SCPI et OPCI : moins dynamiques au 1er trimestre 2016, mais de plus en plus européens

La dernière étude trimestrielle de l’IEIF sur l’immobilier en France recense notamment les opérations d’acquisitions ou de cessions réalisées par les SCPI et les OPCI. Si les unes et les autres sont, comme à l’accoutumée, acheteurs nets d’immobilier, le niveau global de leurs interventions est en très nette baisse par rapport au trimestre précédent. Et pas de création à signaler sur les trois premiers mois de 2016.

En dépit d’une collecte toujours en forte progression, et de l’annonce régulière de nouveaux investissements, les SCPI et les OPCI ont été moins actifs, en termes de transactions, au cours du 1er trimestre 2016 que lors des trimestres précédents. Aucune création de SCPI ou d’OPCI n’est en outre intervenue sur les 3 premiers mois de l’année.

Un peu moins de 380 M€ d’acquisitions au 1T 2016 – Le total de leurs investissements se situe, selon l’IEIF, aux alentours de 380 M€, 119 M€ pour les OPCI et environ 260 M€ pour les SCPI. C’est nettement moins que le niveau enregistré au cours du dernier trimestre 2015, où les SCPI s’étaient portées acquéreuses d’environ 541 M€ d’actifs, contre 694 M€ pour les OPCI. Soit un total de près de 1,4 Md€… Côté cessions, les chiffres sont également en repli. Les SCPI ont vendu pour 30 M€ au 1T 2016 (contre 86 M€ au 4T 2015), les OPCI ayant quant à eux cédé 65 M€ d’actifs (contre 335 M€ au 4T 2015, un record). Cette baisse des transactions ne modifie pas en revanche une tendance qui se confirme depuis plusieurs trimestres : SCPI et OPCI restent structurellement acheteurs nets d’immobilier. Ce qui n’est pas le cas des SIIC qui, au 1T 2016, comme d’ailleurs au trimestre précédent, affichaient un niveau de cessions (1,7 Md€) supérieur à celui de leurs acquisitions (595 M€).

L’européanisation des portefeuilles se confirme – En dépit de cette légère baisse de régime, SCPI et OPCI confirment une autre tendance amorcée depuis plusieurs mois : l’européanisation de leurs investissements. « L’Allemagne reste la zone d’investissement privilégiée, mais les SCPI s’intéressent désormais également à d’autres pays voisins comme la Belgique ou les Pays-Bas », constate l’IEIF. Côté OPCI, même constat, mis en exergue notamment par une prise de participation d’Opcimmo (Amundi) dans un immeuble en Allemagne. Toujours selon les données IEIF, mais cette fois au 30 décembre 2015, 52% du patrimoine des OPCI grand public étaient déjà investis hors de France à cette date. Quant aux SCPI, si l’étranger ne représentait que 3,2% de leurs actifs en fin d’année dernière, elles ont en revanche consacré, en 2015, près de 20% de leur collecte à acquérir des actifs en Europe…

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