Les OPCI Grand Public approchent leur rythme de croisière

opciL’encours des OPCI grand public a fait un bond de 25% au premier semestre. Ils ont séduit les grands réseaux collecteurs d’épargne. A commencer par les assureurs.

La collecte record des SCPI au premier semestre 2014 se double d’un autre grand succès pour la pierre-papier. L’encours des OPCI grand public a progressé de 25 % à 1,450 milliard d’euros. Cette évolution est à mettre sur le compte des deux leaders Amundi et Axa Reim. L’OPCI OPCIMMO voit son encours progresser de 160 millions d’euros, à 546,6 millions d’euros, soit une collecte d’une dizaine de millions par mois tandis que Axa Selectiv’immo a pris la première place du podium avec un encours de 639,44 millions d’euros en hausse de 115 millions d’euros.

Mais ce sont les marches suivantes qu’il est intéressant d’observer car l’OPCI de Ciloger, Immo Diversification a vu sa collecte repartir à partir du milieu du semestre et il est parvenu à attirer 30 millions d’euros. Isabelle Rossignol présidente du directoire de Ciloger se réjouit de voir que « dorénavant la collecte tourne entre 5 et 10 millions d’euros par quinzaine ». Quant à BNP Paribas REIM, elle a lancé discrètement au mois d’avril son OPCI Grand Public BNP Paribas Diversipierre qui a déjà reçu 50 millions de souscription. Jacqueline Faisant vise 150 millions de collecte l’an prochain et quelques 300 millions d’euros en rythme de croisière. Cet OPCI a déjà réalisé son premier investissement en VEFA à Lyon.

Cette envolée de la collecte des OPCI Grand Public ne s’est pas faîte au détriment des SCPI qui connaissent pour leur part un engouement record (voir « Au premier semestre les SCPI ont fait carton plein »). Les OPCI sont des produits de réseaux quand les SCPI restent des outils de diversifications patrimoniales qui ne sauraient être proposés à tout le monde. Il n’y a donc pas d’éviction manifeste. D’ailleurs, chez Amundi, on indique qu’Il n’y a aucune volonté de la part d’Amundi Immobilier de privilégier tel ou tel produit. Et si Amundi se distingue au premier semestre par une baisse de collecte en SCPI, on assure que « la différence dans les collectes relève du fait que certains distributeurs comme les assureurs, traditionnellement averses au risque, limitent les encours des clients dans les SCPI, moins liquides que les OPCI ». De fait les assureurs ont trouvé dans les OPCI un support immobilier à leurs contrats en unités de compte sans avoir à supporter un risque de liquidité qu’ils doivent à leurs souscripteurs.

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