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Carnet de bord
L'anecdotique au quotidien

12 février 2010. A qui profite la niche (bis) ?
Autre avantage fiscal, autre abus. L'Inspection Générale des Finances épingle les fonds de placement ISF-PME pour le « coût élevé » des frais (droits d'entrée, droits de sortie, frais de fonctionnement, commission de performance, etc.) qui correspondent à peu près au montant de l'avantage fiscal obtenu. Mais le fractionnement des frais et leur absence de transparence empêchent de réaliser que la réduction d'impôt est ainsi absorbée. « Le montant de l'avantage fiscal rend l'investisseur moins sensible aux questions de performance et donc de frais des produits », indique l'Inspection (source : Les Echos).

9 février 2010. La crise du logement entretenue
Les Assises Ad Valorem de l'investissement résidentiel ont confirmé, une fois de plus, que les causes structurelles de la crise du logement locatif en France (trop rare et trop cher) étaient parfaitement identifiées mais que les remèdes n'étaient pas mis en oeuvre, faute de courage politique. Ainsi, Philippe Pelletier, Président du Comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle, a déploré que l'Etat et les collectivités publiques ou territoriales participent à la spéculation foncière plutôt que de libérer à bon compte un peu de leurs très nombreux terrains. De son côté, Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l'Egalité des Chances doute que l'on réussisse à « reconstruire la ville sur la ville », mais redoute que l'on ait déjà « reconstruit le ghetto sur le ghetto » dans certaines cités récemment rénovées.

4 février 2010.  A qui profite la niche ?
Pourquoi le logement coûte-t-il si cher en France ? Parmi les raisons invoquées lors d'un colloque organisé en novembre 2009 par un promoteur, filiale française du groupe bancaire hollandais ING, et par la FPC Ile-de-France, figurent : le prix du terrain, le coût induit par les techniques de construction (« tout béton ») et certaines contraintes administratives (parkings, infrastructures collectives, etc.), ainsi que des frais de commercialisation exorbitants. D'après le compte rendu fait par Les Echos du 4 février 2010, « plus de la moitié des logements neufs sont commercialisés comme des produits de défiscalisation par des réseaux de vente debout, des banques ou des gestionnaires de patrimoine. Leur efficacité a un prix. Certains se rémunèrent en faisant augmenter le coût total des logements de 10 % à 15 % qui viennnent alourdir une addition déjà plombée par les frais financiers, d'assurances, de publicité et la marge des promoteurs ».

1er février 2010. Pas chers, les HLM parisiens !
Lors de la présentation du quinzième rapport de la Fondation Abbé Pierre, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement et à l'Urbanisme, a souligné l'absurdité des loyers HLM à Paris, où « la moitié du parc social compte un loyer mensuel inférieur à 3,30 euros/m² ». Erreur aussitôt corrigée par les services du ministre. Ce chiffre est le loyer moyen au m² de surface corrigée. En réalité, le loyer moyen au m² de surface habitable - critère généralement admis - serait de l'ordre de 5,73 euros. C'est à peine le quart du loyer moyen pratiqué dans le secteur libre ! La différence, énorme, empêche toute fluidité dans le logement social, au profit des locataires en place et au détriment de ceux qui auraient le plus besoin d'y accéder.

21 janvier 2010. Pal de mal à être marchand de biens...
Fin 2008, les sociétés d'HLM avaient été appelées au secours des promoteurs pour leur acheter, avec une décote de l'ordre de 20 à 25 %, des logements non encore construits mais en difficultés de commercialisation. Tout le monde avait cru comprendre que ces acquisitions devaient grossir le parc locatif social. Or, plusieurs promoteurs s'étonnent aujourd'hui que l'un des acheteurs les plus zélés, la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, remettent en vente une partie de ces logements. Sans décote.

18 janvier 2010. Interventionnisme dans l'allocation d'actifs
Dans une interview aux Echos, Denis Kessler, président-directeur général de SCOR, explique comment le réassureur a investi le cash accumulé au cours des dernières années : des obligations indexées, des obligations d'entreprise, de l'immobilier, mais peu d'actions en raison des règles dites de Solvabilité II. Puis il avoue : « On nous pousse aujourd'hui à acheter des obligations d'Etat, alors que la prudence devrait nous inciter à acquérir des actions ou de l'immobilier pour nous protéger contre un retour de l'inflation. » A bon entendeur...

(Mis en ligne le 16 février 2010)

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