

Pierre Papier – Quelles sont aujourd’hui les alternatives aux fonds en euros que vous préconisez ?

Georges Nemes – Les alternatives que nous préconisons aux fond en euros, cela commence par … un fond en euros. Mais un fonds en euros dont le sous-jacent est l’immobilier : c’est le fond Sécurité Pierre Euro, du contrat Sérénipierre de la compagnie Suravenir, qui est d’ailleurs en tête des rendements des fonds euros. C’est une alternative aux fonds euro traditionnels qui sont majoritairement investis en obligations d’état. Nous préconisons également des SCI, ou des OPCI dont la volatilité est faible et dont le rendement reste malgré tout raisonnable, de l’ordre de 4%. Enfin, nous utilisons également les fonds structurés, ce que nous appelons les fonds à formules, mais d’une manière extrêmement pondérée, et surtout extrêmement bien sécurisée, du moins dans les limites de ce type de fond, pour essayer de rechercher des rendements de 5 à 7% avec une exposition au risque de l’ordre de 60% du capital à l’échéance du fond.

Pierre Papier – Qu’est-ce qui différencie Patrimmofi des autres structures de CGP ?

Georges Nemes – Patrimmofi est une structure particulière, parce que nous avons à la fois les clients particuliers, que nous suivons à l’aide de mandataires, et des CGPI (ex-CGPI), partenaires de Patrimmofi, auxquels nous apportons services et produits. Nous sommes donc à la fois en « B to C » et en « B to B to C », c’est une originalité qui fait que nous avons une compréhension très profonde du client final, et que nous apportons également au CGP la capacité à mieux suivre et servir leurs clients

Pierre Papier – Une précision : CGPI, c’est « conseiller en gestion de patrimoine indépendant » ?

Georges Nemes – Oui, mais aujourd’hui ils ne peuvent plus s’appeler « indépendants » s’ils ne veulent pas renoncer à leur modèle économique. Ce sont les nouvelles directives qui ont été introduites en France, à partir d’une directive européenne.

Pierre Papier – Quelles sont les qualités d’un bon conseiller en gestion de patrimoine aujourd’hui ?

Georges Nemes – Un bon conseiller a besoin de services, qu’il peut mettre à la disposition de ses clients, notamment en matière d’ingénierie patrimoniale. Car il ne peut pas être omni-compétent, et donc, pour être sûr d’avoir bien traité le cas de chacun de ses clients, il peut s’adosser aux services d’ingénieurs patrimoniaux des structures telles que Patrimmofi par exemple. Mais surtout, dernier point, un bon conseiller se doit d’avoir accès à toute l’offre du marché de façon à pouvoir, en permanence, rechercher le produit le plus adapté à la stratégie patrimoniale qui correspond aux objectifs de son client. Cela veut dire : il ne faut pas qu’il soit limité, quelle que soit sa manière de gérer ses relations avec ses partenaires. Là aussi, les structures comme Patrimmofi lui donnent cette possibilité.

Propos recueillis par Hélène Serignac